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Numéro
17, 14 avril 2000
Ce
numéro a été rédigé par
Martin Beaudin-Lecours
toilescientifique@sciencepourtous.qc.ca
BUDGETS
GOUVERNEMENTAUX ET SCIENCE I: LE FÉDÉRAL
Paul
Martin a d’abord annoncé le prolongement des activités de
la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) jusqu’en 2005.
Fondée en 1997 afin d’aider à la modernisation des infrastructures
de recherche, celle-ci devait initialement disparaître en
2001. D’ici cette nouvelle échéance, 900 millions de dollars
y seront injectés. Depuis le budget Martin, la FCI a annoncé
un investissement de 10,1 millions de dollars pour 27 universités
canadiennes. L’université de Montréal, par exemple, pourra
se doter ainsi d’un appareillage pour identifier les facteurs
génétiques dans l’infection du VIH.
900
autres millions de dollars ont été prévus par M. Martin afin
de créer 2000 nouvelles chaires de recherches universitaires
au Canada, à raison de 300 millions par année. Tom Brzustowski
s’attend à ce qu’une bonne proportion de ces nouvelles chaires
demande de l’aide au Conseil de recherches en sciences naturelles
et en génie du Canada (CRSNG), dont il est président. Dans
le seul domaine des sciences naturelles et du génie, M. Brzustowski
estime à 2,7 milliards de dollars la valeur du nouvel appareillage
qui devrait être acquis. L’organisme subventionnaire qu’il
préside connaîtrait donc une pression budgétaire supplémentaire
de 180 millions par année puisque tous ces nouveaux équipements
devront être installés, entretenus et manipulés par du personnel
hautement qualifié. En 1999-2000, le budget du CRSNG est de
589 millions de dollars.
160
millions de dollars seront par ailleurs destinés à Génome
Canada, pour ses recherches en génétique; 90 millions, aux
ministères chargés de réglementer les organismes génétiquement
modifiés et encore 90 millions pour accroître la présence
du Canada sur Internet.
À
la veille du dépôt du budget Martin, Statistiques Canada estimait
à 6,3 milliards de dollars les dépenses de l’administration
fédérale en science et technologie pour l’année 1999-2000,
soit une proportion de 4,2% du budget principal. 52% de ces
dépenses en sciences et technologie auraient été affectées
à des activités exécutées par l’administration fédérale, 26%
à l’enseignement supérieur et 16% à des entreprises commerciales.
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