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Numéro
93, 28 mai 2003 EN
BREF L'ERREUR
BORÉALE: CHRONOLOGIE D'UN ÉVÉNEMENT LErreur
boréale connaît de nouvelles suites. Après 1800 reportages et 300 diffusions publiques,
cest au tour dun chercheur en communication de sintéresser au
succès du film. « Cest un
véritable événement communicationnel », pense le Pr Alain Laramée de la Téluq.
Auteur dune présentation dans le colloque de lACFAS sur les Effets
sociaux des médias, le chercheur sest penché sur ce beau « cas »
dans un domaine qui en connaît bien peu. « Les documentaires plus récents
sur leau ou la production porcine nont pas créé dévénement ».
Quest-ce qui explique alors le rayonnement social et lagitation politique
autour de ce documentaire-ci? Amoureux de la forêt et fan du chanteur Richard
Desjardins (co-auteur du film), Alain Laramée avance que L'Erreur boréale se distingue
par sa construction : rôle du paysage, style, personnalisation, identification,
intimité du ton, réciprocité entre le visuel et le commentaire, etc. Au-delà de
la problématique et de limportance de son porte-parole, le documentaire
devient un « produit culturel ». Une source de plaisir. Le
site de L'Erreur Boréale: http://www.cinemalibre.com/erreurb/ UNE
FORÊT D'ALGUES Heureux
ceux qui ont grandis sur les rives océanes et connaissent les forêts d'algues
et les trésors de la mer. Crabes, oursins et autres mollusques restent les plus
familiers -surtout des gourmands- alors que plus de 60 espèces d'algues vertes,
rouges et brunes ondulent dans le ventre de la marée. Lancé dans le cadre de l'ACFAS,
un guide d'identification se penche sur ces dernières (alarie, laminaire, thalle,
lame ou encore diatomée) ainsi que sur près de 80 espèces animales des rivages.
Cet ouvrage, Algues
et faune du littoral du Saint-Laurent maritime (UQAR et Pêches et Océans Canada, 2003) résulte d'une cueillette
patiente du Pr Robert Chabot - biologiste à l'ISMER- et de la biologiste Anne Rossignol (auteure
du livre L'estuaire maritime et le golfe
du Saint-Laurent: Carnet d'océanographie). C'est là que l'on apprendra que
36 espèces d'éponges vivent dans le Saint-Laurent maritime. Merveilleux filtres
d'eau de mer, ces animaux possèdent une anatomie simple -et sans organes- constituée
de cellules travaillant de manière indépendante. La plus connue, celle qui forme
une croûte verdâtre ou orangée sur les pierres, se nomme de manière imagée "éponge
en croûte de pain". À
consulter, Algues et faune du littoral du
Saint-Laurent maritime (UQAR et Pêches et Océans Canada, 2003): http://www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/ UNE
MER D'ARBRES Il
se développe discrètement, grandit et se ramifie essentiellement sur internet.
Si le Dictionnaire mondial des arbres se rencontre
au détour du site de l'UQAR, il est d'abord implanté au coeur de l'Université
Laval. Sous la gouverne de Miroslav M. Grandtner du département des sciences
du bois et de la forêt, coordonnateur du projet, et de Pierre Laplante, responsable
du site web, se trouve une une équipe de plus de 100 collaborateurs sur les cinq
continents. Lancé en 1998, le site comprend actuellement les arbres de lAmérique
du Nord, de A à Z. C'est la première de cinq parties qui viseront à rassembler
les renseignements sur la diversité mondiale des arbres (noms, distribution, écologie,
usages et dangers dextinction). http://www.wdt.qc.ca/wdt.home.pagef À
BORD DU CORIOLIS Avec
ses belles mensurations (50 mètres de long, 46 mètres de large, son tirant d'eau
de 5,20 mètres) et ses équipements de pointe ( 2 radars, GPS, station de communication
par satellite, etc.), le nouveau bateau de recherche interuniversitaire Coriolis
II a ouvert ses ponts aux visiteurs de l'ACFAS. Inauguré au mois d'octobre, ce
navire voué à la recherche a déjà réalisé différentes missions dans l'estuaire
et le golfe du Saint-Laurent. Propriété d'un consortium d'universités québécoises
(Université Laval, l'UQAR, l'UQAM et McGill), il avait auparavant connu des aventures
bien moins scientifiques: il échappé de peu à la convoitise de pirates lors de
son retour des eaux chaudes du golfe du Mexique. «Nous avons eu bien peur», confirme
le capitaine Robert Noël. Institut
des sciences de la mer à Rimouski: http://www.uqar.qc.ca/ismer/ À
lire "Science on the High Seas par Rachel Mendleson pour The McGill Daily
: http://www.mcgilldaily.com/view.php?aid=918 À
lire, "École flottante" sur le site de l'Agence Science Presse: http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/quebec/capque1002d.html À
lire, "Baptême du Coriolis II" par Jean Hamann, dans Au fil des événements
du 17 octobre 2002: http://www.ulaval.ca/scom/Au.fil.des.evenements/2002/10.17/coriolis.html MÉMOIRE
RÉGIONALE Archivé
sur le site internet de l'UQAR, l'Atlas du Bas Saint-Laurent réunit une mine d'informations
sur les systèmes biophysiques (géologie, relief, climat, végétations, etc.), les
systèmes humains et sociaux (acteurs, contextes socio-économiques et politiques)
et l'actualité. Il nourrit les acteurs régionaux sur une foule d'informations,
de la culture à l'aménagement du territoire. Sous la gouverne du Pr Pierre Bruneau
du département de géographie de l'UQAR, cet atlas se veut également un outil de
promotion régionale -et touristique- et didactique. Gratuit et accessible, l'atlas
est en quelque sorte un «bulletin de paroisse» électronique du Bas Saint-Laurent. http://atlasbsl.uqar.qc.ca/ À visiter également, la dernière édition du bulletin de l'Observatoire du
Saint-Laurent (OSL): http://www.osl.gc.ca/fr/pdf/Observatoire/observatoire-ete-2003.pdf RÉSEAUTAGE
AUTOUR DE L'EAU Pour
éveiller la conscience des jeunes à la qualité de l'eau -et par ;les jeunes, la
conscience des communautés- le Centre de recherche pour le développement international
(CRDI) a démarré en 1998 le projet Aquatox 2000. Essentiellement, il s'agissait
de distribuer une trousse de tests chimiques à des écoliers de neuf à 14 ans dans
30 pays. Les jeunes communiquaient leurs résultats par le biais d'internet. Valérie
Cousinard, étudiante à la maîtrise en communication de l'UQAM, a constaté que
le projet était souvent peu adapté à la réalité des destinataires: différents
contextes de travail et de vie des enseignants, équipements informatiques inégaux,
réticences face à l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et
plus largement vis-à-vis des sciences. «Les professeurs des pays en voie de développement
sont ceux qui ont le mieux répondu à l'expérience mais qui ont éprouvé le plus
de difficultés à diffuser leurs résultats sur internet» souligne Valérie. Les
enseignants des pays nantis, bombardés de matériels pédagogiques, étaient bien
moins soucieux de connaître la qualité de leur environnement...
