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Numéro
191, 18 février 2009
«La
science, comme l’amour, est aveugle.
Voilà pourquoi elle se plaît à procéder
par tâtonnements.»
– Jean O’Neil, écrivain québécois
né en 1936
SOMMAIRE
>
Édito
>
Numéro thématique: le cœur et la science
>
Entrevue avec Jean Léveillé, médecin, auteur
et «ornithoguetteur»
>
Des capsules d’information en lien avec la thématique
L’Institut
de cardiologie de Montréal
L'amour: une question de chimie
Opérations à cœur fermé au CUSM
Des aliments «amis du cœur»
Le chocolat: bon pour la santé
>
Des suggestions de lecture – le cœur et la science
30
minutes par jour pour un cœur solide
Cœur en forme
Cuisiner au goût du cœur
Les oiseaux et l’amour
Un cœur en forme
Prévenir l’infarctus ou y survivre: les voies du cœur
Trousse Cœur en santé
Un cœur en forme
>
Zone 24 heures de science
Bilan
et inscriptions tardives
Contribuez à faire connaître votre événement!
>
Nouvelles
Des
cadeaux astronomiques de Science pour tous
Les incontournables rencontres de l’ACS
Conférence: Le Monde souterrain
7e Colloque de Science pour tous
Encouragez la relève scientifique!
10 découvertes de l’année de Québec
Science
Guide de vulgarisation. Au-delà de la découverte:
la société
ASTER en Louisiane
À écouter: Les Vulgaires scientifiques
Encore des risques liés au tabagisme durant la grossesse
> ÉDITO
Ne
croyez pas que nous tenons nos activités uniquement à
Montréal! En effet, une journée de formation a récemment
eu lieu à Québec. Les formateurs étaient de
Québec et les participants des quatre coins du Québec
– Saguenay-Lac-Saint-Jean, Outaouais, Bas-St-Laurent, Montérégie
et Québec. Un succès sur toute la ligne! Merci à
nos partenaires pour cette journée, le Centre de démonstration
en sciences physiques et le Musée de la civilisation.
***
Comme
vous le savez, la fin de l’hiver et le printemps sont des
saisons bien occupées dans le secteur de la culture scientifique.
Et Science pour tous n’y échappe pas! Voyez la section
«nouvelles» un peu plus bas pour connaître nos
activités à venir, soit des conférences, notre
7e colloque et le 24 heures de science.
***
Ce
mois-ci, La Toile n’a pas eu à se creuser
les méninges trop longtemps pour déterminer la thématique
de février: le cœur et la science. Ainsi, en plus de
notre entrevue avec le médecin Jean Léveillé,
spécialiste du comportement amoureux des oiseaux, vous êtes
invités à parcourir nos capsules d’information
portant sur différents aspects de l’amour et du cœur,
vus sous la lorgnette scientifique. Nos suggestions de lecture suivent
également cette voie.
> ENTREVUE AVEC JEAN LÉVEILLÉ, MÉDECIN,
AUTEUR ET «ORNITHOGUETTEUR»
La
Toile scientifique: Qu’est-ce qui vous a amené
à vous intéresser à cette thématique
particulière de l’ornithologie qui consiste en l’observation
des comportements amoureux des oiseaux?
Jean
Léveillé: Il y a plusieurs raisons, dont
l’une a directement à voir avec ma spécialité
médicale, qui est la médecine nucléaire. De
par ma profession, je me dois de comprendre le fonctionnement des
organes et non pas seulement comment ceux-ci sont composés.
Cette logique, appliquée à l’ornithologie, m’a
conduit à m’intéresser aux raisons qui sous-tendent
les comportements des oiseaux.
La
Toile scientifique: Comment vous y prenez-vous pour observer
les oiseaux dans leur milieu naturel et parvenir à isoler
des comportements qui leur sont typiques?
Jean
Léveillé: Il y a très longtemps que
je fais de la photographie ornithologique. Or, pour prendre des
clichés intéressants d’oiseaux, il faut y mettre
beaucoup de temps. C’est donc tout bonnement en passant de
longues périodes à regarder les oiseaux agir entre
eux que je me suis mis à comprendre comment ils fonctionnaient.
