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Numéro
70, 22 mai 2002
CULTURE,
VOUS AVEZ DIT CULTURE...
«Un
des axes prioritaires qui doivent guider la réforme
scolaire est celui d'initier et d'introduire les élèves
au monde de la culture», rappelle d'abord Abdelkrim
Hasni, professeur en sciences de l'éducation à
l'Université du Québec à Chicoutimi.
Chaque discipline, selon le programme de formation de l'école
québécoise, «est porteuse de culture tant
par son histoire que par les questionnements particuliers
qu'elle suscite». Alors comment transmettre cette fameuse
culture scientifique?
Après
un long détour historique, dans le cadre de la conférence
qu'il présentait au colloque «Enseignement, culture
et formation des maîtres» du congrès de
l'ACFAS, le pédagogue amorce une réponse: «faire
des sciences et techniques une dimension de la culture générale,
c'est opérer des rapprochements entre le monde scientifique,
le monde de l'entreprise, de l'usine et du chantier et de
l'école», relève Abdelkrim Hasni.
Encore
faudrait-il s'entendre sur les savoirs et les compétences
à enseigner. Le chercheur propose trois grandes catégories.
Tout d'abord les «savoirs disciplinaires» qui
englobent les démarches scientifiques, les concepts
et théories, les questionnements pertinents... bref,
le classique enseignement des sciences.
Puis
viennent les «savoirs utiles». Ceux du quotidien
qui regroupent à la fois la capacité de programmer
le magnétoscope et les compétences de l'usager
citoyen qui doit se positionner face à la science et
ses impacts (éthique, sociaux, économique, etc.).
En dernier lieu vient le «savoir sur les savoirs».
Il s'agit là de l'histoire des sciences et des vastes
connaissances sur le développement des technologies,
le travail des scientifiques, le lien entre savoir scientifique
et savoir technologique, etc.
Le
nouveau programme présente trois nouveautés
destinées à ancrer la dimension culturelle dans
l'enseignement de science: l'ajout d'une dimension technologique
aux contenus scientifiques, l'introduction des «domaines
généraux de formation» et l'addition de
repères culturels.
Mais
cet enrichissement ne satisfait pas le conférencier.
«Le peu de place réservée à la
technologie, et à la science au premier cycle, la hiérarchie
du curriculum et le manque de formation des enseignants limiteront
l'application de ces changements», croit Abdelkrim Hasni.
Tout comme la transmission de la culture scientifique
à l'école!
À
lire également, la couverture de la culture scientifique
du Congrès de l'ACFAS sur le site de l'Agence
Science Presse:
Ce
qui se conçoit bien...
Un
millénaire après l'invention du cours magistral,
la question demeure entière: pourquoi communiquer si
c'est pour ennuyer?
http://www.sciencepresse.qc.ca/acfas/acfas0201.html
La
science dans les bras du commerce
Il
est de bon ton de dénoncer les dérives économiques
de la science et notamment, le brevetage des gènes.
Le système de brevets, appliqué aux gènes,
semble en effet abusif. Mais certains chercheurs croient que
le malaise est exagéré...
http://www.sciencepresse.qc.ca/acfas/acfas0208.html
Qui
a peur de la science?
Les
sciences font peur. Les jeunes les fuient, les adultes préfèrent
s'en tenir loin. La situation est devenue critique, à
en croire les artisans de la vulgarisation scientifique.
http://www.sciencepresse.qc.ca/acfas/acfas0212.html

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