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Numéro
139, 26 octobre 2005
Quand
on ne sait rien,
on peut tout de même trouver des choses,
avec de l’imagination.
- Boris Vian
SOMMAIRE
· Mise à jour
· Un avant-goût du Colloque
· (Imagine)
· Prix de l’Acfas 2005
· La tête dans les étoiles…
· La drôle de science des IgNobels
· Pour les 400 ans de Québec
· Mars s’oppose!
· À Découverte cette semaine
Mise
à jour de la base de données
Science pour tous procède à une importante mise à
jour de sa base de données. Il est donc possible que vous
ayez été, par mégarde, réinscrit dans
la liste d’envoi de La Toile scientifique. Si tel
est le cas, prière de nous en aviser. Nous effectuerons les
changements nécessaires. Merci de votre compréhension.
Un
avant-goût du Colloque
Le Colloque annuel de Science pour tous, sous le thème La
culture scientifique et technique: un réseau à promouvoir,
se tiendra le jeudi 24 novembre dans les locaux de l’École
nationale d’administration publique à Québec.
La rencontre promet d’être fertile en sujets de réflexion
et en pistes d’action.
En
effet, après avoir réalisé un bilan des échanges
relatifs aux chantiers amorcés l’an dernier (LA VILLE,
L’ÉCOLE et LA MÉDIATION), les organisateurs
proposeront notamment aux participants une présentation de
l’événement 24 heures de science, une série
de présentations portant sur de «beaux succès»
d’organismes de CST et des ateliers qui prendront la forme
de tables de travail. Ces ateliers traiteront du développement
d’activités innovantes, des moyens de livrer des contenus
scientifiques sous un angle intéressant, de financement d’activités,
des moyens de faire parler de soi et plus encore. Le tout se terminera
par une activité innovante au Parc Aquarium du Québec.
Suivez
les prochaines éditions de La Toile scientifique
afin de connaître tous les détails concernant le Colloque.
(Imagine)
l’événement de l’innovation
Du 27 au 30 octobre prochain, la ville de Québec accueillera
une rencontre scientifique d’envergure, intitulée (Imagine)
l’événement de l’innovation (1). Organisé
par le Parc technologique du Québec métropolitain
(2), l’événement vise à promouvoir et
sensibiliser la population à l’innovation technologique,
à la recherche et aux sciences en général.
L’événement mise sur l’information et
la participation des différentes clientèles ciblées:
les gens d’affaires, la jeunesse étudiante et le grand
public.
Plus
de 25 000 citoyens sont attendus dans le cadre des différentes
activités. Au nombre de celles-ci, mentionnons le fait que
le Salon Éducation Emploi 2005 fait une place à l’événement
en y incorporant un espace baptisé Innovation. Les visiteurs
pourront assister à des démonstrations et participer
à des jeux questionnaires.
En
outre, de nombreux partenaires de l’événement
organisent différentes manifestations: découverte
de l’envers du Musée de la civilisation, joutes amicales
baptisées Face à face scientifiques entre
jeunes du secondaire au Centre de recherche industrielle de Québec,
présentation du spectacle Show Math, qui s’intéresse,
ainsi que son nom le suggère, à l’univers des
mathématiques, diffusion d’un autre spectacle intitulé
Une idée vaut mille feux, consacré à
l’innovation en termes d’éclairage, portes ouvertes
dans différents centres de recherche et bien plus encore.
La programmation complète, qu’il est possible de télécharger
dans le site de l’événement, inclut la description
des activités, les lieux, les tarifs et les coordonnées
utiles.
(1)
www.imagineinnovation.qc.ca
(2) www.parctechno.qc.ca
Prix
de l’Acfas 2005
L’Association francophone pour le savoir a tenu son gala annuel,
le 6 octobre dernier. À cette occasion, elle a décerné
plusieurs prix à des chercheurs dont les travaux sont particulièrement
méritoires. Voici une brève présentation de
chacun des lauréats:
·
Prix Adrien-Pouliot
Créé au printemps 2000 en l'honneur d’Adrien
Pouliot, mathématicien, ancien président de l'Acfas
et détenteur de nombreuses distinctions françaises,
ce prix vise à souligner l'excellence de travaux réalisés
en collaboration avec une personne ou une équipe de l’Hexagone
qui ont des retombées autant là-bas qu'ici.
