Numéro 161, 29 novembre 2006

«Il n'y a pas de science sans imagination comme il n'y a pas d'art sans faits.»
- Vladimir Nabokov, romancier, poète et critique
littéraire américain d’origine russe, 1899-1977

SOMMAIRE

· Radar scientifique de La Toile – Gaspésie (1ère partie)

Bardeau et bateau
Bio-Jardins Rocher Percé
Bioparc de la Gaspésie
Centre d'interprétation archéologique de la Gaspésie
Centre d'interprétation de la dîme - Musée de paléontologie
Centre d'interprétation de la recherche et du développement de l'énergie éolienne
Centre d’interprétation du cuivre
Centre d'interprétation forestier et salmonicole
Centre d'interprétation sur l'historique du chemin Kempt
Centre spécialisé des pêches
Exploramer, la mer à découvrir
Grotte de Saint-Elzéar
Jardin de Doris
Jardins de Métis

· Quatre nouveaux membres au CA de Science pour tous
· Grand honneur pour Félix Maltais
· 24 heures sur la route
· Concours Adieu Pluton
· Dîner-bénéfice au Musée de la nature et des sciences
· Noël vert à la Biosphère
· Sur la route de l’électricité
· Les CJN ont 75 ans
· Prix Molson de journalisme en loisir
· Remise des Prix du Québec
· À voir à Découverte

RADAR SCIENTIFIQUE DE LA TOILE – GASPÉSIE (1ère partie)
Au nord, au sud, à l’est, à l’ouest: dans tous les coins de la péninsule gaspésienne, les attraits touristiques scientifiques ne manquent pas. Qu’il s’agisse de parcs, de musées et de centres d’interprétation, de sites historiques ou archéologiques, ou encore de mines, nombreux sont les lieux qui attendent les visiteurs férus de découvertes scientifiques. Nous vous présentons, dans cette première partie, 15 de ces endroits à découvrir. Une autre section, présentée dans deux semaines, livrera d’autres suggestions.

> BARDEAU ET BATEAU
Cette attraction touristique comprend la visite du dernier moulin à vapeur de l'est du Québec (qui constitue également une scierie) et d’un port de pêche, avec sa flotte de bateaux variés, qui permet aux visiteurs de plonger dans l’histoire des pêches dans la région, depuis les premiers vigneaux sur la grève jusqu’aux biotechnologies.

17, rue de la Langevin
Gaspé (Rivière-au-Renard)
(418) 269-3788

> BIO-JARDINS ROCHER PERCÉ
Le Centre d'interprétation et de formation agro-écologique (CIFA) commémore l'ancienne école d'agriculture de la Gaspésie, autrefois dirigée par les Clercs Saint-Viateur. Il met en valeur les principes d'une agriculture durable par l’entremise d'une exposition permanente sur l'agro-écologie. Celle-ci relate les techniques de jardinage du potager écologique, de la vie du sol et de l'histoire de l'agriculture. On peut également consulter un herbier complet recensant les variétés de plantes médicinales disponibles sur place.

397, route des Pères
Percé (Val-d'Espoir)
(418) 782-2777
http://www.biojardins.com

> BIOPARC DE LA GASPÉSIE
Au Bioparc de la Gaspésie, un parc à vocation éducative, on découvre le patrimoine naturel gaspésien à travers une représentation de cinq écosystèmes: la baie, le barachois, la rivière, la forêt et la toundra. Le long d'un parcours de un kilomètre, on participe aux activités commentées et on observe plus de 30 espèces animales indigènes en semi-liberté, et plus de 70 espèces végétales dans leur écosystème respectif.

123, rue des Vieux Ponts
Bonaventure
(418) 534-1997 ou 1 866 534-1997
http://www.bioparc.ca

> CENTRE D'INTERPRÉTATION ARCHÉOLOGIQUE DE LA GASPÉSIE
Les Premiers Gaspésiens: voici le titre de l’exposition proposée dans ce centre d’interprétation, qui donne également à voir une exposition d'artefacts de la préhistoire gaspésienne datant d'au moins 8000 ans et une animation guidée du sentier d'interprétation de 0,8 km accessible à tous.

