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Numéro
188, 17 novembre 2008
«Les
vivants ne peuvent rien apprendre aux morts; les morts, au contraire,
instruisent les vivants.»
– François René de Chateaubriand, homme politique
et écrivain français, 1768-1848
SOMMAIRE
>
Édito
>
Numéro thématique: le mois des morts scientifique
>
Entrevue avec Michel Rochon, journaliste scientifique
>
Les Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale
>
Des suggestions de lecture
ADN
et enquêtes criminelles
Deux nouveautés de Kathy Reichs
La mort dévoilée: un autre sens donné à
la vie
La société post-mortelle – La mort, l'individu
et le lien social à l'ère des
technosciences
Un dossier dans L’Actualité Poitou-Charentes
>
Des liens d’intérêt
Service de l’identité
judiciaire de la GRC
Collège canadien de police
Émission Eurêka
Exposition Détective interactif
Et plus encore...
>
Zone 24 heures de science
Programme préliminaire
Tournée des régions
Communicateurs tout-terrain recherchés!
>
Nouvelles
Je lis la science…
Sondage sur les attentes des citoyens face à la recherche
Lancement de la Bourse Fernand-Seguin 2009
Le Mystère de la base lunaire
Le Costa Rica à Pointe-à-Callière
Éco-Caméra aux RIDM
> ÉDITO
Chaque
mois, nous proposons aux lecteurs un sujet ou un thème scientifique.
«Novembre, mois des morts» a guidé le présent
numéro de La Toile scientifique qui s’amorce
avec deux entrevues de circonstance.
La
première, avec le journaliste scientifique Michel Rochon,
aborde un reportage télévisé primé au
Gala des prix Gémeaux 2008: Dawson: code orange.
La seconde, avec Yves Dufour, directeur du Laboratoire de sciences
judiciaires et de médecine légale du ministère
de la Sécurité publique, se penche plutôt sur
les experts de la médecine légale.
Notre
thème propose de plus des suggestions de lectures et des
liens utiles. Plus loin dans La Toile, ne manquez pas non
plus, comme à chacune de nos éditions, des nouvelles
de nos partenaires.
***
L’événement
24 heures de science fait place à des maillages pour le moins
étonnants! Par exemple, dans la Bas-Saint-Laurent, on prépare
pour 2009 une série d’activités qui s’articule
autour du Fleuve Saint-Laurent. En 2010, oh surprise, cette série
d’activités sera présentée au public
montréalais...
Selon le même
principe, des organismes de Saint-Hyacinthe, capitale québécoise
de l’agroalimentaire, entendent aller visiter l’Outaouais.
Le 24 heures
de science espère que d’autres régions voudront
exporter leurs expertises et activités. N’oublions
pas que ce qui est relativement commun chez soi pourrait s’avérer
une belle découverte pour un public différent.
***
N’oublions
pas l’Assemblée générale annuelle de
Science pour tous qui aura lieu le 25 novembre, à 18h, au
Centre de démonstration en science physique à Québec
(Cégep François-Xavier-Garneau); notre Colloque annuel
qui aura lieu à la fin février; et une conférence
sur le monde souterrain qui sera donnée à la Grande
bibliothèque de Montréal le 26 février prochain.
> ENTREVUE AVEC MICHEL ROCHON, JOURNALISTE SCIENTIFIQUE
À L’ÉMISSION DÉCOUVERTE
Le
documentaire Dawson: Code orange, conçu par le journaliste
Michel Rochon et le réalisateur Yves Lévesque, a été
diffusé en primeur en septembre 2007, dans le cadre de l’émission
Découverte, à Radio-Canada.
Dawson:
Code orange aborde ce qui s’est réellement passé
le 13 septembre 2006, à l’urgence de l’Hôpital
général de Montréal, alors que Kimveer Gill
semait la terreur au Collège Dawson. On apprend dans le reportage
que plusieurs victimes ont été sauvées grâce
à l’action rapide des ambulanciers paramédicaux
et de l’équipe de traumatologie de l’hôpital.
