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Numéro
195, 19 juin 2009
«Certains
ont défini l’homme comme un animal qui rit.
Ils pourraient aussi le définir justement comme un animal
dont on rit.»
– Henri Bergson, philosophe français, 1859-1941
SOMMAIRE
>
Numéro spécial: parcs et jardins zoologiques
Animafaune
– Le Moulin des Découvertes
Aquarium des Îles-de-la-Madeleine
Biodôme de Montréal
Bioparc de la Gaspésie
Centre de la biodiversité du Québec
Centre d’interprétation de Baie-du-Febvre
Centre d’interprétation du phoque
Chèvrerie l’Angélaine
Chouette à voir !
Écomuseum
Exploramer
Ferme du Bassin
Ferme de reptiles Exotarium
Ferme La Bisonnière
Insectarium de Montréal
Nid’Otruche
Observation de l’ours noir (Aux Berges du Saint-Maurice)
Parc-aquarium du Québec
Pavillon de la faune
Parc Oméga
Parc Safari
Refuge Pageau
Zoo de Granby
Zoo et sanctuaire d’oiseaux exotiques Icare
Zoo de Saint-Édouard
Zoo sauvage de Saint-Félicien
>
Entrevue avec Christine Gagnon, adjointe à la conservation,
à la recherche et à l’éducation au Zoo
sauvage de Saint-Félicien
>
Entrevue avec Patrick Paré, directeur de l’éducation,
de la recherche et de l’environnement au Zoo de Granby
>
Nouvelles
Des
nouvelles de l’Expo-sciences pancanadienne
Nouveau blogue scientifique
Nouveauté littéraire sur les Muséums nature
de Montréal
Camps scientifiques estivaux au Musée Armand-Frappier
Le leadership des femmes en STIM
Grande visite de Madagascar
Décès du professeur Don Thomas
J’embraye au vert à la Biosphère et
à Laval
> NUMÉRO SPÉCIAL: PARCS ET JARDINS ZOOLOGIQUES
À l’aube de la belle saison, l’équipe
de La Toile scientifique a pensé vous préparer
un numéro axé sur les petites et les grandes bêtes,
les animaux rares et les espèces communes qui vivent dans
nos parcs et jardins zoologiques québécois.
En
plus de vous tracer un portrait de chacun de ceux qu’il vous
sera possible de visiter cet été, nous avons interviewé
des représentants de deux d’entre eux: Christine Gagnon,
adjointe à la conservation, à la recherche et à
l’éducation au Zoo sauvage de Saint-Félicien,
et Patrick Paré, directeur de l’éducation, de
la recherche et de l’environnement au Zoo de Granby. Ceux-ci
nous ont parlé de leurs services éducatifs et d'interprétation,
de leurs programmes familles et grand public, de leurs initiatives
de conservation et des ententes qu’ils ont conclues avec des
zoos ailleurs dans le monde. Ceci afin de vous permettre, lecteurs,
de connaître ces institutions si populaires sous un jour nouveau.
Cette
édition de La Toile scientifique est la dernière
que nous publions avant notre traditionnelle pause estivale. Nous
profitons donc de l’occasion pour vous souhaiter un été
lumineux et enrichissant. Au plaisir de vous retrouver en septembre,
pour une nouvelle saison de contenus!
ANIMAFAUNE
– LE MOULIN DES DÉCOUVERTES
Situé à proximité du parc de conservation du
Bic, ce centre d'observation et d'interprétation est le seul
site faunique du genre dans la région du Bas-Saint-Laurent.
Il permet de découvrir la faune de l’est du Québec,
qui évolue dans des enclos aménagés respectant
le plus fidèlement possible l'habitat vital de l'animal.
La visite se fait à partir d'une passerelle en bois qui donne
le loisir aux visiteurs de tout âge d'observer à proximité
et en toute sécurité plusieurs espèces représentatives
de la faune terrestre et ailée du Québec.