6, rue des Fermières
La Martre
(418) 288-1318

> CENTRE D'INTERPRÉTATION DE LA DÎME – MUSÉE DE PALÉONTOLOGIE
Construite vers 1857 et restaurée en 2004, la grange à dîme est un centre d'interprétation, unique au Québec, sur l'histoire de la dîme. Cette visite vous permet entre autres d’apprendre que la dîme était à l'origine un impôt payé en céréales et en grains! Vous y découvrez également le musée de paléontologie, avec ses fossiles âgés de 420 millions d'années, et plus de 400 spécimens de minéraux du monde entier.

505, route de la Mer (derrière le presbytère)
Sainte-Flavie
(418) 775-9888
http://www.municipalite.sainte-flavie.qc.ca

> CENTRE D'INTERPRÉTATION DE LA RECHERCHE ET DU
DÉVELOPPEMENT DE L'ÉNERGIE ÉOLIENNE - ÉOLE CAP-CHAT
Ce centre est, depuis 1988, le site officiel de l'interprétation de l'énergie éolienne. Lors de votre visite, vous pourrez évoluer à l'intérieur de la plus haute éolienne à axe vertical au monde, au cours de laquelle vous sera présenté l'historique de l'implantation des deux types d'éoliennes formant le plus grand parc de ce type de machinerie à l'est du Canada.

Route 132, Village du Cap
Cap-Chat
(418) 786-5719

> CENTRE D’INTERPRÉTATION DU CUIVRE
Le nouveau circuit du centre propose une exposition scientifique présentant le monde du cuivre à travers une galerie de découverte. Ensuite, les visiteurs sont invités à enfiler le costume du mineur et, accompagnés d’un guide, à descendre dans la galerie Miller. Revenus à la surface, c’est en navette qu’ils se rendent au site industriel pour découvrir une éolienne faisant partie d’une des plus importantes installations éoliennes du Canada.

345, route 198
Murdochville
(418) 784-3335 ou 1 800 487-8601
http://www.cicuivre.com

> CENTRE D'INTERPRÉTATION FORESTIER ET SALMONICOLE
Ce centre propose une exposition qui traite de la drave, des moulins à scie et du monde du saumon. On y voit des moulins à scie miniatures et fonctionnels d'autrefois, alors que des mouches à saumon de plus de 20 pays (dont la plus grosse mouche artificielle, mesurant 51,5 pouces et pesant 8 livres!) et celles du maître monteur Daniel Dufour y sont exposées.

6, rue des Loisirs (École Beaurivage)
Sainte-Florence
(418) 756-3491 ou (418) 756-3120

> CENTRE D'INTERPRÉTATION SUR L'HISTORIQUE DU CHEMIN KEMPT
Situé dans l'ancienne église St-John United Church of Canada, ce centre d'interprétation relate l'histoire de la première route reliant la Baie-des-Chaleurs et l'Acadie au reste du Canada, que les ancêtres gaspésiens utilisèrent dès le début du XIXe siècle. Il contient des archives anciennes et authentiques: manuscrits, cartes, photographies et autres documents historiques.

6, chemin Kempt
Ristigouche-Partie-Sud-Est
(418) 788-5769

> CENTRE SPÉCIALISÉ DES PÊCHES
Ici, on fait une incursion dans l’univers des pêcheurs, notamment par l’entremise d’une bande vidéo expliquant les réalisations du centre et de l’exposition Les Travailleurs de la mer.

