Le Bulletin de la Toile scientifique
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Numéro 54, 24 septembre 2001

CULTURE SCIENTIFIQUE: UN MARIAGE CONSOMMÉ

Comment parler de la science à nos enfants, nos collègues, nos élèves ou nos visiteurs? Comment développer cette culture scientifique chez «les publics qui, généralement, ne s'intéressent guère aux sciences», comme l'a rappelé Claude Benoît, la directrice du Centre des sciences de Montréal, lors du Colloque sur la diffusion de la culture scientifique des 14 et 15 septembre?

Muni d'un programme étoffé (http://www.sciencepourtous.qc.ca/spt/colloque2001.htm), ce premier événement conjoint de Science Pour Tous et de l'ACFAS a consommé le mariage entre le milieu de la recherche et celui de la diffusion du savoir. «Les «panellistes» étaient excellents et le niveau des débats s'est révélé de grande qualité», juge Germain Godbout, le directeur de l'ACFAS.

En première partie de colloque, les panels -le morceau consistant -ont permis de dresser un portrait de la diffusion de la culture scientifique au Québec, ainsi que les besoins et les limites de chacun. «Il y a une volonté certaine d'augmenter la communication des travaux de recherche», souligne Marie Trudel, la présidente de l'ACFAS. Mais les chercheurs sont souvent démunis quant à la façon de s'y prendre pour communiquer. «À chacun son métier», résume la présidente (voir le texte Un pont reste à bâtir).

Bien des chercheurs considèrent «comme positive la collaboration avec les communicateurs». Ils affichaient pourtant une maigre présence durant ces journées : tout au plus une vingtaine sur les 140 pré-inscrits. «Il y en avait en effet cinq ou six fois moins que prévu. Si cette période de l'année n'est pas idéale (recherche de financement, rentrée universitaire), nous avons également beaucoup de travail de sensibilisation à faire», relève Germain Godbout.

Pour leur part, les ateliers ont été le théâtre de fructueux échanges (voir Cordons du financement et articles suivants) : mise en commun des énergies, recours à l'imagination pour pallier au financement, investissement, bénévolat, création... Chacun a partagé son savoir-faire et ses idées. «C'est un signe de professionnalisation du milieu. Autrefois artisanale, la pratique est devenue systématique», souligne Bernard Schiele, chercheur en communication de l'UQAM.

Les actes du colloque seront bientôt archivés sur les sites de l'Acfas (http://www.acfas.ca/) et de Science Pour Tous (http://www.sciencepourtous.qc.ca).

Isabelle Burgun

Tous http://www.sciencepourtous.qc.ca.