34,
route 132 Ouest
Saint-Fabien
418-869-2222
AQUARIUM
DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE
Fondé en 1987, l'Aquarium des Îles constitue une fenêtre
sur la faune marine des côtes de l’archipel. Éponges,
anémones, étoiles de mer, homards, bernard-l'ermite
morues, flétans et requins, notamment, constituent la faune
bigarrée qui habite cet environnement. Deux phoques du Groenland
habitent aussi durant quelques mois, chaque année, à
l'Aquarium.
982,
route 199
Havre-Aubert
418-937-2277
www.aquariumdesiles.net/
BIODÔME
DE MONTRÉAL
Aménagé dans l'ancien vélodrome olympique,
le Biodôme recrée quatre écosystèmes
(forêt tropicale, forêt laurentienne, Saint-Laurent
marin, et Arctique et Antarctique) que l'on peut visiter par un
circuit piétonnier. Des expositions destinées aux
jeunes et des animations complètent la visite principale.
4777,
rue Pierre-De Coubertin
Montréal
514-868-3000
www.biodome.qc.ca
BIOPARC
DE LA GASPÉSIE
Au Bioparc de la Gaspésie, un parc à vocation éducative,
on découvre le patrimoine naturel gaspésien à
travers une représentation de cinq écosystèmes:
la baie, le barachois, la rivière, la forêt et la toundra.
Le long d'un parcours de un kilomètre, on participe aux activités
commentées et on observe plus de 30 espèces animales
indigènes en semi-liberté, et plus de 70 espèces
végétales dans leur écosystème respectif.
123,
rue des Vieux Ponts
Bonaventure
418-534-1997 ou 1 866 534-1997
www.bioparc.ca
CENTRE
D’INTERPRÉTATION DE BAIE-DU-FEBVRE
Avec les 300 000 oiseaux qui fréquentent ses berges chaque
printemps, le lac Saint-Pierre constitue la halte migratoire la
plus importante d'Amérique du Nord. Le centre d'interprétation
de Baie-du-Febvre représente une fenêtre ouverte au
public sur le monde des oiseaux migrateurs. Sentiers, belvédères,
tours d'observation et location de télescopes sont à
votre disposition pour apprécier les merveilles du monde
animal.
420,
route Marie-Victorin
Baie-du-Febvre
450-783-6996
www.oies.com
CENTRE
DE LA BIODIVERSITÉ DU QUÉBEC
En visite dans la région du Centre-du-Québec, il ne
faut pas manquer de visiter ce centre d’interprétation
explorant la diversité biologique de la nature et de la faune
québécoises à travers de nombreuses salles
d’expositions permanentes. Un laboratoire naturel en plein
air, des jardins thématiques et des sentiers pédestres
traversant huit écosystèmes entraînent les visiteurs
dans un voyage à travers les facettes méconnues de
la vie sous toutes ses formes.
1800,
avenue des Jasmins
Bécancour
819-222-5665 ou 1-866-522-5665
www.biodiversite.net/
CENTRE
D’INTERPRÉTATION DU PHOQUE
Ouvert au public en 1994, le Centre d'interprétation du phoque
doit son existence à la fondation Willie-Déraspe,
du nom d’un capitaine madelinot. Il s’est donné
comme objectif de faire découvrir au grand public, par des
activités interactives, des vidéos, des films et des
jeux questionnaires, le monde des phoques.
377,
route 199
Grande-Entrée
418-985-2833
CHÈVRERIE
L’ANGÉLAINE
Située au cœur du village de Sainte-Angèle, à
Bécancour, la ferme pédagogique L’Angélaine
est une chèvrerie spécialisée dans l’élevage
de la chèvre angora pur-sang pour sa toison appelée
mohair. On peut la visiter durant la belle saison pour en apprendre
davantage sur l’animal et son élevage.
12285,
boulevard Bécancour (secteur Sainte-Angèle)
Bécancour
819-222-5702 ou 1 877 444-5702
www.langelaine.com
CHOUETTE
À VOIR!
