Numéro 170, 9 avril 2007

«Même la pensée d’une fourmi peut toucher le ciel.»
- Proverbe japonais

SOMMAIRE

> Numéro spécial – Printemps scientifique

Le printemps chez les spécialistes de:

- L’entomologie
- L’horticulture
- La minéralogie
- L’ornithologie

> Nouvelles

24 heures de science
Journée mondiale de la Santé
Deux conférences au Cœur des sciences
Trois conférences au Musée Armand-Frappier
Bel honneur pour le Jardin botanique de Montréal
À lire dans Québec Science

> NUMÉRO SPÉCIAL – PRINTEMPS SCIENTIFIQUE

Les jours allongent et la nature se réveille. Galarneau se fait présent de manière plus insistante, alors que les bourgeons promettent une feuillaison prochaine. En deux mots, c’est le printemps. L’amorce de cette saison de renouveau et de découvertes a donné l’idée à l’équipe de La Toile scientifique de concocter à ses lecteurs un numéro spécial printemps scientifique.

Pour ce faire, nous avons interviewé des spécialistes de disciplines scientifiques dont les activités se déroulent essentiellement durant la belle saison afin de savoir comment ceux-ci s’y préparent. Qu’évoque le printemps pour les ornithologues, les horticulteurs, les entomologistes, les férus de minéralogie? À quoi ressemble la préparation d’une saison de prospection minéralogique, d’observation ornithologique, de jardinage à grande échelle? Quels conseils donneraient ces spécialistes aux amateurs des mêmes domaines? Voilà ce qu’ils nous ont raconté.

LE PRINTEMPS CHEZ LES SPÉCIALISTES DE L’ENTOMOLOGIE
Fondé en 1990 par Georges Brossard, un entomologiste passionné, l’Insectarium de Montréal est situé dans l’enceinte du Jardin botanique de Montréal. Il abrite 160 000 spécimens vivants et naturalisés. Comment son équipe se prépare-t-elle à la saison estivale? «À l'Insectarium, l’été se traduit par la présence d’un plus grand nombre d'animateurs, explique François Ouellet, adjoint au marketing et communications au Jardin botanique et à l’Insectarium. Les techniciens veillent au maintien et à la santé des collections, alors que d'autres équipes travaillent à mettre au point les programmes éducatifs, préparent les expositions et répondent aux demandes de renseignements entomologiques formulées au comptoir.»

«Puis, poursuit monsieur Ouellet, la tenue des événements annuels (Papillons en liberté, l'Odyssée des monarques), de même que le renouvellement d'expositions ou de vivariums exigent de la préparation de la part de l'équipe de l'Insectarium. Enfin, l'été est généralement un moment propice pour certains techniciens qui vont récolter certains insectes en nature un peu partout au Québec et même dans certains cas en Amérique du Nord», conclut-il.

Plusieurs projets seront mis en branle au cours de 2007 à l’Insectarium de Montréal. L'acquisition et le montage d'une exposition de photographies d'insectes se concrétisera à l’été 2007, tandis que la réalisation d'une installation d'insectes créés à partir de matières végétales sera lancée en octobre prochain. L’exposition Cités grouillantes se bonifiera d’une termitière au cours des prochaines années.

Liens entomologiques

www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium
www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium/toile

LE PRINTEMPS CHEZ LES SPÉCIALISTES DE L’HORTICULTURE
Yves Gagnon est propriétaire des Jardins du Grand-Portage (1), situés sur un plateau, à Saint-Didace dans la région de Lanaudière. Cet autodidacte passionné a établi un jardin d’approche orientale qui respecte les principes de la culture écologique, c’est-à-dire que la plantation d’arbres, l’aménagement de plates-bandes ornementales et de plans d’eau, ainsi que la pratique du compagnonnage intensif ont créé une biodiversité équilibrée dans le milieu. Cet aspect pédagogique de sa profession, monsieur Gagnon en est très fier: «Nous avons ouvert nos portes au public en 1990, en offrant des visites guidées présentant les fondements de la culture écologique. Aujourd’hui, les jardins proposent un mariage de plantes ornementales, annuelles, vivaces, médicinales, aromatiques, de légumes, de petits fruits et d’arbres fruitiers», énumère monsieur Gagnon.