Grâce à une reconstitution précise des événements
(jouée par les «vrais» protagonistes), le spectateur
revit en direct le drame qui s’est joué à Dawson
et la lutte contre la mort que les spécialistes et les victimes
vivaient.
Dans
le cadre de cette édition spéciale portant sur la
mort et la science, La Toile scientifique s’est entretenue
avec Michel Rochon, afin d’en savoir plus sur cette passionnante
enquête scientifique, qui s’est étalée
sur six mois.
La
Toile: Monsieur Rochon, comment est né le projet de
réaliser un reportage portant sur la tragédie de Dawson?
L’idée
est de Charles Tisseyre, l’animateur de Découverte,
qui avait été bouleversé, comme nous tous d’ailleurs,
par la tragédie de Dawson. Dès l’automne 2006,
il avait discuté avec la coordonnatrice de l’émission,
Hélène Leroux, du fait qu’il serait intéressant
que l’émission produise un document sur le sujet. Il
avait aussi soulevé le fait qu’on parlait beaucoup,
à l’époque, dans les médias, du tueur
et de la victime, mais pas du tout des jeunes qui ont été
sauvés par l’action concertée des différents
services d’urgence et de traumatologie. C’est de là
qu’on est partis.
La Toile: Quels sont les liens que vous tracez
entre la tragédie de Dawson et la science?
Il
y a beaucoup de science dans le reportage, beaucoup de médecine
notamment, puisque nous avons largement travaillé dans les
dossiers médicaux, pour connaître tous les gestes qui
avaient été posés auprès des différentes
victimes. La question des algorithmes de décisions qui interviennent
en urgentologie, au moment d’un événement majeur
comme celui de Dawson, relève aussi de la science.
De plus, scientifiquement,
nous faisions face à un défi de taille, notamment
parce que nous voulions montrer les blessures, les chirurgies de
façon réaliste, sans toutefois donner des nausées
au public! Nous avons donc mis beaucoup de temps et d’énergie
à scénariser la reconstitution.
La
Toile: Vous interrogez trois victimes et des médecins
dans le cadre du reportage. Comment avez-vous réussi à
les convaincre de participer au tournage?
Deux
principes ont guidé notre action: la complicité que
nous souhaitions établir avec les gens et le respect. Nous
voulions éviter à tout prix de harceler les victimes,
qui avaient eu leur lot d’expériences négatives
avec certains médias. Nous avons donc expédié
une lettre explicitant notre démarche et les buts visés
par le reportage. Nous leur avons ensuite téléphoné
quelque temps après afin de sonder leur intérêt
à participer au projet.
Le tout a été
mené avec beaucoup de délicatesse. C’est ce
qui nous a permis d’avoir toute leur collaboration. Nous avons
aussi pu compter sur la coopération du Collège, de
l’hôpital, des instances municipales. Ça a vraiment
été un travail titanesque!
La Toile: Vous avez procédé à
une reconstitution fidèle des événements avec
les protagonistes qui étaient réellement sur les lieux.
Qu’est-ce que vous considérez que cela a apporté
au réalisme du produit final?
Effectivement,
les médecins, chirurgiens et intensivistes qui recréent
les scènes dans le documentaire sont les mêmes qui
prenaient part à l’action, le 13 septembre 2006. Cette
situation particulière amenait donc un réalisme, en
plus d’une émotion supplémentaire. De plus,
nous tournions dans une vraie salle de traumatologie, qu’il
nous a d’ailleurs fallu évacuer à toute vitesse,
à quelques reprises, parce que de vraies victimes étaient
amenées. Ce tournage a vraiment été fertile
en rebondissements de toutes sortes!
Je dois aussi
ajouter que le tournage a agi comme une forme de catharsis, de thérapie,
pour les gens qui y ont participé et qui avaient été
impliquées dans l’événement de Dawson.
Je crois que, à certains égards, le fait de revivre
ces émotions a contribué à les aider à
tourner la page.
La
Toile: Que signifie l’expression «Code orange»
dans le titre de votre document?
