Numéro 188, 17 novembre 2008

«Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts; les morts, au contraire, instruisent les vivants.»
– François René de Chateaubriand, homme politique et écrivain français, 1768-1848

SOMMAIRE

> Édito

> Numéro thématique: le mois des morts scientifique

> Entrevue avec Michel Rochon, journaliste scientifique

> Les Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale

> Des suggestions de lecture

ADN et enquêtes criminelles
Deux nouveautés de Kathy Reichs
La mort dévoilée: un autre sens donné à la vie
La société post-mortelle – La mort, l'individu et le lien social à l'ère des
technosciences

Un dossier dans L’Actualité Poitou-Charentes

> Des liens d’intérêt

Service de l’identité judiciaire de la GRC
Collège canadien de police
Émission Eurêka
Exposition Détective interactif
Et plus encore...

> Zone 24 heures de science

Programme préliminaire
Tournée des régions
Communicateurs tout-terrain recherchés!

> Nouvelles

Je lis la science…
Sondage sur les attentes des citoyens face à la recherche
Lancement de la Bourse Fernand-Seguin 2009
Le Mystère de la base lunaire
Le Costa Rica à Pointe-à-Callière
Éco-Caméra aux RIDM


> ÉDITO

Chaque mois, nous proposons aux lecteurs un sujet ou un thème scientifique. «Novembre, mois des morts» a guidé le présent numéro de La Toile scientifique qui s’amorce avec deux entrevues de circonstance.

La première, avec le journaliste scientifique Michel Rochon, aborde un reportage télévisé primé au Gala des prix Gémeaux 2008: Dawson: code orange. La seconde, avec Yves Dufour, directeur du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du ministère de la Sécurité publique, se penche plutôt sur les experts de la médecine légale.

Notre thème propose de plus des suggestions de lectures et des liens utiles. Plus loin dans La Toile, ne manquez pas non plus, comme à chacune de nos éditions, des nouvelles de nos partenaires.

***

L’événement 24 heures de science fait place à des maillages pour le moins étonnants! Par exemple, dans la Bas-Saint-Laurent, on prépare pour 2009 une série d’activités qui s’articule autour du Fleuve Saint-Laurent. En 2010, oh surprise, cette série d’activités sera présentée au public montréalais...

Selon le même principe, des organismes de Saint-Hyacinthe, capitale québécoise de l’agroalimentaire, entendent aller visiter l’Outaouais.

Le 24 heures de science espère que d’autres régions voudront exporter leurs expertises et activités. N’oublions pas que ce qui est relativement commun chez soi pourrait s’avérer une belle découverte pour un public différent.

***

N’oublions pas l’Assemblée générale annuelle de Science pour tous qui aura lieu le 25 novembre, à 18h, au Centre de démonstration en science physique à Québec (Cégep François-Xavier-Garneau); notre Colloque annuel qui aura lieu à la fin février; et une conférence sur le monde souterrain qui sera donnée à la Grande bibliothèque de Montréal le 26 février prochain.


> ENTREVUE AVEC MICHEL ROCHON, JOURNALISTE SCIENTIFIQUE À L’ÉMISSION DÉCOUVERTE

Le documentaire Dawson: Code orange, conçu par le journaliste Michel Rochon et le réalisateur Yves Lévesque, a été diffusé en primeur en septembre 2007, dans le cadre de l’émission Découverte, à Radio-Canada.

Dawson: Code orange aborde ce qui s’est réellement passé le 13 septembre 2006, à l’urgence de l’Hôpital général de Montréal, alors que Kimveer Gill semait la terreur au Collège Dawson. On apprend dans le reportage que plusieurs victimes ont été sauvées grâce à l’action rapide des ambulanciers paramédicaux et de l’équipe de traumatologie de l’hôpital. Grâce à une reconstitution précise des événements (jouée par les «vrais» protagonistes), le spectateur revit en direct le drame qui s’est joué à Dawson et la lutte contre la mort que les spécialistes et les victimes vivaient.

