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Numéro
56, 22 octobre 2001
BIZARRERIES
ET COMPAGNIE
Non,
l'astrologie n'est pas la science des étoiles et la
télépathie, celle de la pensée! Rachel
Bégin, chargée de cours en didactique des sciences
à l'Université du Québec à Montréal,
pense que les enseignants doivent non seulement initier les
jeunes aux connaissances scientifiques mais également
à la définition de la science. Elle animait
un atelier au congrès de l'APSQ sur Les sciences
et les pseudosciences: quelques cas typiques.
"Ces
pseudosciences, fausses sciences ou parasciences se basent
sur des pseudoconnaissances constituées de croyances",
sur la perception, l'expérience personnelle et les
témoignages. "À l'inverse, les sciences
reposent sur des connaissances qui sont évolutives,
prouvées et justifiables".
Evidentes
pour les uns, ces distinctions ne le sont pourtant pas pour
tous, loin de là, d'où la nécessité
d'insister sur un maximum d'exemples. Ainsi, a rappelé
Rachel Bégin, pour tester des médicaments, les
scientifiques ont recours à des expériences
en double aveugle, où les facteurs étudiés
sont identiques chez les sujets analysés et le groupe
contrôle. Aucune pseudoscience n'a jusqu'ici pu passer
un tel test. "Il importe pour les professeurs de bien
différencier les sciences des pseudosciences car ces
dernières trahissent la connaissance". Ou plutôt
la confusion des genres!
À
relire, la Science sceptique:
http://www.sciencepourtous.qc.ca/bulletin/2001/52/article5.html
Nathalie
Kinnard

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