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Numéro
25, mardi 1er août 2000
Ce
numéro a été rédigé par
Isabelle Burgun et Pascal Lapointe
toilescientifique@sciencepourtous.qc.ca
POUR
DES SCIENTIFIQUES PLUS JOURNALISTIQUES
Cette
entente n'aurait pas déplu au Britannique Roger Highfield
qui, dans une édition récente de la prestigieuse revue Science,
tentait de faire comprendre aux scientifiques pourquoi il
est important de vulgariser. La science, écrit-il, se porterait
beaucoup mieux si les scientifiques apprenaient un peu de
la façon dont travaillent les journalistes.
On
peut critiquer à volonté les journalistes, poursuit-il ; on
peut leur en vouloir pour une foule de raisons. Mais il y
a une chose qui les caractérise: ils ont une obsession du
lecteur... que les scientifiques gagneraient à avoir.
Aujourd'hui
responsable des pages scientifiques du Daily Telegraph
de Londres, auteur de quelques livres et détenteur de plusieurs
récompenses, Roger Highfield pratique le journalisme scientifique
depuis 1986. Il a vécu Tchernobyl, a vu se propager le sida,
aller et venir la fusion froide et l'homéopathie, la salmonelle,
la vache folle et le clonage. Chaque fois, lui et ses collègues
se sont fait reprocher, en particulier par les scientifiques,
de trop mettre l'accent sur des triomphes qui n'en sont pas
vraiment et sur des controverses qui seront vite oubliées.
Mais cela est secondaire, dit-il: ce qui compte, c'est qu'à
chacune de ces occasions, le lecteur a pris conscience de
l'existence d'un phénomène qui lui était encore inconnu. Et
ce lecteur, il ne faut pas trop s'en inquiéter, parce qu'il
est capable de faire la part des choses, insiste Roger Highfield:
"la plupart des lecteurs sont ignorants, mais intelligents".
(source
: Agence Science-Presse http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/cap1007006.html)
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