167, Grande-Allée Est
Grande-Rivière
(418) 385-2126
http://www.cgaspesie.qc.ca

> EXPLORAMER, LA MER À DÉCOUVRIR
Voici un lieu privilégié pour la découverte du milieu marin et de la biodiversité du Saint-Laurent. Aquariums et bassins tactiles présentent une collection vivante des espèces et organismes vivant dans le fleuve et dans le golfe. On peut aussi participer à des excursions écologiques ou interactives commentées par des biologistes, au cours desquelles on assiste à la remontée des casiers à crabes et bourgots, de même qu’à la prise de données scientifiques.

1, rue du Quai
Sainte-Anne-des-Monts
(418) 763-2500
http://www.exploramer.org

> GROTTE DE SAINT-ELZÉAR
C’est la plus vieille grotte du Québec, datant de près d’un demi-million d'années. Au cœur de ses entrailles, les visiteurs (à partir de six ans) peuvent participer à des activités d’observation et d’interprétation d’une grande quantité de concrétions (stalactites, stalagmites, lait de lune et autres).

136, chemin Principal
Saint-Elzéar
(418) 534-3905 ou 1 877 524-7688
http://www.lagrotte.ca

> JARDIN DE DORIS
D'une superficie de 17 000 mères carrés, les Jardins de Doris invitent à la promenade, à travers des rocailles, de même qu’une variété d'arbres fruitiers, d'arbustes et de plantes vivaces. On y trouve en outre un petit parc animalier, destiné aux petits. Les grands, quant à eux, ne sont pas en reste, puisqu’ils peuvent admirer la nouveauté du Jardin: un cadran solaire de 9 mètres de diamètre et un jeu d'échecs géant.

645, avenue Henri-Dunant
Matane
(418) 562-4542
http://www.jardinsdedoris.ca

> JARDINS DE MÉTIS
Internationalement reconnus, les Jardins de Métis sont, à l’origine, le fruit du travail d’une passionnée, Elsie Reford. D’une superficie dépassant 90 hectares, ils offrent à la vue quelque 3000 espèces et variétés de plantes indigènes et exotiques. La visite est également ponctuée par la découverte de la Villa Estevan, une maison historique de 37 pièces qui accueille une nouvelle exposition relatant l’histoire de la Villa à l’époque où madame Reford l’habitait.

200, route 132
Grand-Métis
(418) 775-2222
http://www.jardinsmetis.com

QUATRE NOUVEAUX MEMBRES AU CA DE SCIENCE POUR TOUS
Lors de son assemblée générale du 14 novembre dernier, Science pour tous a accueilli quatre nouveaux membres au sein de son conseil d’administration. Il s’agit de personnalités très importantes du milieu de la culture scientifique et technique québécoise. Nous vous les présentons ici, par ordre alphabétique:

- Monsieur Georges Arcand, directeur de projets et conseiller stratégique à la vice-présidence à l'enseignement et à la recherche de l’Université du Québec;
- Monsieur Jean-Claude Cloutier, agent de communication au Centre de la technologie de l'énergie de CANMET (Ressources naturelles Canada;
- Madame Esther Gaudreault, directrice générale de l’ACFAS;
- Monsieur Yves Lauzière, directeur du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke.

L’équipe de La Toile scientifique leur souhaite la plus cordiale des bienvenues et les remercie de leur engagement envers la promotion de la science et de la technologie!

GRAND HONNEUR POUR FÉLIX MALTAIS
Lors du plus récent Salon du livre de Montréal, qui a eu lieu du 16 au 20 novembre dernier, quelques personnalités de marque ont été reçues comme invités d’honneur. L’un de ceux-là était Félix Maltais, le créateur et éditeur des Débrouillards (qui fête cette année ses 25 ans!) et des Explorateurs, et membre du conseil d’administration de Science pour tous. L’équipe de La Toile scientifique tenait à souligner ce bel honneur qui lui a été rendu.

