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Numéro
198, novembre 2009
Format
pdf
«La
communication est une science difficile. Ce n’est pas une
science exacte. Ça s’apprend et ça se cultive.»
–
Jean-Luc Lagardère, industriel français, 1928-2003
SOMMAIRE
>
La recherche au Saguenay–Lac-Saint-Jean
-Entrevue avec Hélène Côté, ingénieure
chimiste, éco-conseillère et vice-présidente
du conseil d’administration du Conseil du loisir scientifique
du Saguenay–Lac-Saint-Jean
-Entrevue avec Raynald Richer, professeur au Département
de physique du cégep de Chicoutimi et responsable du Centre
de démonstration scientifique du Saguenay–Lac-Saint-Jean
>
Mon déclic scientifique
-Sylvie Toupin, conservatrice des collections scientifiques au Musée
de la civilisation de Québec
-Christine
Gagnon, biologiste et adjointe à la conservation, à
la recherche et à l’éducation au Zoo sauvage
de Saint-Félicien
>
Nouvelles
-Deux nouveaux partenaires pour la Bourse Fernand-Seguin
-Formations astronomiques à la SAPM
-Concours de vulgarisation de la recherche de l'Acfas
-Nouvelle édition du Concours Pédagogie-Environnement
-Inauguration du Centre canadien Science et Média
-Création du Réseau québécois de recherche
sur le suicide
>
Média scientifique
-Découvrir, vol 30, numéros 5, novembre-décembre
2009
>
Les nouvelles du 24 heures de science 2010
-Présentation de l’événement 2010
-Invitation à participer
-Recrutement des Communicateurs tout terrain
>
LA RECHERCHE AU SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN
Nous
avons le privilège de discuter avec deux figures de proue
de la culture scientifique de la région, soit Raynald Richer,
professeur au Département de physique du cégep de
Chicoutimi et responsable du tout nouveau Centre de démonstration
scientifique, ainsi que Hélène Côté,
ingénieure chimiste et impliquée depuis plusieurs
années auprès du Conseil de loisir scientifique régional.
Bonne lecture!
>
HÉLÈNE CÔTÉ, INGÉNIEURE CHIMISTE,
ÉCO-CONSEILLÈRE ET VICE-PRÉSIDENTE DU CONSEL
D’ADMINISTRATION DU CONSEIL DE LOISIR SCIENTIFIQUE DU SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN
La
Toile scientifique : Mme Côté, tracez-nous dans
un premier temps les grandes lignes de votre parcours professionnel.
Hélène
Coté : Je suis diplômée de l’Université
Laval avec une spécialité en génie biochimique,
puisque j’espérais travailler en chimie de l’environnement.
Cependant, au moment de ma graduation, au milieu des années
1980, il n’y avait pour ainsi dire pas d’emploi dans
ce domaine. Alors, au début de ma carrière d’ingénieure
chimiste, j’ai plutôt travaillé en usine, du
côté du procédé de transformation du
minerai de bauxite en alumine, chez Rio Tinto Alcan.
Aujourd’hui,
je suis travailleur autonome. Je suis documentaliste, en soutien
à la recherche, à la bibliothèque technique
du Centre de recherche de Rio Tinto Alcan. Je travaille avec d’immenses
bases de données professionnelles, notamment pour fournir
des revues de littérature aux chercheurs du Centre. De plus,
j’accepte des mandats en rédaction technique et en
formation en milieu industriel, puisque j’ai une expertise
dans ces domaines.
Vous
avez cependant eu l’occasion de travailler en environnement
plus tard dans votre carrière, n’est-ce pas?
Effectivement,
à un moment, je suis retournée aux études,
d’une part pour décrocher un certificat en enseignement
secondaire et collégial, et, d’autre part, afin de
pouvoir revenir à mes premières amours puisque je
suis devenue éco-conseillère. J’ai étudié
à l’Université du Québec à Chicoutimi,
auprès de Claude Villeneuve, une sommité dans le domaine
du développement durable au Québec. La recherche,
dans notre région, est beaucoup orientée autour du
bois et de l’aluminium, mais l’éco-conseil, déjà
connu en Europe, est également devenu un créneau d’excellence
au Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Et
votre vie «para-professionnelle», elle, tourne beaucoup
autour du loisir scientifique. Pouvez-vous nous parler de votre
engagement, notamment auprès du Conseil du loisir scientifique
de votre région?
