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Numéro
57, 6 novembre 2001
Festival
Téléscience
L'HOMME AUX POUCES VERTS
(7 novembre) - Pedro
della Silva; l'écologiste aux pieds nus; le père
de l'écologie; ils sont nombreux, les noms que l'on
donne à Pierre Dansereau, scientifique québécois
mondialement connu pour son engagement en faveur du développement
durable. Ils étaient nombreux également, les
spectateurs à la projection de Quelques raisons
d'espérer, un hommage cinématographique
au pionnier de l'écologie québécoise
réalisé par son cousin, Fernand Dansereau.
On
doit à cet ancien directeur du programme français
de l'ONF plus de 80 films, dont près de 40 comme réalisateur:
entre autres, Le Festin des morts, Saint-Jérôme
ou, plus récemment L'autre côté
de la lune, un documentaire sur le sort des autochtones.
Cette fois-ci, de la Terre de Baffin au Brésil, en
passant par Lisbonne et New York, c'est à un véritable
parcours de globe-trotter qu'il s'est livré. L'occasion
pour Pierre Dansereau de faire défiler ses souvenirs,
de nous présenter ses anciens élèves
et de vieux collaborateurs. L'occasion également de
nous initier au projet écologique, nous montrer quelques
spécimens et surtout, nous présenter des humains
qui s'en soucient.
"
La plus grande récompense est la qualité des
rapports que je garde avec eux. La joie de travailler et de
communiquer est peut-être le fil conducteur de ce film",
dit-il. Et la joie n'empêche pas les montées
d'adrénaline de l'écologiste, lorsqu'il désavoue
le néolibéralisme. Le désengagement de
l'État s'avère, pour lui, une "poussée
anti-historique" qui doit être renversée
par la coopération et la solidarité entre les
peuples.
Les
84 minutes du film voient succéder les tranches de
vie plutôt qu'un résumé -comment résumer
une telle vie en une poignée de minutes!- de la carrière
du scientifique, bâtie autour de trois axes: les sciences
naturelles, les sciences sociales et l'éthique. L'écologiste
renommé est l'auteur de 600 écrits scientifiques;
il a collaboré avec plus de 20 universités et
reçu 15 doctorats honoris causa.
Le
film nous présente aussi ses proches, de son épouse
Françoise -la peintre- à sa petite nièce
avec laquelle il était allé disserter sur l'espoir
en haut des tours du World Trade Center.
Une
image entre mille reste sur la pupille: une journée
ensoleillée, le rocher Percé en toile de fond,
Pierre Dansereau se love sur un couvert de mousse indigène
avec le sourire lumineux d'un petit garçon. Un mois
avant la projection du film, soit le 5 octobre 2001, l'écologiste
célébrait ses 90 ans.
À
lire, un portrait par le sociologue Jean-Guy Vaillancourt
:
http://www.erudit.org/erudit/socsoc/v31n02/vaillanc/vaillanc.htm
Festival
du film scientifique Télescience: http://www.telescience.qc.ca/
Voir
aussi:
http://www.onf.ca/quelquesraisons/
Isabelle
Burgun

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