Le Bulletin de la Toile scientifique
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Numéro 57, 5 novembre 2001

MONTRÉAL CIBLE LA RELÈVE

«Les trois priorités sont la relève, la relève et la relève», martèle David Cliche, le ministre délégué à la Recherche, la science et la technologie (MRST). Et pour favoriser des petites Julie Payette ou des petits Pierre Dansereau, un montant de 995 000 $ sera versé dans l'escarcelle du Centre régional de développement de l'île de Montréal (CRDÎM), l'heureux bénéficiaire de l'Entente spécifique sur la promotion de la science et de la technologie, des formations et des carrières dans ces secteurs, annoncée le 26 octobre.

 «Pour avoir une équipe d'élite, il est nécessaire d'avoir un vaste bassin d'amateurs. Il en va du développement et de la productivité de la technopôle montréalaise», soutient Pierre Desrochers, le président du CRDÎM. Cette entente, qui vise donc à accroître l'intérêt et les compétences des jeunes pour la science et la technologie, fera également la promotion des formations et des carrières, et de la culture scientifique chez les enseignants. Pour mener à bien tout cela, l'organisme de développement économique sera soutenu par la Société pour la promotion de la science et de la technologie, qui développe déjà un programme dans ce sens, Les innovateurs à l'école.

Sur les 995 000$, le MRST versera 400 000 $ (de l'actuel budget, cette annonce ayant été faite une semaine avant le nouveau discours du budget), tout comme le ministère des Affaires municipales et de la Métropole (MAMM). Le CRDÎM investira pour sa part 105 000$ et les ministères de l'Éducation et de la Culture et des Communications, 45 000 $ chacun. Soit un montant de presque un million de dollars, déjà disponible. «Le chèque est fait», confirme André Chabot, le directeur Développement économique et savoirs du CRDÎM.

À cette somme s'ajouteront les 200 000 $ promis par la Table interordre montréalaise, un regroupement informel des représentants des cinq commissions scolaires de Montréal, des 12 collèges, des quatre universités et des trois grandes écoles (Polytechnique, HEC et l'ETS).

Toutefois, on ignore encore comment, concrètement, sera utilisé tout cet argent. «Le plan d'action est attendu pour janvier-février. Il nous faut au préalable faire l'inventaire des activités et des organismes», explique Claire McNicoll, vice-rectrice aux études de 1er cycle et à la formation de l'université de Montréal, et membre du comité d'orientation du CRDÎM.

Les noms de plusieurs organismes de promotion des formations et des carrières en science et en technologie ont été avancés lors de la conférence de presse, tels les Scientifines ou les camps scientifiques de Polytechnique ou de l'Université de Montréal. Des efforts seront dirigés tout particulièrement vers les jeunes les moins favorisés. «Les filles représentent 52% de la population mais sont encore absentes de la plupart des métiers non traditionnels, comme l'informatique», relève la ministre Louise Harel.

A priori donc, il s'agira plutôt d'un soutien aux programmes destinés à encourager la relève scientifique, que d'aides directes aux organismes. En d'autres termes, «il n'est pas envisagé pour l'instant de dédier cette somme à des subventions aux organismes. Il s'agit plutôt de faire connaître ce qui se fait et de favoriser la collaboration entre les établissements d'enseignement et les organismes qui développent des outils de promotion des sciences et de la technologie», soutient Claire McNicoll. Du primaire au cégep, l'ensemble des ordres d'enseignements est visé par cette vaste entreprise de promotion, mais tout particulièrement les profs du primaire.

Lire le communiqué:
http://www.mrst.gouv.qc.ca/_fr/struct.html