Je
considère très important tout l’aspect de la
vulgarisation scientifique et de l’enseignement des sciences,
ainsi que tout ce qui peut rapprocher les chercheurs du grand public.
Les gens prennent souvent pour acquis que ce qu’ils apprennent
en sciences à l’école est amplement suffisant,
alors que notre société demande des connaissances
de base de plus en plus élaborées dans ce domaine.
Je considère qu’une bonne culture scientifique se révèle
nécessaire afin de pouvoir mieux participer au débat
citoyen et prendre position de manière plus éclairée.
C’est
un peu ce qui m’a amenée à m’impliquer
dans le CLS régional. Bien que je sois arrivée au
conseil d’administration du CLS à la faveur d’un
concours de circonstances, je trouve bien enrichissante mon implication,
qui date de 1992. J’ai été présidente
durant plus de 10 ans; je suis maintenant vice-présidente.
Je suis également présidente du CDLS, le Conseil de
développement du loisir scientifique, situé à
Montréal.
Qu’est-ce
qui a stimulé votre intérêt à demeurer
aussi longtemps dans le CLS de votre région et maintenant
à siéger au sein du CDLS?
C’est
l’évolution de l’organisme qui m’a poussée
à y demeurer aussi longtemps. J’ai beaucoup appris
au cours de toutes ces années, en plus de rencontrer de nombreuses
personnes du milieu. Aujourd’hui, il y a vraiment trois missions
qui préoccupent le CLS, et je les trouve toutes importantes.
Il y a le loisir scientifique comme tel, mais aussi la promotion
des carrières en sciences et technologies, et le développement
économique régional, par l’entremise de la prévention
du décrochage, parce que nous sommes convaincus qu’il
existe un lien fondamental entre culture scientifique, carrière
scientifique et innovation future.
Pouvez-vous
nous parler des différents programmes mis sur pied par le
CLS du Saguenay–Lac-Saint-Jean?
D’une
part, nous menons des «activités Réseau»,
c’est-à-dire celles qui sont réalisées
par les CLS de chaque région en collaboration avec le CDLS.
Je pense ici aux Expo-sciences, aux différentes compétitions,
comme le Défi génie inventif, et aux Débrouillards.
D’autre
part, la valorisation des carrières scientifiques s’avère
maintenant un aspect important auquel nous consacrons beaucoup d’efforts,
notamment par l’entremise de programmes comme Les coulisses
de la science, où les jeunes sont invités à
visiter des entreprises en compagnie de parrains, afin de voir véritablement
en quoi consiste le quotidien des scientifiques, et Future ingénieure?,
un programme universitaire qui encourage les filles à choisir
des carrières en génie. Il s’agit de programmes
que le CLS mène en collaboration avec des partenaires, et
qui sont importants parce que les jeunes ont besoin de concret,
ils souhaitent savoir ce qui les attend s’ils plongent dans
l’univers de la science.
Nous
avons aussi un projet qui est spécifique à notre région;
il s’agit du Mérite scientifique régional, qui
se tient une fois par année en partenariat avec l’Université
du Québec à Chicoutimi. Le Mérite scientifique
régional poursuit un double but: reconnaître la communauté
scientifique régionale et montrer qu’il y a une relève,
puisque nous y invitons aussi les jeunes lauréats de l’Expo-sciences
de la région.
>
ENTREVUE AVEC RAYNALD RICHER, PROFESSEUR AU DÉPARTEMENT DE
PHYSIQUE DU CÉGEP DE CHICOUTIMI ET RESPONSABLE DU CENTRE
DE DÉMONSTRATION SCIENTIFIQUE DU SAGUENAY–LAC-SAINT-JEAN
La
Toile scientifique : Monsieur Richer, expliquez-nous pourquoi
avoir initié un nouveau Centre de démonstration scientifique
au cégep de Chicoutimi.