D’ailleurs, il s’agit là d’un sujet qui
intéresse de plus en plus d’universitaires.
La
Toile scientifique: Les oiseaux, pour la très grande
majorité d’entre eux, se reproduisent au printemps,
mais ils ne procèdent pas tous de la même façon.
Qu’est-ce qui caractérise la période d’accouplement
des oiseaux?
Jean
Léveillé: Vous savez, dans le monde aviaire
comme chez celui des êtres humains, ce n’est pas parce
qu’un mâle et une femelle se rencontrent que cela débouchera
automatiquement en un accouplement. Il faut au préalable
qu’ils se plaisent mutuellement. Je vous étonnerai
peut-être, mais le taux de séparation chez les oiseaux
est très élevé. En effet, pour plusieurs d’entre
eux, après avoir vécu quelque temps ensemble, si l’union
ne les satisfait pas, ils se quittent!
La
Toile scientifique: Je crois savoir que vous avez parcouru
de nombreux pays pour observer les oiseaux dans leurs comportements
amoureux. Pouvez-vous me parler brièvement de ces périples
lointains et de ce que vous en avez retenu?
Jean
Léveillé: En effet, j’ai voyagé
dans de nombreux endroits au Canada, aux États-Unis, en Amérique
centrale et en Amérique du Sud, notamment, où j’ai
côtoyé des peuplades qu’on dit primitives (notamment
autochtones), ainsi que des guides spécialisés dans
le comportement des oiseaux, qui m’ont enseigné à
observer les oiseaux.
La
Toile scientifique: Dans votre livre Les oiseaux et l’amour,
vous parlez des jaseurs d’Amérique, autrefois appelés
«jaseurs des cèdres», et de leur façon
toute particulière de s’amadouer. Pouvez-vous m’en
parler davantage?
Jean
Léveillé: Au printemps, les jaseurs d’Amérique
s’installent classiquement dans les arbres en fleurs, comme
les pommiers, les cerisiers ou les lilas. Mais ils n’y vont
pas pour y manger. Ils s’y installent en couple, sur la même
branche, et ils s’échangent les pétales de fleurs
qu’ils portent chacun dans leur becs. Ils procèdent
à cet échange plusieurs fois. Si l’un d’entre
eux finit par avaler le pétale, l’union durera. Sinon,
ils se quitteront. Cela illustre que, contrairement à ce
qu’on pourrait penser, les oiseaux ont développé
toutes sortes de stratégie pour se séduire. Sachez
d’ailleurs que 80% des décisions relatives au domaine
amoureux, chez les oiseaux, sont prises par les femelles!
La
Toile scientifique: Avez-vous un autre exemple de comportement
amoureux typique des oiseaux?
Jean
Léveillé: Les oiseaux mâles ne chantent
pas sans raison; ils le font pour séduire les femelles. Or,
certains d’entre eux ne chantent pas bien et ils s’en
rendent compte parce qu’aucune femelle ne les approche, privilégiant
les ramages des «concurrents». Le chant, chez les oiseaux,
est un comportement acquis, qui peut donc être modifié.
Ainsi, le mâle qui chante mal s’approchera de celui
qui «s’exprime» mieux et il tentera d’apprendre,
à son contact, à perfectionner son chant, ceci pour
avoir davantage de succès auprès de la gent féminine.
La
Toile scientifique: Les huards, quant à eux, «perdent»
littéralement leurs couleurs à l’automne pour
les retrouver au printemps?
Jean
Léveillé: Effectivement, durant la saison
automnale, le plumage du huard devient terne, presque gris, et l’oiseau
cesse de chanter. C’est au moment de s’accoupler, au
printemps, que les mâles et les femelles «s’appellent»,
grâce au chant qui leur est si caractéristique, et
c’est à cette époque qu’ils retrouvent
leur plumage à damier que nous connaissons. Les huards sont
également reconnus pour leurs belles chorégraphies,
les danses qu’ils font les uns pour les autres lors de la
saison des amours.
Une
autre preuve de l’amour véritable qui unit les oiseaux
est celui du cygne. Lorsqu’un partenaire meurt, dans un couple
de cygnes, il y a fort à parier que l’autre restera
seul pour le reste de sa vie. Lorsque deux cygnes se choisissent,
ils le font pour toujours.
