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Numéro
90, 9 avril 2003 EN
BREF ÉCOLE
ACTIVE Pierre blanche de l'éducation québécoise, le rapport Parent a laissé
de profondes traces. Récemment, l'Uqam le soulignait par un colloque sur les 40
ans de cette publication: l'occasion de jeter un coup d'oeil par-dessus l'épaule
pour mesurer le chemin parcouru. Cette initiative, qui se déroulait du 31 mars
au 4 avril, a donné l'idée à la journaliste Marie Allard (La Presse, le 2 avril)
de rapporter des exemples d'innovations pédagogiques appartenant à cette fameuse
"école active" préconisée par le rapport. Le hasard existe-t-il? C'est sur le
site de L'Agora de Pythagore (http://euler.cyberscol.qc.ca/pythagore
) que l'on trouve la réponse. Le site est animé par des élèves de 5e année du
primaire de l'école La Source de Laval. Tandis que les élèves de l'école Saint-Jean
de Wickham découvrent Darwin (Le monde de Darwin: http://darwin.cyberscol.qc.ca
) et surtout une couleuvre au ventre rouge...
Les
40 ans du rapport Parent: http://www.unites.uqam.ca/rparent/description.htm
SCIENCE
DOMESTIQUE
Raynald Pépin était tout sourire alors qu'il suivait Louis,
Nicolas et Julien. Il guettait les réactions de ces trois
enfants qui évoluaient au milieu de la nouvelle exposition
temporaire du Centre des sciences de Montréal. C'est que cette
exposition, " La maison éclatée " s'inspire de son livre,
" Au nom des apparences " (Éditions Multimondes). Des portes
à ouvrir, des boutons à pousser, une valise à porter... et
surtout une bascule à étrenner: l'item qui a le plus grand
succès. Pas d'ordinateurs dans cette maison à l'allure de
cartoon, il faut explorer avec les yeux, les oreilles et les
mains. L'aide des adultes s'avère plus que nécessaire pour
lire -et expliquer- les nombreux textes qui se dissimulent
sous les objets (miroir, steak ou gazon fleuri).
À
visiter " La maison éclatée " à partir du 5 avril au Centre des sciences de Montréal
: http://www.centredessciencesdemontreal.com/
TOURISME
COSMIQUE Une balade au sein des galaxies pour la fin de semaine? Inauguré
l'été dernier par le parc national du Mont-Mégantic et l'ASTROLab, le film Rythmes
cosmiques aborde l'architecture de l'univers depuis ses balbutiements, il y a
15 milliards d'années. Cette production s'est méritée, le 19 mars, le grand prix
du tourisme des Cantons-de-l'Est (catégorie 100 000 visiteurs et moins). Elle
a été inaugurée l'été dernier par le parc national du Mont-Mégantic et l'ASTROLab,
un établissement qui célèbre cette année ses 25 ans en lançant un concours destiné
aux jeunes. Le trophée? Une nuit dans les étoiles...
Parc
national du Mont-Mégantic http://www.astrolab.qc.ca/Accueil_frame.htm
Gary
Lawrence, dans Le Devoir du samedi 13 juillet 2002: http://www.ledevoir.com/2002/07/13/5188.html
QUAND
L'ART RENCONTRE LA SCIENCE Le projet n'est encore qu'au stade des discussions.
Les facultés d'Arts et de Sciences de l'Université McGill caressent pourtant une
idée qui peut paraître farfelue: lancer un bac en science et en arts. "Ce que
nous essayons de faire, c'est de puiser dans les riches ressources des deux facultés
pour le bénéfice des deux domaines de recherche et d'enseignement", soutient le
doyen de la faculté des Arts, Carman Miller. Il maintient que les programmes actuels,
"nous les avons structurés en pensant que l'esprit humain n'est pas capable d'avoir
un intérêt académique pour les deux disciplines... Nous forçons les gens à choisir
entre les deux." Un choix -cruel?- qui pourrait disparaître prochainement.. .