Raynald
Richer : Au Département de physique, nous avons toujours
cru qu’il était important de présenter aux étudiants
des démonstrations, afin de leur permettre de mieux assimiler
les concepts et de leur montrer la réalité des sciences.
Nous ne voulons pas nous contenter de leur présenter simplement
des vidéos ou d’autres éléments plus
magistraux ou théoriques, mais bien leur donner l’occasion
de «voir» la science. C’est ce qui sous-tend notre
démarche, ce qui nous a donné l’idée
de créer un lieu de diffusion de ces savoirs, où la
démonstration prendrait la plus grande place.
Il
est primordial de faciliter ces liens entre la science et la société,
pour permettre aux jeunes d’être en contact avec les
réalités scientifiques qui se trouvent derrière
quantité de phénomènes ou d’objets du
quotidien. À titre d’exemple, combien de personnes
sont aujourd’hui en mesure de comprendre comment fonctionne
un téléphone, un appareil radio, un ordinateur? Voilà
pourquoi il importe de donner des outils, des connaissances scientifiques,
particulièrement aux jeunes.
Pour
la concrétisation de votre projet, vous avez travaillé
en collaboration avec un autre Centre qui s’apparente au vôtre
dans sa mission.
En
effet, nous nous sommes inspirés du Centre de démonstration
en sciences physiques, mis en place au cégep François-Xavier-Garneau,
à Québec, qui avait obtenu le mandat d’ouvrir
un réseau de centres ailleurs au Québec. L’un
de ceux-ci vient tout juste d’ouvrir à Trois-Rivières;
de notre côté, nous sommes en pleine phase de démarrage.
Dans notre région, nous avons élargi notre plan d’action,
en visant la science en général plutôt que les
seules sciences physiques.
Comment
définiriez-vous votre Centre? Quelle est sa mission? Quel
genre de public souhaitez-vous rejoindre?
Comme
je l’ai mentionné précédemment, il s’agira
surtout d’un lieu de démonstration, où nous
recevrons la clientèle scolaire, soit de la fin du primaire
et du secondaire, essentiellement. Vous savez, aujourd’hui,
les jeunes appréhendent le savoir par l’entremise d’Internet,
soit d’une manière passive et abstraite. Tout y est
nivelé, présenté comme d’égale
valeur. Avec un Centre comme le nôtre, nous cherchons à
leur donner l’occasion de voir de «vrais» humains
mener de «vraies» expériences devant eux, ceci
pour conférer un aspect plus réel à la démonstration
et donc, de faire en sorte que les jeunes retiennent davantage les
principes qui leur sont présentés. D’après
moi, le critère de vérité est plus fort lorsque
l’on peut voir un phénomène réel.
Je
prends l’exemple de l’observation astronomique que nous
faisons avec les étudiants. Certains d’entre eux, lorsqu’ils
voient la planète Saturne pour la première fois au
travers d’un télescope, restent incrédules,
comme s’ils n’arrivaient pas à croire ce qui
leur est présenté. C’est donc très important
de leur montrer de vrais objets célestes, pour qu’ils
en viennent à développer un intérêt pour
l’astronomie. L’impact est alors bien différent
que si nous nous étions contentés d’utiliser
des livres traitant du sujet, par exemple. Parce que, lorsqu’ils
sont confrontés avec le réel, les jeunes sont obligés
de prendre position, de réaliser que cela existe vraiment.
Concrètement,
comment vos activités s’articulent-elles?
Pour
nos premières activités, nous développerons
un concept mobile, c’est-à-dire que nous nous déplacerons
directement dans les écoles secondaires de la région,
où nous nous installerons durant quelques jours au cours
desquels nous présenterons des «spectacles scientifiques»
de vulgarisation aux jeunes. Nous partirons du principe que, chaque
fois que nous parlerons d’un fait scientifique, nous le «montrerons».
En quelque sorte, nous serons à contre-courant, puisque tout
le monde va de plus en plus vers Internet, alors que nous privilégions
le contact direct avec le public, afin de l’éveiller
et de le conscientiser aux réalités scientifiques,
ce qui, ne nous le cachons pas, manque actuellement à la
jeune génération.