L’Union québécoise de réhabilitation
des oiseaux de proie propose aux ornithologues amateurs un face
à face original, dans des volières de présentation,
avec plus de 20 espèces d'oiseaux de proie vulnérables
de chez nous. Des présentations d'oiseaux de proie en vol
ont lieu tous les jours, durant la belle saison.
875,
rang Salvail Sud
Saint-Jude
514-345-8521 poste 8545
www.uqrop.qc.ca
ÉCOMUSEUM
L'Écomuséum de la vallée du Saint-Laurent présente
une collection de plus de 90 espèces d'animaux de la vallée
du Saint-Laurent vivant dans un habitat qui ressemble le plus possible
à leur milieu naturel. Ce parc faunique offre également
des visites guidées et des programmes éducatifs sur
le site et hors site pour les petits et les grands amateurs de spécimens
à deux ou à quatre pattes!
21125,
chemin Sainte-Marie
Sainte-Anne-de-Bellevue
514-457-0769
www.ecomuseum.ca
EXPLORAMER
Voici un lieu privilégié pour la découverte
du milieu marin et de la biodiversité du Saint-Laurent. Aquariums
et bassins tactiles présentent une collection vivante des
espèces et organismes vivant dans le fleuve et dans le golfe.
On peut aussi participer à des excursions écologiques
ou interactives commentées par des biologistes, au cours
desquelles on assiste à la remontée des casiers à
crabes et bourgots, de même qu’à la prise de
données scientifiques.
1,
rue du Quai
Sainte-Anne-des-Monts
418-763-2500
www.exploramer.org
FERME
DE REPTILES EXOTARIUM
Vous êtes fascinés par les cobras, les lézards
et autres crocodiles? Vous trouvez du charme aux grenouilles, aux
iguanes et aux autres animaux à sang froid? Alors, vous serez
ravis de votre visite des 70 vivariums naturels qui forment la ferme
Exotarium. Faites la connaissance de plus de 300 animaux de toutes
les couleurs, avec la visite commentée. Ne manquez pas la
serre aux alligators, l'antre aux scorpions et la salle safari.
846,
rue Fresnière
Saint-Eustache
450-472-1827
www.cam.org/~reptile
FERME
DU BASSIN
Effectuer une visite guidée des différents enclos
de cette ferme éducative et pédagogique permet d’entrer
en contact avec plus de 1 000 animaux. Les petits apprennent même
à traire les chèvres.
1040,
rang Saint-Jean-Baptiste (secteur Saint-Joachim)
Drummondville
450-568-6991
www.ferme.ca
FERME
LA BISONNIÈRE
La Ferme La Bisonnière, située à Saint-Prosper-de-Champlain,
offre au grand public l’occasion de mieux connaître
l’histoire en Amérique de l’un des plus gros
mammifères terrestres de la planète: le bison. Une
balade en remorque vous permet d’observer les bêtes
de très près. Enfin, on peut déguster la viande
de bison apprêtée de différentes façons
et se procurer différentes coupes de viande de bison.
490,
Rang Sainte-Élisabeth
Saint-Prosper
418-328-3669
www.bisonniere.com
INSECTARIUM
DE MONTRÉAL
Situé à côté du site du Jardin botanique,
l'Insectarium se veut un lieu d'éveil et de sensibilisation
au monde des insectes, parce que leur rôle est essentiel pour
l'équilibre écologique de la planète. En plus
de sa vocation éducative, l'Insectarium poursuit des missions
culturelles et scientifiques en présentant des expositions
spéciales et des collections d'insectes vivants et naturalisés.
4581,
rue Sherbrooke Est
Montréal
514-872-1400
http://www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium/insect.htm
NID’OTRUCHE
Ce centre d’interprétation à vocation agrotouristique,
situé à Saint-Eustache, démystifie le plus
grand volatile du monde pour le plaisir des grands et des petits.
