Numéro 224, janvier 2012
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« N’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui t’arrive… et tu seras heureux » Épicète

SOMMAIRE

> NOUVELLES
- Au revoir, madame Charlebois
- Ma job de Geek : une nouvelle application pour l’orientation en TIC
- Exposition multimédia Odyssée : Pour voir autrement les Plaines d’Abraham
- Moneyball : un film à saveur scientifique
- Deux soirées sur la voiture électrique
- Fous de la nature à la Biosphère
- Randonnées aux oiseaux à la Réserve nationale de faune du cap Tourmente
- Excursions Les oiseaux du mont Royal pour petits et grands

> DOSSIER
- Entrevue avec Serge Lacelle, professeur titulaire au Département de chimie à la Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke, et Innovateurs à l’école
- Entrevue avec Sylvie-Anne Martel, productrice déléguée de l’émission Le  Code Chastenay, diffusée à Télé-Québec
- Concours pour les classes : Un atelier Croque-Science à Gagner

> 24 HEURES DE SCIENCE
- C’est le temps des inscriptions d’activités
- Une activité gratuite déjà disponible pour les écoles

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Tout d’abord, bonne et heureuse année 2012, chers lecteurs! Nous espérons que vous avez profité de la pause de fin d’année pour refaire le plein d’énergie et que vous entamez l’année nouvelle avec enthousiasme! Nous souhaitons continuer de faire partie de votre paysage informatif tout au long de 2012 et vous invitons à ne pas hésiter à nous faire part de vos commentaires et suggestions en lien avec La Toile.

Pour cette première parution de l’année, nous vous proposons des entrevues avec des passionnés : Serge Lacelle, professeur au Département des sciences de l’Université de Sherbrooke et Innovateur à l’école, spécialiste des flocons de neige, et Sylvie-Anne Martel, productrice déléguée de l’émission Le Code Chastenay, diffusée à Télé-Québec, qui diffusera sa 100e émission le 6 février prochain.

Bonne lecture et bon début d’année!

 

> NOUVELLES

- Au revoir, madame Charlebois… et bienvenue monsieur Grand’Maison
Après plus de deux décennies à travailler activement à la promotion de la science et de la technologie auprès des jeunes Québécois, Carole Charlebois, directrice générale du CDLS de 1990 à 2011 et membre du conseil d’administration de Science pour tous, a pris sa retraite le 22 décembre dernier.

Lors d’un cocktail dînatoire organisé en son honneur, madame Charlebois a été nommée membre honoraire à vie par Sciences jeunesse Canada, un honneur attribué pour sa contribution exceptionnelle à la mission de l’organisation. Très engagée dans les conseils d’administration de Sciences jeunesse Canada et du Mouvement International pour le loisir scientifique et technique, elle a contribué au développement des Expo-sciences pancanadienne et internationale.

Un nouveau directeur général, Roland Grand’Maison, s’est donc joint à l’équipe du CDLS au début du mois. Monsieur Grand’Maison arrive fort d’une grande expérience du milieu associatif pour avoir agi durant plusieurs années en tant qu’avocat et conseiller juridique auprès des organisations membres du Regroupement Loisir Québec (dont le CDLS fait partie) et comme directeur des programmes collégiaux au Réseau du sport étudiant du Québec.

L’équipe de La Toile scientifique et de Science pour tous souhaitent une excellente retraite à Carole Charlebois et la bienvenue à Roland Grand’Maison.

 - Ma job de Geek : une nouvelle application pour l’orientation en TIC
En décembre dernier, TECHNOCompétences, le Comité sectoriel de main-d'œuvre en technologies de l'information et des communications, a lancé l'application Ma job de Geek, une idée originale soumise par Kevin Massicotte, un élève montréalais de quatrième secondaire dans le cadre du concours Change le monde à ta manière lancé en février 2011.

Tenu dans le cadre de la campagne MaCarriereTechno.com, le concours invitait les jeunes de 14 à 17 ans à travers le Québec à imaginer une application iPhone ou Facebook qui promeuve les carrières en technologies de l'information et des communications. Le récipiendaire voyait son concept développé par l'agence montréalaise Nurun.