La
Toile scientifique: Vous ferez paraître prochainement
deux nouveaux livres. Pouvez-vous nous les présenter?
Jean
Léveillé: En mars prochain, je publierai
Les Oiseaux explorateurs, qui sera préfacé
par l’astronaute Julie Payette. J’y traite notamment
du fait que les oiseaux sont d’exceptionnels voyageurs, qui
parcourent des distances souvent considérables, et de l’importance
qu’ils ont eue lors des périodes de grandes explorations.
Je ferai aussi paraître au printemps un premier volume pour
enfants de six à dix ans, intitulé Découvre
les secrets des oiseaux. En fait, à travers mes conférences
et mes ouvrages, je cherche à inviter le public, les grands
comme les petits, à prendre le temps d’observer les
oiseaux car alors, ils en apprennent beaucoup sur le comportement
de la nature.
La
Toile scientifique: Merci de cette entrevue, monsieur Léveillé,
et bon succès.
http://www.jeanleveille.org
> DES CAPSULES D’INFORMATION EN LIEN AVEC LA THÉMATIQUE
L’INSTITUT
DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL
Voué aux soins, à la recherche, à l'enseignement,
à la prévention, au développement et à
l'évaluation de nouvelles technologies en cardiologie, l'Institut
de cardiologie de Montréal est un centre hospitalier ultra-spécialisé
affilié à l'Université de Montréal
Chaque
année, l'Institut traite plus de 2000 patients et effectue
6500 cathétérismes cardiaques, dont 2700 angioplasties
coronariennes, 1600 procédures électrophysiologiques
(incluant les défibrillateurs, fulgurations et resynchronisations
cardiaques), 1850 chirurgies cardiaques, dont 1200 pontages coronariens
et 650 en chirurgie valvulaire, et 15 greffes cardiaques.
Les
chercheurs de l’Institut publient en moyenne 180 articles
scientifiques par an, le plus souvent dans de prestigieuses revues
internationales, dont The New England Journal of Medicine, The
Lancet, le Journal of the American Medical Association,
Circulation et Circulation Research. En outre, depuis
sa fondation l'Institut a accueilli plus de 450 fellows étrangers,
dont plusieurs occupent des postes prestigieux en Europe, en Amérique
du Nord et en Amérique du Sud.
Au
chapitre des premières mondiales, les experts de l’Institut
ont réussi la première implantation intramyocardique
de l'artère mammaire interne, qui a précédé
le développement des pontages aorto-coronariens, en 1955,
la première coronographie sélective par voie fémorale,
en 1964, la première description des blocages survenant dans
les greffons après un pontage aorto-coronarien, en 1972,
la première dilatation coronarienne au laser par voie percutanée,
en 1987, et la première utilisation d'une nouvelle technologie
(CROSSERMC), en collaboration avec le CHU Sainte-Justine, chez une
jeune patiente ayant une obstruction complète d'une artère
vitale du cœur, en 2006.
http://www.icm-mhi.org
L’AMOUR:
UNE QUESTION DE CHIMIE
Les scientifiques ont identifié des molécules qui
joueraient un rôle dans les relations amoureuses. Quelles
sont-elles?
La
phényléthylamine
Certaines personnes ont le besoin de se sentir constamment en amour,
un état psychologique qui a soulevé l’intérêt
des chercheurs. Des scientifiques de l’Université de
New York ont découvert que le cerveau de ces personnes contenait
de grandes quantités de phényléthylamine, une
molécule de la famille des amphétamines, qui sont
des stimulants produisant un effet d’euphorie.
L’ocytocine
Après la passion engendrée par la phényléthylamine
vient le stage de la tendresse qui est l'apanage des relations durables.
Là encore, une molécule semble jouer un rôle
déterminant. L'ocytocine, joliment surnommée «molécule
de câlinage» est présente chez tous les mammifères,
y compris chez les humains, et joue un rôle primordial dans
le comportement. Quand l'ocytocine est injectée dans le cerveau
de souris, on remarque une diminution de l'agressivité et
une augmentation de la sociabilité. Chez la femelle, l'ocytocine
favorise l'attachement qu'elle développe avec ses petits.