Donnez-nous
quelques exemples des démonstrations que vous préparez.
Bien
que nous souhaitions présenter une large palette de démonstrations
scientifiques, nous entamerons nos activités, dans un premier
temps, en privilégiant les sciences physiques, comme les
forces, l’air, le son et la lumière. À terme,
nous toucherons également au cerveau, à l’électricité,
aux liquides ferromagnétiques, à l’astronomie,
etc.
Si
l’on prend l’exemple de l’optique, nous aurons
également l’occasion de déborder sur la biologie,
puisque nous aborderons très certainement le fonctionnement
de l’œil, notamment. Ou encore, toujours en partant de
l’optique, nous parlerons des spectrophotomètres, ces
appareils qui permettent, entre autres, de retracer l’ADN.
Bref, au fil du temps, nous tenterons de couvrir les quatre domaines
principaux en sciences, soit la physique, la chimie, la biologie
et la géologie.
Nous
avons toujours le souci de rejoindre, lorsque possible, les contenus
pédagogiques liés aux différentes matières,
afin que les jeunes puissent faire le lien avec leurs apprentissages.
Et
comment fonctionnez-vous du point de vue de l’organisation,
pour rejoindre les écoles et monter les activités?
Jusqu’à
tout récemment, j’étais le seul professionnel
dédié à la promotion du Centre. C’est
donc moi qui ai établi les premiers contacts avec les écoles
dans lesquelles nous souhaitons présenter nos démonstrations.
Récemment, un technicien a été embauché
par le cégep. Nous travaillerons donc de concert afin d’être
prêts à entamer nos visites scolaires avant Noël.
Il est important de souligner que la direction du cégep de
Chicoutimi nous fournit un support essentiel au fonctionnement et
au développement du Centre.
Avant
Noël, nous prévoyons faire une tournée dans quelques
écoles de la région avec une conférence démo
intitulée L’air de rien?, qui portera sur
les propriétés de l’air. Par la suite, au cours
du printemps 2010, en tenant compte des réactions suscitées
par nos présentations-pilotes de l’automne, nous amorcerons
des visites dans différentes écoles.
À
moyen terme, bien sûr, nous comptons recevoir les écoles
chez nous, dans un lieu dédié au Centre de démonstration
scientifique. Actuellement, nous n’avons pas de locaux comme
tels, mais il nous sera tout de même possible, prochainement,
d’accueillir de petits groupes d’élèves.
Est-ce
que vous avez développé des partenariats dans la région?
Tout
à fait. Le centre de démonstration scientifique a
une vocation régionale et, lors de la mise en place du Centre,
nous avons reçu le soutien de nombreuses organisations, telles
que l’Université du Québec à Chicoutimi,
les commissions scolaires, le Conseil du loisir scientifique régional,
les trois autres collèges de la région et le musée
du Fjord. Nous sommes d’ailleurs en train de monter quelques
projets avec ce dernier et il me fera plaisir de vous en reparler
lorsque nous serons un peu plus avancés.
> MON DÉCLIC SCIENTIFIQUE
Dans
le cadre de cette rubrique, nous avons demandé à des
personnalités œuvrant dans le milieu de la culture scientifique
et technologique québécoises quel avait été
l’élément déclencheur de leur passion
pour les sciences.
Sylvie
Toupin, conservatrice des collections scientifiques au Musée
de la civilisation, Québec
Mon
père enseignait les sciences; on peut donc dire que j’avais
la curiosité scientifique dans les gènes. Mais je
dois aussi reconnaître que j’ai depuis toujours une
personnalité plutôt cartésienne: je cherche
constamment à comprendre, ce qui est un atout pour la poursuite
d’une carrière en sciences.
Mes
études secondaires m’ont confirmé le plaisir
que j’avais de découvrir. Ainsi, mes cours de sciences
physiques et de chimie, donnés par des professeurs originaux
et passionnés, ont été de véritables
déclencheurs pour moi. Puis, après m’être
dirigée vers les sciences pures au cégep, je me suis
rendu compte que ce qui m’intéressait davantage, c’était
la communication scientifique. On parle d’une époque
où la protection de l’environnement en était
encore à ses balbutiements. Ce domaine m’intéressait
beaucoup: j’ai donc complété un baccalauréat
en bio-écologie à l’Université du Québec
à Trois-Rivières, puis une maîtrise en muséologie,
spécialisée en sciences, à Montréal.
