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Numéro
21, mardi 6 juin 2000
Ce
numéro a été rédigé par
par Pascal Lapointe
toilescientifique@sciencepourtous.qc.ca
COMMUNICATION
ET MUSÉOLOGIE, MÊME COMBAT
Les
deux professions emploient des langages différents, mais elles
parlent de la même chose. Et on pourrait croire qu'il est
très facile de passer de l'une à l'autre. C'est du moins ce
qui se dégageait de la table-ronde entre muséologues scientifiques
et journalistes scientifiques, qu'organisait le 25 mai l'Association
des communicateurs scientifiques, dans le cadre de son colloque
annuel.
Pour
qui le veut, a par exemple dit Michel Groulx, journaliste
scientifique pendant plusieurs années et, depuis 1998, impliqué
jusqu'au cou dans la conception des contenus du nouveau Centre
iSci, il est très facile de passer d'une profession à l'autre.
Le communicateur scientifique, a renchéri sa patronne, Claude
Benoît, dont le centre a ouvert ses portes le 1er mai, ne
peut plus se contenter aujourd'hui d'être un simple rédacteur.
Il doit plutôt être un "intégrateur", quelqu'un qui fait de
la "mise en images", au propre comme au figuré. Un genre de
point de convergence, de carrefour, entre des informations,
des besoins, des publics.
"Cela
suppose une écoute très profonde des publics", poursuit-elle
en suggérant que cela puisse aller jusqu'à s'obliger à étudier
les sciences cognitives: "apprendre comment se construisent
les savoirs, les perceptions... Parce que nous avons pour
mission de témoigner des transformations qui se font dans
une société, et des changements qui vont tous nous affecter."
Des
propos qui auraient pu tout aussi bien être tenus dans un
congrès de professeurs de science... ou de journalistes.
ACS
: http://www.acs.qc.ca
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