Le
Code orange est un mécanisme par lequel un centre hospitalier
met toutes ses ressources disponibles au service de l’urgence
d’une situation donnée. On le déclenche lors
d’un accident qui implique plusieurs blessés, par exemple,
ou encore lors d’un tremblement de terre, d’une pandémie
ou d’une autre catastrophe.
La majorité
des centres hospitaliers du monde qui travaillent en traumatologie
(car il s’agit d’un protocole international) ont, dans
leurs murs, des boîtes Code orange. Celles-ci contiennent
évidemment différents instruments médicaux,
mais aussi une série de cartons de différentes couleurs
(vert, jaune, rouge et noir), qui servent au triage des personnes
amenées, ceci afin de prioriser les actions des membres des
équipes médicales.
Dans le cas
de Dawson, le Code orange n’a pas été entièrement
appliqué. Mais l’important, c’est que tous les
blessés aient pu être sauvés.
La
Toile: Finalement, monsieur Rochon, quel avenir attend Dawson:
Code orange?
Nous
avons réalisé une version plus longue du reportage
que nous destinons au marché scandinave. Nous avons aussi
remporté des prix, avec le documentaire, dont le Gémeaux
2008 de la meilleure recherche: affaires publiques, documentaire,
la médaille d’argent au World Media Festival de Hambourg
et le Prix d’excellence de Radio-Canada. Nous avons également
soumis le document au prix Judith-Jasmin. Nous aurons des nouvelles
prochainement.
La
Toile: Merci, monsieur Rochon et toutes nos félicitations
pour le succès remporté par votre reportage!
Le
documentaire est disponible dans la section des reportages archivés
du site de l’émission Découverte:
http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/decouverte/niveau2_liste89_200709.shtml#
> LE LABORATOIRE DE SCIENCES JUDICIAIRES ET DE MÉDECINE
LÉGALE
Dans
le cadre de cette édition spéciale sur la mort et
la science, La Toile scientifique a voulu en savoir davantage
sur le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine
légale. Yves Dufour, son directeur, a accepté de répondre
à nos questions.
La
Toile: Monsieur Dufour, qui travaille au Laboratoire de sciences
judiciaires et de médecine légale?
Le
Laboratoire, qui relève du ministère de la Sécurité
publique, regroupe des professionnels et des techniciens qui représentent
plusieurs secteurs de la médecine, des sciences pures et
appliquées. Leur travail consiste à produire des expertises
scientifiques et à témoigner devant les tribunaux
afin d'éclairer les juges et les jurés lors de poursuites
criminelles et civiles.
La
Toile: Quelles sont les mandats que ces experts réalisent?
À
la demande des différents corps de police québécois,
les spécialistes qui travaillent au Laboratoire sont impliqués
dans plusieurs types de travaux. Il peut s’agir de rechercher
la présence de drogues, de poisons ou d’autres substances
dans des cas d'agressions sexuelles, de meurtres ou de morts suspectes,
notamment. Nos experts sont aussi appelés à analyser
le profil génétique qui permet d'identifier à
coup sûr un individu ou encore à reconstituer des scènes
complexes de crimes graves;
La
Toile: Parlez-nous des différents champs d’expertise
dans lesquels le Laboratoire intervient.
À
titre d’exemple, dans le domaine de la médecine légale,
les pathologistes effectuent des autopsies à la demande des
coroners. En ce sens, ils déterminent les causes et aident
à comprendre les circonstances d'un décès survenu
dans des conditions obscures et violentes.
Par ailleurs,
les spécialistes en chimie judiciaire analysent toutes traces
de matériaux retrouvées sur les lieux d'un crime,
alors que les experts en balistique sont chargés d’examiner
les armes à feu et les projectiles.