Mes
emplois subséquents, à l’Insectarium et au Biodôme
notamment, qui étaient alors en pleine construction, ont
également confirmé mon désir de travailler
à vulgariser les contenus scientifiques pour le plus grand
nombre de personnes possible, soit par l’entremise d’animations
ou d’expositions.
Aujourd’hui,
et ce depuis 14 ans, je suis conservatrice des collections scientifiques
au Musée de la civilisation de Québec. Il s’agit
d’une fonction que j’adore puisqu’elle me permet
de relever constamment un beau défi, soit de rejoindre différents
publics en usant d’imagination et de créativité.
Car pour moi, l’important, c’est de stimuler la curiosité
des gens, pour ensuite leur permettre de jouer un rôle actif
comme citoyens, à la mesure de leurs intérêts
et de leurs possibilités, ou encore de susciter des carrières
scientifiques, particulièrement chez les jeunes.
Christine
Gagnon, biologiste et adjointe à la conservation, à
la recherche et à l’éducation au Zoo sauvage
de Saint-Félicien
Le
début de ma vie adulte ne me destinait pas du tout au milieu
scientifique, puisque j’ai complété un bac en
service social à l’Université Laval (avant de
me rendre compte que ce domaine ne me convenait pas). Puis, j’ai
travaillé durant plusieurs années au sein du Mouvement
Desjardins, occupant divers postes, de caissière à
conseillère aux particuliers.
Au
tournant de la quarantaine, je suis retournée sur les bancs
d’école pour, enfin, me rapprocher de ce qui me passionne:
la nature et les animaux. Je me suis rappelé mes étés
d’enfance, passés au bord du lac Saint-Jean, entourée
de fourmis et de fleurs, qui me comblaient tout à fait. Et
puis, toute ma vie, mes loisirs ont été orientés
vers le camping, les jardins et les conférences zoologiques.
Je me suis donc lancée dans des études en biologie,
qui ont comblé ma curiosité et ma soif d’apprendre.
Et, aujourd’hui, je fais, à mon avis, le plus beau
métier du monde!
> NOUVELLES
Deux
nouveaux partenaires pour la Bourse Fernand-Seguin
L’Association
des communicateurs scientifiques est fière d’accueillir
pour l’année 2010, deux nouveaux partenaires pour la
Bourse Fernand-Seguin. Le premier est CREO
, un studio de production spécialisé en science, qui
réalise des produits de vulgarisation scientifiques innovants.
En plus d’éditer des jeux d’aventures multimédia
ludo-éducatifs, l’entreprise offre un service de communication
scientifique aux entreprises, ministères, musées.
D’ailleurs, la présidente de CREO, Caroline Julien,
est la lauréate de la Bourse 1995.
Le
second est l’émission hebdomadaire Le
Code Chastenay, animée par Pierre Chastenay, astrophysicien
et vulgarisateur scientifique, et diffusée sur les ondes
de Télé-Québec. Les lauréats de la prochaine
édition du concours de journalisme scientifique auront donc
le choix entre ces partenaires médias ou ceux déjà
en place, comme Radio-Canada, pour réaliser leurs stages.
Formation
astronomique à la SAPM
La Société d’astronomie du Planétarium
de Montréal (SAPM) organise, cet automne encore, une série
de cours destinés aux astronomes amateurs néophytes
ou plus connaisseurs. Ceux-ci sont présentés les samedis,
de 9h à 16h30 au Planétarium de Montréal. Il
s’agit d’une excellente occasion offerte aux férus
d’astronomie d’acquérir des connaissances qui
leur permettront de mieux apprécier et pratiquer leur loisir.
De plus, ces cours, présentés par des astronomes amateurs
et professionnels, permettront aux plus expérimentés
de rafraîchir et de parfaire leurs connaissances en astronomie.