Ceci est également observé chez l'humain.
La
dopamine
Cette molécule est un neurotransmetteur qui est associé,
chez les utilisateurs de drogues, à la sensation de plaisir
et de dépendance. Des études de laboratoire suggèrent
qu'elle pourrait aussi être un facteur dans les sentiments
de fidélité. Plus de 95% des mammifères sont
polygames. Une des exceptions est un petit rongeur, le campagnol
des prairies, où le mâle forme un attachement durable
avec sa partenaire. Les chercheurs ont déterminé que,
dès le premier accouplement, le cerveau du mâle produit
de larges quantités de dopamine. Par contre, lorsque le mâle
est injecté avec un composé qui bloque les effets
de la dopamine, il change complètement d'attitude. Il oublie
sa compagne et cherche à s'accoupler avec toutes les femelles
du voisinage.
Source:
Organisation pour la Science et la Société de l’Université
McGill: http://www.oss.mcgill.ca
OPÉRATIONS
À CŒUR FERMÉ AU CUSM
Au cours de l’édition 2008 de l’événement
24 heures de science, le Centre universitaire de santé McGill
avait mis sur pied une activité toute spéciale: une
visite du laboratoire d’hémodynamie, en compagnie du
Dr Giuseppe Martucci.
Cette
installation à la fine pointe de la technologie a été
conçue pour réaliser des interventions dignes d’un
film: remplacer les valves du cœur en faisant voyager le matériel
par les artères, sans ouvrir la poitrine du patient.
Ce
type de procédure est encore rare et ne concerne que les
patients pour qui les risques liés à une opération
à cœur ouvert sont trop élevés, car cette
dernière nécessite en effet d’arrêter
le cœur pendant un certains temps. Pendant une procédure
«à cœur fermé», le cœur ne s’arrête
jamais.
Pour
réaliser ce type d’intervention, le chirurgien doit
avoir subi un entraînement particulier, mais il faut aussi
qu’il puisse disposer d’un matériel d’imagerie
médicale en 3D et en temps réel de très haute
précision. Puisque la poitrine du patient n’est pas
ouverte, le cardiologue ne dispose que de ces images pour se guider.
Ainsi, le cœur du patient est filmé sous deux angles
différents et en continu.
http://www.cusm.ca
DES
ALIMENTS «AMIS DU CŒUR»
C’est bien connu: la meilleure prévention contre les
maladies cardiovasculaires demeure la saine alimentation. En effet,
les repas équilibrés et variés représentent
une véritable assurance-vie pour les artères. De l’avis
de plusieurs spécialistes, certains aliments peuvent même
protéger votre cœur. Alors, que faut-il manger pour
vivre centenaire? Des aliments contenant beaucoup de magnésium
(mollusques, noix, légumes secs et pain complet), des fruits
et légumes en quantité, du poisson (particulièrement
ceux riches en oméga 3, comme la sardine, le saumon et le
thon), les huiles végétales et les graines de lin.
Source:
Doctissimo (http://www.doctissimo.fr)
LE
CHOCOLAT: BON POUR LA SANTÉ
Flavonoïdes, acides gras insaturés, magnésium,
fer, vitamines du groupe B... Le chocolat noir contient des éléments
bénéfiques pour la santé. Voilà une
bonne nouvelle à la fois pour notre cœur et nos papilles.
En
effet, des scientifiques de San Francisco indiquent que la consommation
de chocolat noir permet une meilleure dilatation des vaisseaux,
et donc, une meilleure circulation du sang. L’expérience
qu’ils ont menée s'est étalée sur 2 semaines:
21 volontaires devaient absorber quotidiennement 46 grammes de chocolat
noir. Onze d'entre eux recevaient du chocolat riche en flavonoïdes;
les 10 autres, la même gourmandise, mais avec un contenu en
flavonoïdes bien inférieur.
Les
11 volontaires, qui avaient consommé le chocolat noir riche
en flavonoïdes, présentaient, après les 15 jours
de l'expérience, une meilleure dilatation artérielle,
sans augmentation de leur taux de cholestérol.
