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Numéro
190, 15 janvier 2009
«Qui
marche dans la neige ne peut pas cacher son passage.»
– Proverbe chinois
SOMMAIRE
>
Édito – neige et glace
>
Des organismes en lien avec la thématique
ArcticNet
Arctique: le fragile équilibre
Lieu historique national du Canada du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine
Musée J.-Armand Bombardier
Parc national du Mont-Orford
>
Une entrevue avec Jacques Desbois et Serge Péloquin, président
directeur général et directeur artistique de l’Hôtel
de Glace
>
Des capsules d’information en lien avec la thématique
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se
transforme à la TOHU
Fabriquer de la neige artificielle: une activité pas inoffensive
CanmetÉNERGIE et les arénas du Canada
Comment se forment les cristaux de neige?
Comment construire un igloo?
>
Des suggestions de lecture – neige et glace
Aniu
– Du flocon de neige à l'iceberg
Mission Antarctique
Mondes polaires: La vie au froid extrême
Perdre le nord?
>
Des suggestions de lectures – astronomie
Je
deviens astronome
La Terre, la Lune et les étoiles
La Tournée des planètes
>
Zone 24 heures de science
Boucar Diouf, le retour
Le CRSNG soutient le 24 heures de science
Tombée reportée
>
Nouvelles
5e
Congrès mondial d'éducation relative à l'environnement
Du nouveau à NanoQuébec
Les femmes en science et en génie à travers l’histoire
au Québec
>
ÉDITO
La nouvelle année débute avec un numéro
thématique de circonstance: neige et glace. Il contient nombre
de sujets touchant le froid comme la climatisation à la TOHU,
la neige artificielle, l’organisme CanmetÉNERGIE et
la construction d’un igloo... De plus, nous vous présentons
une entrevue double sur l’Hôtel de Glace – un
modèle d’architecture innovante – situé
à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.
***
Le Colloque de Science pour tous, qui se tiendra
le 10 mars prochain au Cœur des sciences de l’UQAM, s’annonce
fort intéressant. Ses ateliers volontairement tournés
vers le «concret» et le «quotidien» des
organismes aborderont diverses questions: comment approcher le milieu
scolaire?; comment faire salle comble?; comment ajouter de la valeur
à une activité?; que réservent les paliers
de gouvernement à la science et à la technologie?;
comme rendre plus attrayantes» ses communications avec les
médias? ; etc. Ne manquez pas ce rendez-vous de la culture
scientifique et technologique.
***
Le
prochain 24 heures de science prend forme et plusieurs bonnes nouvelles
nous arrivent avec la nouvelle année. Pour vous réchauffer
et tout savoir, voyez la Zone 24 heures de science plus bas. Bonne
lecture!
> DES ORGANISMES EN LIEN AVEC LA THÉMATIQUE
ARCTICNET
ArcticNet est un Réseau de centres d’excellence qui
regroupe des scientifiques et des gestionnaires en sciences naturelles,
en sciences de la santé et en sciences sociales avec leurs
partenaires des organisations inuites, des communautés nordiques,
des organismes fédéraux et provinciaux ainsi que du
secteur privé pour étudier les impacts des changements
climatiques dans l’Arctique canadien côtier.
Plus de 100 chercheurs d’ArcticNet, issus
de 27 universités canadiennes et de 5 ministères fédéraux,
collaborent avec des équipes de recherche provenant de 11
pays. L’océanographe bien connu Louis Fortier en est
le directeur scientifique.
www.arcticnet.ulaval.ca
ARCTIQUE:
LE FRAGILE ÉQUILIBRE
Présentée dans le cadre de l’Année polaire
internationale, cette exposition extérieure de 40 photos
géantes pose un regard sur l’Arctique canadien, sa
puissance et sa fragilité. Pénétrez ce vaste
territoire de contrastes et découvrez ses paysages saisissants,
ses habitants et sa biodiversité. L’exposition jalonne
le parcours entre le métro Jean-Drapeau et la Biosphère
et elle est proposée jusqu’au 30 avril prochain.