L'application gratuite vise à faciliter la recherche d'un emploi dans le secteur des TIC. Elle est présentée sous la forme d'un test d'orientation teinté d'humour et offre plusieurs fonctionnalités visant à simplifier le processus d'identification et de recherche de l’emploi idéal. Elle demeure aussi un moteur de recherche utile, puisqu'elle est directement reliée aux offres d'emploi disponibles dans le secteur des TIC au Québec.

http://www.technocompetences.qc.ca
http://www.macarrieretechno.com

- Exposition multimédia Odyssée : Pour voir autrement les Plaines d’Abraham
Tous les samedis et dimanches de janvier et de février 2012, les résidents de Québec et des environs pourront visiter sans frais l’exposition multimédia Odyssée: cap sur l’histoire des plaines d’Abraham, en présentant une preuve de résidence.

Les plaines d'Abraham représentent un site unique en Amérique, un parc au cœur de la vie des citoyens. Mettre le cap sur cette exposition permet de revivre le passé riche et coloré de ce parc historique et urbain par l’entremise d’un voyage virtuel de 400 ans réalisé aux côtés de grands personnages qui ont façonné son histoire, de la naissance de la Nouvelle-France à la création du parc, en passant par l'illustre bataille des plaines d'Abraham.

http://www.ccbn-nbc.gc.ca/_fr/odyssecanada.php

- Moneyball : un film à saveur scientifique
Ce drame sportif (et mathématique!) mettant en vedette Brad Pitt raconte l’épopée des Athletics d’Oakland, une équipe de baseball majeur qui, à la suite de sa défaite en séries éliminatoires à la fin de la saison 2001, confie à Peter Brand, un jeune homme sans expérience, le mandat de rebâtir l’équipe. Le jeune Brand utilise un système de statistiques pour bâtir une équipe à faible coût et, alors que tout le monde du baseball doute de sa stratégie, l’équipe commence à accumuler les victoires… Le film est disponible en DVD depuis le 10 janvier.

http://www.moneyball-movie.com

- Deux soirées sur la voiture électrique
Le 16 janvier au cinéma du Parc, à Montréal, et le lendemain au cinéma Le Clap, à Québec, l’organisme Équiterre, en collaboration avec le Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs et le service d'autopartage Communauto, invite le grand public à un événement « tout électrique ».

Au cours de ces soirées, les curieux pourront essayer les toutes nouvelles voitures électriques LEAF offertes par le service Communauto et assister à la projection en avant-première québécoise du film The Revenge of the Electric Car, du réalisateur Chris Paine. La projection sera suivie d'une discussion animée par un panel d'experts.

La participation à cet évènement est gratuite, mais il convient de réserver sa place en remplissant le formulaire d’inscription disponible sur la page de l’événement :

http://www.equiterre.org/evenement/soiree-sur-la-voiture-electrique-montreal

- Fous de la nature à la Biosphère
Du 21 janvier au 11 mars 2012, la Biosphère d’Environnement Canada offrira, dans le cadre de la programmation d'hiver du Parc Jean Drapeau, des activités gratuites les fins de semaine, allant de la fête des Neiges à la semaine de relâche.

Tous les membres de la famille pourront mettre leurs connaissances au défi avec le rallye en plein air La vie animale en hiver et admirer la sphère illuminée dès 16h. Des activités intérieures attendent aussi les frileux : visionnement de courts métrages, prise de photos thématiques dans un kayak arctique et création d'inukshuks.

http://www.ec.gc.ca/biosphere/default.asp?lang=Fr&n=563F49F4-1

- Randonnées aux oiseaux à la Réserve nationale de faune du cap Tourmente
Tous les week-ends jusqu’au 11 mars, et du 5 au 9 mars 2012, la Réserve nationale de faune du cap Tourmente accueille les visiteurs afin de leur faire découvrir les merveilles de son environnement et informer ceux qui souhaitent s'initier et en savoir un peu plus sur la conservation des oiseaux migrateurs, des espèces en péril et de leurs habitats. Petits et grands sont invités à se promener à leur rythme dans l'un des six kilomètres de sentiers damés où ils pourront observer à leur guise plus de 30 espèces d'oiseaux.

http://www.ec.gc.ca/ap-pa/default.asp?lang=Fr&n=F4F10590-1

- Excursions Les oiseaux du mont Royal pour petits et grands
Les cardinaux, juncos, pics, sitelles et chardonnerets sont parmi les espèces qui fréquentent le mont Royal en hiver. Les ornithologues amateurs qui relèvent le défi de faire le tour des mangeoires en compagnie des patrouilleurs de la montagne peuvent découvrir ces oiseaux et bien d'autres. Le départ des excursions gratuites est donné à partir de la maison Smith, tous les samedis jusqu’au 10 mars, de 13h à 15h.

http://www.lemontroyal.qc.ca/fr/activites-et-services/calendrier-des-activites.sn

 

> DOSSIER

- Entrevue avec Serge Lacelle, professeur titulaire au Département de chimie à la Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke, et membre des Innovateurs à l’école

La Toile scientifique : Monsieur Lacelle, expliquez-nous d’où vous est venue l’idée de collaborer à une initiative telle que les Innovateurs à l’école.

