Numéro 190, 15 janvier 2009

«Qui marche dans la neige ne peut pas cacher son passage.»
– Proverbe chinois

SOMMAIRE

> Édito – neige et glace

> Des organismes en lien avec la thématique

ArcticNet
Arctique: le fragile équilibre
Lieu historique national du Canada du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine
Musée J.-Armand Bombardier
Parc national du Mont-Orford

> Une entrevue avec Jacques Desbois et Serge Péloquin, président directeur général et directeur artistique de l’Hôtel de Glace

> Des capsules d’information en lien avec la thématique

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme à la TOHU
Fabriquer de la neige artificielle: une activité pas inoffensive
CanmetÉNERGIE et les arénas du Canada
Comment se forment les cristaux de neige?
Comment construire un igloo?

> Des suggestions de lecture – neige et glace

Aniu – Du flocon de neige à l'iceberg
Mission Antarctique
Mondes polaires: La vie au froid extrême
Perdre le nord?

> Des suggestions de lectures – astronomie

Je deviens astronome
La Terre, la Lune et les étoiles
La Tournée des planètes

> Zone 24 heures de science

Boucar Diouf, le retour
Le CRSNG soutient le 24 heures de science
Tombée reportée

> Nouvelles

5e Congrès mondial d'éducation relative à l'environnement
Du nouveau à NanoQuébec
Les femmes en science et en génie à travers l’histoire au Québec


> ÉDITO

La nouvelle année débute avec un numéro thématique de circonstance: neige et glace. Il contient nombre de sujets touchant le froid comme la climatisation à la TOHU, la neige artificielle, l’organisme CanmetÉNERGIE et la construction d’un igloo... De plus, nous vous présentons une entrevue double sur l’Hôtel de Glace – un modèle d’architecture innovante – situé à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

***

Le Colloque de Science pour tous, qui se tiendra le 10 mars prochain au Cœur des sciences de l’UQAM, s’annonce fort intéressant. Ses ateliers volontairement tournés vers le «concret» et le «quotidien» des organismes aborderont diverses questions: comment approcher le milieu scolaire?; comment faire salle comble?; comment ajouter de la valeur à une activité?; que réservent les paliers de gouvernement à la science et à la technologie?; comme rendre plus attrayantes» ses communications avec les médias? ; etc. Ne manquez pas ce rendez-vous de la culture scientifique et technologique.

***

Le prochain 24 heures de science prend forme et plusieurs bonnes nouvelles nous arrivent avec la nouvelle année. Pour vous réchauffer et tout savoir, voyez la Zone 24 heures de science plus bas. Bonne lecture!


> DES ORGANISMES EN LIEN AVEC LA THÉMATIQUE

ARCTICNET
ArcticNet est un Réseau de centres d’excellence qui regroupe des scientifiques et des gestionnaires en sciences naturelles, en sciences de la santé et en sciences sociales avec leurs partenaires des organisations inuites, des communautés nordiques, des organismes fédéraux et provinciaux ainsi que du secteur privé pour étudier les impacts des changements climatiques dans l’Arctique canadien côtier.

Plus de 100 chercheurs d’ArcticNet, issus de 27 universités canadiennes et de 5 ministères fédéraux, collaborent avec des équipes de recherche provenant de 11 pays. L’océanographe bien connu Louis Fortier en est le directeur scientifique.

www.arcticnet.ulaval.ca

ARCTIQUE: LE FRAGILE ÉQUILIBRE
Présentée dans le cadre de l’Année polaire internationale, cette exposition extérieure de 40 photos géantes pose un regard sur l’Arctique canadien, sa puissance et sa fragilité. Pénétrez ce vaste territoire de contrastes et découvrez ses paysages saisissants, ses habitants et sa biodiversité. L’exposition jalonne le parcours entre le métro Jean-Drapeau et la Biosphère et elle est proposée jusqu’au 30 avril prochain.