www.biosphere.ec.gc.ca
LIEU
HISTORIQUE NATIONAL DU CANADA DU COMMERCE-DE-LA-FOURRURE-À-LACHINE
Situé à l’ouest de l’île de Montréal,
en bordure du lac Saint-Louis, cette installation historique témoigne
de l’apogée de l’industrie de la pelleterie dans
la région montréalaise au XVIIIe et au début
du XIXe siècle. La ville occupait à l’époque
une position stratégique sur la route des fourrures, en tant
que point de départ et d’arrivée des expéditions
de traite. Elle constituait en outre un important centre d’entreposage
de fourrures et de marchandises de traite des marchands de Montréal.
Aujourd’hui, le hangar qu’abrite l’endroit présente
une exposition qui fait revivre l’épopée montréalaise
de la fourrure.
www.pc.gc.ca/lhn-nhs/qc/lachine
MUSÉE
J.-ARMAND BOMBARDIER
Cette institution culturelle de Valcourt, en Estrie, est unique
au Canada, en ce sens qu’elle constitue le plus grand musée
de sciences et de technologie privé au Québec et le
seul musée canadien à posséder une imposante
collection dédiée à l’histoire de la
motoneige en tant que phénomène industriel international.
www.fjab.qc.ca
PARC
NATIONAL DU MONT-ORFORD
Durant tout l’hiver, grâce aux panneaux de découverte
qui bordent le sentier de la Chouette du Parc, les raquetteurs sont
invités à constater comment les arbres servent une
faune riche et variée.
www.sepaq.com/pq/mor/fr/
> ENTREVUE AVEC JACQUES DESBOIS ET SERGE PÉLOQUIN,
PRÉSIDENT DIRECTEUR GÉNÉRAL ET DIRECTEUR ARTISTIQUE
DE L’HÔTEL DE GLACE
Après 10 ans d'opérations, l'Hôtel
de Glace québécois, le seul en Amérique, a
acquis une solide expertise reliée à la création
de structures de neige et de glace. Dans le cadre de ce numéro
spécial neige et glace, nous avons donc interviewé
son président directeur général, Jacques Desbois,
et son directeur artistique, Serge Péloquin, afin d’en
apprendre davantage sur sa conception.
La
Toile: Comment est née l’idée de construire
un hôtel de glace au Québec?
Jacques Desbois: Avant de créer le premier
hôtel, en 2001, j’ai effectué de nombreux voyages
en Suède, lieu d'origine de l’Hôtel de Glace.
Mon équipe et moi y avions suivi plusieurs formations afin
de comprendre les différents mécanismes de conception.
Nous sommes revenus en inaugurant des projets de recherche et développement
pour adapter les technologies suédoises au climat particulier
d’ici. Et les structures du premier hôtel ont été
importées de Suède.
La
Toile: Quelles sont les plus importantes différences?
Jacques Desbois: En Suède, à la latitude
où se situe l’Hôtel de Glace, soit à 200
km au nord du cercle polaire, il y a un mois complet d’obscurité
et plusieurs autres semaines de jours très courts, ce qui
n’est évidemment pas le cas ici. En outre, le climat
suédois connaît moins de variations de température.
La qualité de la neige n’est pas la même non
plus.
La
Toile: Parlez-nous de la neige que vous utilisez pour la construction
de l’Hôtel de Glace?
Jacques Desbois: Nous n’utilisons pas la même
neige artificielle que les centres de ski; ceux-ci affirment d’ailleurs
que la nôtre est «ratée», en ce sens qu’elle
a une masse volumique plus élevée que la leur, ce
qui est conforme à nos besoins. De nombreux défis
se posent à nous lorsque vient le temps d’en créer
une optimale pour l’Hôtel.