Les
flavonoïdes sont déjà reconnus pour leurs propriétés
anti-oxydantes et leurs effets bénéfiques sur le système
cardiovasculaire. En effet, ils diminuent l’oxydation du mauvais
cholestérol (lequel a habituellement tendance à se
déposer à l'intérieur des artères),
limitent l'apparition de caillots dans le sang en inhibant l'agrégation
des plaquettes. Alors tous à vos tablettes!
Sources:
Futura-Sciences (http://www.futura-sciences.com)
et Extenso
(http://www.extenso.org)
> DES SUGGESTIONS DE LECTURE – L’AMOUR ET
LE CŒUR
30
MINUTES PAR JOUR POUR UN CŒUR SOLIDE
En une demi-heure par jour, grâce à des mesures concrètes
et faciles à mettre en œuvre, il est scientifiquement
prouvé qu’on peut agir efficacement contre les menaces
les plus graves qui pèsent sur notre cœur. On les découvre
en parcourant cette publication des éditions de Sélection
du Reader’s Digest
http://www.selection.ca
CŒUR
EN FORME
Estelle Lefèvre, sage-femme et journaliste spécialisée
en santé, a rédigé ce volume à l’intention
de tous ceux qui veulent apprendre à connaître le fonctionnement
de leur cœur pour en prendre soin adéquatement. L’auteure
fournit notamment des exercices et des conseils ciblés, qui
contribuent à prévenir les maladies cardiovasculaires
ou, le cas échéant, à éviter les récidives
d’infarctus, ainsi qu’un test pour mesurer son degré
de risque.
http://www.hachette.com
CUISINER
AU GOÛT DU CŒUR
Depuis plus de 10 ans, Bonnie Stern collabore avec la Fondation
des maladies du cœur du Canada pour inciter les citoyens à
revoir leurs principes de nutrition. Ce recueil englobe près
de 500 recettes santé et chacune d’elles inclut une
analyse nutritionnelle complète, afin d’éclairer
le lecteur dans ses choix.
http://www.edtrecarre.com
LES
OISEAUX ET L'AMOUR
Pourquoi les grues ont-elles autant élaboré leurs
farandoles? Pourquoi les cygnes valsent-ils lascivement avant de
s'accoupler? Pourquoi les plongeons huards profitent-ils de la brume
matinale pour lancer leur déchirante et langoureuse complainte
amoureuse? Les réponses à ces questions et à
bien d’autres concernant le comportement amoureux de la faune
ailée se trouvent dans ce guide richement illustré
écrit par le médecin, photographe et «ornitoguetteur»
Jean Léveillé.
http://www.edhomme.com
PRÉVENIR
L’INFARCTUS OU Y SURVIVRE: LES VOIES DU CŒUR
Le cardiologue François Reeves signe cet ouvrage de vulgarisation
scientifique édité conjointement par les Éditions
du CHU Sainte-Justine (1) et les Éditions MultiMondes (2),
dans lequel il répond de la façon la plus complète
possible aux questions que se posent les patients à propos
de la santé cardiaque: hérédité, habitudes
de vie, exercice, effet de l’environnement, alimentation,
facteurs de risque, prévention, signes avant-coureurs et
technologies d’intervention. En outre, le volume est abondamment
illustré pour mieux faire comprendre la science complexe
qu’est la cardiologie d’intervention.
(1)
http://www.chu-sainte-justine.org/editions
(2) http://www.multim.com
TROUSSE
CŒUR EN SANTÉ
Créée par Santé Canada et la Fondation des
maladies du cœur du Canada, cette vitrine d’information
Web aborde, par l’entremise de jeux questionnaires et de capsules
d’information, des sujets aussi variés que l’hypertension,
le tabagisme, le diabète, le contrôle du poids, l’activité
physique et le cholestérol, tous sous l’angle de leur
lien avec les maladies du cœur.
http://www.phac-aspc.gc.ca/ccdpc-cpcmc/hhk-tcs/francais/index-fra.php
UN
CŒUR EN FORME
100 000 fois par jour, le cœur humain se contracte puis se
relâche, pompant ainsi 7 200 litres de sang quotidiennement.
