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Numéro
41, mardi 20 mars 2001
Ce numéro a été rédigé par Isabelle Burgun et Charles
Désy
toilescientifique@sciencepourtous.qc.ca
EN
BREF
LES
CHOIX DE LANDRY
Que
réserve à la culture scientifique le remaniement ministériel
orchestré par le nouveau premier ministre du Québec, Bernard
Landry? À la manière d'un jeu de chaises musicales, Jean Rochon
et Agnès Maltais cèdent respectivement la place à David Cliche
et Diane Lemieux. Mais avec une subtilité: le ministère la
Recherche, de la science et de la technologie est aujourd'hui
sous la coupe du numéro 2 du cabinet Landry, Pauline Marois,
mais piloté par David Cliche, le nouveau "ministre-délégué".
«C'est
la nouvelle tendance, de concentrer le pouvoir entre quelques
mains, des super-ministères avec des ministres délégués chargés
de suivre et défendre leurs dossiers spécifiques», commente
le vétéran de la communication scientifique Jean-Marc Carpentier.
Ministre
délégué à la Recherche, à la science et à la technologie,
David Cliche était auparavant ministre délégué à l'autoroute
de l'information et aux services gouvernementaux. «C'est comme
un gros sous-ministre. Il sera l'assistant de Mme Marois dans
ces dossiers. Elle occupe le poste le plus important (vice-première
ministre) après M. Landry. Cela nous place assez près du pouvoir»,
poursuit Jean-Marc Carpentier. Ce dernier ne considère donc
pas le fait d'être passé d'un "vrai" ministre à un ministre
délégué comme une mauvaise chose en soi. «Il va pouvoir se
concentrer sur les dossiers. Chaque fois qu'il ouvrira la
bouche, ce sera pour parler de recherche, de science et de
technologie». Bien que cela semble être un compromis entre
un ministère complet -avec structure et budget- et pas de
ministère du tout.
Du
côté du ministère de la Culture et des Communications, l'arrivée
de Diane Lemieux n'est pas passée inaperçue. Sa première sortie
sur la culture ontarienne ou le manque!- a retenu l'attention
des médias. L'ancienne titulaire du ministère d'État au Travail
et à l'Emploi devient également vice-présidente du Conseil
du trésor. Elle sera aussi en charge de la Charte de la langue
française et de l'autoroute de l'information.
Et
la Culture prend du galon devenant Ministère d'État. Les ministres
d'État au nombre de huit dans le cabinet Landry- composent
le cercle restreint qui décide des grandes orientations du
gouvernement. Pourrait-on désirer la même chose pour le ministère
de la Recherche? «C'est une vision un peu irréaliste. La santé
et l'éducation représente à eux seuls plus de la moitié du
budget de l'État. Du côté de la science, les enjeux ne sont
pas de même ampleur», pense Jean-Marc Carpentier.
Certes,
une chose n'est pas à négliger: l'intérêt pour la science
et la technologie -qu'on pense à la Cité du multimédia- manifesté
à plusieurs reprises par le nouveau chef du gouvernement.
«Bernard Landry croit aux innovations technologiques et à
leurs retombées. Il est conscient que cela nécessite des investissements.
Nous bénéficions donc d'une oreille attentive», note le communicateur.
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