Dans le cadre de cette édition spéciale portant sur la mort et la science, La Toile scientifique s’est entretenue avec Michel Rochon, afin d’en savoir plus sur cette passionnante enquête scientifique, qui s’est étalée sur six mois.

La Toile: Monsieur Rochon, comment est né le projet de réaliser un reportage portant sur la tragédie de Dawson?

L’idée est de Charles Tisseyre, l’animateur de Découverte, qui avait été bouleversé, comme nous tous d’ailleurs, par la tragédie de Dawson. Dès l’automne 2006, il avait discuté avec la coordonnatrice de l’émission, Hélène Leroux, du fait qu’il serait intéressant que l’émission produise un document sur le sujet. Il avait aussi soulevé le fait qu’on parlait beaucoup, à l’époque, dans les médias, du tueur et de la victime, mais pas du tout des jeunes qui ont été sauvés par l’action concertée des différents services d’urgence et de traumatologie. C’est de là qu’on est partis.

La Toile: Quels sont les liens que vous tracez entre la tragédie de Dawson et la science?

Il y a beaucoup de science dans le reportage, beaucoup de médecine notamment, puisque nous avons largement travaillé dans les dossiers médicaux, pour connaître tous les gestes qui avaient été posés auprès des différentes victimes. La question des algorithmes de décisions qui interviennent en urgentologie, au moment d’un événement majeur comme celui de Dawson, relève aussi de la science.

De plus, scientifiquement, nous faisions face à un défi de taille, notamment parce que nous voulions montrer les blessures, les chirurgies de façon réaliste, sans toutefois donner des nausées au public! Nous avons donc mis beaucoup de temps et d’énergie à scénariser la reconstitution.

La Toile: Vous interrogez trois victimes et des médecins dans le cadre du reportage. Comment avez-vous réussi à les convaincre de participer au tournage?

Deux principes ont guidé notre action: la complicité que nous souhaitions établir avec les gens et le respect. Nous voulions éviter à tout prix de harceler les victimes, qui avaient eu leur lot d’expériences négatives avec certains médias. Nous avons donc expédié une lettre explicitant notre démarche et les buts visés par le reportage. Nous leur avons ensuite téléphoné quelque temps après afin de sonder leur intérêt à participer au projet.

Le tout a été mené avec beaucoup de délicatesse. C’est ce qui nous a permis d’avoir toute leur collaboration. Nous avons aussi pu compter sur la coopération du Collège, de l’hôpital, des instances municipales. Ça a vraiment été un travail titanesque!

La Toile: Vous avez procédé à une reconstitution fidèle des événements avec les protagonistes qui étaient réellement sur les lieux. Qu’est-ce que vous considérez que cela a apporté au réalisme du produit final?

Effectivement, les médecins, chirurgiens et intensivistes qui recréent les scènes dans le documentaire sont les mêmes qui prenaient part à l’action, le 13 septembre 2006. Cette situation particulière amenait donc un réalisme, en plus d’une émotion supplémentaire. De plus, nous tournions dans une vraie salle de traumatologie, qu’il nous a d’ailleurs fallu évacuer à toute vitesse, à quelques reprises, parce que de vraies victimes étaient amenées. Ce tournage a vraiment été fertile en rebondissements de toutes sortes!

Je dois aussi ajouter que le tournage a agi comme une forme de catharsis, de thérapie, pour les gens qui y ont participé et qui avaient été impliquées dans l’événement de Dawson. Je crois que, à certains égards, le fait de revivre ces émotions a contribué à les aider à tourner la page.

La Toile: Que signifie l’expression «Code orange» dans le titre de votre document?

Le Code orange est un mécanisme par lequel un centre hospitalier met toutes ses ressources disponibles au service de l’urgence d’une situation donnée. On le déclenche lors d’un accident qui implique plusieurs blessés, par exemple, ou encore lors d’un tremblement de terre, d’une pandémie ou d’une autre catastrophe.