www.biosphere.ec.gc.ca

LIEU HISTORIQUE NATIONAL DU CANADA DU COMMERCE-DE-LA-FOURRURE-À-LACHINE
Situé à l’ouest de l’île de Montréal, en bordure du lac Saint-Louis, cette installation historique témoigne de l’apogée de l’industrie de la pelleterie dans la région montréalaise au XVIIIe et au début du XIXe siècle. La ville occupait à l’époque une position stratégique sur la route des fourrures, en tant que point de départ et d’arrivée des expéditions de traite. Elle constituait en outre un important centre d’entreposage de fourrures et de marchandises de traite des marchands de Montréal. Aujourd’hui, le hangar qu’abrite l’endroit présente une exposition qui fait revivre l’épopée montréalaise de la fourrure.

www.pc.gc.ca/lhn-nhs/qc/lachine

MUSÉE J.-ARMAND BOMBARDIER
Cette institution culturelle de Valcourt, en Estrie, est unique au Canada, en ce sens qu’elle constitue le plus grand musée de sciences et de technologie privé au Québec et le seul musée canadien à posséder une imposante collection dédiée à l’histoire de la motoneige en tant que phénomène industriel international.

www.fjab.qc.ca

PARC NATIONAL DU MONT-ORFORD
Durant tout l’hiver, grâce aux panneaux de découverte qui bordent le sentier de la Chouette du Parc, les raquetteurs sont invités à constater comment les arbres servent une faune riche et variée.

www.sepaq.com/pq/mor/fr/


> ENTREVUE AVEC JACQUES DESBOIS ET SERGE PÉLOQUIN, PRÉSIDENT DIRECTEUR GÉNÉRAL ET DIRECTEUR ARTISTIQUE DE L’HÔTEL DE GLACE

Après 10 ans d'opérations, l'Hôtel de Glace québécois, le seul en Amérique, a acquis une solide expertise reliée à la création de structures de neige et de glace. Dans le cadre de ce numéro spécial neige et glace, nous avons donc interviewé son président directeur général, Jacques Desbois, et son directeur artistique, Serge Péloquin, afin d’en apprendre davantage sur sa conception.

La Toile: Comment est née l’idée de construire un hôtel de glace au Québec?

Jacques Desbois: Avant de créer le premier hôtel, en 2001, j’ai effectué de nombreux voyages en Suède, lieu d'origine de l’Hôtel de Glace. Mon équipe et moi y avions suivi plusieurs formations afin de comprendre les différents mécanismes de conception. Nous sommes revenus en inaugurant des projets de recherche et développement pour adapter les technologies suédoises au climat particulier d’ici. Et les structures du premier hôtel ont été importées de Suède.

La Toile: Quelles sont les plus importantes différences?

Jacques Desbois: En Suède, à la latitude où se situe l’Hôtel de Glace, soit à 200 km au nord du cercle polaire, il y a un mois complet d’obscurité et plusieurs autres semaines de jours très courts, ce qui n’est évidemment pas le cas ici. En outre, le climat suédois connaît moins de variations de température. La qualité de la neige n’est pas la même non plus.

La Toile: Parlez-nous de la neige que vous utilisez pour la construction de l’Hôtel de Glace?

Jacques Desbois: Nous n’utilisons pas la même neige artificielle que les centres de ski; ceux-ci affirment d’ailleurs que la nôtre est «ratée», en ce sens qu’elle a une masse volumique plus élevée que la leur, ce qui est conforme à nos besoins. De nombreux défis se posent à nous lorsque vient le temps d’en créer une optimale pour l’Hôtel.

De plus, étant donné la présence fréquente de soleil, en hiver, nous nous sommes rendu compte qu’il nous fallait réduire au minimum la granulométrie et augmenter la densité de la neige. Elle est donc travaillée mécaniquement lorsqu’elle est fabriquée, puis elle est retravaillée avant d’être appliquée sur nos voûtes. Elle devient presque comme du ciment. Après l’application, nos ingénieurs recueillent des échantillons, pour évaluer la densité et la granulométrie de la neige et s’assurer de la sécurité des lieux.

