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Numéro
58, 19 novembre 2001
À
L'EST, UN NOUVEAU CARREFOUR
À
chacun sa mascotte! Un robot deviendra bientôt l'ambassadeur
des sciences et des technologies au sein des écoles
de l'est du Québec. Ce projet ambitieux est l'un des
cinq programmes soutenus par le nouveau Carrefour des sciences
et technologies de l'Est du Québec.
Quatre
élèves du programme de génie des systèmes
électromécaniques de l'Université du
Québec à Rimouski -Carl Dumais, François
Gagnon, Stéphane Béland et Louis St-Laurent-
caressent le projet un peu fou de concevoir un robot de «
promotion» muni de multiples fonctions (vision,
reconnaissance, parole, système de préhension,
etc.) avec la collaboration d' élèves d'autres
niveaux d'enseignement. «Nous voulons faire aimer la
science aux jeunes pour qu'ils avancent dans leurs études
et embrassent, s'ils le désirent, une carrière
scientifique. Nous désirons également les garder
dans la région,» explique Roseline Escarras,
la chargée de projet du Carrefour.
Le
nouvel organisme de valorisation des sciences auprès
des jeunes a démarré discrètement, en
septembre 2000, avec une aide du centre local d'emploi. Mais
ce départ modeste dissimule une grande ambition. «
Nous voulons donner à la municipalité de Rimouski
une image de Centre des sciences et des technologie,»
affirme Philippe Etchecopar, le président des
Presses pédagogiques et professeur de mathématiques.
Au coeur du nouvel organisme figurent les Presses pédagogiques
de l'Est, le cégep de Rimouski, l'université
du Québec à Rimouski et la Commission scolaire
des Phares, auxquels se sont greffés d'autres partenaires
importants (CLS, Station Aster, etc.). Et au début
du mois, le Carrefour des sciences et technologies de l'Est
du Québec a reçu un coup de pouce de 70 000
$ du programme d'aide à la relève du Ministère
de la recherche, la science et la technologie (MRST).
Travail
par projet, utilisation d'internet, valorisation de l'expérimentation,
l'approche pédagogique des établissements régionaux
se veut innovante. «Depuis longtemps, on expérimente
au cégep divers moyens d'attirer les jeunes en sciences,
en utilisant Internet par exemple,» dit Philippe Etchecopar.
Malgré ces efforts, de nombreux élèves
quittent la région pour poursuivre leurs études
dans les universités de Québec ou Montréal.
«L'exode des jeunes est le noeud du projet. L'attraction
des grands centres urbains entraîne pour nous un problème
de recrutement. Nous aurions la capacité de doubler
les inscriptions actuelles mais ça ne se bouscule pas
au portillon,» relève Jean Rousseau, le directeur
du module de génie à l'UQAR.
À
côté des organismes de culture scientifique,
le carrefour a aussi noué des liens avec diverses entreprises
régionales. «Nos partenaires nous assurent une
contribution de fonctionnement en nature et services: logistique,
matériel, ressources... ce qui bonifie notre budget
de 70 000 $ (la subvention du MRST) pour atteindre 200
000 $,» confie Roseline Escarras. De quoi rendre
possibles les projets dont fourmille le Carrefour. Conférences
de scientifiques, sorties pédagogiques à saveur
technologiques, projets d'étudiants... Tout comme
le site internet où chacun pourra consulter le répertoire
des ressources de la région. De quoi cultiver le goût
scientifique à l'est du Québec.
Communiqué
du MRST:
http://www.mrst.gouv.qc.ca/_fr/struct.html

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