De plus, étant donné la présence
fréquente de soleil, en hiver, nous nous sommes rendu compte
qu’il nous fallait réduire au minimum la granulométrie
et augmenter la densité de la neige. Elle est donc travaillée
mécaniquement lorsqu’elle est fabriquée, puis
elle est retravaillée avant d’être appliquée
sur nos voûtes. Elle devient presque comme du ciment. Après
l’application, nos ingénieurs recueillent des échantillons,
pour évaluer la densité et la granulométrie
de la neige et s’assurer de la sécurité des
lieux.
La
Toile: Quelles sont les principales étapes de création
de l’Hôtel de Glace?
Serge Péloquin: Le processus de construction
commence avec la préparation de neige artificielle, généralement
la première semaine de décembre. L'étape suivante
est la mise en place des coffrages de métal en forme d’arche
romane, parce que ces courbures s’adaptent mieux aux changements
de température. Cette étape a généralement
lieu au cours de la deuxième semaine de décembre.
Une fois les coffrages en place pour la première
série de voûtes, on y projette la neige avec un souffleur
à neige jusqu’à une épaisseur de 1,2
m (4 pieds) sur les côtés et de 60 cm (2 pieds) au
sommet. Après 24 à 48 heures, la neige est transformée
en glace opaque. Les moules, dotés de patins à leur
base, sont ensuite retirés puis déplacés ailleurs
sur le site où ils sont réutilisés pour le
coulage d’une autre section.
Des colonnes de glace sont construites à
l’intérieur et des murs en blocs de glace sont érigés
aux extrémités. La glace est produite par la compagnie
Arctic Glacier et elle est principalement utilisée pour le
mobilier, les sculptures et les verres de glace. Au total, l’Hôtel
de Glace nécessite 15 000 tonnes de neige et 500 tonnes de
glace.
La
Toile: Quels sont les autres défis technologiques qui
doit relever l’équipe de l’Hôtel de Glace?
Jacques Desbois: Le chantier est extrêmement
sensible aux changements de température. Pour conserver l’Hôtel
en bon état tout au long de l’hiver, il n’y a
aucun chauffage. Même les foyers situés dans le bar
et dans certaines suites sont spécialement conçus
afin de ne pas radier leur chaleur, et l’effet de réchauffement
des luminaires est négligeable. La température intérieure
se situe autour de -5 ºC. Les visiteurs gardent leurs vêtements
de neige et leurs bottes en tout temps. Les sacs de couchage fournis
par l’Hôtel sont certifiés pour des températures
allant jusqu’à -40 ºC.
La
Toile: Parlez-moi brièvement du concours d’architecture
que vous avez récemment lancé.
Serge Péloquin: En effet, depuis quelques
années, l’Hôtel organise un concours d’architecture
ouvert aux étudiants universitaires du Québec, afin
de faire créer des suites uniques dans l’Hôtel.
Cela nous permet à la fois de leur proposer un défi
technique intéressant, compte tenu des particularités
de l’hôtel, tout en offrant une visibilité potentiellement
internationale à de jeunes Québécois. Ce dernier
aspect est très important pour nous. Au cours de la saison
2009, trois suites de l’Hôtel de Glace seront dessinées
par des étudiants québécois.
La
Toile: À quel moment avez-vous ouvert l’Hôtel
pour cette saison?
Jacques Desbois: L'Hôtel de Glace est ouvert
au public depuis le 4 janvier dernier. Il le sera tous les jours
jusqu’à la fin mars. De plus, il importe de mentionner
que des visites guidées d’interprétation du
chantier, destinées au grand public, sont offertes chaque
année tant que l’Hôtel n’est pas entièrement
terminé, c’est-à-dire principalement au cours
du mois de décembre.
Merci et bonne saison!
Fiche
technique de l’Hôtel de Glace 2009:
- La superficie totale est de 3 000 mètres
carrés
- Les plafonds ont 5,4 mètres de haut
- À sa pleine capacité, l’hôtel offre
36 chambres et suites thématiques pour une capacité
d’accueil de 88 personnes par nuit.
- La construction de l’hôtel implique 11 000 heures
de travail.