La Toile: Quelles sont les principales étapes de création de l’Hôtel de Glace?

Serge Péloquin: Le processus de construction commence avec la préparation de neige artificielle, généralement la première semaine de décembre. L'étape suivante est la mise en place des coffrages de métal en forme d’arche romane, parce que ces courbures s’adaptent mieux aux changements de température. Cette étape a généralement lieu au cours de la deuxième semaine de décembre.

Une fois les coffrages en place pour la première série de voûtes, on y projette la neige avec un souffleur à neige jusqu’à une épaisseur de 1,2 m (4 pieds) sur les côtés et de 60 cm (2 pieds) au sommet. Après 24 à 48 heures, la neige est transformée en glace opaque. Les moules, dotés de patins à leur base, sont ensuite retirés puis déplacés ailleurs sur le site où ils sont réutilisés pour le coulage d’une autre section.

Des colonnes de glace sont construites à l’intérieur et des murs en blocs de glace sont érigés aux extrémités. La glace est produite par la compagnie Arctic Glacier et elle est principalement utilisée pour le mobilier, les sculptures et les verres de glace. Au total, l’Hôtel de Glace nécessite 15 000 tonnes de neige et 500 tonnes de glace.

La Toile: Quels sont les autres défis technologiques qui doit relever l’équipe de l’Hôtel de Glace?

Jacques Desbois: Le chantier est extrêmement sensible aux changements de température. Pour conserver l’Hôtel en bon état tout au long de l’hiver, il n’y a aucun chauffage. Même les foyers situés dans le bar et dans certaines suites sont spécialement conçus afin de ne pas radier leur chaleur, et l’effet de réchauffement des luminaires est négligeable. La température intérieure se situe autour de -5 ºC. Les visiteurs gardent leurs vêtements de neige et leurs bottes en tout temps. Les sacs de couchage fournis par l’Hôtel sont certifiés pour des températures allant jusqu’à -40 ºC.

La Toile: Parlez-moi brièvement du concours d’architecture que vous avez récemment lancé.

Serge Péloquin: En effet, depuis quelques années, l’Hôtel organise un concours d’architecture ouvert aux étudiants universitaires du Québec, afin de faire créer des suites uniques dans l’Hôtel. Cela nous permet à la fois de leur proposer un défi technique intéressant, compte tenu des particularités de l’hôtel, tout en offrant une visibilité potentiellement internationale à de jeunes Québécois. Ce dernier aspect est très important pour nous. Au cours de la saison 2009, trois suites de l’Hôtel de Glace seront dessinées par des étudiants québécois.

La Toile: À quel moment avez-vous ouvert l’Hôtel pour cette saison?

Jacques Desbois: L'Hôtel de Glace est ouvert au public depuis le 4 janvier dernier. Il le sera tous les jours jusqu’à la fin mars. De plus, il importe de mentionner que des visites guidées d’interprétation du chantier, destinées au grand public, sont offertes chaque année tant que l’Hôtel n’est pas entièrement terminé, c’est-à-dire principalement au cours du mois de décembre.

Merci et bonne saison!