Serge Lacelle : En fait, durant toutes mes études, j’avais reçu un enseignement plutôt traditionnel et rigide de la part de mes professeurs. C’était comme s’il fallait « souffrir pour apprendre » et que le plaisir, lui, devait venir plus tard… ou pas du tout!

J’ai donc entamé ma carrière de professeur universitaire, en 1985, en servant à mes étudiants « la même médecine » : j’avais en tête la livraison aride et sérieuse de la matière, sans ludisme, sans fantaisie. Et je me suis rendu compte, vers la fin des années 1990, que nous avions énormément de difficulté à recruter des étudiants aux études supérieures en chimie physique.

Vous avez donc décidé de modifier votre approche et vos façons de faire.

S.L. Exactement. À un moment, j’ai pris une année sabbatique de l’Université de Sherbrooke pour aller travailler à Harvard, dans le même laboratoire où la résonance magnétique nucléaire avait été découverte, en 1945. J’étais accompagné de ma fille aînée, qui avait alors 16 ans, et qui songeait à abandonner l’école au Québec. Je l’ai inscrite dans une institution pour qu’elle complète l’équivalent de sa cinquième secondaire et de sa première année de cégep.

J’ai découvert avec ravissement la variété de cours que le corpus de cette école lui offrait, de la psychobiologie au droit en passant par le mandarin. Elle s’était même inscrite à un cours de psychologie où aucun manuel n’était exigé et dans lequel la matière de base était le quotidien Boston Globe.

Je me suis donc rendu compte qu’elle avait l’occasion de vivre des expériences pédagogiques passionnantes. J’ai ainsi décidé que moi aussi, je devais adapter mon enseignement pour le rendre plus accessible, plus centré sur le plaisir d’apprendre, mais le tout dans la rigueur, bien sûr.

D’accord, mais comment appliquer cette liberté dans l’enseignement à des sciences pures comme la chimie et la physique?

Je crois que, lorsque l’on apprend quelque chose, il n’est pas nécessaire de mettre le formalisme au premier plan. Il faut d’abord parler de beauté et de simplicité … avant d’aborder la complexité! C’est ainsi que lorsque, en 2003, j’ai été approché pour faire partie des Innovateurs à l’école, j’ai été immédiatement séduit par l’idée et j’ai embarqué.
 
Vous vous intéressez tout particulièrement à la fusion des flocons de neige avec votre activité Que vois-tu dans un flocon de neige? Pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous être intéressé à ce sujet?

Durant mon passage à Harvard, j’ai vécu deux fois l’incendie de mon laboratoire. Et évidemment, chaque fois, les délais nécessaires aux règlements avec les assurances et l’université étaient longs. Ça me donnait beaucoup de temps pour penser. À un moment, j’ai observé, avec un microscope portatif, un flocon de neige fondre sur ma mitaine… et c’est là que tout a commencé.

Aussi, quand j’ai obtenu un dédommagement lié aux incendies, j’ai mis au point un petit système de vidéo-microscopie pour étudier plus particulièrement ce sujet, que certains trouvent futile, mais qui est passionnant.

En quoi consiste la fusion des flocons de neige?

D’abord, comme vous le savez, il n’existe pas deux flocons de neige parfaitement identiques. Or, lorsqu’ils fondent, ils sont tous semblables (ils deviennent de l’eau), en suivant les trois mêmes grandes étapes. L’intérêt se situe donc entre les deux, au moment de la fusion, c’est-à-dire du passage de la phase solide à la phase liquide. Et la réponse se trouve dans l’organisation et les transformations de la matière.

Lors de mon activité en hiver, la première étape consiste à aller à l’extérieur avec les participants pour récolter des flocons dans des plats de Pétri sous lesquels il y a de la neige carbonique. Puis de retour à l’intérieur, lorsque nous enlevons la neige carbonique, la température augmente, donc les flocons se mettent à fondre. Nous les observons en temps réel grâce à des loupes, ainsi qu’avec des données provenant de notre système de vidéo-microscopie. Le tout se déroule en une vingtaine à une soixantaine de secondes.