À lire, "Science-Arts degree planned" par Matt Mundy dans l'édition du 27 mars
du McGill Daily: http://www.mcgilldaily.com/view.php?aid=1460
IRRÉPRESSIBLE
MAGNÉTISME Inspirant et fascinant, l'électromagnétisme s'annonce comme
l'idéal lieu de rencontre entre artistes et scientifiques. Le TESLABtec et le
Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM) organisent un colloque qui
permettra de connaître cette mutuelle attirance entre art et science: arts médiatiques,
parure électromagnétique, etc. L'occasion de découvrir le travail de Marie-Jeanne
Musiol autour du son et du virtuel. (http://www.unites.uqam.ca/tlab/colloque/avril03_musiol.html
) et de feuilleter les nouveaux ouvrages de Stephen Wilson, Information Arts (MIT
Press, 2002), de Louise Poissant, Interfaces et sensorialités (Presses de l'Université
du Québec, 2003) et d'Hervé Fisher, Les défis du cybermonde (Presses de l'Université
Laval, 2003). Le
colloque Electre et Magnete: les relations ondulatoires de l'art avec l'électromagnétisme,
du 11 au 13 avril 2003 (gratuit) sur le site web du TESLAB: http://www.unites.uqam.ca/teslab
LA
DÉMARCHE SCIENTIFIQUE La démarche scientifique permet à l'homme
de mieux comprendre le monde qui l'entoure. Elle reste mal connue. Il est souvent
vrai que les cours de science privilégient les résultats à la mise à nu de cette
démarche. Daniel Fortier, professeur de physique au collège Lionel-Groulx, expliquera
donc les dessous de la démarche scientifique lors de la prochaine conférence des
Sceptiques du Québec. L'association vient de changer sa devise, adoptant désormais
: "Le dur chemin de la vérité passe par le doute", un slogan proposé par Cyrille
Barette. "Entre l'humain et la réalité: Comment distinguer le vrai du faux" à
19 heures au Centre St-Pierre de Montréal, ce dimanche 13 avril: http://www.sceptiques.qc.ca/
NOS
VOISINS, PRÉFÉRÉS DES MÉDIAS? Le journaliste
scientifique Tom Spears en a gros sur le coeur. Dans une chronique, il encense
les scientifiques des États-Unis pour leur rapidité à répondre aux appels, leur
franc-parler et leur disponibilité. Trouvant nos compatriotes plus circonspects
et difficiles à rejoindre, il rapporte même une réponse -sa préférée- donnée par
l'étudiant d'un professeur qu'il cherchait à rejoindre: "Voilà son numéro de
téléphone. Il ne vous répondra pas!" Le journaliste y va de quelques conseils
pour les chercheurs canadiens: répondre au téléphone, parler de manière accessible,
ne pas se surprendre de la familiarité journalistique et surtout... s'attendre
au mieux plutôt qu'au pire du résultat de l'entrevue! À lire, "When Media Have
Questions, The Answers Are "Made in the U.S.A.", parTom Spears, journaliste scientifique
de l'Ottawa Citizen: http://www.ccaecanada.org/ensembleSpears.htm
QUAND
L'INFORMATION RECULE Alors que tous les yeux sont rivés sur la guerre
en Irak, il est sain de s'interroger sur l'information qui nous est livrée. En
temps de guerre et de catastrophe (Columbia, par exemple), tout comme pour des
sujets plus légers, le rôle du journaliste scientifique reste primordial, affirme
Peter McMahon, réalisateur à Discovery Channel et animateur du McMahon Overboard! (voir
: www.exn.ca/mcmahon ).
Il ne
s'agit aucunement de voir ce journaliste comme un membre d'une élite combattant
l'ignorance -ce que McMahon qualifie de vision romantique- mais d'offrir, en bon
"gardien" des informations scientifiques, un regard simplifié et engagé sur le
déconcertant univers scientifique. Et le journaliste juge à ce titre les premiers
mois de l'année 2003 (riches en événements: fausse histoire de clonage, Columbia,
etc.) comme un recul. À lire, "When science takes a step backward…" par Peter
McMahon dans le dernier bulletin de Canadian Science Writers' Association, le
"Science Link" de mars:
http://www.sciencewriters.ca/?GetTemplate=sciencelink
DES
SITES ET DES FEMMES À la recherche de biographie sur les femmes scientifiques,
d'un article sur l'accessibilité des sciences ou des coordonnées de l'association
des mathématiciennes? Le site du Center for Women and Information Technology
deviendra vite une ressource indispensable. Établi depuis 1998 à l'université
du Maryland (Baltimore, États-Unis), ce centre veut encourager les filles à étudier
l'informatique et les sciences connexes en mettant à leur disposition des ressources,
en plus de donner des outils au plus grand nombre de femmes pour que les technologies
de l'information leur soient plus familières. Sûrement l'une des meilleure ressources
-en anglais- sur les femmes et les technologies. À visiter "Women-Related
Web Sites in Science/Technologie": http://research.umbc.edu/~korenman/wmst/links_sci.html
LES
DESSOUS DU VER Vous le connaissez bien, ce petit animal allongé, au corps
cylindrique et mou. Dépourvu de pattes, et bien connu sous le nom vulgaire de
ver, le Caenorhabditis elegans affiche toutes ses coutures sur le web. Autour
de la planète, des centaines de scientifiques ont exploré les mystères de sa biologie
et de son génome. Plusieurs dizaine d'articles scientifiques lui ont été consacrés.
Le Wormatlas s'annonce aujourd'hui comme la bible du ver: anatomie, identification
cellulaire, glossaires, articles et ressources. Sérieuse et documentée, cette
base de données sur l'anatomie et le comportement du C. elegans comprend de nombreuses
illustrations. Celles-ci s'avèrent souvent saisissantes et rivalisent avec les
plus belles scènes du film de David Lynch, Dune. De quoi se tortiller de plaisir
! Le Wormatlas: http://www.wormatlas.org/index.ht

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