Directeur de Publications BLD, société qui coédite les deux mensuels, Félix Maltais, bachelier en sociologie, a créé le tout premier magazine de vulgarisation scientifique destiné aux jeunes Québécois. Auteur et scénariste à l’occasion pour les revues, les bédés et les livres d’expériences, Félix Maltais est aussi l’instigateur des projets connexes aux magazines, comme la série télévisée, diffusée sur les ondes de Radio-Canada pendant neuf ans, entre 1990 et 2002, les jeux et le site Internet. Il a également dirigé la collection Chat Débrouillard (mini-romans publiés chez Soulières), et fut l’initiateur et l’un des auteurs de La Science pour tous (MultiMondes, 2005).

En 1987, Félix Maltais a reçu le prix des Communications du ministère québécois des Communications et, en 2000, avec Jacques Goldstyn, il a mérité le prix Michael-Smith pour la promotion de la science, remis par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

Les Débrouillards comptent aujourd’hui 26 000 abonnés âgés de 9 à 14 ans, tandis que son petit frère, Les Explorateurs, lancé en 2001 et destiné aux 6 à 10 ans, touche près de 17 000 curieux. Les Débrouillards ont maintenant des «clones», des clubs et des camps de jour dans une quinzaine de pays dont l’Allemagne, la République tchèque, la Belgique, la France et le Mexique. Seulement dans l’Hexagone, le mouvement rejoint près de 600 000 enfants annuellement. Bravo Félix!

24 HEURES SUR LA ROUTE
Mine de rien, le 24 heures de science fait du chemin. Depuis septembre dernier, les représentants de Science pour tous se sont arrêtés dans les villes de Sherbrooke, de Gatineau, de Québec et de Montréal pour lancer la deuxième édition du 24 heures de science. En 2007, l'événement québécois de la culture scientifique et technologique aura lieu les 11 et 12 mai 2007.

Science pour tous profite de la tournée régionale pour présenter le bilan de la première édition du 24 heures de science et pour annoncer les nouveautés pour 2007. Une chose est certaine, le 24 heures aura son calendrier imprimé cette année! La tournée est aussi l'occasion de récolter quelques commentaires sur les outils de communication et la stratégie média à développer, toujours en misant sur les communicateurs tout-terrain.

La tournée se déroule fort bien. Les participants sont nombreux et, déjà, plusieurs idées d'activités ont été présentées. Elles seront présentées plus en détails dans les prochains numéros des Actualités du 24 heures, l’infolettre de l’événement. Qui sait, ça pourrait donner des idées?

Au cours des prochaines semaines, Science pour tous se rendra à Trois-Rivières, à Saint-Hyacinthe et à Rimouski. Une conférence téléphonique sera aussi organisée pour la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Bref, Science pour tous complète sa tournée avant de débuter la promotion de l'événement.

Il est possible de télécharger plusieurs documents sur le site de Science pour tous, dont Le Répertoire des activités, Le bilan de la première édition et le calendrier de la tournée.

http://www.sciencepourtous.qc.ca

CONCOURS ADIEU PLUTON
«Mangez Vos Tartes, Mais Juste Sur Une Nappe!» Telle est la phrase gagnante du concours Adieu Pluton, organisé par le magazine Les Débrouillards, à la suite du rejet de Pluton par l’Union astronomique internationale. C’est une jeune montréalaise, Marinah Kalina Andrianarivony, qui a suggéré cette phrase rigolote permettant de mémoriser le nom et l’ordre des planètes.

La gagnante recevra trois livres d’astronomie, gracieuseté des éditions Gallimard Jeunesse, Michel Quintin et MultiMondes. Sa phrase a été envoyée aux éditeurs de manuels scolaires et à la Fédération des astronomes amateurs du Québec afin qu’ils l’utilisent pour remplacer la phase désuète – «Mon Vieux Tu M’as Jeté Sur Une Nouvelle Planète».

Le magazine a reçu près de mille suggestions, dont plusieurs venaient d’écoles où on s’est creusé les méninges tout en rigolant! Les dix phrases finalistes sont en ligne sur le site des Débrouillards.