Visite exotique destinée aux enfants, visite familiale, safari
à pied et dîner safari permettent, dans le cadre de
repas champêtres, de découvrir des recettes et des
informations nutritionnelles sur cette viande rouge délicate.
825,
Chemin Fresnière
Saint-Eustache
450-623-5258
www.nidotruche.com
OBSERVATION
DE L’OURS NOIR (AUX BERGES DU SAINT-MAURICE)
Au coucher du soleil, de juin à septembre, un guide expérimenté
conduit les visiteurs à la vallée des ours. L’observation
s’effectue à partir d’une cache conçue
pour les protéger des ours et des moustiques. En plus de
faire l’essai de lunettes de vision nocturne, les amoureux
de la nature profitent de conseils concernant les réactions
à adopter lors d’une rencontre avec un ours en forêt.
2369,
rue Principale
Saint-Jean-des-Piles
819-538-2112 ou 1 800 660-2112
www.cdit.qc.ca/absm
PARC
AQUARIUM DU QUÉBEC
Le Parc Aquarium du Québec fait vivre aux amateurs de la
faune marine une expédition de la zone boréale jusqu'à
l'Arctique. Ceux-ci découvrent près de 10 000 spécimens
représentant 300 espèces de mammifères, poissons,
invertébrés, amphibiens et reptiles. Dans le parc
extérieur, ils font la connaissance des mammifères
marins comme les ours blancs, les morses et plusieurs espèces
de phoques.
1675,
avenue des Hôtels
Québec
418-659-5266 ou 1 866 659-5264
www.sepaq.com/aquarium
PAVILLON
DE LA FAUNE
Située sur les rives du lac Aylmer, à Stratford, voici
une collection d'animaux naturalisés provenant de l'Amérique
du Nord et présentés dans des scènes panoramiques,
dont les décors, peints à la main, rappellent leur
habitat. Des forfaits avec croisière et visite d'animaux
vivants en enclos au Centre d'observation de la Faune sont également
disponibles.
856,
chemin Stratford
Stratford
418 443-2300 ou sans frais 1 888 845-2222
www.pavillondelafaune.com
PARC
OMÉGA
À bord de leur véhicule, les visiteurs peuvent parcourir
10 km de route dans un parc de 1500 acres et découvrir une
faune (bisons, wapitis, ours noirs, daims, cerfs de Virginie, orignaux,
bouquetins, sangliers et loups) qui se promène en liberté
dans son habitat naturel. On peut même sortir de la voiture
et faire une promenade dans un des sentiers d’interprétation
de la forêt.
399,
route 323 nord
Montebello
819-423-5487
www.parcomega.com
PARC
SAFARI
Le Parc Safari contient un circuit routier permettant d'observer
des animaux de l'Amérique, de l'Europe, de l'Océanie
et de l'Asie, évoluant en semi-liberté, un circuit
piéton permettant d'observer divers carnivores et primates
depuis des passerelles ou des tunnels vitrés. Parmi ses objectifs,
le Parc vise à préserver la qualité de vie
des animaux, à contribuer à la conservation du patrimoine
génétique des espèces menacées et à
sensibiliser les visiteurs à la fragilité de la nature.
Depuis 2008, la Fondation des Amis du Parc Safari crée des
partenariats et des programmes pour consolider la vocation zoologique
du Parc.
850,
route 202
Hemmingford
450-247-2727
www.parcsafari.com
REFUGE
PAGEAU
Un jour, Michel Pageau, chasseur et trappeur, a laissé tomber
son arme pour se consacrer au bien-être des animaux. En compagnie
de son épouse Louise, il recueille depuis plusieurs années
les bêtes de la faune régionale en difficulté,
blessées ou orphelines. Le couple les héberge, le
temps nécessaire à leur rétablissement, puis
les animaux retrouvent leur liberté. Ceux qui ne peuvent
plus subvenir seuls à leurs besoins demeurent au refuge de
façon permanente.