On parcourt cette publication écrite par Franck Senninger
pour comprendre comment fonctionne cette machine, mais surtout savoir
quelles sont les affections qui peuvent la toucher et comment l’en
préserver.
http://www.editions-jouvence.com
>
ZONE 24 HEURES DE SCIENCE
BILAN
ET INSCRIPTIONS TARDIVES
La date de tombée pour les activités «grand
public» est tout juste passée et un premier bilan porte
le total à plus de 90 activités... Pour donner une
idée de ce que cela représente, notre objectif 2009
est de 125 activités.
Avis
aux retardataires, il est encore possible de soumettre des activités
dans le volet «grand public». Votre document de présentation
doit toutefois nous parvenir sans faute cette semaine avec un maximum
de renseignements, dont une description complète. Vous pourrez
remettre la semaine prochaine les derniers détails.
Notez
que la tombée du volet «scolaire» est le 27 mars
2009.
Le
document de présentation se trouve à cette adresse:
http://www.sciencepourtous.qc.ca/24heures/inscription.html
Pour
tout savoir sur la 4e édition du 24 heures de science:
http://www.sciencepourtous.qc.ca/doc/docu_info_2009.pdf
CONTRIBUEZ
À FAIRE CONNAÎTRE LE 24 HEURES!
Bientôt, nous mettrons en circulation notre trio promotionnel,
soit une affiche, un programme imprimé et un signet. Pour
faire connaître l’événement et ses activités,
nous pouvons vous fournir gratuitement ces outils.
Pour
ce faire, vous n’avez qu’à nous communiquer par
courriel les quantités désirées ainsi que vos
coordonnées complètes. Le tout vous sera acheminé
à la fin du mois de mars. Merci d’avance de votre soutien
à la promotion du 24 heures de science!
24heures@sciencepourtous.qc.ca
>
NOUVELLES
DES
CADEAUX ASTRONOMIQUES DE SCIENCE POUR TOUS
Encore une fois cette année, l’équipe de La
Toile scientifique vous offre la possibilité d’obtenir
un des cinq exemplaires du calendrier des Éphémérides
2009 produit par l’Observatoire du Mont-Mégantic (1).
Ce
calendrier, doublé d’une mine de renseignements utiles
pour l’amoureux du ciel étoilé, permet d’être
au fait de toute l’actualité astronomique. De plus,
pour tous les mois de l’année, des trucs simples sont
fournis afin d’aider les citoyens soucieux de l’environnement
à concevoir un éclairage extérieur efficace
réduisant la pollution lumineuse. Voici un compagnon idéal
pour suivre en direct cette Année internationale de l’Astronomie.
Dans
le même ordre d’idées, nous avons aussi à
offrir cinq exemplaires de la bande dessinée Les Vies
de Galilée: voyage à travers le temps et l’astronomie,
qui, sous un mode à la fois ludique et informatif, trace
un portrait du savant à travers six grandes étapes
de l’histoire de l’astronomie, de Babylone à
Greenwich, en passant par Alexandrie et Venise.
Les
lecteurs intéressés à recevoir l’un ou
l’autre de ces cadeaux astronomiques doivent nous acheminer
un courriel dans lequel ils nous posent une question, émettent
un commentaire sur notre contenu ou encore suggère le nom
d’une personne qu’ils souhaitent abonner à La
Toile. (2). Bonne chance!
(1)
http://www.astro.umontreal.ca/omm
(2) toile@sciencepourtous.qc.ca
LES
INCONTOURNABLES RENCONTRES DE L’ACS
Science pour tous s’associe à l’Association des
communicateurs scientifiques (ACS) et vous invite à rencontrer
Luc Dupont, journaliste médical. Il abordera la délicate
question du don de corps à la science. Cette rencontre aura
lieu le jeudi 19 mars à 18h30 au café-bar de la Cinémathèque
québécoise, à deux pas du métro Berri-UQAM
à Montréal.
Récemment,
ces rencontres de l’ACS ont permis d’accueillir Normand
Mousseau sur le thème du Pétrole et Jean-Pierre Urbain
sur les voyages vers Mars. Décontractés, sympathiques
ces rendez-vous veulent favoriser les échanges entre communicateurs
scientifiques.
