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Numéro
85, 29 janvier 2003
DU
PAIN ET DES JEUX
Cest
Yvon Fortin qui va être heureux. Le professeur de physique
au collégial et responsable scientifique du Centre
de démonstration en sciences physiques a fait des émules
avec ses montages. Ainsi, une centaine détudiants
ont relevé leurs manches lors de La cascade scientifique,
lune des neuf épreuves des Jeux de sciences universitaires
du Canada. Un marathon de compétitions qui se tenait
à luniversité Laval du 8 au 12 janvier.
"Cest
un mélange de compétition et de fraternité:
la cascade avait pour objectif de brandir le drapeau de son
université ", pour Bernard Déry, le
président des Jeux.
Avec
comme thème "Le tout est souvent plus fort que
la somme des parties ", la machine que devaient
produire les étudiants devait remplir cinq conditions :
un module mécanique, une distillation, une réaction
en chaîne, une production doxygène (ou
de Co2) et un module informatique. En dautres mots,
les étudiants devaient réunir des compétences
en physique, chimie, mathématique/informatique et biologie.
Cette
cinquième édition et la seconde seulement
qui réunit francophones et anglophones- sest
étoffée de six épreuves, doublant dautant
sa durée. "Nous avons voulu donner plus denvergure
à lévénement. Nous sommes passés
dune journée et demi à trois jours avec
des activités sportives, culturelles et des débats
et toujours une compétition technique, un questionnaire
de connaissances mais deux rallyes", dit Bernard Déry.
Lui-même étudiant à la maîtrise
en photonique de luniversité Laval, il avoue
que lorganisation des Jeux lui a laissé bien
peu de temps pour suivre lensemble des épreuves.
Lactualité
scientifique avait aussi sa place. Des débats oratoires
ont permis aux différentes équipes de saffronter
autour du clonage thérapeutique ou de ladoption
chez les parents homosexuels.
Les
Jeux de sciences universitaires du Canada rassemblaient cette
année 16 équipes de sept universités
du Québec et de lOntario. Absents québécois,
les étudiants de l'Université Concordia, à
cause dune période dexamen, lUniversité
du Québec à Trois-Rivières et lUQAM,
qui ont déclaré forfait devant la préparation
nécessaire: lépreuve de la cascade ne
laissait pas de place à limprovisation.
Ces
jeux savèrent également un peu lointains
pour les équipes de louest du Canada. Une situation
qui changera peut-être avec la tenue des prochains Jeux
à luniversité dOttawa.
Conférences
ou rencontres biannuelles, toutes les avenues restent encore
à explorer. En attendant, les organisateurs ne perdent
pas le sens des réalités: lorganisme des
Jeux de sciences universitaires du Canada sest incorporé
en juin 2002, explique Bernard Déry. "Cest
pour protéger les intérêts de nos commanditaires.
Cela nous permet démettre des reçus dimpôts".
Le
site des Jeux de sciences universitaires du Canada:
http://www.fsg.ulaval.ca/jds/
À
lire aussi "Allez hop cascade! ", par Jean
Hamann pour le Fil des événements :
http://www.ulaval.ca/scom/Au.fil.des.evenements/2003/01.16/jeux.html
Isabelle
Burgun

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