Le Bulletin de la Toile scientifique
Archives des bulletins 2001
Archives des bulletins 2000
Archives des bulletins 1999

 


 

 

Numéro 25, mardi 1er août 2000
Ce numéro a été rédigé par Isabelle Burgun et Pascal Lapointe
toilescientifique@sciencepourtous.qc.ca

POUR DES SCIENTIFIQUES PLUS JOURNALISTIQUES

Cette entente n'aurait pas déplu au Britannique Roger Highfield qui, dans une édition récente de la prestigieuse revue Science, tentait de faire comprendre aux scientifiques pourquoi il est important de vulgariser. La science, écrit-il, se porterait beaucoup mieux si les scientifiques apprenaient un peu de la façon dont travaillent les journalistes.

On peut critiquer à volonté les journalistes, poursuit-il ; on peut leur en vouloir pour une foule de raisons. Mais il y a une chose qui les caractérise: ils ont une obsession du lecteur... que les scientifiques gagneraient à avoir.

Aujourd'hui responsable des pages scientifiques du Daily Telegraph de Londres, auteur de quelques livres et détenteur de plusieurs récompenses, Roger Highfield pratique le journalisme scientifique depuis 1986. Il a vécu Tchernobyl, a vu se propager le sida, aller et venir la fusion froide et l'homéopathie, la salmonelle, la vache folle et le clonage. Chaque fois, lui et ses collègues se sont fait reprocher, en particulier par les scientifiques, de trop mettre l'accent sur des triomphes qui n'en sont pas vraiment et sur des controverses qui seront vite oubliées. Mais cela est secondaire, dit-il: ce qui compte, c'est qu'à chacune de ces occasions, le lecteur a pris conscience de l'existence d'un phénomène qui lui était encore inconnu. Et ce lecteur, il ne faut pas trop s'en inquiéter, parce qu'il est capable de faire la part des choses, insiste Roger Highfield: "la plupart des lecteurs sont ignorants, mais intelligents".

(source : Agence Science-Presse http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/cap1007006.html)