Puisque sa passion pour l’horticulture n’était pas entièrement comblée par la création et l’entretien de ses jardins, Yves Gagnon s’est également lancé dans l’aventure de la production de semences certifiées bios. Le printemps, dans son vocabulaire, rime donc avec la production de son catalogue de semences.

Puis vient le temps des semis. «À la fin mars, les semences d’oignons, de poireaux, d’artichauts, de céleri-rave, de persil et de quelques autres fines herbes sont déjà en terreau, explique le spécialiste. Puis, on sème en caissettes les aubergines, les poivrons et les piments. Les semis sont complétés dès le début avril.»

Au Jardin botanique Roger-Van den Hende (2) (l’entité de l’Université Laval a obtenu cette prestigieuse appellation en 2006, pour son 40e anniversaire), la préparation d’une saison commence également dès février-mars: «D’abord, nous commandons des semences et des végétaux, explique Simon Chrétien, directeur du Jardin. La production en serre de semis a lieu fin mars-début avril. Puis, nous recrutons la main-d’œuvre qui travaillera durant la saison, une majorité d’étudiants de l’Université», précise monsieur Chrétien.

Les tâches que l’équipe de jardiniers doit accomplir sont nombreuses et diversifiées: retrait des protections hivernales, ramassage des débris de végétaux, remise en fonction du bassin d’eau et du système d’irrigation, etc. «Puis, enchaîne Simon Chrétien, une fois la portion «ménage du printemps» réalisée, on prépare les plates-bandes pour la plantation, on procède à des plantations manuelles, on désherbe, on fertilise, on tond la pelouse, on taille les arbres et les arbustes, etc. Une fois tout ce travail accompli, le Jardin est prêt à recevoir ses premiers visiteurs (en 2007, le Jardin botanique Roger-Van den Hende ouvrira ses portes le 23 juin).

Les étapes de préparation sont sensiblement les mêmes au Jardin botanique de Montréal (3), un des plus importants jardins botaniques du monde avec ses 75 hectares et sa collection de 22 000 espèces et cultivars de toutes les régions du globe. «De plus, de notre côté, nous mettons en œuvre nos programmes d’animation pour jeunes et adultes», précise François Ouellet, adjoint au marketing et communications au Jardin botanique et à l’Insectarium de Montréal.

Conseils pratiques pour jardiniers passionnés

Le premier conseil qu’Yves Gagnon destine aux Québécois qui sont sur le point d’entamer leur saison est de chérir leur sol, le capital du jardinier selon lui. «Il importe de considérer le sol comme un milieu vivant, insiste monsieur Gagnon, et faire en sorte que son activité biologique soit maximale parce que c’est sur lui que repose la santé des végétaux». Du même souffle, il lance une invitation aux jardiniers qui souhaitent allonger leur saison de culture: lancez-vous dans l’aventure des semis intérieurs! «Avoir ses plants de tomates, de basilic et de poivron, c’est très gratifiant, soutient l’expert. Cela permet de choisir soi-même ses cultivars, contrairement à l’offre plus limitée des centres de jardins. De plus, puisque la saison de jardinage au Québec est relativement courte, le fait de faire ses semis en avril la prolonge», conclut-il.

François Ouellet, lui, suggère aux horticulteurs du dimanche de la région de Montréal de consulter les différents cours et ateliers qui leur sont destinés et qui sont offerts par les Amis du Jardin botanique. «Une autre bonne idée est de consulter le Carnet horticole et botanique du site Internet du Jardin botanique (4), qui offre un aide-mémoire mensuel pratique pour l'ensemble des tâches à accomplir dans un jardin et selon le type de collection», conclut monsieur Ouellet.

