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Numéro
80, 6 novembre 2002
EN
BREF
PRIVÉ
DE TÉLÉSCIENCE
L'automne
avait pour habitude de ramener Téléscience.
Pas cette année. Lévénement annuel
voué aux documentaires scientifiques à la télévision
sautera une année, passant du giron dHervé
Fischer à celui de lINRS. Ayant manifesté
son intérêt depuis lautomne dernier, lInstitut
a multiplié les rencontres avec le ministère
de la Culture et des Communications. Le directeur de lINRS,
Pierre Lapointe, est même devenu récemment le
nouveau président du conseil dadministration
de lévénement. Le cru 2003 du festival
sera donc encadré, si tout va bien, par un organisme
scientifique majeur (INRS), comme cela se fait en France,
où les Rencontres internationales Image et Science
sont chapeautées par le CNRS. Cette transition
repousse toutefois la fête québécoise
de la science au petit écran à l'an prochain.
Mais elle assurera peut-être une pérennité
à cet événement.
À
lire la couverture de lan dernier de Téléscience :
LES
DÉCODEURS DE SCIENCE
http://www.sciencepourtous.qc.ca/bulletin/2001/57/article4.html
L'HOMME
AUX POUCES VERTS
http://www.sciencepourtous.qc.ca/bulletin/2001/57/article5.html
LE
CINEMA DE LABORATOIRE
http://www.sciencepourtous.qc.ca/bulletin/2001/57/article6.html
LUNE,
FEU ET CIE.
http://www.sciencepourtous.qc.ca/bulletin/2001/57/article8.html
Et
la rencontre avec Jean-Michel Arnold, le délégué
général des Rencontres internationales Image
et Science, le festival du CNRS :
L'EFFEUILLEUR
DE PELLICULES
http://www.sciencepourtous.qc.ca/bulletin/2001/57/article7.html
Le
programme des Rencontres internationales Image et Science
qui se déroulait du 28 septembre au 27 octobre:
http://www.cnrs.fr/imagescience/accueil_GENERAL_fra_ie.htm
VULGARISATEURS
À L'ÉCRAN
Alors
qu'on s'ennuie de Téléscience, deux vulgarisateurs
renommés visitent nos écrans. Hubert Reeves
prenait l'affiche du cinéma ONF avec un documentaire
mêlé d'éléments biographiques et
de propos sur la cosmologie, la bombe nucléaire et
l'écologie. "Hubert Reeves, conteur d'étoiles"
s'avère aussi l'occasion de découvrir le domaine
de Malicorne et le lac Saint-Louis de sa jeunesse.
Et un cimetière. "Là où les hommes
recyclent les poussières d'étoiles que nous
sommes", dit Reeves. Quant à Albert Jacquard,
il était reçu le 23 octobre à l'émission
L'Effet Dussault (Télé-Québec),
où il était question, entre autres choses, de
l'école. À Anne-Marie Dussault qui s'inquiétait
de la performance des filles versus le décrochage des
garçons, il répliquait: "L'important est
que des individus, qu'ils soient filles ou garçons
importe peu, deviennent les médecins, ingénieurs
et professeurs dont nous avons besoin".
"Hubert
Reeves, conteur d'étoiles", par la réalisatrice
Iolande Cadrin-Rossignol:
http://www.onf.ca/hubertreeves/film.html
NEWTON
DANS L'OEIL DE GINGRAS
La
mécanique de l'univers vue par Isaac Newton s'avère
quelque chose de complexe, alors que notre vision des choses
était auparavant intuitive. L'historien des sciences
Yves Gingras s'est penché sur cette "mathématisation
de la physique" et surtout, sur les conséquences
sociales qui en découlent. Son essai vient de décrocher
le prix Ivan Slade 2001 de la British Society for the History
of Science.
http://www.bshs.org.uk/prizes/slade.html
LA
RELÈVE À L'HONNEUR
Le
travail actif de la Chaire Marianne-Mareschal pour la promotion
du génie auprès des filles vient d'être
salué par le Prix Relève 2002 de l'Association
de recherche industrielle du Québec (ADRIQ). On connaît
bien son programme Les filles et les sciences, un duo électrisant,
mais moins ses efforts de marrainage ou son vaste programme
d'aide et excellence, tous deux destinés aux plus grandes,
les étudiantes en génie. Les deux autres finalistes
étaient la "Boîte à science" de Québec
et "Le Saut quantique".