La majorité des centres hospitaliers du monde qui travaillent en traumatologie (car il s’agit d’un protocole international) ont, dans leurs murs, des boîtes Code orange. Celles-ci contiennent évidemment différents instruments médicaux, mais aussi une série de cartons de différentes couleurs (vert, jaune, rouge et noir), qui servent au triage des personnes amenées, ceci afin de prioriser les actions des membres des équipes médicales.

Dans le cas de Dawson, le Code orange n’a pas été entièrement appliqué. Mais l’important, c’est que tous les blessés aient pu être sauvés.

La Toile: Finalement, monsieur Rochon, quel avenir attend Dawson: Code orange?

Nous avons réalisé une version plus longue du reportage que nous destinons au marché scandinave. Nous avons aussi remporté des prix, avec le documentaire, dont le Gémeaux 2008 de la meilleure recherche: affaires publiques, documentaire, la médaille d’argent au World Media Festival de Hambourg et le Prix d’excellence de Radio-Canada. Nous avons également soumis le document au prix Judith-Jasmin. Nous aurons des nouvelles prochainement.

La Toile: Merci, monsieur Rochon et toutes nos félicitations pour le succès remporté par votre reportage!

Le documentaire est disponible dans la section des reportages archivés du site de l’émission Découverte:
http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/decouverte/niveau2_liste89_200709.shtml#


> LE LABORATOIRE DE SCIENCES JUDICIAIRES ET DE MÉDECINE LÉGALE

Dans le cadre de cette édition spéciale sur la mort et la science, La Toile scientifique a voulu en savoir davantage sur le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale. Yves Dufour, son directeur, a accepté de répondre à nos questions.

La Toile: Monsieur Dufour, qui travaille au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale?

Le Laboratoire, qui relève du ministère de la Sécurité publique, regroupe des professionnels et des techniciens qui représentent plusieurs secteurs de la médecine, des sciences pures et appliquées. Leur travail consiste à produire des expertises scientifiques et à témoigner devant les tribunaux afin d'éclairer les juges et les jurés lors de poursuites criminelles et civiles.

La Toile: Quelles sont les mandats que ces experts réalisent?

À la demande des différents corps de police québécois, les spécialistes qui travaillent au Laboratoire sont impliqués dans plusieurs types de travaux. Il peut s’agir de rechercher la présence de drogues, de poisons ou d’autres substances dans des cas d'agressions sexuelles, de meurtres ou de morts suspectes, notamment. Nos experts sont aussi appelés à analyser le profil génétique qui permet d'identifier à coup sûr un individu ou encore à reconstituer des scènes complexes de crimes graves;

La Toile: Parlez-nous des différents champs d’expertise dans lesquels le Laboratoire intervient.

À titre d’exemple, dans le domaine de la médecine légale, les pathologistes effectuent des autopsies à la demande des coroners. En ce sens, ils déterminent les causes et aident à comprendre les circonstances d'un décès survenu dans des conditions obscures et violentes.

Par ailleurs, les spécialistes en chimie judiciaire analysent toutes traces de matériaux retrouvées sur les lieux d'un crime, alors que les experts en balistique sont chargés d’examiner les armes à feu et les projectiles.


> DES SUGGESTIONS DE LECTURES

ADN ET ENQUÊTES CRIMINELLES
Que ce soit avec des cheveux, de la salive ou des gouttes de sang, chacun de nous disperse partout des traces d'ADN, qui sont à la fois les témoins de notre présence sur un lieu ou la preuve d'une parenté biologique. Ces traces peuvent être analysées et les empreintes génétiques comparées et conservées dans des fichiers. Les tests d’ADN ont ainsi bouleversé les enquêtes de police et l’administration de la justice. Or, ces fichiers d'empreintes génétiques suscitent aussi un certain nombre d'interrogations.