- Au début du mois d’avril de chaque année,
une pelle mécanique défait la structure de l’hôtel
afin qu’il ne reste plus qu’un amas de glace et de neige
au sol. Habituellement, le travail de démolition prend environ
une journée, alors que la construction nécessite six
semaines.
www.hoteldeglace.qc.ca
> DES CAPSULES D’INFORMATION EN LIEN AVEC LA THÉMATIQUE
RIEN
NE SE PERD, RIEN NE SE CRÉE, TOUT SE TRANSFORME À
LA TOHU
La Cité des arts du cirque, la TOHU, a été
conçue afin d'être 60% plus écoénergétique
que le bâtiment de référence qui satisfait au
Code modèle national de l'énergie pour les bâtiments.
En ce sens, elle rejoint sa mission principale, qui consiste à
participer activement à la réhabilitation du deuxième
plus grand site d'enfouissement de déchets situé en
milieu urbain en Amérique du Nord.
Pour ce faire, la TOHU utilise de nombreuses stratégies
vertes: récupération du méthane produit par
un site d'enfouissement fermé, pompage de l'eau chaude de
la centrale par une boucle d'eau souterraine, maximisation des possibilités
de ventilation naturelle, diminution de la demande énergétique
du système CVAC, qui réduit de plus de 135 tonnes
par année les émissions de gaz à effet de serre
du bâtiment. Mais ce n’est pas tout.
En effet, pour réguler la température
intérieure de la TOHU, on a recours à la géothermie
passive et à un bac à glace, que les visiteurs peuvent
observer à travers une section vitrée du plancher
du hall d'accueil. Le procédé de géothermie
passive consiste à aspirer l'air extérieur, à
l'amener à deux mètres sous terre dans un conduit
souterrain, puis à le faire pénétrer dans le
bâtiment. L'air est ainsi préchauffé ou prérefroidi
d'environ sept degrés Celsius, selon la saison.
Le bac à glace constitue donc une solution
de rechange peu énergivore aux systèmes de climatisation
traditionnels, puisqu’il réduit l'apport énergétique
en répartissant la demande sur plusieurs heures. De plus,
l’énergie produite est renouvelable et n'émet
aucun gaz à effet de serre. En outre, contrairement aux équipements
de refroidissement habituels, les installations de la TOHU utilisent
un gaz réfrigérant de type HFC non dommageable pour
la couche d'ozone, plutôt que les traditionnels CFC.
Le système de géothermie passive fait
que la TOHU consomme 10 fois moins d’énergie lors d’un
spectacle que si elle utilisait des équipements de climatisation
conventionnels.
www.tohu.ca
FABRIQUER
DE LA NEIGE ARTIFICIELLE: UNE ACTIVITÉ PAS INOFFENSIVE
Pour fabriquer de la neige artificielle, on utilise des enneigeurs
mobiles à basse pression appelés communément
«canons à neige». Quatre étapes sont nécessaires
à la formation de ces flocons artificiels. D’abord,
des jets d’eau à haute pression sont projetés
en fines gouttelettes par des buses sur le canon à neige,
par un phénomène appelé atomisation. Puis,
les gouttelettes refroidissent et prennent de l’expansion
à mesure que la pression diminue. Des particules s’attachent
ensuite aux gouttelettes pour former des cristaux de neige, c’est
ce qu’on appelle la nucléation. Enfin, le ventilateur
intégré au canon à neige projette les gouttelettes
ou les cristaux en altitude et la transformation en flocons se fait
par le temps gagné en altitude avant la tombée au
sol.
Il est bien connu que, afin de s’adapter aux
changements climatiques, qui ont une influence certaine sur la durée
des saisons de ski, les centres québécois ont généralement
recours à l’enneigement artificiel. Or, une recherche
récemment menée à l’Université
de Sherbrooke a tendu à démontrer que cette façon
de fonctionner a des répercussions environnementales importantes.
En
effet, produire de la neige exige beaucoup d’eau et d’énergie.