Fiche technique de l’Hôtel de Glace 2009:

- La superficie totale est de 3 000 mètres carrés
- Les plafonds ont 5,4 mètres de haut
- À sa pleine capacité, l’hôtel offre 36 chambres et suites thématiques pour une capacité d’accueil de 88 personnes par nuit.
- La construction de l’hôtel implique 11 000 heures de travail.
- Au début du mois d’avril de chaque année, une pelle mécanique défait la structure de l’hôtel afin qu’il ne reste plus qu’un amas de glace et de neige au sol. Habituellement, le travail de démolition prend environ une journée, alors que la construction nécessite six semaines.

www.hoteldeglace.qc.ca


> DES CAPSULES D’INFORMATION EN LIEN AVEC LA THÉMATIQUE

RIEN NE SE PERD, RIEN NE SE CRÉE, TOUT SE TRANSFORME À LA TOHU
La Cité des arts du cirque, la TOHU, a été conçue afin d'être 60% plus écoénergétique que le bâtiment de référence qui satisfait au Code modèle national de l'énergie pour les bâtiments. En ce sens, elle rejoint sa mission principale, qui consiste à participer activement à la réhabilitation du deuxième plus grand site d'enfouissement de déchets situé en milieu urbain en Amérique du Nord.

Pour ce faire, la TOHU utilise de nombreuses stratégies vertes: récupération du méthane produit par un site d'enfouissement fermé, pompage de l'eau chaude de la centrale par une boucle d'eau souterraine, maximisation des possibilités de ventilation naturelle, diminution de la demande énergétique du système CVAC, qui réduit de plus de 135 tonnes par année les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment. Mais ce n’est pas tout.

En effet, pour réguler la température intérieure de la TOHU, on a recours à la géothermie passive et à un bac à glace, que les visiteurs peuvent observer à travers une section vitrée du plancher du hall d'accueil. Le procédé de géothermie passive consiste à aspirer l'air extérieur, à l'amener à deux mètres sous terre dans un conduit souterrain, puis à le faire pénétrer dans le bâtiment. L'air est ainsi préchauffé ou prérefroidi d'environ sept degrés Celsius, selon la saison.

Le bac à glace constitue donc une solution de rechange peu énergivore aux systèmes de climatisation traditionnels, puisqu’il réduit l'apport énergétique en répartissant la demande sur plusieurs heures. De plus, l’énergie produite est renouvelable et n'émet aucun gaz à effet de serre. En outre, contrairement aux équipements de refroidissement habituels, les installations de la TOHU utilisent un gaz réfrigérant de type HFC non dommageable pour la couche d'ozone, plutôt que les traditionnels CFC.

Le système de géothermie passive fait que la TOHU consomme 10 fois moins d’énergie lors d’un spectacle que si elle utilisait des équipements de climatisation conventionnels.

www.tohu.ca

FABRIQUER DE LA NEIGE ARTIFICIELLE: UNE ACTIVITÉ PAS INOFFENSIVE
Pour fabriquer de la neige artificielle, on utilise des enneigeurs mobiles à basse pression appelés communément «canons à neige». Quatre étapes sont nécessaires à la formation de ces flocons artificiels. D’abord, des jets d’eau à haute pression sont projetés en fines gouttelettes par des buses sur le canon à neige, par un phénomène appelé atomisation. Puis, les gouttelettes refroidissent et prennent de l’expansion à mesure que la pression diminue. Des particules s’attachent ensuite aux gouttelettes pour former des cristaux de neige, c’est ce qu’on appelle la nucléation. Enfin, le ventilateur intégré au canon à neige projette les gouttelettes ou les cristaux en altitude et la transformation en flocons se fait par le temps gagné en altitude avant la tombée au sol.

Il est bien connu que, afin de s’adapter aux changements climatiques, qui ont une influence certaine sur la durée des saisons de ski, les centres québécois ont généralement recours à l’enneigement artificiel. Or, une recherche récemment menée à l’Université de Sherbrooke a tendu à démontrer que cette façon de fonctionner a des répercussions environnementales importantes.

En effet, produire de la neige exige beaucoup d’eau et d’énergie. Ceci sans compter le fait que, très souvent, des additifs sont ajoutés à l’eau afin de faciliter la formation des flocons. Le Snomax est le produit le plus populaire. Il s’agit d’un concentré de protéines, produites par la bactérie Pseudomonas syringae, qui agit sur les molécules d’eau, les orientant de façon à accélérer le processus de cristallisation.