> DES SUGGESTIONS DE LECTURES
ADN
ET ENQUÊTES CRIMINELLES
Que ce soit avec des cheveux, de la salive ou des gouttes de sang,
chacun de nous disperse partout des traces d'ADN, qui sont à
la fois les témoins de notre présence sur un lieu
ou la preuve d'une parenté biologique. Ces traces peuvent
être analysées et les empreintes génétiques
comparées et conservées dans des fichiers. Les tests
d’ADN ont ainsi bouleversé les enquêtes de police
et l’administration de la justice. Or, ces fichiers d'empreintes
génétiques suscitent aussi un certain nombre d'interrogations.
Cet ouvrage,
écrit par François-Pierre Huyghe et publié
aux Presses universitaires de France analyse la nature, la valeur
et les limites de ces tests. Il explique aussi le cadre légal
(en France comme à l'étranger) de la constitution
des fichiers génétiques et présente les enjeux
éthiques et politiques dans lesquels s’inscrivent ces
pratiques.
http://www.puf.com
DEUX
NOUVEAUTÉS DE KATHY REICHS
Les férus de littérature judiciaire connaissent bien
Kathy Reichs et son alter ego, l’anthropologue judiciaire
Temperance Brennan. Voici deux suggestions en lien avec notre thématique,
parues plus tôt cette année: dans Bones to Ashes,
sorti en juin 2008, l’experte en analyse de crimes doit enquêter
sur la découverte du squelette d’une jeune femme, un
événement qui la ramène dans sa propre enfance.
Puis, dans À Tombeau ouvert, aussi paru à
l’été 2008, Tempe Brennan est sollicitée
pour interpréter les blessures d'un homme tué d'une
balle dans la tête, qui pourrait avoir un lien avec Jésus.
http://www.kathyreichs.com
LA
MORT DÉVOILÉE: UN AUTRE SENS DONNÉ À
LA VIE
La mort est-elle l'anéantissement ultime de toute vie individuelle?
S’il s’agit là de l'explication généralement
admise, les découvertes récentes dans les domaines
de la science nous obligent à revoir les conceptions du public.
L’auteur Bernard Baudouin fait le point sur les définitions
classiques de la vie et de la mort et éclaire le lecteur
quant aux nouvelles interprétations de l'existence humaine,
de la renaissance ou de la réincarnation.
LA
SOCIÉTÉ POST-MORTELLE – LA MORT, L’INDIVIDU
ET LE LIEN SOCIAL À L’ÈRE DES TECHNOSCIENCES
Faire reculer la mort, agir sur ses causes, en modifier les frontières,
comprendre son processus afin de prolonger le plus longtemps possible
la vie, voire même dépasser les limites temporelles
assignées à l'existence humaine: voilà autant
d’objectifs poursuivis par les autorités scientifiques
et politiques, au point que la santé est devenue l'une des
préoccupations majeures de nos sociétés.
La notion de
post-mortalité renvoie à ce nouveau rapport à
la mort qui s'affirme aujourd'hui par la volonté affichée
de vaincre techniquement celle-ci et, en quelque sorte, de vivre
sans vieillir. C'est la description de ce courant de pensée
que propose le livre de Céline Lafontaine, qui élabore
une synthèse critique des représentations et des pratiques
liées à la post-mortalité.
http://www.editionsduseuil.fr
UN
DOSSIER DANS L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES
L’édition d’octobre, novembre et décembre
(numéro 82) de cette publication française spécialisée
propose plusieurs papiers concernant la perception et les usages
liés à la mort. Le dossier La mort au Moyen Âge
est constitué de textes abordant notamment la place des morts
dans la société médiévale, tandis que
d’autres articles, portant sur la liturgie de la mort, les
soins palliatifs et le vieillissement de la population, notamment,
complètent le contenu.
http://actualite-poitou-charentes.info
>
DES LIENS D’INTÉRÊT
Voici quelques signets que nous avons identifiés pour vous,
dans le cadre de notre édition spéciale la mort et
la science.