Le
Prix Adrien-Pouliot 2005 est remis à Michel Moisan, professeur
au Département de physique de l’Université de
Montréal, spécialiste de la physique des plasmas et
un des pionniers de la production de plasmas et de leur application
en industrie et en recherche. Ses nombreuses collaborations avec
des centres de recherche spécialisés de Grenoble,
de Toulouse, de Paris et d’Orléans et son partenariat
avec la société française Air Liquide, numéro
un mondial dans le domaine des gaz industriels, lui ont permis de
mettre au point des procédés importants.
·
Prix André-Laurendeau
Le Prix André-Laurendeau, qui récompense une personne
travaillant dans le domaine des sciences humaines, est remis, en
2005, à François Ricard, professeur titulaire au Département
de langue et littérature françaises de l’Université
McGill.
Monsieur
Ricard est reconnu pour ses contributions majeures à la littérature
québécoise et à l’étude du roman
moderne. Parmi ses travaux les plus importants, mentionnons ceux
concernant les œuvres de Gabrielle Roy, d’Honoré
Beaugrand, d’Edmond de Nevers et de Félix-Antoine Savard.
·
Prix J.-Armand Bombardier
Ce prix, créé en 1980 en l'honneur du plus célèbre
inventeur québécois, reconnaît une contribution
à une innovation technologique ayant été mise
en marché.
Il
est remis, cette année, à Mohamad Sawan, professeur
au Département de génie électrique de l’École
Polytechnique de Montréal. Cet expert international dans
le domaine de la neurotechnologie a, à son actif, d’importantes
contributions dans le domaine de la microélectronique appliquée
en biomédical. Il a notamment mis au point des dispositifs
médicaux intelligents dédiés à améliorer
la qualité de vie des patients vivant une perte d’acuité
sensorielle ou de fonctions physiologiques d’un patient, à
l’aide de l'acquisition de signaux neuronaux et la stimulation
électrique fonctionnelle.
·
Prix Léo-Pariseau
Le Prix Léo-Pariseau, baptisé en l'honneur du premier
président de l'Acfas, souligne depuis 1944 le travail d'une
personne travaillant dans le domaine des sciences biologiques ou
des sciences de la santé. C’est Laurent Descarries,
professeur de pathologie et biologie cellulaire et de physiologie
à la Faculté de médecine de l’Université
de Montréal, qui le remporte cette année.
Ce
neurologue de réputation internationale est reconnu pour
ses travaux en neurosciences. Il a consacré sa carrière
à la découverte des propriétés morphologiques
et fonctionnelles des neurones du système nerveux central.
Ses travaux pourraient maintenant conduire à des applications
cliniques dans le domaine de l'imagerie cérébrale.
De plus, il a participé à l’instauration du
Programme de sciences neurologiques de l’Université
de Montréal et formé de nombreux jeunes chercheurs.
·
Prix Marcel-Vincent
Marcel Vincent a été le premier président francophone
de Bell Canada. Le prix de l’Acfas qui porte son nom couronne
les travaux d'une personne oeuvrant en sciences sociales. En 2005,
il est remis à Jean-Marie Dufour, professeur au Département
des sciences économiques de l’Université de
Montréal.
Cet
économiste de renommée internationale est un spécialiste
de l’économétrie, une discipline très
importante pour les sciences sociales contemporaines. Celle-ci consiste
en l’étude des phénomènes économiques
réalisée à l'aide de méthodes mathématiques
et statistiques, et elle participe au développement de techniques
statistiques adaptées à l'analyse des données
économiques.