4241,
chemin Croteau
Amos
819-732-8999
www.refugepageau.ca
ZOO
DE GRANBY
Le Zoo de Granby est le plus grand jardin zoologique du Québec.
Il réunit 1000 spécimens de près de 200 espèces,
dont des animaux exotiques rares: tigres de l'Amour, gorilles des
plaines et léopards des neiges, pour ne nommer que ceux-là.
Chaque jour, durant la belle saison, une vingtaine d'animations
sur le site permettent aux visiteurs d'en savoir plus sur la faune
des autres continents.
525,
rue Saint-Hubert
Granby
450-372-9113 ou sans frais 1 877 472-6299
www.zoodegranby.com
ZOO
ET SANCTUAIRE D’OISEAUX EXOTIQUES ICARE
Au long d’un sentier paysagé d’un kilomètre,
on peut découvrir plus de 150 variétés d’oiseaux,
tous plus colorés les uns que les autres. On se laisse charmer
par les perroquets qui parlent et qui sifflent et on s’approche
jusqu’à un mètre des volières. On termine
notre visite à la pouponnière, pour y voir des oisillons
se faire nourrir à la main.
2699,
route 139
Roxton Pond
450-375-6118
www.zooicare.com
ZOO
DE SAINT-ÉDOUARD
Le Zoo de Saint-Édouard a redémarré ses activités
en 1992, sur le même site où était diffusée,
durant les années 1970, l’émission Le Zoo
du Capitaine, avec le Capitaine Bonhomme et l’Oncle Pierre.
Voici donc une halte nature entourée d'animaux sauvages et
de petites bêtes, que les enfants peuvent caresser. Au total,
plus de 85 espèces à visiter pour un total de 425
bêtes.
3381,
route 348
Saint-Édouard-de-Maskinongé
819-268-5150
www.betes.com
ZOO
SAUVAGE DE SAINT-FÉLICIEN
Les humains en cage, les animaux en liberté! Voilà
un concept unique qui vous invite à parcourir le Canada d'est
en ouest tout en découvrant les richesses de notre monde
boréal. Que ce soit à pied, à bord du train
grillagé ou en participant à l'une des nombreuses
activités, vous serez éblouis par la diversité
et par l'authenticité du site, été comme hiver,
de jour comme de nuit. Plus d'un millier d'animaux vous attendent:
un face à face unique avec la nature! Par ailleurs, le Centre
de conservation de la biodiversité boréale est l'aboutissement
des efforts et de la vision des bâtisseurs du Zoo de St-Félicien.
Tous les changements vécus au fil des ans au niveau de la
collection animale et des lieux physiques ont été
faits en concordance avec les différentes missions que le
zoo s'est donné.
2230,
boulevard du Jardin
Saint-Félicien
418-679-0543
www.borealie.org
> ENTREVUE AVEC CHRISTINE GAGNON, ADJOINTE À LA
CONSERVATION, À LA RECHERCHE ET À L’ÉDUCATON
AU ZOO SAUVAGE DE SAINT-FÉLICIEN
La
Toile scientifique: Parlez-nous d’abord de vos programmes
scolaires et des initiatives que vous menez auprès des jeunes.
Christine
Gagnon: Nos programmes éducatifs sont assez étendus
et nous en sommes bien fiers. Par exemple, nous avons inauguré
un Club des amis du zoo, dans lequel les jeunes participants de
sept à douze ans nous visitent une fois par semaine durant
sept semaines. Nous avons aussi un camp de vacances, ouvert depuis
2005, accrédité par l’Association des camps
du Québec, et qui permet aux jeunes âgés de
huit à douze ans d’enrichir durant l’été
leurs connaissances et de découvrir la faune sous un jour
nouveau.