Cet ouvrage, écrit par François-Pierre Huyghe et publié aux Presses universitaires de France analyse la nature, la valeur et les limites de ces tests. Il explique aussi le cadre légal (en France comme à l'étranger) de la constitution des fichiers génétiques et présente les enjeux éthiques et politiques dans lesquels s’inscrivent ces pratiques.

http://www.puf.com

DEUX NOUVEAUTÉS DE KATHY REICHS
Les férus de littérature judiciaire connaissent bien Kathy Reichs et son alter ego, l’anthropologue judiciaire Temperance Brennan. Voici deux suggestions en lien avec notre thématique, parues plus tôt cette année: dans Bones to Ashes, sorti en juin 2008, l’experte en analyse de crimes doit enquêter sur la découverte du squelette d’une jeune femme, un événement qui la ramène dans sa propre enfance. Puis, dans À Tombeau ouvert, aussi paru à l’été 2008, Tempe Brennan est sollicitée pour interpréter les blessures d'un homme tué d'une balle dans la tête, qui pourrait avoir un lien avec Jésus.

http://www.kathyreichs.com

LA MORT DÉVOILÉE: UN AUTRE SENS DONNÉ À LA VIE
La mort est-elle l'anéantissement ultime de toute vie individuelle? S’il s’agit là de l'explication généralement admise, les découvertes récentes dans les domaines de la science nous obligent à revoir les conceptions du public. L’auteur Bernard Baudouin fait le point sur les définitions classiques de la vie et de la mort et éclaire le lecteur quant aux nouvelles interprétations de l'existence humaine, de la renaissance ou de la réincarnation.

LA SOCIÉTÉ POST-MORTELLE – LA MORT, L’INDIVIDU ET LE LIEN SOCIAL À L’ÈRE DES TECHNOSCIENCES
Faire reculer la mort, agir sur ses causes, en modifier les frontières, comprendre son processus afin de prolonger le plus longtemps possible la vie, voire même dépasser les limites temporelles assignées à l'existence humaine: voilà autant d’objectifs poursuivis par les autorités scientifiques et politiques, au point que la santé est devenue l'une des préoccupations majeures de nos sociétés.

La notion de post-mortalité renvoie à ce nouveau rapport à la mort qui s'affirme aujourd'hui par la volonté affichée de vaincre techniquement celle-ci et, en quelque sorte, de vivre sans vieillir. C'est la description de ce courant de pensée que propose le livre de Céline Lafontaine, qui élabore une synthèse critique des représentations et des pratiques liées à la post-mortalité.

http://www.editionsduseuil.fr

UN DOSSIER DANS L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES
L’édition d’octobre, novembre et décembre (numéro 82) de cette publication française spécialisée propose plusieurs papiers concernant la perception et les usages liés à la mort. Le dossier La mort au Moyen Âge est constitué de textes abordant notamment la place des morts dans la société médiévale, tandis que d’autres articles, portant sur la liturgie de la mort, les soins palliatifs et le vieillissement de la population, notamment, complètent le contenu.

http://actualite-poitou-charentes.info

> DES LIENS D’INTÉRÊT
Voici quelques signets que nous avons identifiés pour vous, dans le cadre de notre édition spéciale la mort et la science.

Découvrez le Service de l’identité judiciaire de la Gendarmerie royale du Canada:
http://www.rcmp-grc.gc.ca/factsheets/fact_fis_f.htm

Le Collège canadien de police offre trois formations relatives au domaine judiciaire, soit Techniques de photographie judiciaire et Identité judiciaire, Initiation à la morphologie des traces de sang et Imagerie numérique judiciaire. On en apprend davantage en consultant la vitrine du Collège: http://www.cpc.gc.ca/sciences/fimenu_f.htm