Les
applications des travaux de monsieur Dufour sont très variées:
évaluation économique de l’aide au financement
des exportations, évaluation de politiques à partir
de modèles calculables d’équilibre général
dans les pays en développement, construction de modèles
macroéconomiques dynamiques ou encore analyse de la relation
entre le chômage et l’inflation.
·
Prix Michel-Jurdant
L’écologiste Michel Jurdant prête son nom à
ce prix qui récompense des activités de recherche
en sciences de l'environnement. Lawrence Mysak, professeur au Département
des sciences atmosphériques et océaniques de l’Université
McGill, en est le récipiendaire cette année.
Monsieur
Mysak est reconnu mondialement pour sa contribution aux recherches
relatives aux changements climatiques et océanographiques.
Spécialiste de la dynamique des vagues, il a publié
en 1978 un ouvrage fondateur sur le sujet qui demeure aujourd’hui
une référence mondiale sur le sujet. Ses travaux sur
la propagation des ondes océaniques serviront, entre autres,
à penser la problématique des influences climatiques
sur la migration des saumons du Pacifique.
Lawrence
Mysak a aussi largement contribué à la connaissance
des interactions entre l’atmosphère, les océans
et les glaces de mer, et à la manière dont ces interactions
agissent sur le climat. Il a, de plus, mis en œuvre des modèles
paléoclimatiques pouvant reproduire l’éventail
des climats chauds et froids qui ont prévalu depuis 200 000
ans.
·
Prix Urgel-Archambault
Ce prix a été créé en 1953 en l'honneur
d'Urgel Archambault, directeur-fondateur de l'École Polytechnique
de Montréal. Il récompense une personne travaillant
en sciences physiques, en mathématiques ou en génie.
Il est remis cette année à André D. Bandrauk,
professeur titulaire au Département de chimie de l’Université
de Sherbrooke et détenteur de la Chaire de Recherche du Canada
en chimie computationnelle et photonique.
Ce
chercheur est reconnu mondialement pour ses importantes contributions
à la chimie computationnelle et théorique. C’est
à partir de l’ordinateur universitaire le plus puissant
au Canada, situé à l'Université de Sherbrooke,
qu’il réalise ses expériences numériques
sur les molécules. Ses projets de recherche ont des retombées
pratiques, entre autres, dans le développement des lasers
de coupe utilisés pour les chirurgies oculaires délicates
ou dans l’industrie de haute technologie pour la mise au point
des techniques de communication ultrarapides.
Monsieur
Bandrauk est le fondateur d’une nouvelle chimie, l'attochimie,
qui vise à contrôler le mouvement des électrons
à l'intérieur des molécules avec des impulsions
lasers les plus courtes au monde, les impulsions attoseconde.
www.acfas.ca
La
tête dans les étoiles… d’un océan
à l’autre
La Station scientifique Aster, située à Saint-Louis-du-Ha!
Ha!, dans la région du Bas-Saint-Laurent, a récemment
procédé à l’achat de deux nouveaux planétariums.
Fabriqués par Digitalis Education Solutions Inc., ils offrent
un angle de projection de 180 degrés, peuvent montrer le
mouvement annuel des planètes, du soleil, de la lune, présente
le phénomène des éclipses dans le passé
et dans l’avenir, font voir l’orbite des planètes
et montrent celles-ci en rapprochement, etc.
Avec
ces nouveaux outils de vulgarisation, et grâce à la
collaboration du Secrétariat aux affaires gouvernementales
canadiennes (SAIC), Aster va visiter les écoles francophones
de trois provinces canadiennes, la Colombie-Britannique, l’Alberta
et le Manitoba. Au total, plus de 8 000 élèves du
primaire et du secondaire recevront l’animateur scientifique
d’Aster. Une promotion pour rejoindre les écoles de
l’Ontario sera également effectuée bientôt.
Voilà
une façon de plus pour l’organisme scientifique de
réaliser sa mission de promotion de l’astronomie auprès
des clientèles scolaires.
www2.globetrotter.net/faaq/clubs/aster
La
drôle de science des IgNobels
La recherche scientifique doit-elle absolument être sérieuse?