D’ici
la fin de la saison de formations, deux cours sont offerts. Il s’agit
de L’astronomie toute une histoire, qui sera donné
par Pierre Lacombe, directeur du Planétarium, le 28 novembre,
et La cosmologie moderne, qui sera présenté
par Raymond Pronovost, le 5 décembre. Les descriptions des
cours et les formulaires d’inscription sont disponibles dans
le site Web de la
SAPM
Concours
de vulgarisation de la recherche de l'Acfas
L’Association francophone pour le savoir se trouve actuellement
à l’étape de l’appel de propositions en
vue de la tenue de son Concours de vulgarisation de la recherche.
Il s’agit là d’une occasion de rendre accessibles
au grand public tous les domaines dans lesquels travaillent les
chercheurs, qu'il s'agisse de philosophie, de littérature,
d'histoire, de démographie, de nutrition, de biotechnologie,
d'océanographie ou encore de sciences de l'environnement.
Les
étudiants universitaires des deuxième et troisième
cycles, les chercheurs des centres de recherche publics ou privés,
les professeurs de cégep et d'université, ainsi que
toute autre personne faisant de la recherche dans ces établissements
sont invités à participer au concours.
Pour
connaître les modalités de participation, les critères
de sélection et les conditions d’admissibilité,
notamment, consultez le site
Web de l’Acfas.
Nouvelle
édition du Concours Pédagogie-Environnement
L'Association
québécoise pour la promotion de l'éducation
relative à l'environnement et le Collège
de Rosemont ont récemment procédé au lancement
de la 11e édition du Concours Pédagogie-Environnement.
Depuis
1999, ce concours constitue une véritable plateforme de diffusion
du savoir et des idées, qui vise l'émergence de solutions
novatrices en offrant aux étudiants l'occasion de présenter
un projet, un procédé, une analyse ou une œuvre
à caractère environnemental qui leur tient à
cœur. L'édition 2010 sera marquée par l'ouverture
d'une catégorie spécialement consacrée aux
élèves de cinquième secondaire, dans le but
de favoriser l'arrimage secondaire-collégial.
Pour
participer, les étudiants sont invités à soumettre
un projet lié à l'environnement et à le présenter
devant public au moment de l'Exposition Pédagogie-Environnement,
qui se tiendra les 19 et 20 février 2010, au Collège
de Rosemont. Plus de 5000$ en bourses seront alors remis aux lauréats.
Pour être admissibles, les projets présentés
doivent traiter d'une problématique environnementale et avoir
été réalisés au cours de l'année
2009. Il peut s'agir d'un travail réalisé dans le
cadre d'un cours du programme d'étude ou d'un projet parascolaire
ou personnel.
Il
est possible de se procurer le Guide de participation ainsi que
le formulaire d’inscription en ligne dans le site
Web du cégep de Rosemont, sous l'onglet Concours.
Inauguration
du centre canadien science et média
Le 2 octobre dernier, le Centre canadien Science et Média
a été inauguré à Ottawa. Cette institution,
conçue sur le modèle de centres qui fonctionnent déjà
avec succès au Royaume-Uni et en Australie, vise à
fournir de l’aide aux journalistes non spécialisés
en science, ceci afin d'améliorer la couverture des sujets
scientifiques dans les médias. Une série de séances
d'information régionales à propos du Centre sera planifiée
en janvier 2010 à travers le Canada. On s’informe davantage
en parcourant la vitrine
Web de celui-ci.
Création
du Réseau québécois de la recherche sur le
suicide
Au début de novembre a eu lieu la naissance du Réseau
québécois de recherche sur le suicide (RQRS),
financé conjointement par le Fonds de recherche en santé
du Québec et le Fonds québécois de recherche
sur la société et la culture.
Ce
réseau multidisciplinaire mène des recherches fondamentales,
cliniques, épidémiologiques et socioculturelles dans
le domaine du suicide et de sa prévention, afin de mieux
comprendre les mécanismes, les processus et les déterminants
sociaux associés au suicide.
Prochainement,
le RQRS lancera son concours 2009-2010, par lequel des fonds pour
des projets pilotes et des bourses étudiantes seront offerts
pour appuyer la recherche liée à la problématique
du suicide. Des informations sur le réseau ainsi que sur
le concours 2009-2010 seront bientôt disponibles dans le site
Web du Réseau.