L’émission Eurêka, qui était diffusée à l’antenne du Canal Vox, avait consacré son édition du 27 mars 2007 à la thématique de la mort. On trouve plusieurs capsules issues de cette émission dans le site Web de l’Agence Science-Presse: http://www.sciencepresse.qc.ca/search/node/mort?page=1#e-emission

Le site du Musée virtuel canadien propose l’exposition Détective interactif, qui propose une incursion dans le monde des enquêtes judiciaires et de la résolution de crimes: http://www.museevirtuel.ca/Exhibitions/Myst/

Voici d’autres liens menant vers des articles publiés au cours des deux dernières années dans le site de l’Agence Science-Presse et concernant la thématique de la mort et des sciences judiciaires:

Il se réveilla au son du scalpel: http://www.sciencepresse.qc.ca/node/20845

Le mystère de la mort d’Oetzi enfin dévoilé: http://www.sciencepresse.qc.ca/node/17629

L'homme de Néandertal n'est pas mort de froid: http://www.sciencepresse.qc.ca/node/18557

D’un corps à l’autre: http://www.sciencepresse.qc.ca/node/19984


> ZONE 24 HEURES DE SCIENCE

PROGRAMME PRÉLIMINAIRE
Vous avez l’intention de présenter une activité lors du 24 heures de science? Excellente initiative! Si vous avez déjà sous la main quelques renseignements, mêmes sommaires, sur la nature et la forme de cette activité, nous vous invitons à nous les communiquer. Nous pourrons ainsi assembler un programme préliminaire afin de débuter la promotion de l’événement.

Rappelons les dates de tombée pour inscrire une activité au programme de l’événement: 30 janvier 2009 pour le volet «grand public» et 27 mars 2009 pour le volet «scolaire». En respectant ces tombées, les activités profiteront d’un maximum de visibilité.

Pour l’instant, nous attendons votre description d’activité à cette adresse de courriel: 24heures@sciencepourtous.qc.ca

TOURNÉE DES RÉGIONS
La tournée du 24 heures suit sont cours. Les premières rencontres se sont fort bien déroulées, compte tenu qu’une majorité de participants sont de «nouvelles recrues». Notez qu’un compte rendu sera mis en ligne pour chaque rencontre durant les prochaines semaines.

Pour recevoir un avis par courriel, abonnez-vous au bulletin Les Actualités du 24 heures de science en visitant cette adresse:

http://www.science24heures.com/newsletter/inc_form.php

Les représentants de Science pour tous doivent encore visiter les villes de Laval et de Trois-Rivières (Mauricie et Centre-du-Québec) d’ici au début 2009. Les détails seront communiqués via Les Actualités.

COMMUNICATEURS TOUT-TERRAIN RECHERCHÉS!
Le 24 heures de science recherche toujours des communicateurs pour compléter sont équipe de communication. Pour vivre une expérience unique et acquérir de l’expérience, joignez-vous aux communicateurs tout-terrain!

Description et contact:
http://www.sciencepourtous.qc.ca/doc/avis_recherche_form_2009.pdf


> NOUVELLES

JE LIS LA SCIENCE…
Le comité des magazines de vulgarisation scientifique de Magazines du Québec vient de lancer une campagne visant à promouvoir huit magazines francophones de vulgarisation scientifique, soit Québec Science, Nature sauvage, QuébecOiseaux, Quatre-Temps, Découvrir, Spectre, Les Débrouillards et Les Explorateurs. Le comité est sous la direction de Félix Maltais, éditeur des Débrouillards et des Explorateurs, membre du conseil d'administration de Magazines du Québec et bénévole de l'année 2008.

La campagne de promotion comprend trois volets. D’abord, le comité diffusera un message publicitaire pendant l'émission Découverte de Radio-Canada, tous les dimanches, jusqu’au 7 décembre prochain. Il diffusera également une publicité autopromotionnelle collective dans les éditions de novembre et décembre des magazines participants. Enfin, il publiera un bandeau publicitaire dans les sites Web respectifs des magazines participants ainsi que dans des sites d'organismes de culture scientifique.

