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Numéro
54, 24 septembre 2001
LES
CANAUX DE LA VULGARISATION
Muséologues,
professeurs de science, journalistes... Inutile de vouloir
enferner les diffuseurs dans une seule image, comme l'a démontré
le troisième panel, consacré à leurs
attentes. Si les professeurs cherchent souvent des modèles
à importer dans leur classe, les muséologues
se questionnent plutôt sur la valorisation du savoir.
«Comment présenter les recherches scientifiques
pour qu'elles s'animent au sein d'un musée? Impacts
des travaux dans le quotidien, l'accent sur la passion du
métier, sont quelques voies possibles», relève
Yves Lauzières, le directeur du Musée du Séminaire
de Sherbrooke.
Quant à
la mission du journaliste, elle n'a rien de celle du
promoteur de la science. «Nous sommes des représentants
du public. Nous cherchons à l'informer et lui donner
du plaisir par le biais de l'information scientifique»,
pense Gilles Provost de l'Association des communicateurs scientifiques.
Partager
le savoir. «C'est une question de responsabilité
sociale, un investissement de société. Il faut
également s'adresser aux citoyens, pas seulement désirer
des utilisateurs de science et technologies», relève
Gilles Provost. Afin de rejoindre ces publics, il importe
également de multiplier les situations d'éducation
non formelles, comme les Scientifines, ou encore emprunter
les outils d'évaluation développés par
les musées.
«Il
est nécessaire que la communauté se dote des
outils pour accélérer sa professionnalisation.
En cela, les pratiques muséales s'avèrent utiles»,
pense Bernard Schiele. Le chercheur en communication de l'UQAM
souligne aussi l'importance de grossir la relève des
communicateurs scientifiques. Avec les recrues de la Bourse
Fernand-Seguin et les diplômés de l'UQAM (programme
Science et société), le bassin s'élargit.
Les vétérans doivent faire des petits!
Isabelle
Burgun
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