Liens horticoles

(1) www.intermonde.net/colloidales
(2) www.jardin.ulaval.ca
(3) www2.ville.montreal.qc.ca/jardin
(4) www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/biblio/carnet.htm

LE PRINTEMPS CHEZ LES SPÉCIALISTES DE LA MINÉRALOGIE
Par définition, la saison minéralogique ne peut se tenir que lorsque la neige a définitivement quitté la surface du sol. On parle donc, au Québec, d’une période qui dure environ six mois, de la fin avril à la fin octobre. Alors que la saison morte est le moment idéal pour se former (assister à des conférences ou à des ateliers, par exemple), le printemps sonne le retour des excursions de prospection. Rolland Simoneau, président du Club de minéralogie de la région de l’Amiante (1) s’anime en parlant des découvertes qu’il fait chaque fois qu’il se retrouve sur le terrain. «Pratiquer la minéralogie permet d’acquérir quantité de connaissances géologiques, notamment. On ne soupçonne pas ce qu’il y a sous nos pieds», illustre-t-il.

Il faut dire que le sol particulier de la grande région de l’Amiante, situé au cœur des Appalaches, est reconnu pour la vigueur de l’exploitation minière, qui y a duré un siècle. «Cette situation géographique privilégiée fournit une multitude d’endroits de prédilection pour les minéralogistes, explique monsieur Simoneau. Dans les mines d’amiante, il y a beaucoup d’autres minéraux, tels le grenat et le talc. De plus, dans les mines de cuivre qui ne sont plus exploitées, on peut trouver des gisements de chromite, dans lesquels il y a du platine», ajoute-t-il.

Au printemps, donc, les différents clubs de minéralogie établissent le calendrier de leurs sorties de prospection estivales, de même que des activités d’échanges avec d’autres clubs. «De plus, nous prenons contact, le cas échéant, avec les individus ou les organisations qui détiennent des droits sur des claims», précise Ken Choquette, président du Club de minéralogie de Québec (2).

Les horaires d’expédition se décident notamment, au Club de la région de l’Amiante, par la consultation du site Web du ministère des Ressources naturelles du Québec et de la Faune du Québec (3). «Celui-ci contient une mine d’informations relativement aux carrières et aux mines du Québec, qu’elles soient en activité ou non, en spécifiant le type de minéraux (industriels ou autre) qu’on peut y trouver», ajoute Rolland Simoneau.

Sur une base individuelle, le printemps représente le moment idéal pour mettre au point son équipement, considère monsieur Simoneau. Mais surtout, il est impératif, quand on souhaite s’adonner à ce loisir, de joindre un club. «Bien sûr, il est possible de pratiquer la minéralogie seul, convient Ken Choquette, mais un club constitue un foyer de connaissances qui permet des échanges fructueux. Au contact des membres, on découvre de nouveaux endroits pour collecter et on est mieux à même d’identifier les minéraux que l’on recueille», poursuit le spécialiste.

D’ailleurs, plusieurs clubs travaillent en collaboration avec des ressources régionales afin de proposer à leurs membres des services utiles. À Québec, cette synergie se concrétise par l’implication du Département de géologie de l’Université Laval (4). «Grâce à leurs appareils scientifiques, les experts nous permettent de mieux identifier certains minéraux», illustre Ken Choquette.

Salon des pierres et minéraux de Montréal

Organisé par le Club de minéralogie de Montréal, cet événement annuel permet aux amateurs de minéralogie d’admirer des collections de bijoux artisanaux, de pierres précieuses et semi-précieuses, de fossiles, d'ambres et de minéraux proposés par plus d’une centaine d’exposants. Des ateliers d’identification de gemmes seront également proposés aux visiteurs. Cette année, le Salon se tiendra du 20 au 22 avril prochain, au Centre Pierre-Charbonneau, 3000, rue Viau (métro Viau). On obtient toute l’information pertinente en visitant le site Web de l’événement (5).