Ce qui m’intéresse le plus, c’est comment la symétrie de l’organisation de la matière change. D’un flocon qui a une symétrie hexagonale approximative, il devient goutte d’eau, qui a, elle, une infinie possibilité de symétries. Comme scientifique, je cherche à déterminer où sont « les instructions » pour qu’un flocon de neige « sache quoi faire » pour fondre et comprendre comment la symétrie peut ainsi changer. 

Vous avez proposé votre activité à différents publics. Quelle différence notez-vous chaque fois?

Oui, j’ai donné mon atelier à des jeunes d’écoles primaires et secondaires, à des cégépiens, à des universitaires qui se destinaient à l’enseignement et à des universitaires inscrits à des programmes scientifiques. Chaque fois, le sujet était le même, mais il était adapté pour tenir compte de leur niveau de connaissances et de l’objectif que ces personnes poursuivent à ce moment de leur vie.

Par exemple, les enfants, qui ne sont « contaminés » par aucun a priori, me répondent toutes sortes de choses quand je leur demande ce qu’ils voient dans les flocons de neige qui fondent. Les adultes, devant la même question, se retrouvent plutôt pantois : c’est comme si je leur demandais de redevenir des enfants pour me répondre, et ils ont plein de freins. C’est très intéressant et ça permet d’étudier, du même coup, l’évolution de l’être humain, au bout du compte.

En terminant, monsieur Lacelle, pourquoi considérez-vous intéressant et important de vous adresser au jeune public?

Parce que je crois qu’il s’agit ici d’un rapport donnant-donnant, win-win comme on dit en anglais. Je me nourris autant des réflexions des jeunes qui n’ont pas encore développé de filtres ou de connaissances trop pointues autant que je leur donne des clés pour élargir leurs horizons, pour argumenter, éclaircir leurs pensées, leurs idées. Ça se passe dans les deux sens et c’est très important pour moi.

Merci beaucoup pour cet entretien, monsieur Lacelle, et grand succès dans tous vos projets.

Pour en savoir plus :
Un reportage de l’émission Découverte, La Magie de l’eau: http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/decouverte/niveau2_8720.shtml
Le site du spécialiste Wilson Bentley, qui en 1885 a mis au point un appareil photo pour capter les flocons de neige : http://snowflakebentley.com
Les plus beaux spécimens de flocons de neige disponibles dans le Web, Snow Crystals.com : http://www.its.caltech.edu/~atomic/snowcrystals/
 

- Entrevue avec Sylvie-Anne Martel, productrice déléguée de l’émission Le  Code Chastenay, diffusée à Télé-Québec

La Toile scientifique : Madame Martel, vous qui êtes au cœur du développement de l’émission Le Code Chastenay depuis ses tout début, tracez-nous un bref portrait du projet.

Sylvie-Anne Martel : En fait, en télévision, il y a principalement deux ou trois manières par lesquelles les projets arrivent en ondes : soit c’est le diffuseur qui exprime un souhait envers un concept ou encore, c’est un producteur qui soumet une idée à un diffuseur. Dans le cas du Code Chastenay, ou plus exactement, à cette étape-là du développement, c’est-à-dire la mise en ondes d’un magazine scientifique, la volonté était partagée!

Chez Pixcom, où je travaille, il y avait déjà eu des dépôts de projets pour des magazines scientifiques et, du côté de Télé-Québec, existait également le désir que soit produit un magazine scientifique original. Après avoir retravaillé certains concepts, nous avons soumis un projet, qui est devenu le Code tel qu’on l’a vu à l’écran pour les 32 premiers épisodes d’une heure, soit avant le passage au format de 30 minutes. Mais bien sûr, je vous épargne toutes les étapes de développement!

Comment imaginiez-vous l’émission, au départ?

Pour moi, ce qui était très important, et ce à quoi je tenais beaucoup, c’était de traiter de la science faite « au Québec », c’est-à-dire de faire état de la recherche scientifique qui se réalisait chez nous. Bien sûr, j’avais visionné d’extraordinaires reportages de la BBC, des National Geographic, par exemple. Je me disais cependant qu’il y avait certainement des projets extraordinaires qui émanaient de « nos » cerveaux et qui dynamisaient les laboratoires des centres de recherche et des universités québécoises. Nous avons toujours conservé ce cap, en plus de viser à donner une facture visuelle et une signature artistique à l’émission, bref à livrer un produit léché.

