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Numéro
60, 19 décembre 2001
EN
BREF
BONNES
NOTES
Nos
élèves pas aussi cancres qu'on ne le pense.
C'est du moins ce qu'ont rapporté de nombreux médias
depuis 10 jours, citant certaines données du Programme
international pour le suivi des acquis des élèves
(PISA). En sciences, les jeunes Québécois se
classent au 4e rang derrière l'Alberta, le Japon et
la Corée. Du côté des maths, les Québécois
décrochent la seconde place, derrière les Japonais.
Avec des épreuves en mathématiques, en sciences
et en lecture, ce concours tente d'évaluer les connaissances
et les acquis d'élèves au terme de leur scolarité
obligatoire. Des jeunes de 32 pays ont participé aux
épreuves au printemps 2000, soit un quart de millions
d'adolescents de 15 ans. La revue Nature y consacre son éditorial
du 13 décembre - "Educating Future Scientists".
Les prochaines épreuves du PISA se dérouleront
en 2003.
L'éditorial
de la revue Nature (il faut s'abonner):
http://www.nature.com
Les
rapports canadiens du PISA :
http://www.cmec.ca/pisa/2000/indexe.stm
FEMMES
D'UNIVERSITÉ
Et
les femmes? Si elles sont de plus en plus présentes
en sciences, combien sont-elles réellement au sein
du personnel enseignant des départements scientifiques
des universités? Un poids plume. 12% en génie
et en informatique à l'université Concordia,
par exemple. La journaliste du quotidien Le Devoir, Valérie
Dufour, a arpenté les couloirs de cette université
montréalaise pour croquer quelques portraits de profs
au féminin. À lire, "Le visage de l'université"
:
http://www.ledevoir.com/public/client-css/news-webview.jsp;jsessionid=3e7e%3A3c1d2abd%3A5e7409544849dbf?newsid=6850
LE
NEZ DANS L'ÉPROUVETTE
Début
décembre, des centaines d'élèves des
classes secondaires de Hull-Ottawa ont suivi des Laboratoires
d'enrichissement à la Faculté des sciences de
l'Université d'Ottawa. Analyse de l'ADN, identification
d'un criminel ou examen des effets indésirables des
herbicides, différentes expériences scientifiques
ont donné la piqûre des sciences aux élèves.
Une occasion aussi de "démystifier l'université",
a rappelé Charles Wolfe, le responsable du projet.
Puis, cadeau de Noël pour tous: l'Université d'Ottawa
offre trois conférences scientifiques durant les Fêtes.
Au programme de cette tradition cinquantenaire: "Flotter
ou couler?", par le professeur en génie chimique
David Maclean le 27 décembre, et "Les jeux dans
nos vies... le rôle de la chance au quotidien"
par André Dabrowski, mathématicien, le 28 décembre.
Et en français, le 29 décembre, "L'ADN
: qu'est-ce que c'est et à quoi ça sert?".
Cette présentation du Dr John Basso offrira un aperçu
des procédures utilisées pour le clonage animal,
la thérapie génique et la production d'organismes
génétiquement modifiés (OGM).
Sur
le site des nouvelles universitaires:
http://www.uottawa.ca/services/markcom/nouvelles/index-f.shtml
LA
SCIENCE À POIS MAUVES
"Viens,
enfile tes baskets, c'est cool la science!". Avez-vous
déjà remarqué les les propos rebondissants
et les graphismes clinquants qu'arbore la publicité
lorsqu'elle s'adresse aux jeunes. Des artifices de communication
qui suscitent parfois des grincements de dents chez les promoteurs
de science. Pourquoi voulons-nous à tout prix enfiler
la science dans "un sarrau fluo à pois mauves"
? À craindre les stéréotypes, nous versons
dans l'excès inverse pense Nadine Davignon, membre
de la Société des musées du Québec.
Elle signe l'éditorial du dernier bulletin du GIS en
muséologie scientifique de la SMQ.
À
lire, "Le Party scientifique": http://www.smq.qc.ca/publicsspec/smq/gis/must/bulletin/index.phtml
LES
BOUCS ÉMISSAIRES
Qu'on
se le dise, nos cousins sont loin de porter leurs institutions
muséales scientifiques - pourtant aussi vénérables
que la Cité des sciences ou le musée des Arts
et Métiers- dans leur coeur. C'est du moins ce que
pense Patrick Blandin, professeur du Muséum national
d'histoire naturelle de France et directeur de la Grande Galerie
de l'évolution. Les difficultés de ces établissements
semblent les transformer en d'idéaux "boucs émissaires
d'un échec culturel qui est global". Alors que
les racines du mal proviendraient plutôt de vieilles
distinctions sur lesquelles sont bâties les politiques.
Ainsi, la France classe ses élèves en scientifiques
et littéraires et sépare la "vraie culture"
-celle des arts et des lettres- de la culture scientifique.