Liens minéralogiques

(1) http://pages.globetrotter.net/mineralogie
(2) www.lecmq.org
(3) www.mrn.gouv.qc.ca
(4) www.ggl.ulaval.ca
(5) www.salonminerauxmtl.com

LE PRINTEMPS CHEZ LES SPÉCIALISTES DE L’ORNITHOLOGIE
Jean-Sébastien Guénette, membre de la Société de biologie de Montréal et directeur général du Regroupement QuébecOiseaux (1) le confirme: «Bien que l’observation ornithologique puisse être pratiquée en toute saison, le printemps est la saison la plus excitante, d’abord, parce que c’est la saison de la migration. À cette époque de l’année, la quantité et la variété d’espèces qu’on peut observer sont intéressantes.» L’ornithologue Vincent Létourneau, biologiste de formation, abonde dans le même sens: «Le printemps est une saison ornithologique passionnante précisément parce que… il y a eu l’hiver avant! La blancheur de la saison froide est pour moi synonyme d’un certain désert biologique. Quand arrive le printemps, plein de choses émergent», ajoute-t-il. À son tour, Jacques Larivée, ornithologue et créateur de la banque de données ÉPOQ (voir encadré plus bas) explique les avantages de la saison de renouveau: «Au printemps, les oiseaux ont leur plumage nuptial. C’est à cette époque que la couleur des oiseaux est la plus éclatante, que leurs comportements sont les plus diversifiés.»

Espèces printanières

Parmi les 310 espèces aviaires différentes qu’il est possible d’observer sur une base régulière au Québec, environ 275 sont des oiseaux nicheurs et une trentaine sont de passage, comme l’oie des neiges. Quelles sont les espèces les plus hâtives?

«Les alouettes entreprennent leur migration très tôt, vers la fin février, précise Vincent Létourneau. À la fin février, on peut également observer des corneilles qui, bien qu’elles soient présentes toute l’année, augmentent en nombre et s’étendent partout au Québec.» Monsieur Létourneau ajoute que les hiboux sont aussi des nicheurs très hâtifs et qu’on peut trouver des œufs de grands-ducs dès la fin février. Puis, ce sont les carouges les hirondelles et les merles, qui arrivent en mars. La migration sera complétée au début de juin, moment où la saison de nidification commence.

Dans la région du Bas-Saint-Laurent, où réside Jacques Larivée, la migration la plus typique est celle des oiseaux de proie. «Dans le parc du Bic, le belvédère Raoul-Roy (2) propose un site d’observation de la migration des aigles, des pygargues et d’autres espèces», indique monsieur Larivée. Il s’agit de l’endroit au Québec où passent le plus grand nombre d’oiseaux de proie au printemps. Entre 5000 et 6000 spécimens de 14 espèces différentes sont dénombrées.

Conseils pratiques pour ornithologues amateurs

Puisque plusieurs mois se sont écoulés depuis les dernières activités d’observation ornithologique, Jean-Sébastien Guénette invite les amateurs de ce loisir scientifique à se replonger dans leurs guides d’identification. Écouter des CD de chants d’oiseaux est aussi une bonne façon de se replonger dans cet univers. «On peut aussi commencer à se préparer à installer des nichoirs, ajoute le spécialiste. Les premières espèces nichant en juin, la période d’avril-mai est idéale pour ce faire.»

Vincent Létourneau, lui, propose une sortie scientifique de circonstance en ce début de saison: «Pour bien entamer le printemps, rendez-vous au Centre d’interprétation de Baie-du-Febvre (4) et profitez du poste d’observation et de la belle diversité faunique qu’on peut y observer (surtout des bernaches, des oies et des canards, mais aussi des oiseaux de proie et différentes espèces de passereaux)». Quant au conseil de Jacques Larivée, il est court, mais rempli de sagesse: «Lâchez l’ordinateur et allez dehors, tout simplement!»