Découvrez
le Service de l’identité judiciaire de la Gendarmerie
royale du Canada:
http://www.rcmp-grc.gc.ca/factsheets/fact_fis_f.htm
Le
Collège canadien de police offre trois formations relatives
au domaine judiciaire, soit Techniques de photographie judiciaire
et Identité judiciaire, Initiation à la morphologie
des traces de sang et Imagerie numérique judiciaire. On en
apprend davantage en consultant la vitrine du Collège: http://www.cpc.gc.ca/sciences/fimenu_f.htm
L’émission
Eurêka, qui était diffusée à l’antenne
du Canal Vox, avait consacré son édition du 27 mars
2007 à la thématique de la mort. On trouve plusieurs
capsules issues de cette émission dans le site Web de l’Agence
Science-Presse: http://www.sciencepresse.qc.ca/search/node/mort?page=1#e-emission
Le
site du Musée virtuel canadien propose l’exposition
Détective interactif, qui propose une incursion
dans le monde des enquêtes judiciaires et de la résolution
de crimes: http://www.museevirtuel.ca/Exhibitions/Myst/
Voici d’autres
liens menant vers des articles publiés au cours des deux
dernières années dans le site de l’Agence Science-Presse
et concernant la thématique de la mort et des sciences judiciaires:
Il
se réveilla au son du scalpel: http://www.sciencepresse.qc.ca/node/20845
Le
mystère de la mort d’Oetzi enfin dévoilé:
http://www.sciencepresse.qc.ca/node/17629
L'homme
de Néandertal n'est pas mort de froid: http://www.sciencepresse.qc.ca/node/18557
D’un
corps à l’autre: http://www.sciencepresse.qc.ca/node/19984
> ZONE 24 HEURES DE SCIENCE
PROGRAMME
PRÉLIMINAIRE
Vous avez l’intention de présenter une activité
lors du 24 heures de science? Excellente initiative! Si vous avez
déjà sous la main quelques renseignements, mêmes
sommaires, sur la nature et la forme de cette activité, nous
vous invitons à nous les communiquer. Nous pourrons ainsi
assembler un programme préliminaire afin de débuter
la promotion de l’événement.
Rappelons les
dates de tombée pour inscrire une activité au programme
de l’événement: 30 janvier 2009 pour le volet
«grand public» et 27 mars 2009 pour le volet «scolaire».
En respectant ces tombées, les activités profiteront
d’un maximum de visibilité.
Pour
l’instant, nous attendons votre description d’activité
à cette adresse de courriel: 24heures@sciencepourtous.qc.ca
TOURNÉE
DES RÉGIONS
La tournée du 24 heures suit sont cours. Les premières
rencontres se sont fort bien déroulées, compte tenu
qu’une majorité de participants sont de «nouvelles
recrues». Notez qu’un compte rendu sera mis en ligne
pour chaque rencontre durant les prochaines semaines.
Pour
recevoir un avis par courriel, abonnez-vous au bulletin Les
Actualités du 24 heures de science en visitant cette
adresse:
http://www.science24heures.com/newsletter/inc_form.php
Les
représentants de Science pour tous doivent encore visiter
les villes de Laval et de Trois-Rivières (Mauricie et Centre-du-Québec)
d’ici au début 2009. Les détails seront communiqués
via Les Actualités.
COMMUNICATEURS
TOUT-TERRAIN RECHERCHÉS!
Le 24 heures de science recherche toujours des communicateurs pour
compléter sont équipe de communication. Pour vivre
une expérience unique et acquérir de l’expérience,
joignez-vous aux communicateurs tout-terrain!
Description
et contact:
http://www.sciencepourtous.qc.ca/doc/avis_recherche_form_2009.pdf
> NOUVELLES
JE
LIS LA SCIENCE…
Le comité des magazines de vulgarisation scientifique de
Magazines du Québec vient de lancer une campagne visant à
promouvoir huit magazines francophones de vulgarisation scientifique,
soit Québec Science, Nature sauvage, QuébecOiseaux,
Quatre-Temps, Découvrir, Spectre, Les Débrouillards
et Les Explorateurs. Le comité est sous la direction
de Félix Maltais, éditeur des Débrouillards
et des Explorateurs, membre du conseil d'administration de Magazines
du Québec et bénévole de l'année 2008.