Patrick Blandin s'interroge sur la notion de culture, et sur
le rôle d' "éveilleur de conscience "
que doivent tenir les centres de sciences. À lire,
" La science, culture à défricher"
dans la section "Débats" de Libération
:
http://www.liberation.com/quotidien/debats/011214-110005161REBO.html
ESCAPADE
AUSTRALIENNE
L'Australie,
destination de rêve pour ses richesses naturelles, ethnologiques"
et son "Questacon". Ce Centre national pour la science
et la technologie sera prochainement l'hôte du 3e Congrès
mondial des centres scientifiques. Lieux d'apprentissages
informels des sciences et des technologies, les quelque 1200
musées et centres de science accueillent chaque année
plus de 200 millions de visiteurs. Et ils font face à
de nombreux défis (et questionnements, voir brève
précédente!) pour transmettre des savoirs en
pleine mutation. Ce Congrès mondial des centres scientifiques
se tiendra du 10 au 14 février 2002 à Canberra.
http://www.questacon.edu.au/html/iiiscwc.html
SCIENCE
ET DÉVELOPPEMENT
Un
nouveau site fait ses premiers pas sur internet. Mêlant
science et développement, il poursuit d'une certaine
manière le travail réalisé "à
la mitaine" par le Centre de recherches pour le développement
international (CRDI) avec son bulletin, Explore. Cette fois-ci,
les prestigieuses revues Nature et Science sont de la partie.
SciDev.Net reprend en effet gratuitement des articles issus
des pages de ces deux géants. Il s'agit là d'articles
vulgarisés et non de comptes-rendus de recherches.
Nature et Science ne font en effet pas partie
du lot de ces revues favorables au projet de la "Bibliothèque
publique de la science" (Public Library of Science),
projet qui réclame un archivage gratuit des textes
de recherche, six mois après publication (Science
les rend disponibles 12 mois plus tard, depuis le printemps
dernier). La faible participation des grandes revues avait
d'ailleurs poussé certains chercheurs à les
boycotter (À lire sur le site de l'ASP "Journaux
scientifiques: boycott est commencé", (9 septembre)
: http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2000/cap1009012.html).
SciDev.Net bénéficie néanmoins des conseils
-et de soutiens financiers- d'illustres parrains: le Department
for International Development du Royaume-Uni, la Swedish International
Development Cooperation Agency , le CRDI et la Third World
Academy of Sciences.
Site
SciDev.Net:http://www.scidev.net/
NATURE
FRAGILE
Connaissez-vous
le râle jaune? Ce petit oiseau de marais si discret
et furtif reste un mystère pour de nombreux ornithologues.
On raconte qu'il niche dans les milieux humides de la portion
sud du Québec, le long du fleuve et de la rivière
Saguenay. Cet oiseau figure la liste des espèces susceptibles
d'être vulnérables. Le caribou de Gaspésie,
le béluga du Saint-Laurent, la grenouille des marais
ou encore la buse à épaulette. En tout, neuf
espèces ont été légalement désignées
menacées ou vulnérables tandis que 67autres
espèces, sous-espèces ou populations, figurent
toujours sur une liste secondaire à risque.
La
Société de la faune et des parcs du Québec
développe un site là-dessus.
http://www.fapaq.gouv.qc.ca/fr/etu_rec/esp_mena_vuln/index.htm
MENACES
NATURELLES
Si
vous recherchez des informations sur les feux, insectes et
maladies des arbres au Québec. Le ministère
des ressources naturelles propose le système d'information
FIMAQ. Cet outil de documentation et de recherche permet d'accéder
à des données sur les divers agents perturbateurs
naturels et les activités de protection des forêts
au Québec.
http://www.mrn.gouv.qc.ca/fimaq/
DU
CÔTÉ DES DÉBROUILLARDS
Avec
le lancement de l'édition 2002 du Défi des classes
débrouillardes -destinées aux classes de 5e
et 6e année-, c'est l'occasion de souligner les 20
ans du mouvement québécois Les Débrouillards.
Dans l'antre de Félix Maltais, de nombreuses surprises
se préparent -tout comme dans les clubs de toute la
province- mais pour l'instant, rien ne transpire. Nous mettons
donc le père Noël là-dessus. Des nouvelles
en janvier!
Les
détails du concours sur le site: http://www.lesdebrouillards.qc.ca/
DES
INFOS À GOGO
L'Association
canadienne des rédacteurs scientifiques (CSWA) attend
vos suggestions pour les meilleurs livres canadiens de vulgarisation...
Un poste de rédacteur scientifique est à combler...
L'ACFAS lance son concours de vulgarisation scientifique,
édition 2002... Pour ne rien manquer, n'oubliez pas
de consulter le webabillard de Science Pour Tous:
http://www.sciencepourtous.qc.ca/babillard/index.html
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