Le jury, qui était formé de scientifiques et de communicateurs, a aussi choisi une phrase mnémotechnique venant d’un lecteur de Québec Science: «Mon Violoncelle Tombe Mais Je Sauve Une Note». L’une de ces deux phrases s’imposera-t-elle? L’histoire le dira!

http://www.lesdebrouillards.qc.ca

PRIX MOLSON DE JOURNALISME EN LOISIR
La journaliste Isabelle Burgun, qui travaille notamment l'Agence Science-Presse (ASP), a récemment reçu une récompense, catégorie Quotidiens, dans le cadre du Prix Molson de journalisme en loisir, avec son reportage intitulé S'entraîner comme des malades, publié par l’Agence et repris par Le Devoir en février 2006. Madame Burgun a ainsi surpassé une trentaine d'autres candidats ayant eux aussi publié dans des quotidiens québécois durant l'année.

Isabelle Burgun est journaliste scientifique depuis une dizaine d’années. En plus de l’Agence Science-Presse, on peut lire ses textes, entre autres, dans les revues Les Débrouillards et Les Explorateurs ainsi que dans La Toile scientifique. Le reportage qui lui a valu son plus récent prix traite de la course à la performance des athlètes à travers un surentraînement nocif pour leur santé physique et psychologique.

http://www.sciencepresse.qc.ca

DÎNER-BÉNÉFICE AU MUSÉE DE LA NATURE ET DES SCIENCES
Le directeur général du Musée, Yves Lauzière, et son président, Jean-Pierre Bhérer, ont le plaisir d’inviter les amis de l’institution à son dîner-bénéfice du temps des Fêtes, qui aura lieu le 3 décembre prochain. Placé sous la présidence d’honneur de Françoise T. Rainville, présidente ex-officio et grande bénévole depuis 12 ans au sein de la corporation, cet événement permettra d’amasser des fonds pour soutenir le musée dans l’organisation de nouvelles activités accessibles et dans la poursuite de sa mission de diffusion de la culture scientifique dans la région de l’Estrie. On peut réserver des billets, au coût de 100$ chacun, en communiquant avec Guylaine Ruest, au (819) 564-3200, poste 229.

http://www.expoconcept.com

NOËL VERT À LA BIOSPHÈRE
Cette année, la Biosphère invite le public à faire un cadeau à la planète et à récupérer l'esprit des Fêtes en dépensant moins et en consommant mieux. Aussi, pour aider à faire des choix de cadeaux plus respectueux de l'environnement, la Biosphère présente le Salon des artistes-récupérateurs québécois les samedi 2 et dimanche 3 décembre prochains. L'événement réunira quelque 25 artistes qui créent des bijoux, des vêtements, des accessoires exclusifs et des objets décoratifs et utilitaires à partir de matériaux récupérés. Le Salon est organisé grâce à la collaboration des Papillons Verts, une entreprise qui se voue à la promotion d'artistes-récupérateurs québécois et de leurs œuvres.

http://www.biosphere.ec.gc.ca

NOMINATION POUR SUR LA ROUTE DE L’ÉLECTRICITÉ
Le premier livre de la série Sur la route de l’électricité, écrit par le physicien et vulgarisateur Pierre Langlois et publié par les Éditions MultiMondes (1) a été choisi comme finaliste, dans la catégorie Livres grand public, pour le 20e Prix Roberval (2).

Le Prix Francophone du Livre et de la Communication en Technologie, créé en 1986, est un concours international francophone destiné à encourager la production, en langue française, d’oeuvres sur tous supports dont le sujet est consacré à l’explication de la technologie. Il fut par la suite appelé Prix Roberval en l’honneur de Gilles Personne de Roberval, mathématicien français et inventeur de la balance à plateaux.