Pour minimiser l’impact environnemental de la fabrication de neige (érosion sévère des sols, modification des cours d’eau, taux de mortalité élevé des arbres, atteinte à la faune aquatique des réserves d’eau), la chercheure Anne-Sophie Demers, qui a complété une maîtrise en environnement portant sur l’impact de l’enneigement artificiel sur l’écosystème du massif du mont Orford, recommande que les stations de ski limitent leur production de neige artificielle au maximum, en se concentrant sur deux périodes critiques: le début de la saison, où il est nécessaire d’assurer une couche de fond et lors des périodes de redoux, afin de réparer la surface skiable.

CANMETÉNERGIE ET LES ARÉNAS DU CANADA
CanmetÉNERGIE est le nouveau nom de cet organisme fédéral qui œuvre dans le domaine de la recherche et du développement technologique lié à l'énergie propre et au développement durable. Plus de 450 scientifiques, ingénieurs et techniciens y travaillent.

Parmi les sujets de recherche qui intéressent les spécialistes de CanmetÉNERGIE figurent les systèmes de réfrigération dans les bâtiments commerciaux, institutionnels et industriels, qui permettent, avec une gestion plus optimale, une réduction importante des émissions de gaz à effet de serre.

Un projet actuellement en œuvre consiste à réduire la consommation d'énergie de 50 % dans les 2 350 arénas et curlings du pays. Les innovations technologiques qui permettent ces projets, bien que méconnues au Canada, sont démontrées performantes en Europe et aux États-Unis. Il s'agit de distribuer le froid et le chaud dans les bâtiments par des boucles secondaires utilisant un fluide caloporteur inoffensif pour l'environnement plutôt qu'un réfrigérant de synthèse, de récupérer la chaleur rejetée par les systèmes frigorifiques pour le chauffage des espaces occupés, de l'air de ventilation et de l'eau de consommation et d’optimiser l'opération des équipements de réfrigération.

Pour assurer le développement des connaissances liées à ces domaines, une équipe de CanmetÉNERGIE travaille à des projets de nature expérimentale avec des bancs d’essai, ainsi qu'à la modélisation-simulation des technologies et à leur intégration à des bâtiments.

http://canmetenergy.nrcan.gc.ca

COMMENT SE FORMENT LES CRISTAUX DE NEIGE?
Les cristaux de neige se forment dans les nuages à partir de gouttelettes d'eau qui se trouvent en surfusion. Il s’agit d’une phase de la matière dans laquelle une diffusion de vapeur cristallise l’eau autour du noyau de congélation, qui mesure entre 0,1 et 10 micromètres de diamètre.

La Commission Internationale de la Neige et de la Glace a adopté, en 1951, une classification des cristaux, à partir des travaux du japonais Ukichira Nakaya. Elle compte sept formes principales: plaquette, étoile, colonne, aiguille, dendrite, bouton de manchette et irrégulière. Contrairement à ce qu'on pense, les 7 formes sont à peu près aussi courantes. À ces sept formes de base s'ajoutent trois formes de précipitations solides: le flocon de neige, les granules de glace et la grêle.

Le site Web Snowcristals (1) est édité par le physicien américain Kenneth G.Libbrecht. Il livre tous les détails sur la formation des cristaux et leur structure.

(1) www.snowcrystals.com

COMMENT CONSTRUIRE UN IGLOO?
Il ne faut pas plus d'une heure et demie aux Inuits pour construire un igloo. Cette architecture n'en obéit pas moins à des règles précises quant au choix du site, à la taille et à l'assemblage des blocs de neige, ainsi qu’à la ventilation. Un court métrage produit par l’Office national du film (1), datant de 1949, illustre d’ailleurs les grands principes de conception.