Le
jeudi 15 janvier, 18h30-20h30
Café-bar de la Cinémathèque québécoise
335, boul. De Maisonneuve Est, Montréal
Contact: Perrine Poisson, 514 844-4388, p. 250 / acs@acs.qc.ca
CONFÉRENCE:
LE MONDE SOUTERRAIN
Bibliothèque et Archives nationales du Québec, en
collaboration avec Science pour tous, invitent le grand public à
assister à cette conférence prononcée par un
tandem de scientifiques: Jacques Schroeder, professeur au Département
de géographie de l’Université du Québec
à Montréal, et Donald Thomas, professeur de biologie
à l’Université de Sherbrooke.
Le
premier, Jacques Schroeder, professeur au Département de
géographie de l’Université du Québec
à Montréal, présentera ce milieu physique tout
a fait exceptionnel. Le second, Donald Thomas, professeur de biologie
à l’Université de Sherbrooke, nous parlera des
hôtes des cavernes, les chauves-souris et autres oiseaux nicheurs
du Vénézuela. L’échange sera animé
par la journaliste scientifique Chantal Srivastava.
L’événement
aura lieu le 26 février prochain, de 12h30 à 14h,
à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque, 475,
boulevard de Maisonneuve Est. L’entrée est gratuite;
300 places sont disponibles.
À
venir en avril: Hubert Reeves, astrophysicien, et Claire Deschênes
en compagnie de Chloé Legris sur le sujet des femmes et la
science.
http://www.banq.qc.ca
7e
COLLOQUE DE SCIENCE POUR TOUS
Ne
manquez pas le 7e Colloque de Science pour tous qui aura lieu le
10 mars prochain au Cœur des sciences de l’UQAM à
Montréal. Déjà, plus de 80 personnes ont confirmé
leur présence.
Sur
le thème Enjeux et perspectives 2009-2012, les ateliers se
veulent tournés vers des problématiques proches des
organismes oeuvrant en culture scientifique et technologique.
Téléchargez
le programme préliminaire:
http://www.sciencepourtous.qc.ca/doc/prog_preliminaire_09.pdf
Pour
vous inscrire, veuillez remplir le formulaire:
http://www.sciencepourtous.qc.ca/doc/form2009.pdf
ENCOURAGEZ
LA RELÈVE SCIENTIFIQUE!
À travers le Québec, la période de mars à
mai est riche en compétitions scientifiques et technologiques
pour les jeunes. Qu’on pense à l’Expo-sciences
Bell (1), où ceux-ci présentent un projet scientifique
au grand public, ou encore aux défis technologiques Défi
génie inventif (2) (destiné aux élèves
du secondaire) et Défi apprenti génie (2) (pour les
jeunes du primaire), les occasions de faire des découvertes
sont nombreuses.
Le
public est invité à constater le fruit des efforts
de la relève scientifique à l’une des finales
régionales, organisées par le Réseau CDLS-CLS.
Pour plus d’information, consultez les calendriers des événements.
(1)
http://www.exposciencesbell.qc.ca
(2) http://www.cdls.qc.ca
10
DÉCOUVERTES DE L’ANNÉE DE QUÉBEC
SCIENCE
Comme tous les ans, le magazine Québec Science fait
paraître dans son édition de février sa revue
des 10 découvertes scientifiques les plus importantes de
la dernière année.
De
la découverte que les plus anciennes roches terrestres sont
québécoises, jusqu’à la science de l’attoseconde,
en passant par le cancer du sein, le gène Lrh1, le syndrome
de choc post-traumatique ou encore lac Agassiz-Ojibway, les sujets
sont variés et les intérêts de recherche qu’ils
recèlent, des plus passionnants.
Les
articles intégraux, signés Chantal Srivastava, Thomas
Gervais, Dominique Forget, Joël Leblanc, Noémi Mercier,
Catherine Dubé et Lisa-Marie Gervais, sont disponibles dans
la vitrine Web de la publication.
http://www.cybersciences.com
GUIDE DE VULGARISATION. AU-DELÀ DE LA DÉCOUVERTE:
LA SOCIÉTÉ
Voici le titre de cette nouveauté littéraire parue
en début d’année aux éditions MultiMondes
et écrit par Pascal Lapointe, journaliste scientifique et
rédacteur en chef de l'Agence Science-Presse.
