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Numéro
61, 16 janvier 2002
EN
BREF
LES
DEVINS COURONNÉS
Toute
la communauté des astrologues et autres devins s'est
mérité le prix Fosse Sceptique 2001 «pour
leur manque de vision quant aux événements du
11 septembre dernier», déclare Alain Bonnier,
le président de l'Association des Sceptiques du Québec.
Au cours de la cérémonie de dimanche dernier
(le 13), les membres de l'association ont également
attribué le prix Sceptique -plus méritant celui-là!-
à la journaliste Chantal Gagnon, pour saluer son article
sur les dangers des produits naturels, publié dans
la revue Protégez-Vous (février 2001).
Par
ailleurs, c'est de bon augure, le fameux concours de prédictions
reprendra cette année. Il sera donc possible de vérifier
sur le site internet si les sceptiques sont de meilleurs devins...
que les devins!
Les
prix Sceptique et Fosse Sceptique:
http://www.sceptiques.qc.ca/PS/psmain.html
TOUS
LES MUSÉES DANS SON SALON
Un
clic, un musée? Le futur portail des musées
québécois, Musée à découvrir,
ouvrira ses portes ce printemps. En effet, la Société
des musées québécois (SMQ) vient de signer
un partenariat avec Télé-Québec. Cette
collaboration permettra aussi à la SMQ de développer
des contenus éducatifs et culturels pour le site de
la chaîne publique, le Carrefour éducation.
Ainsi, ce futur portail rendra accessibles les archives numériques
d'Info-Muse (plus de 180 000 images disponibles). Cette banque
de données informatiques, développée
par la SMQ, engrange depuis plus de cinq ans des informations
et des images provenant des collections des musées
de la province. À ce sujet, on s'intéressera
au récent Rapport d'évaluation du projet
de numérisation des collections muséales québécoises
de la SMQ:
http://www.smq.qc.ca/publicsspec/smq/activites/numerisation/index.phtml
À
consulter également, l'édition de janvier 2002
de la revue Musée (pas en ligne, toutefois),
qui présente des réflexions et analyses de spécialistes
français, belges et québécois sur l'utilisation
des TIC à des fins muséales.
UN
MUSÉE À PIED
C'est
un article de vacances. Un journaliste du New York Times,
Douglas Martin, nous convie à une véritable
promenade muséale à New York, au sein du Musée
américain d'histoire naturelle. «Une véritable
citadelle de la science qui emploie 200 scientifiques et reçoit
annuellement 5 millions de visiteurs, dont 500 000 sont des
élèves accompagnés par leurs professeurs»,
présente le journaliste. Qui combine aussi «la
réflexion à la promenade.» «Strolling
Through a Museum, a Brief Walk Through Time» (inscription
gratuite).
http://www.nytimes.com/2002/01/04/arts/design/04MART.html
QUI
SAIT LE MOINS...
En
matière de science, l'ignorance de nos voisins n'est
plus à démontrer. Mais savez-vous que ce sont
les Américaines les moins averties? Un article de Popular
Science («Who is the weakest link?», édition
de janvier 2002) rapporte une étude réalisée
pour la National Science Foundation par la chercheuse Susan
Carol Losh. Plus de 12 000 Américains ont répondu
à un questionnaire bien simple (un échantillon
des questions: Est-ce que les premiers humains vivaient à
l'époque des dinosaures? Est-ce que le soleil tourne
autour de la terre? Le centre de la terre est-il très
chaud? etc.) et le résultat affiche nettement les
lacunes des femmes... qui s'avèrent bien meilleures
pour différencier les signes astrologiques. Déprimant!
http://www.popsci.com/
(abonnement requis)
LE
LIVRE DE LA CONTROVERSE
Si
son nom ne résonne pas à vos oreilles, c'est
que vous n'êtes pas un mordu d'environnement. Le livre
de Bjorn Lomborg (The Skeptical environnementalist: Measuring
the Real State of the Planet) provoque l'effet d'un véritable
pavé dans la mare chez les écologistes. En effet,
le statisticien néerlandais (http://www.lomborg.com)
avance que les maux de notre planète seraient bien
moindres que ce que rapportent les scientifiques et les organisations
environnementales. Ces dernières, en retour, dénoncent
sa vision utopique. Ce livre est «le portrait d'un illusoire
Pays d'Oz», tranche le journaliste Joe Thornton de la
revue Discover. Et cette polémique prend internet pour
témoin: les opposants à Lomborg viennent de
créer un site (http://www.anti-lomborg.com).
À
lire, «How Green Is Our Valley?» (Discover, janvier
2002)
http://www.discover.com/jan_02/gthere.html?article=featreviews.html
VERTE
MOISSON
C'est
tout vu, les chaînes spécialisées de télé
nourrissent nos penchants pour le loisir, le sport ou la science.
Les téléspectateurs possèdent aujourd'hui
un poste écologiste, «The Green Channel».
En ondes depuis le 18 décembre, ce canal, qui fait
partie du lot de nouvelles chaînes numériques
accessibles au Québec, propose des nouvelles, des documentaires
sur les grands enjeux environnementaux et des émissions
éducatives pour les enfants. Dans la même veine,
mais plus modestement, l'Agence Science-Presse vient de lancer
une revue de presse hebdomadaire de nouvelles vertes, un kiosque
environnement.
À
découvrir, The Green Channel: http://www.thegreenchannel.ca/
Le
kiosque environnement de l'ASP:http://www.sciencepresse.qc.ca/kiosqueenviro.html
LES
DESSOUS DE LA RADIO
La
radio fête 100 ans. C'est pourquoi le Musée des
ondes Émile Berliner s'éprend de vulgarisation
et ouvre largement ses portes au grand public. Au programme,
12 conférences thématiques porteront sur l'évolution
de la radio, de la technologie à l'esthétique.
Les amoureux des transistors et autres T.S.F. réclamaient
depuis longtemps ce genre de rendez-vous, qui démarre
le 16 janvier avec l'historien Jean Bélisle. Le sujet
de cette première conférence : Radio
et design.
Musée
des ondes Emile Berliner
http://www.berliner.montreal.museum
UNE
AGORA
Internet
est un outil merveilleux lorsqu'il permet de partager le savoir.
Voici un nouveau lieu où les ingénieurs et les
scientifiques peuvent partager leurs connaissances avec des
élèves du monde entier. Rencontrer un scientifique,
s'initier à des notions de science ou découvrir
de nouvelles expériences à réaliser en
classe, tels sont les objectifs du site développé
par la Fondation SEED (Schlumberger Excellence in Educational
Development). Sa mission est de faciliter la diffusion des
connaissances vers les écoles de pays en voie de développement.
Plus de 100 000 élèves, dans 64 écoles,
ont été connectés depuis sa création,
en 1998.
Site
de SEED: http://www.slb.com/seed/

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