L’équipe de La Toile scientifique profite de cette initiative du comité des magazines de vulgarisation scientifique de Magazines du Québec pour inviter ses lecteurs à parcourir régulièrement les contenus de ces publications québécoises de qualité. Visitez aussi l’Agence Science-Presse et les Éditions MultiMondes qui se vouent également à la promotion d’une meilleure connaissance des sciences.

http://www.magazinesdescience.com

SONDAGE SUR LES ATTENTES DES CITOYENS FACE À LA RECHERCHE
Dans la foulée de la Grande rencontre Science et société, qui s’est tenue les 12 et 13 novembre dernier au Jardin botanique de Montréal, l'Association francophone pour le savoir - Acfas a dévoilé les résultats d'un sondage qu’elle a commandé à la firme CROP et qui porte sur les attentes des citoyens à l'égard du monde de la recherche.

Le sondage, auquel sont également associés le quotidien La Presse et Télé-Québec, a examiné la confiance des citoyens envers la science et les scientifiques, la place des chercheurs dans l'espace public, les attentes des citoyens face aux chercheurs de même que le financement privé de la recherche.

Les résultats montrent d’abord qu'il n'y a aucun déficit de confiance envers les chercheurs. Les scientifiques bénéficient d'un niveau de confiance élevé (84 %), qui se révèle encore plus important si l'on considère le pourcentage obtenu par les professeurs (92 %), la majorité des chercheurs exerçant également cette profession.

Par ailleurs, les Québécois sont confiants et d'avis que le développement scientifique apporte à l'être humain plus de bien (84 %) que de mal. De plus, une majorité de Québécois souhaite que les scientifiques participent davantage aux débats publics (52 %) et soient plus visibles dans les médias (91 %). De plus, les citoyens considèrent que la couverture médiatique de la science n'est pas suffisante (56 %).

Dans un autre ordre d’idées, la majorité des répondants (77 %) estiment que les scientifiques se préoccupent des attentes de la société, et les deux tiers (64 %) considèrent que les chercheurs sont suffisamment préoccupés des risques liés à leurs découvertes. De plus, une majorité des répondants (87 %) croit que l'implication des citoyens améliore la qualité et l'utilité des résultats. Cependant, 68 % des citoyens se sentent incompétents pour poser les bonnes questions aux scientifiques et 53 % des répondants trouvent que les scientifiques devraient être davantage engagés dans des activités de vulgarisation.

Malgré la confiance et l'intérêt des citoyens pour la science, le degré de réceptivité au discours scientifique varie selon le niveau de scolarité. Les citoyens les moins scolarisés se méfient davantage des chercheurs et du progrès scientifique, et leurs priorités sont différentes. En effet, ils accordent une plus grande importance aux retombées immédiates de la recherche alors que, pour les citoyens très scolarisés, l'avancement des connaissances et la gestion des problèmes collectifs apparaissent prioritaires.

En conclusion, le sondage montre que la science et les scientifiques bénéficient largement de la confiance et de l'intérêt du grand public. En contrepartie, les citoyens voudraient que les scientifiques soient plus engagés dans les débats publics et participent davantage à des activités de vulgarisation.

Les résultats du sondage CROP-ACFAS-Télé-Québec-La Presse reposent sur 1 002 entrevues téléphoniques effectuées du 18 au 29 septembre 2008 dans le cadre du sondage omnibus CROP express. La marge d'erreur est de 3 points, 19 fois sur 20.

http://www.acfas.ca/science_societe/grande_rencontre/a_propos.html

LANCEMENT DE LA BOURSE FERNAND-SEGUIN 2009
Créée en 1981, la Bourse Fernand-Seguin permet aux apprentis journalistes de parfaire leurs connaissances et leurs habiletés au sein d’organisations et de médias prestigieux qui œuvrent dans le domaine de la communication scientifique québécoise, dont les émissions Découverte et Les Années lumière, et les magazines Les Débrouillards, Les Explorateurs, Découvrir et Québec Science. Ainsi, l’Association des communicateurs scientifiques (ACS) est heureuse de lancer l’édition 2009 de cet important concours.