Ceci sans compter le fait que, très souvent, des additifs
sont ajoutés à l’eau afin de faciliter la formation
des flocons. Le Snomax est le produit le plus populaire. Il s’agit
d’un concentré de protéines, produites par la
bactérie Pseudomonas syringae, qui agit sur les
molécules d’eau, les orientant de façon à
accélérer le processus de cristallisation.
Pour minimiser l’impact environnemental de
la fabrication de neige (érosion sévère des
sols, modification des cours d’eau, taux de mortalité
élevé des arbres, atteinte à la faune aquatique
des réserves d’eau), la chercheure Anne-Sophie Demers,
qui a complété une maîtrise en environnement
portant sur l’impact de l’enneigement artificiel sur
l’écosystème du massif du mont Orford, recommande
que les stations de ski limitent leur production de neige artificielle
au maximum, en se concentrant sur deux périodes critiques:
le début de la saison, où il est nécessaire
d’assurer une couche de fond et lors des périodes de
redoux, afin de réparer la surface skiable.
CANMETÉNERGIE
ET LES ARÉNAS DU CANADA
CanmetÉNERGIE est le nouveau nom de cet organisme fédéral
qui œuvre dans le domaine de la recherche et du développement
technologique lié à l'énergie propre et au
développement durable. Plus de 450 scientifiques, ingénieurs
et techniciens y travaillent.
Parmi les sujets de recherche qui intéressent
les spécialistes de CanmetÉNERGIE figurent les systèmes
de réfrigération dans les bâtiments commerciaux,
institutionnels et industriels, qui permettent, avec une gestion
plus optimale, une réduction importante des émissions
de gaz à effet de serre.
Un projet actuellement en œuvre consiste à
réduire la consommation d'énergie de 50 % dans les
2 350 arénas et curlings du pays. Les innovations technologiques
qui permettent ces projets, bien que méconnues au Canada,
sont démontrées performantes en Europe et aux États-Unis.
Il s'agit de distribuer le froid et le chaud dans les bâtiments
par des boucles secondaires utilisant un fluide caloporteur inoffensif
pour l'environnement plutôt qu'un réfrigérant
de synthèse, de récupérer la chaleur rejetée
par les systèmes frigorifiques pour le chauffage des espaces
occupés, de l'air de ventilation et de l'eau de consommation
et d’optimiser l'opération des équipements de
réfrigération.
Pour assurer le développement des connaissances
liées à ces domaines, une équipe de CanmetÉNERGIE
travaille à des projets de nature expérimentale avec
des bancs d’essai, ainsi qu'à la modélisation-simulation
des technologies et à leur intégration à des
bâtiments.
http://canmetenergy.nrcan.gc.ca
COMMENT
SE FORMENT LES CRISTAUX DE NEIGE?
Les cristaux de neige se forment dans les nuages à partir
de gouttelettes d'eau qui se trouvent en surfusion. Il s’agit
d’une phase de la matière dans laquelle une diffusion
de vapeur cristallise l’eau autour du noyau de congélation,
qui mesure entre 0,1 et 10 micromètres de diamètre.
La
Commission Internationale de la Neige et de la Glace a adopté,
en 1951, une classification des cristaux, à partir des travaux
du japonais Ukichira Nakaya. Elle compte sept formes principales:
plaquette, étoile, colonne, aiguille, dendrite, bouton de
manchette et irrégulière. Contrairement à ce
qu'on pense, les 7 formes sont à peu près aussi courantes.
À ces sept formes de base s'ajoutent trois formes de précipitations
solides: le flocon de neige, les granules de glace et la grêle.
Le
site Web Snowcristals (1) est édité par le physicien
américain Kenneth G.Libbrecht. Il livre tous les détails
sur la formation des cristaux et leur structure.
(1)
www.snowcrystals.com
COMMENT
CONSTRUIRE UN IGLOO?