On désigne par igloo une construction traditionnelle de blocs de neige en forme de coupole. Pour le monter, on utilise de gros blocs de neige compacte découpés ou sciés et empilés les uns sur les autres. Ceux-ci mesurent environ 90 cm à 1 m de long, 40 à 60 cm de haut, et 15 à 20 cm d'épaisseur.

La première rangée de blocs est disposée en cercle puis inclinée afin de former une ligne en spirale. Le début de la seconde rangée repose sur le dernier bloc de la première rangée et chaque bloc est légèrement incliné vers l'intérieur. Les blocs étant disposés autour de la spirale, ils créent une ligne oblique formant le dôme. Enfin, il importe de terminer la construction en perçant une porte et de petits trous de quelques centimètres de diamètre, pour la ventilation.

(1) http://www3.onf.ca/collection/films/fiche/?id=786


> DES SUGGESTIONS DE LECTURES – NEIGE ET GLACE

Voici quatre suggestions de volumes qui permettent d’aborder les enjeux qui concernent le Nord ou qui, plus globalement, s’attardent à ses splendeurs.

ANIU – DU FLOCON À L’ICEBERG
Dans son volume, qui constitue autant un récit scientifique qu’un essai poétique, Bernard Voyer permet au lecteur de mieux comprendre le mouvement des glaciers, le parcours de la banquise, les secrets de l’inlandsis et l’errance de l’iceberg. L’explorateur a rapporté de ses expéditions des photos uniques réalisées dans des conditions difficiles, qui sont reproduites dans le livre.

MISSION ANTARCTIQUE
Dans cet ouvrage du biologiste, cinéaste et chef de mission Jean Lemire, le lecteur a accès en temps presque réel à son expérience hors du commun réalisée à bord du voilier océanographique Sedna IV. Au fil des pages, l’auteur fait découvrir les détails de cette mission de plus de 430 jours, vécue dans des conditions extrêmes, afin de documenter l'effet des changements climatiques sur la péninsule antarctique. Pas moins de 80 photos complètent le tout.

http://librairie.cyberpresse.ca

MONDES POLAIRES: LA VIE AU FROID EXTRÊME
Le peintre Robert Bateman offre aux jeunes lecteurs dans cet ouvrage un témoignage de ses voyages en Antarctique et en Arctique. Il y dépeint les paysages uniques et la faune de ces régions isolées. Il leur explique en outre quelles sont les différences entre l'Arctique et l'Antarctique, et leur donne des détails sur les animaux et les oiseaux qui y vivent.

www.scholastic.ca/editions

PERDRE LE NORD?
La journaliste scientifique Dominique Forget dresse dans ce volume le bilan écologique, économique, juridique, politique et humain de la situation qui prévaut actuellement dans le Grand Nord et l’Arctique.

Avec la collaboration d’une équipe de spécialistes des enjeux climatiques et géopolitiques, dont Louis Fortier, Mary Simon, Bruno Tremblay, Suzanne Lalonde et Dominique Berteaux, ainsi que d’une trentaine de scientifiques de renommée internationale, l’auteure s’interroge sur l’avenir de notre planète et se demande, dans ces circonstances alarmantes, ce que font les politiques.

www.editionsboreal.qc.ca


> DES SUGGESTIONS DE LECTURES – ASTRONOMIE

Notre numéro de décembre traitait de l’Année mondiale de l’Astronomie. À cet égard, et comme complément aux suggestions de lectures déjà fournies, nous considérions pertinent de vous donner la référence de trois volumes supplémentaires, tous écrits par l’astronome bien connu Pierre Chastenay, du Planétarium de Montréal (1), et publiés dans la collection Astro-Jeunes des Éditions Michel Quintin (2):

(1) www.planetarium.montreal.qc.ca
(2) www.editionsmichelquintin.ca

JE DEVIENS ASTRONOME
Ainsi que son titre l’indique, voici un livre qui amène l’astronome amateur en herbe à étudier le ciel à l’œil nu. Celui-ci apprend, grâce aux données astronomiques largement vulgarisées, à reconnaître les constellations et les planètes, et à observer les pluies d’étoiles filantes, les phases de la Lune, les aurores boréales et plusieurs autres phénomènes. Conseils pour choisir des jumelles ou un télescope et indications pour construire un cherche-étoiles en prime.

