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Numéro
59, 5 décembre 2001
EN
BREF
625
MILLIONS POUR UN MUSÉE
Le
Musée national de la science en émergence, au
Japon, où se tenait la Conférence internationale
des journalistes scientifique, est un immense bâtiment
de sept étages. Inauguré en juillet 2001, sa
construction a coûté" environ 625 millions
de dollars. Dans l'entrée, par exemple, on trouve le
plus gros globe terrestre du monde (6,5 mètres de diamètre)
suspendu à 14 m au-dessus du sol. C'est aussi un écran
télé qui, relié à un satellite,
simule en temps réel le mouvement des nuages sur notre
planète.
Et
pourtant, malgré ces installations luxueuses et les
innombrables guides, le musée se cherche, admet son
directeur, l'ex-astronaute Momoru Mohri. C'est qu'il a plus
été conçu par des scientifiques que des
muséologues. Certains appareils, bien qu'impressionnants,
restent difficiles à utiliser et il n'est pas certain
que le public y apprenne grand chose. Quant au laboratoire
de nanotechnologie, il est effectivement occupé par
des chercheurs, séparés du public par une vitre,
sans qu'on sache trop comment créer une interaction.
LA
SCIENCE À L'HONNEUR DANS LES PREMIERS JOURNAUX
L'actualité
internationale et la science sont les parents pauvres des
quotidiens d'aujourd'hui. Mais il n'en a pas toujours été
ainsi. La recherche historique menée par le Suisse
Werner Hadorn, président de l'Union européenne
des associations de journalistes scientifiques, démontre
que les premiers journaux, au milieu du XVIIe siècle,
ne contenaient QUE des articles en politique étrangère
et en science!
En
1809 encore, le quotidien Independent Hamburg Correspondant
ne publie rien d'autre que ces deux sujets. Et il est publié
à 56 000 exemplaires, un chiffre énorme compte
tenu de la faible population de l'époque, du niveau
modéré d'alphabétisation et de son prix
élevé. Même le premier magazine sensationnaliste
à gros tirage, Le magasin pittoresque de 1833,
contient beaucoup de science. Le lent déclin de la
science dans les médias généralistes
semble commencer avec l'arrivée des publications spécialisées
comme Scientific American (1845) et Nature (1869).
UN
MAIRE JOURNALISTE
Le
maire de Kamakura, une ville de 165 000 habitants située
à 50 kilomètres de Tokyo, partage son temps
entre l'hôtel de ville et le journalisme environnemental.
Un mélange qui serait incongru ici, mais qui, au Japon,
ne fait sursauter personne. Ken Takeushi se justifie en expliquant
qu'il ne fait plus de journalisme au niveau local, seulement
au niveau national. Le hic, c'est que le financement de son
ambitieux programme environnemental provient de fonds spéciaux
accordés par le gouvernement national.
VERS
UNE FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES
SCIENTIFIQUES
En
marge des activités officielles de la conférence
de Tokyo, une douzaine de journalistes venus de neuf pays
se sont réunis pour jeter les bases d'une organisation-parapluie
regroupant des associations de journalistes de partout dans
le monde. L'objectif : promouvoir une nouvelle culture
du journalisme scientifique. Parmi les moyens suggérés:
site web et liste d'envoi, programmes de formation, organisation
de congrès internationaux. Le comité ad hoc
recueille actuellement des suggestions. La création
officielle de l'organisme aura lieu lors de la prochaine conférence
au Brésil, dans un an.
L'ACFAS
CONCOCTE SON CONGRÈS 2002
Le
comité d'organisation du 70e Congrès de l'Acfas
vient de recevoir 127 propositions de colloques et 1138
de communications libres. Cette avalanche de suggestions sera
dépouillée d'ici le mois de mars afin de dessiner
la future programmation de cet événement rassembleur.
Le prochain congrès se tiendra à l'Université
Laval, du 13 au 17 mai prochain. De quoi se tenir occupé...
http://www.acfas.ca/congres/index.html
LES
ONZE MEILLEURS
L'un
est natif de Tchécoslovaquie, l'autre vient de la Pologne,
un troisième est né sur une ferme des prairies
Canadiennes... Pavel Hamet, Emil Skamene, Morrel P. Bachynski
et d'autres chercheurs reçoivent moults honneurs des
médias depuis deux semaines. Qu'ont-ils en commun?
Ces onze personnalités de la recherche arborent chacun
depuis le 20 novembre l'un des prestigieux Prix du Québec,
le symbole de leur présence parmi les précurseurs
de leur domaine... certainement parmi les meilleurs du Québec.
À lire au:
http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/quebec/capque1101i.html
PAS
ASSEZ DE SCIENCE À LA TÉLÉ FRANÇAISE
63%
des Français ne s'estiment pas suffisamment informés
sur les découvertes scientifiques, proportion encore
plus forte (74%) chez les 18-24 ans. A qui la faute ?
La télévision est montrée du doigt par
beaucoup. Voilà ce qui ressort d'une une enquête
sur "Les Français et la recherche scientifique"
réalisé par la SOFRES en novembre 2000, à
la demande du ministère de la Recherche.
http://www.infoscience.fr/articles/articles_aff.php3?Ref=755
LE
DICO QU'IL VOUS FAUT
Le
Dictionnaire culturel des sciences est un recueil original
de textes autour de la science. Sur le modèle d'un
véritable dico, 97 auteurs français ont couché
sur papier leurs références touchant la culture
scientifique. De A à... Zarathoustra, leur inspiration
provient autant de l'art que de la politique. Ce foisonnement
de regards plongent ainsi la science dans la cuvette du quotidien.
À
écouter, l'entrevue de Nicolas Witkowski réalisée
par Chantal Srivastava, pour les Années Lumière.
http://radio-canada.ca/lumiere/index.html#7-02
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