|

En
réponse à l'article:
De
: Yvan Dutil (yvan.dutil@sympatico.ca)
Date
: Samedi 19 mai 2001 10:58
Bonjour,
Il semble que les gens de McGill possèdent une vision beaucoup
plus réaliste de la réalité que les rêveurs du ministère de
l'éducation.
À
la lecture de l'article du Devoir, j'ai été horrifié de voir
que les esprits bien pensants du ministère de l'éducation
sont encore sur le point de démolir un peu plus la formation
des étudiants pour satisfaire leur ego! Il faut être complètement
déconnecté de la réalité pour penser pouvoir faire assimiler
5 sciences en deux ans aux futurs professeurs. Les étudiant
en physique considèrent déjà qu'il faudrait que leur baccalauréat
dure au moins 4 ans pour passer à travers toute la matière.
Je suis convaincu que la situation de chimiste et des biologistes
n'est guère plus facile. Bien sûr il y a des recoupements,
mais il y des limites à ce que l'on peut couper. Paradoxalement,
la réduction de temps alloué pour les programme de sciences
au secondaire fait qu'il y a encore plus de rattrapage à faire
pour les étudiants une fois au Cégeps et à l'université.
Personnellement,
même après un doctorat en physique et deux post-docs je ne
me sentirais pas à l'aise d'enseigner toutes les matières
au secondaire. Mais, il semble que pour un enseignant professionnel
cela ne devrait poser pas de problème!
Quand
aux futurs professeurs du primaire, remplacer un ou deux cours
bidons (comme peinture aux doigts (véridique!!!) ou le quatrième
cours de psychologie de l'enfant ultra-redondant) par un cours
d'astronomie générale ou d'écologie ne pourrait faire que
du bien.
Il
serait temps que les décideurs au ministère de l'éducation
se rendent compte que d'enseigner les sciences, c'est plus
que de relire aux étudiants ce qu'ils ont lu la veille dans
leur livre de classe.
Bien
à vous,
Yvan
Dutil
Québec
Vous
voulez poursuivre le débat? Ecrivez-nous à:
toilescientifique@sciencepourtous.qc.ca
POUR
REVENIR AU NUMÉRO 45
|