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Numéro
20, mardi 23 mai 2000
Ce
numéro a été rédigé par
Martin Beaudin-Lecours et Pascal Lapointe
toilescientifique@sciencepourtous.qc.ca
POLITIQUE
MUSÉALE ET COMMUNICATION DES SCIENCES
En
page 16 du document présentant cette nouvelle politique, on
peut lire que la part des institutions vouées à la science
et la technologie ne reflète "peut-être pas l'importance des
enjeux éducatifs et culturels qui s'y rattachent". Cette proportion
d'institutions muséales vouées à la science et la technologie
était de 17% en 1998, contre 22% pour les arts et 57% pour
l'histoire.
Le
MCC reconnaît qu'une réflexion doit se faire là-dessus, tout
en rappelant que les orientations et le plan d'action de la
politique muséale "s'appliquent intégralement à ce secteur".
On y réaffirme en effet la volonté du MCC de maintenir son
rôle de promoteur et de diffuseur des activités de culture
scientifique et technique tout en renvoyant à la future politique
scientifique que doit déposer le Ministère de la Recherche,
de la Science et de la Technologie...
Les
communicateurs scientifiques se sentiront plus interpellés
par le second volet du plan d'action de la politique muséale,
celui intitulé "Cap sur l'expertise", qui vise à stabiliser
les emplois et poursuivre la professionnalisation du milieu.
Le MCC reconnaît les difficiles conditions d'embauche: "un
minimum de postes réguliers exigeant un niveau de polyvalence
difficilement praticable", postes qui, de plus, relèvent le
plus souvent de programmes d'aides à l'emploi provisoires.
D'autre
part, le MCC juge périlleux de faire reposer une trop large
part du fonctionnement des institutions sur le bénévolat.
En 1998 toujours, 5700 bénévoles ont donné 385 000 heures
pour aider au fonctionnement des institutions. De plus, à
peine 33% de ces institutions ont adopté une politique de
perfectionnement de leur main-d'oeuvre.
Le
plan d'action vise donc à:
-
Encourager la stabilisation de l'emploi, notamment en offrant
un soutien à l'emploi;
- Inciter les institutions à établir un plan de perfectionnement;
- Prioriser l'embauche de jeunes diplômés en muséologie;
- Valoriser le recours à l'expertise professionnelle acquise
dans le milieu, notamment par des prêts de personnel ou des
échanges de service;
- Encourager les collaborations avec des ressources externes.
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