Ne serait-il pas possible d’utiliser l'humour afin de faire
connaître les travaux menés un peu partout dans le
monde? Les rigolos organisateurs du gala des IgNobels croient intimement
que oui. C’est la raison pour laquelle, depuis 15 ans, ils
décernent des récompenses (sorte de pastiches des
véritables prix Nobel) aux recherches les plus loufoques
menées aux quatre coins du globe. Par exemple en 2004, l'IgNobel
de la Paix a été décerné au chercheur
japonais Daisuke Inoue pour l'invention du karaoké! Et pour
ajouter à l’intérêt, les prix sont présentés
par de vrais lauréats de Nobels!
Dans
le cadre de son congrès annuel, l’Association des administratrices
et administrateurs de recherche universitaire du Québec invite
Marc Abraham, coordonnateur et animateur de la soirée des
IgNobels, à livrer une amusante conférence dont les
sujets de prédilection seront… les IgNobels 2005, qui
seront décernés à l'Université Harvard
à la mi-octobre. L’événement aura lieu
le 17 novembre prochain à 19h, à la salle de bal de
l'Hôtel Delta de Québec. Un service de traduction simultanée
sera offert.
www.adaruq.org/insc2005.asp
Science
et technologie pour les 400 ans de Québec
La Société du 400e anniversaire de la ville de Québec
lance actuellement des appels de projets qui permettront d’enrichir
la programmation des célébrations de 2008. Afin de
s’assurer que les célébrations expriment bien
la diversité des champs d’intérêt, les
organisateurs souhaitent recevoir des propositions d’activités
innovatrices dans cinq domaines, dont l’environnement, la
science et la technologie.
Tous
les organismes dûment constitués peuvent soumettre
des propositions Les projets ne devront pas avoir été
réalisés précédemment et les éléments
de programmation régulière des organismes qui les
proposent ne seront pas admissibles non plus.
Pour
consulter le cahier de présentation des activités
accréditées, visitez le site de la Société
du 400e anniversaire de Québec au www.quebec400.qc.ca.
Mars
s’oppose!
C’est le soir du 29 octobre que la distance entre nos deux
planètes sera la plus courte. Mars sera alors à seulement
69,4 millions de kilomètres de la Terre!
Les
28 et 29 octobre, ainsi que les 4 et 5 novembre, de 20h à
23h, le Planétarium de Montréal invite les amoureux
du ciel à observer la planète Mars qui sera à
l’opposition: une position idéale par rapport à
la Terre et au Soleil qui nous la fera voir cinq fois plus grande
et 40 fois plus brillante qu’en début d’année.
Des circonstances d’observation aussi favorables ne se reproduiront
pas avant 15 ans!
Pour
l’occasion, des télescopes seront installés
à l’extérieur du Planétarium et un animateur
sera présent, pour permettre aux curieux d’observer
la planète rouge et d’en apprendre un peu plus sur
le phénomène.
www.planetarium.montreal.qc.ca
Découverte
des 29 et 30 octobre
Le week-end prochain donnera lieu à deux émissions
de Découverte. La première, diffusée le samedi
29 à 12h30, propose un documentaire consacré au Sahara,
le plus grand désert de la Terre. On y traite de ses étendues
de sable en mouvement, des dunes qui s’y forment et se déforment
et de l’eau qui y est rarissime. Au cœur du document,
une interrogation: se pourrait-il que le Sahara ait jadis abrité
une mer intérieure?
Le
lendemain, l’émission propose un sujet unique: la maladie
de Parkinson. Au Québec, on estime à 25 000 le nombre
de personnes qui souffrent de cette affection. Environ 10% d’entre
eux sont de jeunes personnes. Le journaliste Mario Masson et la
réalisatrice Jeannita Richard réalisent ici les portraits
de cette maladie neuro-dégénérative, d’un
malade qui a décidé de se prendre en main et des nouvelles
avenues dans le traitement de cette maladie incurable.
Ce
numéro a été préparé par Isabelle
Pauzé.
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