Que retenir du titre de celle-ci?

Le titre est le résultat de plusieurs séances de brainstorming et d’échanges avec notre diffuseur. Comme c’est souvent le cas il faut souvent noircir plusieurs pages de suggestions avant d’arriver à un consensus. Ça été le cas pour notre magazine. Il  y a un certain clin d’œil à notre animateur, Pierre Chastenay, dans le titre Le Code Chastenay. Il y a aussi l’idée de souligner le travail du scientifique et du vulgarisateur hors pair qu’il est. À mon avis, ce qu’il faut surtout retenir, c’est l’idée du « code », comme dans « code binaire », « code génétique », etc. En science, le code, c’est la clé de voûte : nous trouvions donc que ce titre collait parfaitement au magazine.

Parlez-nous des membres de votre équipe, de ceux qui gravitent autour de monsieur Chastenay. Nous remarquons que c’est une équipe jeune et tout de même très chevronnée que vous avez recrutée.

Même si nos moyens et nos structures de production sont relativement  serrés, nous sommes soumis à la même rigueur scientifique que n’importe quelle émission à gros budget, qu’elle soit nationale ou internationale. Je souhaitais que nos journalistes soient à la fois des personnes formées en sciences et qui détenaient également une expertise en communication ou en vulgarisation. Des journalistes scientifiques, des personnes proches de leurs contenus et capables de comprendre rapidement des concepts abstraits et souvent rébarbatifs à première vue.

Lorsqu’ils présentent leurs reportages, nos chroniqueurs, qui sont de vraies « perles rares », ils sont très bien informés. Ils sont en quelque sorte responsables des informations qu’ils transmettent, étant donné leur profil scientifique et ce, tout en ayant la capacité de véhiculer leur contenu de manière vivante et agréable pour le public.

Et vous faites la preuve, du même coup, que la science, ce n’est pas ennuyeux!

Effectivement, nos collaborateurs apportent ça, le fait que la science, c’est hot et cool, pour employer un langage familier. Dans l’émission, on est bien loin de la science « à grosses lunettes », qui se déroule au fond de laboratoires sombres avec des souris et des piles de documents! C’est aussi la raison pour laquelle nous faisons en sorte que les chercheurs que nous recevons et dont nous parlons soient vus comme des étoiles dans leur domaine, au même titre que les vedettes populaires!

Quelle évolution l’émission a-t-elle connue, au fil du temps?

Pendant les 32 premiers épisodes, qui ont commencé en janvier 2008, nous avons été présentés en format d’une heure. Puis, au bout d’un an et demi, le format a changé pour devenir des demi-heures.

Concrètement, qu’est-ce que ce changement a modifié dans votre travail et celui de votre équipe?

Rien dans le sens où nous cherchons toujours à être au fait de l’actualité scientifique, à être dans l’air du temps et ce, dans tous les secteurs de la science. Il y a aussi beaucoup, dans notre définition et notre mandat, une idée de futur : comment vivrons-nous demain? C’est aujourd’hui qu’on le prépare dans les laboratoires. Et c’est très intéressant et important pour nous d’en faire part en ondes.

Cependant, le fait de réduire la durée de l’émission a posé des défis bien réels d’analyse et de synthétisation de l’information. Il nous a donc fallu questionner notre manière de communiquer, de présenter nos contenus, de réaliser nos reportages. Nous nous sommes aussi permis d’ajouter une touche ludique, au fur et à mesure que l’émission a gagné en longévité, donc en crédibilité.

En terminant, madame Martel, vous célébrerez le 6 février prochain, la diffusion de la 100e émission du Code Chastenay. Tout d’abord, toutes nos félicitations! Pouvez-vous nous dévoiler quelques secrets concernant cette spéciale?

D’abord, nous avons décidé de sortir de notre labo pour enregistrer cette 100e émission. En effet, nous avons tourné dans un lieu bien connu, mythique de Montréal, soit la Biosphère, Musée de l’Environnement. En plus d’être un lieu de diffusion scientifique, cette structure, qui a la forme d’un dôme géodésique, d’un fullerène, a été mise au point par un inventeur, Richard Buckminster Fowler. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour que nous nous y installions, l’espace d’une émission, et que nous invitions des admirateurs du Code à célébrer avec nous.