La Banque ÉPOQ: un joyau ornithologique québécois

Le Québec est le seul endroit au monde où les ornithologues acceptent de mettre en commun leurs observations d’oiseaux depuis 1945. Cet esprit de partage des connaissances, amorcé par le frère Victor Gaboriau, est à la base de la création de la base de données ÉPOQ (pour Étude des populations d’oiseaux du Québec), par l’ornithologue Jacques Larivée. «À l’époque, le frère Gaboriau a créé un formulaire (5) qui permet de faire la cueillette d’informations ornithologiques et qui est encore utilisé aujourd’hui», explique monsieur Larivée. Celui-ci s’est donc attaqué à une tâche titanesque: informatiser les 450 000 compte-rendus de sorties d’observations accumulés depuis 1975. Cette manne totalise six millions et demi d’observations ornithologiques détaillées, qui contiennent, entre autres informations, l’espèce observée, le lieu, la date, la latitude et la longitude, le nombre d’individus observés, une description des nids le cas échéant, etc.

«ÉPOQ sert à cartographier des populations dans le temps et dans l’espace, explique son créateur. La base de données permet également d’étudier les changements dans le nombre d’individus et dans la fréquence de rencontre des espèces. De plus, ÉPOQ trouve sont utilité en recherche, car nous menons présentement des projets concernant la grippe aviaire, le virus du Nil occidental et les changements climatiques, pour ne nommer que ceux-là», explique Jacques Larivée. Aujourd’hui, la banque est alimentée par des groupes d’ornithologues dans des clubs régionaux aux quatre coins du Québec.

Liens ornithologiques

(1) www.quebecoiseaux.org
(2) www.lebic.net/be_raoulroy.html
(3) www.oies.com
(4) www.quebecoiseaux.org/epoq
(5) www.oiseauxqc.org/feuillet.jsp

> NOUVELLES

SPÉCIAL 24HEURES DE SCIENCE
La Toile scientifique publiera au cours des prochaines semaines des numéros spéciaux consacrés à l’événement québécois de science et de technologie, 24 heures de science. Les lecteurs pourront donc avoir une bonne idée de la programmation de cet événement coordonné par Science pour tous. Nous vous espérons nombreux à participer à ces activités, les 11 et 12 mai, organisées par le vaste réseau de la culture scientifique et technologique.

Aussi, n’oubliez pas qu’il n’est pas trop tard pour inscrire une activité au 24 heures de science (1). Elles seront acceptées jusqu’au lundi 30 avril et ensuite enregistrées dans le site Internet de l’événement (2) qui sera en ligne le 15 avril prochain.

(1) www.sciencepourtous.qc.ca/24heures/inscription.html
(2) www.science24heures.com

JOURNÉE MONDIALE DE LA SANTÉ
Le 7 avril prochain aura lieu la Journée mondiale de la santé (1), promulguée par l’Organisation des Nations Unies. Elle vise à commémorer la date anniversaire de la création de l'Organisation mondiale de la Santé (2). Cette année, le thème de la Journée consiste en la sécurité sanitaire internationale et, tout particulièrement, la prévention de la propagation des maladies infectieuses dans le monde.

(1) www.who.int/world-health-day/2007/fr
(2) www.who.int/fr/

DEUX CONFÉRENCES AU CŒUR DES SCIENCES
Le Cœur des sciences de l’UQAM propose, ces jours prochains, deux conférences grand public. D’abord, le 10 avril, à 19h, le journaliste environnemental au quotidien Le Monde, Hervé Kempf, prononcera une conférence intitulée Comment les riches détruisent la planète. Au cours de cette rencontre, organisée en collaboration avec l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM, le spécialiste abordera les raisons pour lesquelles, selon lui, le capitalisme irresponsable empêche l’humanité de faire face à la crise écologique mondiale actuelle.

Puis, le lendemain, soit le 11 avril, toujours à 19h, Guillaume Lecointre, professeur au Muséum d’histoire naturelle de Paris et auteur de plusieurs essais, présentera Idéologies, religions, mercantilisme – Les récupérations de la science, une conférence au cours de laquelle il se posera des questions telles: quelles sont les véritables limites de la démarche scientifique et de son discours? Et quels sont les dangers d’en sortir au nom de la science?

www.coeurdessciences.uqam.ca

TROIS CONFÉRENCES AU MUSÉE ARMAND-FRAPPIER
Le Musée Armand-Frappier vient d’annoncer la tenue de trois conférences printanières gratuites ouvertes au grand public, sous le thème Les biosciences apprivoisées. Ces événements auront lieu à la salle Pasteur de l’INRS-Institut Armand-Frappier, à Laval.

