|

Numéro
51, 14 août 2001
Sommaire
- CULTURE
SCIENTIFIQUE A L'AGENDA
Faites parler de vous, affichez-vous! Le prochain colloque
de Science pour tous inclut aussi un volet communication.
- ARCHÉO
D'ÉtÉ
Le 22 juillet, quelque 50 apprentis archéologues
se sont initiés aux fouilles au parc du Bourg de
Pabos, en Gaspésie. L'activité Archéo!
Dimanche, se déroule tout l'été au
sein de 47 organismes et sites du Québec.
- LA
VULGARISATION COMME CARTE D'AFFAIRES
Entre les fêtes pour enfants, les animations et les
affaires, la société Science Frontiers tourne
à plein régime. Et elle est à but lucratif,
elle!
En
bref
LA
VULGARISATION COMME CARTE D'AFFAIRES
Entre
les fêtes pour enfants, les animations et les affaires, la
société Science Frontiers tourne à plein régime. Alors que
bien des OSBL de la culture scientifique ont du mal à joindre
les deux bouts, cette entreprise de vulgarisation —à but lucratif!-
s'apprête même à embaucher. Elle ouvre à la rentrée un petit
musée consacré à la vulgarisation scientifique.
"Pour
accommoder notre clientèle, nous avons décidé d'ouvrir nos
portes quelques jours par semaine. Le Centre Infinité sera
une version miniature de notre musée mobile, un produit récent
proposant différentes animations scientifiques à la carte",
présente Emmanuelle Morin de la firme Science Frontiers.
Cette
petite entreprise anglophone de vulgarisation scientifique,
basée à Montréal, propose des fêtes d'enfants scientifiques
avec python, robots ou montgolfière téléguidée. Des activités
sur mesure pour les camps de jours, les classes, les centres
commerciaux ou des événements spéciaux. Jusqu'à transformer
l'île du Bon Secours en île du Cosmos pour la Fête du Canada
!
De
l'école à la maison, la société Science Frontiers célèbre
plus de 15 ans d'activités auprès des enfants —ce qui ne l’empêche
pas d’être virtuellement inconnue du côté francophone!
Derrière
Science Frontiers, il y a Eric Roberts. Cet ancien diplômé
en physique de McGill s'est pris de passion pour la vulgarisation
alors qu'il animait des camps de jeunes. Délaissant la recherche,
le jeune diplômé ouvre donc sa propre société de vulgarisation,
dès la fin de ses études. Il a maintenant 34 ans et dirige
une société en pleine expansion. Elle vise un plus large public
que Les Débrouillards : avec force serpents, robots,
squelette -à monter comme un puzzle!- et cuisine chimique,
ce sont les enfants de 4 à 14 ans qui baignent dans la vulgarisation.
Au cours des ans, sa palette d'activités s'est élargit ciblant
plus particulièrement les écoles. Courtisant les commissions
scolaires, elle propose même un soutien à l'élaboration des
cours de science, comme à l'école Laurendeau Dunton (Lasalle).
La
dernière activité "mise sur le marché" est un musée mobile.
Il s'agit de six kiosques à monter que l'on installe où l'on
veut dans l'école, au gymnase ou à la cafétéria. Chacun porte
sur un thème: le monde animal, la robotique, les dinosaures,
les effets spéciaux, la chimie ou encore, les sciences légales.
Et le tout rempli d'activités interactives et de manipulations
à réaliser.
"La
recette du succès? Un programme "sur mesure", des produits
de qualité et des prix alléchants pour notre clientèle. Nous
prenons même plus d'ampleur que prévu grâce à un marketing
efficace", annonce Emmanuelle Morin, adjointe administrative
chargée également de la promotion. Mais la promotion à l’interne
seulement, car hors des murs, c'est la compagnie Beaulieu
& Beauregard -un courtier en loisirs- qui se charge d'approcher
les journaux et des autres démarches publicitaires.
Besoins
du client, étude de marché, programmes sur mesure, produits...
Le langage des affaires surprend un peu. Car cette logique
commerciale s'avère peu développée dans le milieu francophone
de la vulgarisation scientifique. Elle sévit pourtant pour
le mieux au sein de cette entreprise qui compte une quinzaine
de personnes, dont 12 animateurs à temps partiel. Elle puise
ses recrues au sein des contingents universitaires. Pas forcément
ceux des cursus scientifiques! "Nous privilégions l'animation
aux connaissances scientifiques. Les jeunes chercheurs sont
souvent de piètres animateurs. Ils ont du mal à communiquer
leur savoir et restent bien trop dans leurs coquilles", s'exclame
Emmanuelle Morin.
Et
le contenu scientifique des activités? Il provient pour l'essentiel
d'un manuel d'instruction donné à chaque employé. Celui-ci
compile des données glanées dans les encyclopédies et sur
internet. Et étrangement, Science Frontiers ne compte pas
de poste de réviseur scientifique.
Le
musée de la vulgarisation, le Centre infinité, ouvrira ses
portes au 6300 avenue du Parc à Montréal, le 28 septembre
prochain. En attendant, on peut consulter le site internet
: http://www.sciencefrontiers.com/
|