Bien
sûr, nous permettons à des groupes scolaires, par l’entremise
de notre programme l’École au zoo, d’effectuer
des visites guidées en compagnie de nos guides afin de mieux
connaître nos animaux. Enfin, nous sommes en train d’élaborer
un outil pédagogique, destiné aux enseignants, avec
lequel nous les outillerons à préparer la visite ou
à l’enrichir, c’est-à-dire en réalisant
les activités proposées avec leurs groupes soit avant,
soit après leur passage chez nous. Nous sommes aussi bien
présents dans les écoles et dans les bibliothèques
de la région, pour offrir des activités qui sont à
la fois ludiques et instructives.
Quels
sont les projets de conservation que vous menez au Zoo sauvage de
Saint-Félicien?
Bien
sûr, la recherche et la conservation font partie de notre
mission, en tant qu’institution zoologique membre de l’Association
canadienne des zoos et aquariums. Nous travaillons surtout dans
le domaine de la reproduction de certaines espèces en danger,
comme l’ours blanc.
In
situ, c’est-à-dire à l’extérieur
du zoo, en nature, nous gérons une héronnière,
où nous surveillons la nidation de bihoreaux gris. Nous avons
cartographié l’habitat, l’an dernier, pour suivre
l’évolution de la population de ces oiseaux. Nous compterons
cette année les nids actifs, après la période
de reproduction.
Avez-vous l’occasion de mener également des projets
de recherche?
Compte
tenu de nos ressources limitées et de notre relative petite
taille, nous n’avons pas les moyens d’avoir des chercheurs
à temps plein chez nous. Nous entretenons toutefois des collaborations
avec des scientifiques. Par exemple, nous fournissons à une
chercheuse post-doctorale de l’INRS du sang de nos phoques
communs pour ses recherches. Nous amassons aussi des selles des
ours blancs afin de les transmettre à une équipe du
zoo de Cincinnati, qui travaille à mettre au point un nouveau
test de gestation pour cette espèce.
Nous
recevons aussi parfois des étudiants et des professeurs universitaires
qui s’intéressent, dans le cadre de leurs recherches,
aux espèces qui vivent au zoo, comme les caribous.
Parlez-nous des nouveautés que vous donnerez à voir
au public au cours de l’année 2009?
Christine
Gagnon: Nous aurons quatre tigres de l’Amour; un mâle
qui vient de l’Ontario et une fratrie de deux frères
et une sœur originaires de l’Allemagne. Ils vivront dans
un habitat le plus naturel possible qui fait 4000 mètres
carrés et qui comprend de l’enrochement, une montagne,
une chute, un lac, ainsi que différentes surfaces, comme
de la terre, du gravier et de l’herbe. Nous avons aussi planté
des arbres tout spécialement pour eux, afin qu’ils
puissent les griffer et ainsi, protéger nos arbres vivants.
Il s’agira d’une très belle activité.
Puis,
en 2010, l’année de notre cinquantième anniversaire,
nous ouvrirons un nouveau secteur, avec plusieurs animaux qui viennent
de la Mongolie, dont les chevaux de Prezwalski, les chameaux de
Bactriane, les bouquetins de Sibérie et les yaks, notamment.
En
terminant, que diriez-vous aux gens qui ne comprennent pas en quoi
consistent les missions des zoos et qui considèrent que garder
des animaux en captivité est une mauvaise idée?
Il
existe effectivement des zoos que j’appelle «de bord
de chemin» (il y en avait plusieurs, autrefois, en Ontario)
qui confèrent parfois une mauvaise presse aux jardins zoologiques
en général, puisqu’ils ne traitent pas leurs
animaux convenablement et qu’ils ne connaissent rien dans
le domaine. Bien sûr, il faut condamner ces organisations.
Mais
évidemment, les établissements accrédités
et sérieux comme le nôtre ne font pas partie de cette
catégorie. Au contraire, nous travaillons en partenariat
avec l’Association pour mieux faire connaître nos missions
éducatives, de recherche et de conservation. De notre côté,
nous faisons des pieds et des mains pour que l’enrichissement
de nos animaux soit le plus optimal possible, que les soins que
nos vétérinaires leur donnent soient les meilleurs
et que leurs milieux de vie soient stimulants et le plus naturels
possible.
