|

Numéro
20, mardi 23 mai 2000
Ce
numéro a été rédigé par
Martin Beaudin-Lecours et Pascal Lapointe
toilescientifique@sciencepourtous.qc.ca
QUI
S'INTÉRESSE AUX ÉTOILES?
Coïncidence
intéressante, un article du quotidien Le Soleil, deux
semaines plus tôt, tombait pile pour appuyer le constat principal
de ce document. On y apprenait qu'après l'Astrolab en février,
c'était au tour de la station scientifique Aster de devoir
composer avec des limites financières.
Ouverte
depuis bientôt 20 ans, Aster, dans la petite municipalité
de Saint-Louis-du-Ha!-Ha!, dans le Bas-Saint-Laurent, est
l'un des plus importants centres de vulgarisation scientifique
de l'Est du Québec, sinon le plus important. Une de ces "cibles"
préférées est l'astronomie. Sauf qu'il ressort de son rapport
d'activités, présenté lors de la dernière assemblée générale
annuelle, un constat similaire à celui de l'Astrolab du Mont-Mégantic:
pas assez de revenus "autonomes" pour envisager un développement,
juste assez pour assurer le fonctionnement. Et sans développement,
à l'heure des nouvelles technologies, un tel centre, disent
ses défenseurs, a un avenir difficile devant lui.
"L'équipe
de direction commence à s'essoufler", résume Le Soleil.
Selon le journal, plus de la moitié du chiffre d'affaires
de l'année 1999 provient d'une subvention de 191 000$. Les
activités de toutes sortes -scolaires, entre autres- et les
commandites n'ont permis de ramasser que 127 000$. Cela suffit
à faire rouler la station -qui emploie une trentaine de personnes-
et à payer les factures, mais tout juste.
Au
fil des ans, la station Aster s'est méritée de nombreux prix
pour la qualité de son travail, dont le prix Michael Smith
en 1997, remis à un organisme canadien qui s'est particulièrement
distingué pour son travail de promotion de la science.
|