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Numéro
79, 23 octobre 2002
LUNCH
DE SCIENCE
Il
possède une façon unique de philosopher et d'interpréter
les résultats. Il en tire tout le jus possible, amène
de nouvelles idées et des pistes innovantes pour résoudre
le problème", s'enthousiasme Pierre Rioux lorsqu'il
raconte les deux visites du biologiste de l'université
de Sherbrooke, Don Thomas. Le professeur chercheur en écophysiologie
animale avait initié les participants des Midis
des sciences naturelles à deux de ses projets,
la capacité métabolique des jeunes mésanges
bleues et la thermorégulation des bovidés. Comme
quoi il faut se méfier de l'apparente aridité
du sujet!
Les
Midis des sciences naturelles se déroulent à
l'Université du Québec à Rimouski (UQAR)
depuis une dizaine d'années. "L'objectif principal
est de faire connaître aux étudiants les résultats
des recherches actuelles dans le domaine des sciences biologiques",
explique le chargé de cours, responsable du laboratoire
du département de biologie, de chimie et des sciences
de la santé. Il coordonne depuis six ans cette rencontre
qui, une dizaine de fois par session, se déroule dans
une simple salle de classe et réunit entre 40 et 80
personnes. Certains conférenciers attirent même
une centaine de curieux, comme ce fut récemment le
cas de Daniel Martineau, le professeur de la faculté
de vétérinaire de l'Université de Montréal
et spécialiste des cétacés. Il était
venu expliquer les causes de mortalités des bélugas:
les mammifères marins s'avèrent un incontournable
pour bien des étudiants de l'UQAR! La conférence
de Cyrille Barrette, biologiste de l'Université Laval,
a connu le même succès... avec la vie extraterrestre!
Il
ne s'agit pas vraiment de vulgarisation, même si les
conférenciers ne doivent pas être avares d'explications.
"Plus de la moitié des étudiants débutent
leur formation, ils ne connaissent pas tout. C'est donc nécessaire
de mettre les connaissances à leur portée",
insiste Pierre Rioux.
Ce
programme vise en premier lieu les étudiants. Il déborde
toutefois en rejoignant souvent des employés de l'université,
du cégep, voire du ministère de la Faune et
de l'Environnement. "Un fonctionnaire qui doit se pencher
sur la protection du cerf de Virginie ou des boisés
sera sans doute intéressé de connaître
les derniers travaux dans le domaine. Sans compter que bon
nombre de chercheurs présentent les dernières
avancées de leur projet de recherche. Ce sont souvent
des choses qu'ils n'ont pas encore publié", relève
Pierre Rioux.
Le
financement de cette activité provient uniquement du
département de biologie, de chimie et des sciences
de la santé. Une récente subvention du ministère
de l'Agriculture, des pêcheries et de l'alimentation
(MAPAQ) permettra la venue de chercheurs français -dont
Guy Claireaux du CREMA-LHoumeau de La Rochelle- afin
d'offrir aux étudiants des conférences sur l'aquaculture.
Un domaine où le Québec souhaite faire sa niche!
En
collaboration avec le Pr Luc Sirois, Pierre Rioux développe
actuellement le projet d'un mini-colloque sur les Innovations
en enseignement des sciences, dans le cadre du congrès
de l'ACFAS -qui se déroulera justement à Rimouski
du 19 au 23 mai- et invite ceux qui veulent y participer à
le contacter au pierre_rioux@uqar.qc.ca
Isabelle
Burgun

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