Cette année, pas moins de 344 oeuvres, de 514 auteurs, provenant de 12 pays ont été candidates dans quatre catégories à la 20e édition du prix Roberval. Parmi les sélectionnés, deux sont ensuite nommés. L’un des nommés sera désigné lauréat Prix Roberval Grand Public, lors du gala qui aura lieu à Paris, le 24 janvier prochain.

(1) http://www.multim.com
(2) http://prixroberval.utc.fr

LES CJN ONT 75 ANS
C’est le 7 octobre dernier que les Cercles des jeunes naturalistes (CJN) ont célébré leur 75e anniversaire, lors d’un événement qui s’est tenu au Jardin botanique. L’après-midi s’est amorcé avec la plantation d’un chêne commémoratif le long de l’allée centrale du Jardin. Différents spectacles à saveur environnementale ont complété la journée.

Fondés en 1931 par les frères Adrien Rivard et Marie-Victorin, les Cercles des Jeunes Naturalistes permettaient aux jeunes d’étudier la nature directement sur le terrain, développant leur esprit scientifique et leur faisant découvrir la richesse du patrimoine naturel. Ces objectifs sont toujours présents après 75 ans. Bonne fête aux CJN!

http://www.cjn.cam.org

REMISE DES PRIX DU QUÉBEC
C’est le 8 novembre dernier qu’a eu lieu, à l'Assemblée nationale, la remise des Prix du Québec conjointement par Lyne Beauchamp, ministre de la Culture et des Communications, et Raymond Bachand, ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.

À cette occasion, cinq citoyens se sont distingués dans les catégories ayant trait aux sciences et à la technologie. Voici le nom et une présentation sommaire des lauréats dans ces catégories.

> Prix Léon-Gérin
H. Patrick Glenn, professeur de droit comparé à l'Université McGill depuis plus de 35 ans et titulaire de la Chaire Peter M. Laing, est le lauréat 2006 du prix Léon-Gérin. Le professeur Glenn a apporté une contribution remarquable au droit comparé à une époque où la mondialisation et l'abolition des frontières obligent à redéfinir la discipline. Ce sont ses écrits, maintes fois primés, les conférences qu’il donne dans le cadre d’événements universitaires prestigieux, de même que les nombreuses distinctions qu’il a remportées qui lui ont permis de remporter ce prix.

Léon Gérin (1863-1951), que l'on considère comme le premier sociologue québécois, a donné son nom au prix réservé aux sciences humaines. Ce prix représente la plus haute distinction attribuée par le gouvernement du Québec dans le domaine des sciences humaines.

> Prix Marie-Victorin
C’est monsieur Lawrence A. Mysak qui est, cette année, le lauréat du prix Marie-Victorin, qui représente la plus haute distinction attribuée par le gouvernement du Québec dans le domaine des sciences de la nature et du génie.

Monsieur Mysak est professeur au Département des sciences atmosphériques et océaniques de l'Université McGill et une sommité internationale dans le domaine de l'océanographie et des changements climatiques. Titulaire également de la Chaire Canada Steamship Lines de météorologie de l'Université McGill, il se consacre à l'étude des climats de la période des ères glaciaires. Il a été rédacteur en chef de prestigieux périodiques et continue d'animer des rencontres de vulgarisation scientifique sur le campus de l'Université McGill ainsi que dans d'autres établissements scolaires. Sa carrière est couronnée de nombreux prix et distinctions.

> Prix Wilder-Penfield
Le prix Wilder-Penfield représente la plus haute distinction attribuée par le gouvernement du Québec dans le domaine des sciences biomédicales. George Karpati, directeur du Groupe de recherche neuromusculaire à l'Institut et hôpital neurologiques de Montréal (INM) de l'Université McGill, est l'un des plus grands spécialistes au monde dans le domaine des troubles neuromusculaires et, particulièrement, des dystrophies musculaires.