> MEDIA SCIENTIFIQUES
Découvrir,
novembre-décembre 2009
Dans
ce 30ème numéro, faufilez-vous à travers les
réseaux en tout genre. D’un canevas identique - nœuds
inter-reliés et communiquant de l’information –
les réseaux sont informatiques, neuronaux, sociaux ou encore
bactériens ! D’un domaine à l’autre les
intérêts des chercheurs diffèrent mais tous
s’accordent sur la puissance de ces interrelations.
En informatique, les chercheurs s’attachent à protéger
les réseaux contre tout dysfonctionnement. À l’opposé,
la recherche en microbiologie s’applique à démanteler
les réseaux bactériens envahisseurs. En médecine,
mieux comprendre le réseau neuronal aiderait à contrer
la désinformation neuronale spécifique à la
maladie de Parkinson. Enfin, un enjeu majeur pour la recherche sur
les réseaux sociaux humains - amplifiés exponentiellement
depuis l’Internet – est l’optimisation du fonctionnement
des organisations via une communication favorisée.
Sans s’éloigner des réseaux, découvrez
les interactions néfastes que subit une forêt du Yucatan
ou quand écosystème, gouvernement et mode de vie ne
font pas bon ménage. Lisez également l’échange
de deux sociologues sur l’utilité des sciences sociales
et les difficultés à faire reconnaître ses contributions.
> LES NOUVELLES DU 24 HEURES DE SCIENCE
Présentation
de l’événement 2010
Pour
la 5e année consécutive, Science pour tous et ses
partenaires préparent le 24 heures de science, l'événement
québécois de science et technologie. Il aura lieu
les 7 et 8 mai 2010, sur le thème : Au cœur de la biodiversité.
Forte de 165 activités en 24h dans 38 villes québécoises
en 2009, l'édition 2010 s'annonce très bien !
Document
de présentation de l’événement
Invitation à participer
Science
pour tous vous invite à participer au 24 heures de science,
véritable fête de la science qui se déroulera
dans toutes les régions du Québec. Depuis 2006, plus
de 330 organismes, institutions, laboratoires, musées, écoles,
universités et bien d’autres, ont participés
au 24 heures de science. Cet événement propose une
grande diversité d’activités : animations, ateliers,
conférences, visites de laboratoires, projections de films,
activités spéciales, etc… ayant comme point
commun la découverte des sciences et technologies.
Il
y a plusieurs façons de participer:
> Organiser et présenter une activité «grand
public» ou «scolaire».
Document
d’inscription d’activité
> Collaborer à l’organisation et à la présentation
d’une activité avec des partenaires.
> Participer à l’événement en le faisant
connaître dans votre milieu.
N’hésitez pas à communiquer avec nous pour savoir
comment contribuer au 24 heures de science.
Recrutement
des Communicateurs Tout Terrain
Cette
année encore, Science pour tous met sur pied une équipe
de "communicateurs tout-terrain" qui aura pour mission
de faire connaître le 24 heures de science et ses activités
localement auprès des médias et du grand public, et/ou
de soutenir la mise en place d'activités. Les mandats confiés
aux communicateurs tout-terrains sont diversifiés, et ajustés
à leurs compétences :
> Communication, relation publiques et relations médias
> Promotion dans les réseaux scolaires
> Recherche, rédaction, vulgarisation et traduction
> Démarche et appui auprès des promoteurs d'activités
Nous
recherchons des gens, dans toutes les régions du Québec,
qui :
> Apprécient ou adorent l'univers des sciences et des
technologies
> Souhaitent élargir son expérience de la communication
> Aiment partager leurs idées et trouver des stratégies
de communication
> Possèdent 20 à 30 heures de disponibilité
d'ici mai 2010 (quelques heures / semaine).
Prenez
contact avec nous ! N’hésitez pas à faire
circulé l’information.
Information
complémentaire et Formulaire d’inscription
Ce
numéro a été préparé par Isabelle
Pauzé et Perrine Poisson
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