La
campagne de promotion comprend trois volets. D’abord, le comité
diffusera un message publicitaire pendant l'émission Découverte
de Radio-Canada, tous les dimanches, jusqu’au 7 décembre
prochain. Il diffusera également une publicité autopromotionnelle
collective dans les éditions de novembre et décembre
des magazines participants. Enfin, il publiera un bandeau publicitaire
dans les sites Web respectifs des magazines participants ainsi que
dans des sites d'organismes de culture scientifique.
L’équipe
de La Toile scientifique profite de cette initiative du
comité des magazines de vulgarisation scientifique de Magazines
du Québec pour inviter ses lecteurs à parcourir régulièrement
les contenus de ces publications québécoises de qualité.
Visitez aussi l’Agence Science-Presse et les Éditions
MultiMondes qui se vouent également à la promotion
d’une meilleure connaissance des sciences.
http://www.magazinesdescience.com
SONDAGE
SUR LES ATTENTES DES CITOYENS FACE À LA RECHERCHE
Dans la foulée de la Grande rencontre Science et société,
qui s’est tenue les 12 et 13 novembre dernier au Jardin botanique
de Montréal, l'Association francophone pour le savoir - Acfas
a dévoilé les résultats d'un sondage qu’elle
a commandé à la firme CROP et qui porte sur les attentes
des citoyens à l'égard du monde de la recherche.
Le
sondage, auquel sont également associés le quotidien
La Presse et Télé-Québec, a examiné
la confiance des citoyens envers la science et les scientifiques,
la place des chercheurs dans l'espace public, les attentes des citoyens
face aux chercheurs de même que le financement privé
de la recherche.
Les résultats
montrent d’abord qu'il n'y a aucun déficit de confiance
envers les chercheurs. Les scientifiques bénéficient
d'un niveau de confiance élevé (84 %), qui se révèle
encore plus important si l'on considère le pourcentage obtenu
par les professeurs (92 %), la majorité des chercheurs exerçant
également cette profession.
Par ailleurs,
les Québécois sont confiants et d'avis que le développement
scientifique apporte à l'être humain plus de bien (84
%) que de mal. De plus, une majorité de Québécois
souhaite que les scientifiques participent davantage aux débats
publics (52 %) et soient plus visibles dans les médias (91
%). De plus, les citoyens considèrent que la couverture médiatique
de la science n'est pas suffisante (56 %).
Dans un autre
ordre d’idées, la majorité des répondants
(77 %) estiment que les scientifiques se préoccupent des
attentes de la société, et les deux tiers (64 %) considèrent
que les chercheurs sont suffisamment préoccupés des
risques liés à leurs découvertes. De plus,
une majorité des répondants (87 %) croit que l'implication
des citoyens améliore la qualité et l'utilité
des résultats. Cependant, 68 % des citoyens se sentent incompétents
pour poser les bonnes questions aux scientifiques et 53 % des répondants
trouvent que les scientifiques devraient être davantage engagés
dans des activités de vulgarisation.
Malgré
la confiance et l'intérêt des citoyens pour la science,
le degré de réceptivité au discours scientifique
varie selon le niveau de scolarité. Les citoyens les moins
scolarisés se méfient davantage des chercheurs et
du progrès scientifique, et leurs priorités sont différentes.
En effet, ils accordent une plus grande importance aux retombées
immédiates de la recherche alors que, pour les citoyens très
scolarisés, l'avancement des connaissances et la gestion
des problèmes collectifs apparaissent prioritaires.
En conclusion,
le sondage montre que la science et les scientifiques bénéficient
largement de la confiance et de l'intérêt du grand
public. En contrepartie, les citoyens voudraient que les scientifiques
soient plus engagés dans les débats publics et participent
davantage à des activités de vulgarisation.