Son
contenu s’adresse à la fois aux étudiants en
journalisme, qui souhaitent couvrir la science même s’ils
n’ont pas de formation scientifique, et aux scientifiques
eux-mêmes, qui ont le souci d’être mieux compris
du grand public.
Des
textes théoriques et des exercices pratiques se voisinent
dans cet incontournable, tant pour les émules de Hubert Reeves
que pour celles de Yanick Villedieu.
http://multim.com/titre/?ID=262
ASTER
EN LOUISIANE
Grâce à un partenariat avec le Centre de la francophonie
des Amériques (1) et la ville de Lafayette, en Louisiane,
des membres de l’équipe d’ASTER, la Station de
vulgarisation et de loisirs scientifiques du Bas-Saint-Laurent (2),
dont l’animateur Mathieu Akerley-Guay, ont effectué
une tournée d’animation en milieu scolaire du 20 janvier
au 10 février dernier.
Au
cours de celle-ci, pas moins de 1500 élèves louisianais
ont eu l’occasion de participer à un atelier pédagogique
en français portant sur l’astronomie et l’initiation
aux sciences. Cette tournée a été organisée
dans le cadre de l’Année mondiale de l’astronomie
de l’UNESCO.
(1)
http://www.francophoniedesameriques.com
(2) http://www.asterbsl.ca
À
ÉCOUTER: LES VULGAIRES SCIENTIFIQUES
Les Vulgaires scientifiques, la seule émission de
vulgarisation scientifique sur les ondes de CHOQ.fm, entame sa troisième
année d'existence avec un nouveau format et plusieurs nouveautés.
L'émission profite en effet de l'élargissement de
son équipe pour passer de 30 minutes à une heure.
Depuis
le mois dernier, chaque semaine, un étudiant est invité
à venir parler de ses recherches et un sujet d'actualité
scientifique est également analysé. L'émission
fera aussi une large place à des chroniques (portant notamment
sur l’alimentation, la physique, la synaptique, etc.), de
même qu'à un agenda scientifique, qui permettra de
connaître les événements de la semaine dans
le monde des sciences. Une place importante sera également
accordée à la couverture des événements
du Cœur des sciences de l’UQAM.
L'émission,
animée par Christine Loiseau et Félix Labonté-Tremblay,
est diffusée en direct sur le Web, les mercredis de 17h30
à 18h30.
http://www.choq.fm/scientifiques.html
ENCORE
DES RISQUES LIÉS AU TABAGISME DURANT LA GROSSESSE
Une étude canado-néerlandaise récemment publiée
dans Development and Psychopathology indique que les femmes
qui fument durant leur grossesse ont un risque plus élevé
de donner naissance à des enfants agressifs. En outre, l’équipe
de chercheurs a établi que le risque de donner naissance
à des enfants agressifs est plus élevé chez
les mères qui fument et dont le revenu familial est inférieur
à 40 000$.
Jean Séguin, professeur de psychiatrie et chercheur à
l’Université de Montréal et au Centre de recherche
du CHU Sainte-Justine, a réalisé l’étude
avec le scientifique postdoctoral Stephan C.J. Huijbregts, aujourd’hui
chercheur à l’Université de Leiden aux Pays-Bas,
et avec des collègues de l’Université Laval
et de l’Université McGill. Il précise que le
risque de donner naissance à des enfants physiquement agressifs
pour les femmes enceintes dont l’existence est émaillée
de comportements antisociaux est de 67% si en plus elles fument
10 cigarettes par jour durant la grossesse, comparativement à
16% chez celles qui ne fument pas ou qui fument moins de 10 cigarettes
par jour.
La recherche a été réalisée dans le
cadre d’une enquête plus vaste sur les enfants, l’Étude
longitudinale du développement des enfants du Québec,
laquelle s’est penchée sur le comportement de 1745
enfants âgés de 18 mois à trois ans et demi.
Ce
numéro a été préparé par Isabelle
Pauzé.
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