Chaire
Marianne-Mareschal:
http://www.chairemm.polymtl.ca
FINLANDE.NET
Le
Centre des sciences de Montréal accueille une nouvelle
exposition consacrée aux communications. Du cellulaire
à l'Internet, l'exposition "Communication... techno
cool!" permet ainsi de découvrir -en s'amusant-
les difficultés que rencontrent les concepteurs de
ces nouvelles technologies: des écueils physiques lorsqu'il
s'agit de transmettre un message à travers un relief
montagneux, ou technologiques lorsque l'ordinateur doit jongler
avec les diverses langues et leurs subtilités. Aux
côtés de cette nouveauté, le musée
réaménage son exposition permanente. De trois
à deux salles, cette dernière se recentre sur
les modules les plus populaires (soufflerie de lancement des
avions en papier, enregistrement d'une émission de
radio, etc.). Ce qui permet de faire place à une nouvelle
aire pour les 4-7 ans, attendue pour décembre.
Centre
des sciences de Montréal:
http://www.montrealsciencecentre.com
"Communication...
techno cool!" provient du musée finlandais Heureka
:
http://www.heureka.fi/
BOUSCULER
LES NEURONES
Le
programme des Têtes chercheuses s'enrichit d'un nouveau
concours. Destiné à aiguiser la curiosité
des jeunes de 5e et 6e années du primaire et de secondaire
1 à 4, les défis (courts, moyens ou longs) de
Têtes de neurones consistent à construire
un pont en papier journal, un véhicule en bouteille
propulsée par un ballon, une boîte-bolide à
l'élastique ou une tour de guimauves et de spaghettis.
À réaliser en solo ou en classe, il faut s'inscrire
avant le 28 novembre. Ce concours, initié par Merck
Frosst Canada en collaboration avec le Conseil de développement
du loisir scientifique, se détaille sur le nouveau
site des Têtes chercheuses:
http://www.teteschercheuses.ca
L'ODYSSÉE
DE L'ESPÈCE
Après
l'environnement, le Bar des sciences de la revue Québec
Science regarde par-dessus l'épaule pour observer le
printemps des peuples. Des Homo habilis et autres Homo erectus
à la percée des Homo sapiens, les fossiles se
mettront à table. Ce nouveau rendez-vous a la bonne
idée de profiter de la présence en terre québécoise
du paléontologue français Pascal Picq (qui sera
en fin de semaine le conférencier d'honneur de l'événement
Science et Société organisé par l'ACFAS).
Toujours animé par Yanick Villedieu, des Années-Lumière,
ce débat comptera aussi sur la présence de l'archéologue
et paléontologue de l'UQAM, Serge Lebel. "Le singe,
cet homme" aura lieu le mardi 12 novembre au Barouf (4171
St-Denis, à Montréal) à compter de 17h30.
Devant l'affluence du précédent, il est nécessaire
de réserver sa place auprès de Nicole Lévesque
au (514) 843-6888.
ART
DE L'ESPACE
Une
galaxie évanescente, le visage d'un astronaute, un
tableau chamarré d'étoiles; voilà un
aperçu des oeuvres de Copernica, une collection de
toiles d'artistes consacrées à l'espace. C'est
le dernier projet du Nasa Art Program qui se découvre
sur Internet. On peut y admirer les oeuvres d'artistes connus
: Robert Rauschenberg, Annie Leibovitz, Andy Warhol, Jamie
Wyeth et bien d'autres. Certaines se retrouvent dans les musées
de science américains, d'autres sont visibles uniquement
en ligne. Lancé en 1962, le Nasa Art Program rassemble
actuellement des productions de plus de 200 artistes.
Le
site de Copernica:
http://www.hq.nasa.gov/copernica/index.html
UNE
PLUIE D'ÉVÉNEMENTS
Pour tout connaître des événements
qui feront la culture scientifique pendant les mois à
venir, plongez dans le calendrier
de Science Pour Tous. À laide de rubriques (congrès,
ateliers de formation, expositions), ce nouvel outil vient
compléter le webabillard (http://www.sciencepourtous.qc.ca/babillard/index.html),
le véritable service de petites annonces gratuites
de la culture scientifique. Pour safficher dans le calendrier,
on contacte : sciencepourtous@sympatico.ca
Ce
numéro a été réalisé par
la journaliste Isabelle Burgun

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