Les résultats
du sondage CROP-ACFAS-Télé-Québec-La Presse
reposent sur 1 002 entrevues téléphoniques effectuées
du 18 au 29 septembre 2008 dans le cadre du sondage omnibus CROP
express. La marge d'erreur est de 3 points, 19 fois sur 20.
http://www.acfas.ca/science_societe/grande_rencontre/a_propos.html
LANCEMENT
DE LA BOURSE FERNAND-SEGUIN 2009
Créée en 1981, la Bourse Fernand-Seguin permet aux
apprentis journalistes de parfaire leurs connaissances et leurs
habiletés au sein d’organisations et de médias
prestigieux qui œuvrent dans le domaine de la communication
scientifique québécoise, dont les émissions
Découverte et Les Années lumière,
et les magazines Les Débrouillards, Les Explorateurs,
Découvrir et Québec Science. Ainsi, l’Association
des communicateurs scientifiques (ACS) est heureuse de lancer l’édition
2009 de cet important concours.
Les jeunes âgés
de 18 à 30 ans passionnés de communication scientifique
et désireux d’en faire un métier sont invités
à rédiger un texte de six à dix feuillets portant
sur un sujet de nature scientifique et de le soumettre par la suite,
accompagné de renseignements pertinents sur leurs recherches
et leurs démarches, au jury de la Bourse Fernand-Seguin.
Ils ont jusqu’au 13 avril 2009 pour soumettre leur dossier.
Toutes les informations utiles sont disponibles dans le site de
l’ACS.
http://www.acs.qc.ca
LE
MYSTÈRE DE LA BASE LUNAIRE
Voici le titre de ce concours organisé par la revue Les
Débrouillards, en collaboration avec l’entreprise
de développement de contenus ludo-éducatifs CRÉO.
Les apprentis astronautes sont invités à réaliser
une simulation de décollage d'un vaisseau spatial vers la
Lune.
Lorsqu’ils
ont terminé leur simulation, les jeunes doivent remplir un
formulaire de participation qui leur permettra de courir la chance
de gagner un des trois exemplaires du jeu Le mystère
de la base lunaire ou encore un des deux abonnements au magazine
Les Débrouillards ou Les Explorateurs.
Le tirage aura lieu le 8 décembre prochain.
http://debrouillards.creo.ca/concours
LE
COSTA RICA À POINTE-À-CALLIÈRE
Pointe-à-Callière, musée d’archéologie
et d’histoire de Montréal, présente depuis le
4 novembre dernier l’exposition Costa Rica, terre de merveilles.
Réalisée par le musée montréalais, en
partenariat avec le Museo Nacional de Costa Rica, l’exposition
présente pour la première fois au Canada près
de 230 objets précieux en or, jade, céramique fine
et pierre ciselée. Pour le musée, il s’agit
de la plus importante exposition sur le sujet jamais réalisée
à l’extérieur du Costa Rica.
Costa
Rica, terre de merveilles s’intéresse à
l’histoire de ce pays, sur une période d’environ
2000 ans, du Ve siècle avant notre ère jusqu’à
l’arrivée de Christophe Colomb, en 1502. Les visiteurs
découvriront la diversité des grandes régions
du pays grâce aux objets qui en proviennent. Plusieurs objets
témoignent de l’influence de la nature sur la vie culturelle
et sociale des populations.
http://www.pacmusee.qc.ca
ÉCO-CAMÉRA
AUX RIDM
Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal
(RIDM) se déroulent jusqu’au 23 novembre prochain.
Au cours de ce festival, un volet environnemental de courts métrages,
baptisé Éco-Caméra, sera proposé aux
cinéphiles.
Cette année,
les films projetés aborderont des thématiques aussi
variées que la catastrophe de l’Exxon Valdez, les ports
méthaniers, le gazon, les algues bleues, le biodiesel, le
nucléaire, l’agriculture et la surpêche, pour
ne nommer que celles-là.
Organisé
en collaboration avec le Cœur des sciences et l'Institut des
sciences de l'environnement de l'UQAM, Éco-Caméra
est présenté par Télé-Québec.
Un concours est assorti à la projection des courts métrages.
http://www.ridm.qc.ca
Ce
numéro a été préparé par Isabelle
Pauzé. |