Le Bulletin de la Toile scientifique
Archives des bulletins 2003
Archives des bulletins 2002
Archives des bulletins 2001
Archives des bulletins 2000
Archives des bulletins 1999

 


 

 

Numéro 101, 1er octobre 2003

UN ZESTE DE CULTURE SCIENTIFIQUE

Sortez l’archéologue, l’entomologiste ou le biologiste qui est en vous le temps d'une fin de semaine... C'était -entre autres choses- l'invitation que lançaient à tous les Journées de la culture.

Par exemple, une centaine de jeunes de 16-24 ans étaient conviés, les 27 et 28 septembre, à participer à un inventaire archéologique. Sous la houlette de l'archéologue Richard Fiset, et par cohortes de 12, les jeunes étaient donc invités à fouiller, dans les règles de l’art, un vaste terrain agricole du Domaine de Philippe-Aubert-de-Gaspé.

" C'est assez rare de permettre aux gens de mettre la main à la pâte. Nous avons fait appel aux cadets et aux scouts. Il s’agit d’un vrai chantier de fouilles destiné à trouver des vestiges de l’occupation française ou des traces amérindiennes", précise Gaétan Nadeau, le président de la Corporation Philippe-Aubert-de-Gaspé. Cette société caresse le projet de reconstruire le manoir ancestral du premier écrivain québécois: né à Saint-Jean-Port-Joli, Philippe-Aubert-de-Gaspé est connu comme le "peintre des moeurs ancestrales" avec son ouvrage Les Anciens Canadiens (1862).

Pendant ce temps, à Cap-Rouge, en banlieue de Québec, la Maison Léon-Provancher ouvrait ses portes pour faire découvrir le grand naturaliste canadien. Léon Provancher (1820-1892) consacra 25 années de sa vie à l'entomologie et identifia près de 1000 espèces alors inconnues. " Léon Provancher était un simple curé de campagne qui s'est formé lui-même. Voyageant au Moyen-Orient et ailleurs, il est devenu un entomologiste de renommée internationale", souligne Raymond Gervais, le président de la corporation de la Maison Léon-Provancher.

Les collections de Léon-Provancher rassemblent des insectes (25 000 spécimens), des mollusques (20 000), un herbier (900 planches), etc. présentés dans un cadre d'époque. "Nous avons essayé de recréer l'ambiance de son époque avec des objets datant des années 1850. Ce ne sont pas les siens, mais l'esprit y est", selon Raymond Gervais. La maison connaît déjà un beau succès. Plus de 600 groupes scolaires la visitent chaque année.

Autre lieu, autre personnage du passé: la Société historique de Charlesbourg proposait pendant les Journées de la culture une exposition sur J.-O Vandal. Cet agronome québécois et professeur de génétique à la Faculté des sciences de l'Université Laval s'était attelé à l'élaboration de cépages résistants au froid. Il est décédé en 1994 à l'âge de 87 ans. "Ce grand chercheur a passé 40 ans de sa vie à Charlesbourg. C'est lui qui a développé le Vignoble Bourg-Royal. C'est en association avec eux que l'on a monté l'exposition pour mieux le faire connaître au grand public", avance Ruth Giroux-Allaire. Lancée samedi dernier, l'exposition présente jusqu'au 2 novembre les travaux de recherche et l'oeuvre de J.-O Vandal.

Étaient également au programme, un circuit pédestre urbain à Québec avec la botaniste Suzanne Hardy, les ateliers scientifiques de la Boîte à science, les conférences du musée minéralogique et minier de Thetford Mines, une présentation des oiseaux migrateurs au Musée de Kamouraska, le secret des butineuses au Musée de l'Abeille ou encore la découverte du Land art au Cégep La Pocatière. Plus largement, les journées de la Culture rassemblaient près de 400 activités de toutes sortes, 80 circuits guidés, 1050 visites et démonstrations et 96 forums et causeries. L'an dernier, 225 000 personnes y avaient participé.

 

Pour voir ce que vous avez manqué des Journées de la culture: http://www.journeesdelaculture.qc.ca