Cela
dit, il restera toujours des gens qui s’insurgeront contre
toute forme de captivité, quelle qu’elle soit. Ils
ont droit à leur opinion, même si je ne la partage
pas. À mon sens, les zoos peuvent au contraire devenir des
ponts incroyables entre la nature et les gens qui vivent en ville,
qui peuvent y découvrir la faune comme ils n’auraient
jamais l’occasion de la voir autrement. Il s’agit là
d’un vecteur très fort de sensibilisation. Il ne faudrait
pas l’oublier.
Merci, madame Gagnon, et bonne saison à Saint-Félicien.
> ENTREVUE AVEC PATRICK PARÉ, DIRECTEUR DE L’ÉDUCATION,
DE LA RECHERCHE ET DE L’ENVIRONNEMENT AU ZOO DE GRANBY
La
Toile scientifique: Monsieur Paré, dans un premier temps,
expliquez-nous en quoi consiste la raison d’être des
zoos.
Patrick
Paré: En fait, les zoos existent pour tenter de
réparer un peu les dommages que l’humain a causés,
en termes de destruction des habitats, de déforestation,
de chasse outrancière, etc.
Autrefois,
les zoos consistaient dans des collections d’animaux; ceux
d’aujourd’hui sont bien sûr davantage portés
vers les missions d’éducation, de recherche et de conservation.
Ceci pour tenter de redonner un peu à ces espèces
ce qu’on leur a retiré, par nos actions néfastes.
En fait, les zoos font le pari que, si les gens sont sensibilisés
à la nécessité de protéger les habitats
des animaux, ils sont mieux à même d’agir, même
dans leur quotidien.
Combien
y a-t-il de zoos actuellement?
Environ
250 zoos sont accrédités en Amérique du Nord.
Parmi leurs obligations, ceux-ci sont tenus de porter certaines
actions en nature. Ils ont également l’occasion de
mener des projets de recherches communs et de procéder à
des échanges d’animaux notamment. Ces institutions
font partie de différentes associations, dont l’Association
canadienne des zoos et aquariums (dont font partie près de
30 institutions au Canada), l’Association of zoos and aquariums,
un regroupement américain de jardins zoologiques (et dont
fait partie le zoo de Granby), la plus importante du monde. Il y
a aussi une association en Europe et l’Association mondiale
des zoos et des aquariums, dont nous sommes très peu à
être membres au Canada.
Quels
sont les projets de conservation que vous menez, au zoo de Granby?
Ce
qui épate le plus les gens, quand on leur parle du zoo, c’est
tout le travail que fait le zoo en dehors de ses murs, en tant qu’institution
scientifique. C’est un aspect méconnu encore.
Ainsi,
depuis deux ans, nous travaillons au Ghana, un pays anglophone d’Afrique
de l’Ouest, à un grand projet portant sur le colobe,
une espèce de grand singe. L’animal est une porte d’entrée
sur un milieu de vie, mais nous travaillons également avec
la communauté pour réaliser différentes actions
sociales et communautaires. Nous avons donc mis en place un projet
d’éco-tourisme développé par la population
locale, afin à la fois de protéger les colobes et
de fournir des ressources financières aux villages pour qu’ils
améliorent la qualité de vie de leurs citoyens. De
notre côté, nous les avons soutenu en créant
tous les panneaux d’interprétation, en plus, évidemment,
de leur fournir du financement.
Au
Burkina Faso, nous nous sommes liés à une fondation
locale et nous avons mis en place un projet de création d’un
puits près d’une école. Nous avons la conviction
que le fait d’aider les résidants leur permet d’avoir
davantage le goût d’apprendre. S’ils en savent
davantage, ils auront plus le réflexe de protéger
les espèces et de prendre en charge leur nature et leur environnement.
C’est pour cela que nous n’intervenons pas seulement
auprès des animaux, mais aussi auprès des humains.
