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Numéro
101, 1er octobre 2003
OU
SYNTONISER LA SCIENCE?
Il
faut savoir où et quand ouvrir les oreilles pour capter
de la science à la radio. Inutile de la chercher sur
les commerciales Cité Rock Détente ou Énergie,
il n'y a guère que Radio-Canada et CBC qui réservent
une petite place à l'actualité scientifique
sous forme de magazine. La première met en ondes Les
Années Lumière (le dimanche de midi à
14 heures) animée par Yanick Villedieu et réalisée
par Dominique Lapointe, tandis que CBC présente Quirks
and Quarks (samedi à 12h06 ) avec son animateur
vedette Bob McDonald.
"C'est
un peu paradoxal, alors que les sciences prennent de plus
en plus une grande place dans notre quotidien, on ne retrouve
pas beaucoup de science à la radio. Radio-Canada fait
un peu figure d'exception. Et même là, ce n'est
pas facile de "faire" l'actualité et de déboucher
à l'antenne", convient Dominique Lapointe.
Mais
à l'heure où il semble si facile de communiquer
par la voie d'illustrations, de films ou de multimédia,
pourquoi vouloir faire de la science à la radio? "Il
y a peu de choses que l'on ne puisse pas raconter à
la radio. C'est fascinant de pouvoir faire vivre des images
dans la tête des gens. Des images non imposées
et qui rendent l'information plus accessible. Les images des
galaxies, de la taille de l'univers, de son expansion, s'imaginent
mieux que ce que peut nous montrer la télé",
explique le réalisateur des Années Lumière.
Reste
qu'à côté de cette locomotive -et à
part quelques initiatives telles les capsules Info-Science
(Radio-Canada) de Joane Arcand et quelques documentaires-
c'est plutôt du côté de la radio universitaire
et communautaire qu'on doit aller pour trouver de la science.
On
connaît déjà Futur simple sur les
ondes de CKRL (89,1 FM) à Québec. Initiée
par Marianne Kugler, du département de communication
de l'Université Laval, elle affiche la plus grande
longévité et a vu passer à son micro
de nombreux jeunes communicateurs scientifiques, telles Carolyne
Perron ou Anouk Gingras (http://www2.globetrotter.net/futursimple/).
Il
y a également sur les ondes de la radio communautaire
de l'Estrie CFLX (95,5 FM), Eppur', si muove (http://www.sciencepourtous.qc.ca/bulletin/2003/92/bref.html#8),
réalisée et animée par Eric Lachance
et Sylvain Gagnon (http://www.cflx.qc.ca).
À
Montréal, la station CISM de l'université de
Montréal compte depuis septembre deux émissions
de science: Infini Décimal et une petite nouvelle,
Sur les épaules du néant. (voir
article précédent). Rien cette année
à la station de l'Université McGill, l'anglophone
CKUT; il y a bien un magazine consacré à la
sexualité... mais il n'est pas tout à fait scientifique
! Du côté de l'UQAM, la nouvelle radio sur le
campus et l'internet, CHOQ FM (http://web.choq.fm)
n'en propose pas non plus. Son alliance désirée
avec la station CIBL pourrait peut-être en saupoudrer
un peu car cette station communautaire -qui diffusait autrefois
le magazine scientifique "Planète B"- diffuse depuis
cet automne une chronique de l'Agence Science-Presse le mercredi
-entre 7 et 8 heures- et un bulletin hebdomadaire sur l'astronomie
produit par le Planétarium de Montréal.
Des
initiatives à saluer car sur les radios communautaires,
comme sur les ondes commerciales, les émissions scientifiques
s'avèrent des oiseaux rares et reposent toujours sur
la bonne volonté d'une petite poignée de passionnés.
Elles prennent l'allure de comètes dans une programmation
constellée de musique.
À
écouter sur les ondes de CISM, le 89,3 FM , Infini
décimal et Sur les épaules du néant
(et en real audio):
http://www.cismfm.qc.ca
Et
aussi, Quirks and Quarks sur CBC:
http://www.radio.cbc.ca/programs/quirks/
Aussi,
Les Années Lumière sur Radio-Canada:
http://radio-canada.ca/radio/lumiere/
Et
une découverte, l'émission Techno-science
sur les ondes de la radio de la communauté haïtienne
de New York, Radio Lakay internationale, réalisée
par Jean-Junior Joseph:
http://www.radiolakay.com/ts.htm

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