Il ne faut pas plus d'une heure et demie aux Inuits pour construire
un igloo. Cette architecture n'en obéit pas moins à
des règles précises quant au choix du site, à
la taille et à l'assemblage des blocs de neige, ainsi qu’à
la ventilation. Un court métrage produit par l’Office
national du film (1), datant de 1949, illustre d’ailleurs
les grands principes de conception.
On désigne par igloo une construction traditionnelle
de blocs de neige en forme de coupole. Pour le monter, on utilise
de gros blocs de neige compacte découpés ou sciés
et empilés les uns sur les autres. Ceux-ci mesurent environ
90 cm à 1 m de long, 40 à 60 cm de haut, et 15 à
20 cm d'épaisseur.
La première rangée de blocs est disposée
en cercle puis inclinée afin de former une ligne en spirale.
Le début de la seconde rangée repose sur le dernier
bloc de la première rangée et chaque bloc est légèrement
incliné vers l'intérieur. Les blocs étant disposés
autour de la spirale, ils créent une ligne oblique formant
le dôme. Enfin, il importe de terminer la construction en
perçant une porte et de petits trous de quelques centimètres
de diamètre, pour la ventilation.
(1)
http://www3.onf.ca/collection/films/fiche/?id=786
> DES SUGGESTIONS DE LECTURES – NEIGE ET GLACE
Voici quatre suggestions de volumes qui permettent
d’aborder les enjeux qui concernent le Nord ou qui, plus globalement,
s’attardent à ses splendeurs.
ANIU
– DU FLOCON À L’ICEBERG
Dans son volume, qui constitue autant un récit scientifique
qu’un essai poétique, Bernard Voyer permet au lecteur
de mieux comprendre le mouvement des glaciers, le parcours de la
banquise, les secrets de l’inlandsis et l’errance de
l’iceberg. L’explorateur a rapporté de ses expéditions
des photos uniques réalisées dans des conditions difficiles,
qui sont reproduites dans le livre.
MISSION
ANTARCTIQUE
Dans cet ouvrage du biologiste, cinéaste et chef de mission
Jean Lemire, le lecteur a accès en temps presque réel
à son expérience hors du commun réalisée
à bord du voilier océanographique Sedna IV. Au fil
des pages, l’auteur fait découvrir les détails
de cette mission de plus de 430 jours, vécue dans des conditions
extrêmes, afin de documenter l'effet des changements climatiques
sur la péninsule antarctique. Pas moins de 80 photos complètent
le tout.
http://librairie.cyberpresse.ca
MONDES
POLAIRES: LA VIE AU FROID EXTRÊME
Le peintre Robert Bateman offre aux jeunes lecteurs dans cet ouvrage
un témoignage de ses voyages en Antarctique et en Arctique.
Il y dépeint les paysages uniques et la faune de ces régions
isolées. Il leur explique en outre quelles sont les différences
entre l'Arctique et l'Antarctique, et leur donne des détails
sur les animaux et les oiseaux qui y vivent.
www.scholastic.ca/editions
PERDRE
LE NORD?
La journaliste scientifique Dominique Forget dresse dans ce volume
le bilan écologique, économique, juridique, politique
et humain de la situation qui prévaut actuellement dans le
Grand Nord et l’Arctique.
Avec la collaboration d’une équipe
de spécialistes des enjeux climatiques et géopolitiques,
dont Louis Fortier, Mary Simon, Bruno Tremblay, Suzanne Lalonde
et Dominique Berteaux, ainsi que d’une trentaine de scientifiques
de renommée internationale, l’auteure s’interroge
sur l’avenir de notre planète et se demande, dans ces
circonstances alarmantes, ce que font les politiques.