LA TERRE, LA LUNE ET LES ÉTOILES
Cet album, qui s’adresse aux jeunes âgés de huit ans et plus, leur permet de découvrir l’Univers et ses phénomènes, de même que de réaliser des expériences surprenantes, comme la fabrication d’un cadran solaire et la création de cratères lunaires.

Pourquoi le ciel est-il bleu? Comment s'expliquent les tremblements de terre et l'activité des volcans? Pourquoi le Soleil et la Lune rougissent-ils près de l'horizon? À quoi ressemblerait une base lunaire? Toutes ces réponses et bien d’autres trouvent leur réponses dans les 48 pages colorées de ce volume

LA TOURNÉE DES PLANÈTES
Pourrais-tu marcher sur les anneaux de Saturne? Y a-t-il de la vie sur Mars? Pourquoi fait-il plus chaud sur Vénus que sur Mercure? Que se cache-t-il sous les épais nuages colorés de la géante Jupiter? Pourquoi Pluton n'est-elle plus une planète? Voilà autant de questions qui trouvent réponse dans cet album qui aide les jeunes férus d’astronomie à percer quantité de secrets sur le système solaire.


> ZONE 24 HEURES DE SCIENCE

BOUCAR DIOUF, LE RETOUR
Nous sommes heureux d’annoncer le retour de Boucar Diouf en tant que porte-parole national de l’événement 24 heures de science. Océanographe, animateur télé et humoriste réputé, il a en 2008 grandement contribué à faire connaître l’événement auprès des médias et du grand public. Boucar Diouf est reconnu pour son implication dans la promotion de la culture scientifique et technologique, notamment auprès des jeunes.

Boucar Diouf a enregistré l’année dernière des capsules humoristico-scientifiques qui sont encore disponibles en ligne sous le bandeau Histoire de science (1).

(1) www.science24heures.com/index_2008.php

LE CRSNG SOUTIENT LE 24 HEURES DE SCIENCE
Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada a accordé son soutien au 24 heures de science. Ainsi, l’événement recevra 20 000$ par année pour les trois prochaines années par l’entremise du programme PromoScience. Les objectifs de ce programme visent à mettre les jeunes en contact avec les sciences et le domaine génie.

Ces nouvelles ressources permettront notamment le développement du volet scolaire ainsi que la mise en place de coordonnateurs du 24 heures dans un maximum de régions. Science pour tous tient à remercier le CRSNG pour sa confiance!

TOMBÉE REPORTÉE
Avis à tous, la date de remise du document de présentation d’activité a été reportée au lundi 16 février 2009 pour le volet «grand public». Les organismes participants – associations, entreprises, institutions, etc. – ont jusqu’à cette date pour faire nous faire parvenir tous les détails sur leur(s) activité(s). Après le 16 février, nous ne pourrons garantir un espace dans le programme imprimé.

La tombée du volet «scolaire» est maintenue au 27 mars 2009.

Rendez-vous sur le site des organismes participants (1) pour télécharger le document d’information et le document de présentation d’activité 2009. Au plaisir de vous lire!

(1) www.sciencepourtous.qc.ca/24heures/inscription.html


> NOUVELLES

5e CONGRÈS MONDIAL D’ÉDUCATION RELATIVE À L’ENVIRONNEMENT
Placé sous le thème Vivre ensemble sur la Terre, le 5e Congrès mondial d'éducation relative à l'environnement, qui se tiendra à Montréal du 10 au 14 mai prochain, donnera l’occasion à quantité d’acteurs de ce domaine d’ouvrir des avenues d’un mieux «vivre ensemble» dans les écoles, les institutions, les quartiers, les entreprises, les villes, les villages et les régions, pour, comme il est expliqué à la page d’accueil du site Web «mieux habiter notre Terre».