En ce qui a trait au contenu, nous avons choisi de consacrer cette émission à un secteur de l’activité scientifique qui changera considérablement nos vies à la vitesse grand V : la génétique. Pour ce faire, trois de nos journalistes ont littéralement « donné leur corps à la science » et ont accepté de faire décoder leur génome! Les résultats seront d’ailleurs présentés en ondes. Nous en profiterons aussi pour faire état de tout ce qui concerne la médecine personnalisée, un domaine dans lequel le Québec est très fort.  Notre centième sera diffusée le 6 février prochain.

Merci beaucoup, madame Martel pour cette entrevue, encore bravo pour votre 100e et le meilleur des succès pour la suite de votre excellent magazine.

Pour en savoir plus :
Le Code Chastenay : http://lecodechastenay.telequebec.tv


- Concours pour les classes : Atelier Croque-Science à Gagner

EN JEU : Ce mois-ci, faites participer votre classe de primaire pour gagner un atelier de découverte des insectes. L’atelier interactif, offert par Croque-science met en vedette un intrigant insecte géant! L’activité de 1h15 pourra être donnée en février ou mars.
Pour plus d’information : www.croque-science.ca
Deux ateliers possibles : « L’univers fascinant des bestioles » ou « Intrigants insectes! »

POUR PARTICITER : Envoyez-nous un courriel à spt@sciencepourtous.qc.ca, d’ici le 10 février, avec : Votre nom, votre adresse courriel, le nom de l’école pour laquelle vous jouez, ainsi que la ville dans laquelle se situe l’école.
Un tirage aura lieu au cours du mois de février pour déterminer les classes gagnantes !

Bravo à Gisèle Perrault de l’École Roméo-Forbes (Montérégie) et à Gabrielle Maltais de l’École Marquis (Outaouais) qui ont remporté les trousses Jeunes Naturalistes mises en jeu en décembre.


> 24 HEURES DE SCIENCE

- C’est le temps des inscriptions d’activités

Rappelons que le 24 heures de science, c’est une journée durant laquelle tous les organismes en lien avec les sciences et les technologies sont invités à proposer des activités pour le  grand public, partout au Québec.
Reconnu par l’UNESCO depuis l’année dernière, le 24 heures est de plus en plus populaire. Les 11 et 12 mai 2012 se tiendra la 7è édition de l’événement. Tous les organismes ayant un lien avec les sciences et les technologies sont chaleureusement invités à organiser des activités pour le grand public ou pour les classes. Tous les types d’activités sont les bienvenus: animation, expéditions en nature, visites de labos, conférences, bars des sciences, compétitions scientifiques, présentation de films, etc. Les activités proposées peuvent toucher à tous les domaines scientifiques et technologiques: biologie, environnement, santé, astronomie, sciences naturelles, génie, et bien d’autres. Elles peuvent durer de 30 min à 24 heures ! (Il n’y a aucun frai pour vous joindre à cet événement.)

Afin que les activités grand public puissent être inscrites dans le programme ‘papier’ du 24 heures de science, les fiches d’inscriptions doivent nous parvenir dès que possible. La date fixée est le 1er février 2012. Les activités inscrites par la suite seront acceptées aussi, et inscrites sur le site Internet de l’événement, mais ne pourront être mentionnées dans le document imprimé.
 
Pour inscrire une activité : www.sciencepourtous.qc.ca/24heures/inscription.html
Pour tout renseignement, contactez-nous : ppoisson@sciencepourtous.qc.ca

 
- Une activité gratuite déjà disponible pour les écoles

Dans le cadre du 24 heures de science, Les Neurones Atomiques offrent gratuitement un atelier scientifiques sur le thème de l’eau. L’activité est disponible pour une ou deux classes, le 11 mai en avant-midi. L’offre est proposée aux écoles de la CSDM ou de Laval, qui ne connaissent pas encore Les Neurones Atomiques… Premier arrivé, premier servi !

Renseignements : www.lesneuronesatomiques.com
Pour proposer votre école : 24heures@sciencepourtous.qc.ca

Ce numéro a été préparé par Isabelle Pauzé et Perrine Poisson.

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est le bulletin d'information de Science pour tous. Elle est destinée à tous les acteurs du domaine de la culture scientifique et technique: musées et centres d'interprétations, organisateurs, producteurs et diffuseurs d'activités scientifiques, milieu de l'éducation, médias scientifiques ainsi que toutes les personnes intéressées de près ou de loin par la diffusion et la promotion des sciences.

La Toile scientifique publie une dizaine de numéros par année sur une base mensuelle. Elle est expédiée à quelque 4000 adresses de courriel.

Cette publication reçoit l'appui du Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.

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