www.editionsboreal.qc.ca
> DES SUGGESTIONS DE LECTURES – ASTRONOMIE
Notre
numéro de décembre traitait de l’Année
mondiale de l’Astronomie. À cet égard, et comme
complément aux suggestions de lectures déjà
fournies, nous considérions pertinent de vous donner la référence
de trois volumes supplémentaires, tous écrits par
l’astronome bien connu Pierre Chastenay, du Planétarium
de Montréal (1), et publiés dans la collection Astro-Jeunes
des Éditions Michel Quintin (2):
(1)
www.planetarium.montreal.qc.ca
(2) www.editionsmichelquintin.ca
JE
DEVIENS ASTRONOME
Ainsi que son titre l’indique, voici un livre qui amène
l’astronome amateur en herbe à étudier le ciel
à l’œil nu. Celui-ci apprend, grâce aux
données astronomiques largement vulgarisées, à
reconnaître les constellations et les planètes, et
à observer les pluies d’étoiles filantes, les
phases de la Lune, les aurores boréales et plusieurs autres
phénomènes. Conseils pour choisir des jumelles ou
un télescope et indications pour construire un cherche-étoiles
en prime.
LA
TERRE, LA LUNE ET LES ÉTOILES
Cet album, qui s’adresse aux jeunes âgés de huit
ans et plus, leur permet de découvrir l’Univers et
ses phénomènes, de même que de réaliser
des expériences surprenantes, comme la fabrication d’un
cadran solaire et la création de cratères lunaires.
Pourquoi le ciel est-il bleu? Comment s'expliquent
les tremblements de terre et l'activité des volcans? Pourquoi
le Soleil et la Lune rougissent-ils près de l'horizon? À
quoi ressemblerait une base lunaire? Toutes ces réponses
et bien d’autres trouvent leur réponses dans les 48
pages colorées de ce volume
LA
TOURNÉE DES PLANÈTES
Pourrais-tu marcher sur les anneaux de Saturne? Y a-t-il de la vie
sur Mars? Pourquoi fait-il plus chaud sur Vénus que sur Mercure?
Que se cache-t-il sous les épais nuages colorés de
la géante Jupiter? Pourquoi Pluton n'est-elle plus une planète?
Voilà autant de questions qui trouvent réponse dans
cet album qui aide les jeunes férus d’astronomie à
percer quantité de secrets sur le système solaire.
>
ZONE 24 HEURES DE SCIENCE
BOUCAR
DIOUF, LE RETOUR
Nous sommes heureux d’annoncer le retour de Boucar Diouf en
tant que porte-parole national de l’événement
24 heures de science. Océanographe, animateur télé
et humoriste réputé, il a en 2008 grandement contribué
à faire connaître l’événement auprès
des médias et du grand public. Boucar Diouf est reconnu pour
son implication dans la promotion de la culture scientifique et
technologique, notamment auprès des jeunes.
Boucar Diouf a enregistré l’année
dernière des capsules humoristico-scientifiques qui sont
encore disponibles en ligne sous le bandeau Histoire de science
(1).
(1)
www.science24heures.com/index_2008.php
LE
CRSNG SOUTIENT LE 24 HEURES DE SCIENCE
Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie
du Canada a accordé son soutien au 24 heures de science.
Ainsi, l’événement recevra 20 000$ par année
pour les trois prochaines années par l’entremise du
programme PromoScience. Les objectifs de ce programme visent à
mettre les jeunes en contact avec les sciences et le domaine génie.
Ces nouvelles ressources permettront notamment le
développement du volet scolaire ainsi que la mise en place
de coordonnateurs du 24 heures dans un maximum de régions.
Science pour tous tient à remercier le CRSNG pour sa confiance!
TOMBÉE
REPORTÉE
Avis à tous, la date de remise du document de présentation
d’activité a été reportée au lundi
16 février 2009 pour le volet «grand public».
Les organismes participants – associations, entreprises, institutions,
etc. – ont jusqu’à cette date pour faire nous
faire parvenir tous les détails sur leur(s) activité(s).
Après le 16 février, nous ne pourrons garantir un
espace dans le programme imprimé.
La tombée du volet «scolaire»
est maintenue au 27 mars 2009.
Rendez-vous
sur le site des organismes participants (1) pour télécharger
le document d’information et le document de présentation
d’activité 2009. Au plaisir de vous lire!