L’événement d’envergure internationale donnera l’occasion aux participants de traiter des changements climatiques, de la détérioration des écosystèmes et d’autres questions environnementales d’une grande complexité.

La date limite des inscriptions hâtives est le 15 février prochain. Pour consulter le programme préliminaire et obtenir tous les renseignements utiles relatifs à l’événement, vous êtes invités à consulter son site Web officiel.

www.5weec.uqam.ca/FR/

DU NOUVEAU À NANOQUÉBEC
La réorganisation entamée par NanoQuébec avec l’entrée en fonction du
Dr Robert Crawhall, en juillet 2008, à titre de premier président-directeur général de l’organisme, s’est poursuivie avec la nomination de son conseil d’administration et l’arrivée de nouveaux membres lors de l’assemblée générale annuelle qui s’est tenue à Montréal, en décembre dernier.

Jean Bourbonnais, de la Société générale de financement du Québec, a été reconduit pour un deuxième mandat à titre de président de l’organisme. De plus, des représentants de cinq organisations font leur entrée au sein de NanoQuébec afin d’y apporter leur expertise. Il s’agit du Dr Claudine Simson, vice-présidente exécutive et chef de la technologie chez LSI Logic Corporation, de Benoît Balmana, vice-président exécutif et vice-président aux services des ventes-marketing et clientèles chez Nanoledge, du Dr Blaise Champagne, représentant du CNRC et directeur général de l’Institut des matériaux industriels du Conseil national de recherches du Canada, de Claude Jean, vice-président et directeur général de DALSA Semiconducteur et du Dr Pierre Prémont, président directeur général du Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies

Par ailleurs, près de 2,65 M$ ont été remis à sept projets novateurs soumis par des professeurs et chercheurs québécois dans le domaine des biocapteurs dans le cadre du Programme d’appui aux projets de recherche intégrateurs. Ce programme est rendu possible grâce à NanoQuébec et à l'appui de ses partenaires, l'Agence spatiale canadienne et l’Institut canadien pour l’innovation en photonique.

www.nanoquebec.ca

LES FEMMES EN SCIENCE ET EN GÉNIE À TRAVERS L’HISTOIRE AU QUÉBEC
La chaire CRSNG Industrielle Alliance pour les femmes en sciences et génie au Québec vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Les femmes en science et en génie à travers l’histoire au Québec.

L’objectif visé par la publication de ce volume est de dégager non seulement des modèles, mais également de dresser l’historique de l’intégration des femmes dans les programmes universitaires en sciences et en génie au Québec.

Le recueil est subdivisé en deux parties. La première donne un aperçu historique des femmes en sciences au Québec. La deuxième partie présente le portrait de 37 femmes, ayant toutes un lien direct avec la ville de Québec, parce qu’elles y sont nées, y ont étudié ou encore y ont fait carrière. Leur contribution a permis l’émergence et le développement des sciences et l’implication des femmes dans divers domaines.

www.chaire-crsng-inal.fsg.ulaval.ca


Ce numéro a été préparé par Isabelle Pauzé.

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La Toile scientifique
est le bulletin d'information de Science pour tous. Elle est destinée à tous les acteurs du domaine de la culture scientifique et technique: musées et centres d'interprétations, organisateurs, producteurs et diffuseurs d'activités scientifiques, milieu de l'éducation, médias scientifiques ainsi que toutes les personnes intéressées de près ou de loin par la diffusion et la promotion des sciences.

La Toile scientifique publie une dizaine de numéros par année sur une base mensuelle. Elle est expédiée à quelque 4000 adresses de courriel.

Cette publication reçoit l'appui du Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.

N'hésitez pas à nous joindre:

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