Grâce au travail de ce neurologue, également titulaire de la Chaire de neurologie Isaac Walton Killam, des milliers de patients aux prises avec ces maladies dévastatrices peuvent espérer voir un traitement mis en marché au cours des prochaines années. Le docteur Karpati a aussi contribué de façon exceptionnelle à la formation de chercheurs et de médecins travaillant maintenant au Québec, au Canada et dans plusieurs autres pays.

> Prix Armand-Frappier
Le prix Armand-Frappier 2006 a été remis au docteur Fernand Labrie, professeur au Département d'anatomie et de physiologie de l'Université Laval et directeur du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL) à Québec depuis 24 ans.

Outre ses qualités d'administrateur, le docteur Fernand Labrie est l'un des plus grands spécialistes au monde dans le domaine de l'endocrinologie moléculaire. Grâce aux découvertes majeures et aux méthodes de traitement conçues et développées par ce chercheur et son équipe de l'Université Laval, le cancer de la prostate peut maintenant être guéri dans la presque totalité des cas lorsqu'il est diagnostiqué tôt et traité immédiatement après son diagnostic.

Ce prix représente la plus haute distinction du gouvernement du Québec pour la création ou le développement d'établissements de recherche ou encore pour l'administration et la promotion de la recherche.

> Prix Lionel-Boulet
Le gouvernement du Québec a remis le prix Lionel-Boulet au chimiste Yvan Guindon, directeur de l'Unité de recherche en chimie bio-organique de l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). Monsieur Guindon a acquis une grande renommée, grâce à ses recherches en chimie thérapeutique, qui sont à l'origine de plus de 45 brevets. Il est considéré aujourd'hui comme l'un des chefs de file mondiaux dans le domaine des radicaux libres.

Ce prix rend hommage à Lionel Boulet (1919-1996), reconnu comme l'un des pionniers de l'Institut de recherche d'Hydro-Québec. Il représente la plus haute distinction du gouvernement du Québec dans le domaine de la recherche et du développement en milieu industriel.

http://www.prixduquebec.gouv.qc.ca

À VOIR À DÉCOUVERTE
Le 3 décembre prochain, l’émission Découverte, de Radio-Canada, diffusera un reportage intitulé Les 25 ans du sida. Il y a un quart de siècle, on nommait sida le Syndrome d’immuno-déficience acquise, un virus qui n’allait plus finir de faire les manchettes. Depuis, cette maladie a fait 40 millions de morts sur les cinq continents et les ravages ne sont pas prêts de s’arrêter.

Pourtant, la science a fait de grands pas pour secourir les victimes de cette pandémie, au point où, maintenant, la maladie, de condamnation à mort qu’elle était, est devenue chronique. Grâce à une batterie de médicaments, on peut maintenant espérer vivre longtemps, malgré la présence du virus dans son organisme. Hélas, cela n’est vrai que pour l’Occident. En Afrique ou en Asie, la grande majorité des porteurs du SIDA n’ont pas accès à ces médicaments; pour eux, la mort est encore la prochaine étape.

Découverte brosse un état des lieux qui, malgré les espoirs suscités par la recherche, laisse songeur, même en Occident.

http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/decouverte

Ce numéro a été préparé par Isabelle Pauzé.

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La Toile scientifique est le bulletin d'information officiel de Science pour tous. Elle est destinée à tous les acteurs du domaine de la culture scientifique et technique: musées et centres d'interprétations, organisateurs, producteurs et diffuseurs d'activités scientifiques, milieu de l'éducation, médias scientifiques ainsi que toutes les personnes intéressées de près ou de loin par la diffusion et la promotion des sciences.

La Toile scientifique publie environ 20 numéros par année, sur une base bimensuelle. Elle est expédiée à quelque 4000 adresses de courriel. On y trouve des renseignements utiles portant sur de nombreux aspects de la culture scientifique et technique: des nouvelles, des entrevues, des signets, des capsules portant sur des événements ou des découvertes, de même que des entrevues avec ceux qui font l'actualité scientifique.

Cette publication reçoit l'appui du Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.

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