(1)
www.sciencepourtous.qc.ca/24heures/inscription.html
>
NOUVELLES
5e
CONGRÈS MONDIAL D’ÉDUCATION RELATIVE À
L’ENVIRONNEMENT
Placé sous le thème Vivre ensemble sur la Terre,
le 5e Congrès mondial d'éducation relative à
l'environnement, qui se tiendra à Montréal du 10 au
14 mai prochain, donnera l’occasion à quantité
d’acteurs de ce domaine d’ouvrir des avenues d’un
mieux «vivre ensemble» dans les écoles, les institutions,
les quartiers, les entreprises, les villes, les villages et les
régions, pour, comme il est expliqué à la page
d’accueil du site Web «mieux habiter notre Terre».
L’événement d’envergure
internationale donnera l’occasion aux participants de traiter
des changements climatiques, de la détérioration des
écosystèmes et d’autres questions environnementales
d’une grande complexité.
La date limite des inscriptions hâtives est
le 15 février prochain. Pour consulter le programme préliminaire
et obtenir tous les renseignements utiles relatifs à l’événement,
vous êtes invités à consulter son site Web officiel.
www.5weec.uqam.ca/FR/
DU
NOUVEAU À NANOQUÉBEC
La réorganisation entamée par NanoQuébec avec
l’entrée en fonction du
Dr Robert Crawhall, en juillet 2008, à titre de premier président-directeur
général de l’organisme, s’est poursuivie
avec la nomination de son conseil d’administration et l’arrivée
de nouveaux membres lors de l’assemblée générale
annuelle qui s’est tenue à Montréal, en décembre
dernier.
Jean Bourbonnais, de la Société générale
de financement du Québec, a été reconduit pour
un deuxième mandat à titre de président de
l’organisme. De plus, des représentants de cinq organisations
font leur entrée au sein de NanoQuébec afin d’y
apporter leur expertise. Il s’agit du Dr Claudine Simson,
vice-présidente exécutive et chef de la technologie
chez LSI Logic Corporation, de Benoît Balmana, vice-président
exécutif et vice-président aux services des ventes-marketing
et clientèles chez Nanoledge, du Dr Blaise Champagne, représentant
du CNRC et directeur général de l’Institut des
matériaux industriels du Conseil national de recherches du
Canada, de Claude Jean, vice-président et directeur général
de DALSA Semiconducteur et du Dr Pierre Prémont, président
directeur général du Fonds québécois
de la recherche sur la nature et les technologies
Par ailleurs, près de 2,65 M$ ont été
remis à sept projets novateurs soumis par des professeurs
et chercheurs québécois dans le domaine des biocapteurs
dans le cadre du Programme d’appui aux projets de recherche
intégrateurs. Ce programme est rendu possible grâce
à NanoQuébec et à l'appui de ses partenaires,
l'Agence spatiale canadienne et l’Institut canadien pour l’innovation
en photonique.
www.nanoquebec.ca
LES
FEMMES EN SCIENCE ET EN GÉNIE À TRAVERS L’HISTOIRE
AU QUÉBEC
La chaire CRSNG Industrielle Alliance pour les femmes en sciences
et génie au Québec vient de publier un nouvel ouvrage
intitulé Les femmes en science et en génie à
travers l’histoire au Québec.
L’objectif visé par la publication
de ce volume est de dégager non seulement des modèles,
mais également de dresser l’historique de l’intégration
des femmes dans les programmes universitaires en sciences et en
génie au Québec.
Le recueil est subdivisé en deux parties.
La première donne un aperçu historique des femmes
en sciences au Québec. La deuxième partie présente
le portrait de 37 femmes, ayant toutes un lien direct avec la ville
de Québec, parce qu’elles y sont nées, y ont
étudié ou encore y ont fait carrière. Leur
contribution a permis l’émergence et le développement
des sciences et l’implication des femmes dans divers domaines.
www.chaire-crsng-inal.fsg.ulaval.ca
Ce numéro a été préparé par Isabelle
Pauzé.
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