Le Dr Michel Fournier, professeur-chercheur à l'INRS-Institut Armand-Frappier animera, le jeudi 12 avril prochain, la première de ces conférences qui sera intitulée Le système immunitaire d’espèces fauniques: sentinelle pour la protection de l'environnement. Le Dr Fournier expliquera les variations du système immunitaire à travers les espèces biologiques en portant un regard sur l’urgence environnementale qui en découle. La deuxième conférence, intitulée Obésité: enjeux et solutions, sera présentée le mercredi 25 avril 2007 par la Dre Lyne Mongeau, coordonnatrice du Plan d'action gouvernemental de promotion de saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids pour 2006-2012 du ministère de la Santé et des Services sociaux. La troisième conférence, Nanobiosciences et nanobiotechnologies: quels impacts sur nos vies?, sera présentée dans le cadre du 24 heures de science par le Dr Normand Voyer, directeur du Centre de recherche sur la fonction, la structure et l'ingénierie des protéines (CREFSIP) et professeur titulaire de l’Université Laval. Celle-ci se tiendra le 11 mai 2007.

Les personnes intéressées à assister aux conférences doivent obligatoirement réserver, préférablement par courriel (musee-afrappier@iaf.inrs.ca) ou par téléphone (450 686-5641, poste 4217)

www.musee-afrappier.qc.ca

BEL HONNEUR POUR LE JARDIN BOTANIQUE DE MONTRÉAL
Le 28 mars dernier, Tourisme Montréal remettait au Jardin botanique de Montréal un trophée Ulysse dans la Catégorie attractions touristiques – 100 000 visiteurs ou plus pour l’ensemble de ses réalisations dans le cadre des célébrations de son 75e anniversaire, en 2006. Ce prix visait à saluer la programmation diversifiée que le Jardin botanique a proposée à ses visiteurs l’été dernier. Il a été décerné dans le cadre du gala régional des Grands Prix du Tourisme québécois, organisé annuellement dans chacune des régions du Québec. Le Jardin botanique devient ainsi lauréat régional et fera partie de la compétition du gala national des Grands Prix du tourisme québécois, qui se tiendra le 4 mai prochain, à Québec.

http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin

À LIRE DANS QUÉBEC SCIENCE
Qu’est-ce que les oméga-3? À quoi servent-ils? Comment agissent-ils sur notre organisme? Voilà quelques-unes des questions sur lesquelles les journalistes de Québec Science se penchent, dans le dossier principal de leur édition d’avril. Aussi, dans ce numéro: un texte de Bernard Landry, dans lequel l’ancien premier ministre, principal instigateur du virage technologique des années 1980, exhorte la société à rendre la vie agréable à ses travailleurs afin que ceux-ci soient plus efficaces, et une histoire du disque et de l’enregistrement sonore.

www.cybersciences.com

 

Ce numéro a été préparé par Isabelle Pauzé.

La Toile


Archives 2011

Archives 2010
Archives 2009

Archives 2008

Archives 2007
Archives 2006
Archives 2005
Archives 2004
Archives 2003
Archives 2002
Archives 2001
Archives 2000
Archives 1999



Branchez-vous sur
la culture scientifique
et technologique.


La Toile scientifique
est le bulletin d'information de Science pour tous. Elle est destinée à tous les acteurs du domaine de la culture scientifique et technique: musées et centres d'interprétations, organisateurs, producteurs et diffuseurs d'activités scientifiques, milieu de l'éducation, médias scientifiques ainsi que toutes les personnes intéressées de près ou de loin par la diffusion et la promotion des sciences.

La Toile scientifique publie une dizaine de numéros par année sur une base mensuelle. Elle est expédiée à quelque 4000 adresses de courriel.

Cette publication reçoit l'appui du Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.

N'hésitez pas à nous joindre:

Tél.: (514) 252-7456
Téléc.: (514) 252-3152
toile@sciencepourtous.qc.ca