Les jeunes âgés de 18 à 30 ans passionnés de communication scientifique et désireux d’en faire un métier sont invités à rédiger un texte de six à dix feuillets portant sur un sujet de nature scientifique et de le soumettre par la suite, accompagné de renseignements pertinents sur leurs recherches et leurs démarches, au jury de la Bourse Fernand-Seguin. Ils ont jusqu’au 13 avril 2009 pour soumettre leur dossier. Toutes les informations utiles sont disponibles dans le site de l’ACS.

http://www.acs.qc.ca

LE MYSTÈRE DE LA BASE LUNAIRE
Voici le titre de ce concours organisé par la revue Les Débrouillards, en collaboration avec l’entreprise de développement de contenus ludo-éducatifs CRÉO. Les apprentis astronautes sont invités à réaliser une simulation de décollage d'un vaisseau spatial vers la Lune.

Lorsqu’ils ont terminé leur simulation, les jeunes doivent remplir un formulaire de participation qui leur permettra de courir la chance de gagner un des trois exemplaires du jeu Le mystère de la base lunaire ou encore un des deux abonnements au magazine Les Débrouillards ou Les Explorateurs. Le tirage aura lieu le 8 décembre prochain.

http://debrouillards.creo.ca/concours

LE COSTA RICA À POINTE-À-CALLIÈRE
Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, présente depuis le 4 novembre dernier l’exposition Costa Rica, terre de merveilles. Réalisée par le musée montréalais, en partenariat avec le Museo Nacional de Costa Rica, l’exposition présente pour la première fois au Canada près de 230 objets précieux en or, jade, céramique fine et pierre ciselée. Pour le musée, il s’agit de la plus importante exposition sur le sujet jamais réalisée à l’extérieur du Costa Rica.

Costa Rica, terre de merveilles s’intéresse à l’histoire de ce pays, sur une période d’environ 2000 ans, du Ve siècle avant notre ère jusqu’à l’arrivée de Christophe Colomb, en 1502. Les visiteurs découvriront la diversité des grandes régions du pays grâce aux objets qui en proviennent. Plusieurs objets témoignent de l’influence de la nature sur la vie culturelle et sociale des populations.

http://www.pacmusee.qc.ca

ÉCO-CAMÉRA AUX RIDM
Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) se déroulent jusqu’au 23 novembre prochain. Au cours de ce festival, un volet environnemental de courts métrages, baptisé Éco-Caméra, sera proposé aux cinéphiles.

Cette année, les films projetés aborderont des thématiques aussi variées que la catastrophe de l’Exxon Valdez, les ports méthaniers, le gazon, les algues bleues, le biodiesel, le nucléaire, l’agriculture et la surpêche, pour ne nommer que celles-là.

Organisé en collaboration avec le Cœur des sciences et l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM, Éco-Caméra est présenté par Télé-Québec. Un concours est assorti à la projection des courts métrages.

http://www.ridm.qc.ca

 

Ce numéro a été préparé par Isabelle Pauzé.

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est le bulletin d'information de Science pour tous. Elle est destinée à tous les acteurs du domaine de la culture scientifique et technique: musées et centres d'interprétations, organisateurs, producteurs et diffuseurs d'activités scientifiques, milieu de l'éducation, médias scientifiques ainsi que toutes les personnes intéressées de près ou de loin par la diffusion et la promotion des sciences.

La Toile scientifique publie une dizaine de numéros par année sur une base mensuelle. Elle est expédiée à quelque 4000 adresses de courriel.

Cette publication reçoit l'appui du Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.

N'hésitez pas à nous joindre:

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