Aquatox
2000: http://www.idrc.ca/aquatox/fr/home_f.html L'ACFAS
DANS LES MÉDIAS Lancée
par une chronique de Pierre Bourgault -"Nos savants" dans le Journal
de Montréal (et de Québec) du 19 mai- le congrès de l'Acfas a fait bien des gros
titres la semaine dernière. Même si Rimouski a visiblement attiré moins de journalistes
-surtout du côté des électroniques- les principaux quotidiens étaient présents
(Le Devoir, La Presse, le Journal de Montréal et Le Soleil) ainsi que les immanquables
Agence Science-Presse et Québec Science. Fidèle également au poste, l'équipe des
Années lumière de Radio-Canada, a enregistré
sur place une émission radiophonique d'inspiration maritime car une large portion
se consacrait aux sciences de la mer (morues, aquaculture, etc.) avec comme invité
Serge Demers, le directeur de l'ISMER. Une émission dominicale peut-être un peu
éclipsée par le Festival de Cannes, comme le dit Pierre Bourgault:
"Peut-être est-il venu le temps où nous célébrerons nos stars scientifiques
comme nous célébrons nos stars du cinéma ou de la musique. je vous jure qu'on
aurait alors de grosses surprises". À
écouter, l'émission du 25 mai des Années
lumière sur le site de Radio-Canada: http://radio-canada.ca/radio/lumiere/ À
lire aussi la couverture de l'ACFAS par Le
Devoir: http://www.ledevoir.com/dossiers/248/index.html La Presse: http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/ Québec-Science: http://www.cybersciences.com/ L'Agence Science Presse: http://www.sciencepresse.qc.ca/quebec.html ARROSEURS
ARROSÉS Les
journalistes scientifiques par le titre alléchés -Face
à la découverte: le rôle des journalistes ?- se sont retrouvés bien
surpris d'être bombardés à leur tour de questions. Cette invitation s'inscrivait
dans le cadre d'une recherche que la Chaire de journalisme scientifique Bell Globemedia
poursuit sur «les rôles des journalistes, des spécialistes et des médecins de
première ligne face aux percées scientifiques». Dûment enregistré, le débat était
animé par la Dre Marie-Dominique Beaulieu, de l'Université de Montréal, la professeure
en information et communication Marianne Kugler (Université Laval) et le chercheur
en éthique et morale Guy Jobin. Financée par les Instituts de recherche en santé
du Canada, cette étude s'intéresse particulièrement à l'assimilation de la recherche
en santé et sa diffusion par les différents acteurs. Chaire
de journalisme scientifique Bell Globemedia: http://www.com.ulaval.ca/cjs/default.html DANSEREAU
À L'HONNEUR À
91 ans, l'écologiste Pierre Dansereau insiste encore sur la joie de connaître.
De se connaître tout d'abord. «Qu'est-ce que les étudiants viennent chercher à
l'université? Pas seulement ce qu'il y a dans les livres, dans les bibliothèques
et désormais sur internet. Les étudiants viennent à l'université pour découvrir
leurs talents, tous leurs talents.» Celui qui a reçu un doctorat honorifique de
l'UQAR en novembre 2002 et qui est entré -en novembre 2001- au Panthéon de la
science et de l'ingénierie canadienne, pense que notre système d'éducation souffre
de «paléophobie». «Etre de son temps, qu'est-ce que ça veut dire? Pour moi, c'est
une certaine prise sur le réel. Mais il faut savoir puiser dans le trésor commun
[...] Le trésor commun n'est pas seulement contemporain; il gît loin dans le passé
: dans l'architecture, l'économie, la religion. Etre de son temps, ça veut dire
aussi se servir du passé pour construire l'avenir.» À
lire «J'ai étreint beaucoup, beaucoup d'arbres», l'allocution de
Pierre Dansereau dans Le lien,
le journal de l'association des diplômés de l'UQAR, numéro de l'hiver 2003: http://www3.uqar.qc.ca/aduqar/index.htm À
lire également "Étonnez-moi!", par Paule Lebrun pour le magazine Réseau,
numéro Printemps 2003: http://www.uquebec.ca/bap/bap/mag_reseau/mag2003_04/index.html Ce
numéro a été réalisé par Isabelle Burgun. Collaboration
: Carolyne Perron

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