Nous travaillons aussi à la formation des maîtres,
ainsi qu’à des projets de production d’énergie
solaire et de ferme d’élevage.
Et
au Québec, vous agissez où concrètement?
Il
est clair pour nous que c’est très important d’investir
autant dans des projets québécois que dans ceux que
nous gérons ailleurs dans le monde. En ce moment et ce depuis
au moins 10 ans, nous menons un projet au lac Champlain sur la tortue
molle à épines. Nous nous occupons de l’éducation
des résidants, des villégiateurs et des enfants de
la région envers l’importance de protéger cette
espèce très menacée chez nous. Alors, nous
inventorions les populations et, cette année, nous les suivrons
à la télémétrie pour identifier les
sites de ponte, afin de protéger les œufs des prédateurs
et des éventuelles inondations.
Nous
participons aussi à des projets d’inventaires d’oiseaux
nicheurs près de la rivière Yamaska. Avec l’Université
Concordia, nous collaborons à de la formation auprès
des étudiants à la maîtrise en biologie ou encore
pour des projets de fin de baccalauréat.
Je
crois aussi que la protection de l’environnement vous tient
à cœur, au zoo de Granby.
Évidemment,
la protection du milieu étant aussi importante pour nous
que la protection des espèces. Aussi, nous avons installé
depuis longtemps des bacs de recyclage de différentes matières
sur nos site. Nous procédons aussi à du compostage
et à du vermicompostage. Il y a aussi belle lurette que la
vaisselle non dégradable (en polystyrène, par exemple)
n’est plus utilisée au zoo. Nous avons aussi mis au
point des systèmes de panneaux solaires et de géothermie,
qui chauffent nos bâtiments. Enfin, nous faisons affaire avec
des entreprises qui récupèrent nos fumiers.
En
d’autres termes, il est primordial pour nous d’être
précurseurs dans le domaine du développement durable,
puisque cela s’inscrit naturellement dans le prolongement
de notre mission. D’ailleurs, nous avons gagné de nombreux
prix en environnement au cours de notre histoire. Cet été,
notre nouvelle patrouille verte sillonnera le site pour informer
et sensibiliser nos visiteurs.
En terminant, monsieur Paré, racontez-nous un aspect du zoo
que le grand public ne connaît pas.
Nous
organisons annuellement ce que nous appelons des «visites
carrière». Celles-ci sont destinées à
des gens qui se trouvent en réorientation professionnelle
et qui souhaitent savoir en quoi consistent les métiers du
zoo. Nous leur faisons alors parcourir les dessous de notre institution,
comme les cuisines, les laboratoires des vétérinaires,
les installations des gardiens. Nous les amenons aussi voir des
animaux, en plus de leur parler de notre propre métier d’éducateurs.
Certains trouvent alors une voie d’avenir et un intérêt
pour un nouveau métier. Les zoos sont en quelque sorte une
université de la nature…
Merci
pour cet entretien, monsieur Paré.
> NOUVELLES
DES
NOUVELLES DE L’EXPO-SCIENCES PANCANADIENNE
Estelle Simon et Camille Salvas, âgées respectivement
de 15 et 16 ans, et fréquentant l’école secondaire
Fernand-Lefebvre à Sorel, ont remporté le Prix Platine
d’EnCana pour le meilleur projet de la catégorie intermédiaire
lors de l’Expo-sciences pancanadienne (1), qui se déroulait
du 9 au 17 mai à l’Université du Manitoba, à
Winnipeg. Il s’agit de la plus haute récompense attribuée
au meilleur projet canadien, toutes divisions scientifiques confondues,
réalisé par des jeunes de troisième et quatrième
secondaire. Le Prix Platine d’EnCana consiste en une bourse
de 5000$.
Le
projet en expérimentation des lauréates, L’uni«ver»
est au cheval, a remporté la faveur du jury grâce
à ses solutions novatrices et naturelles pour lutter contre
les parasites intestinaux équins. Les lauréates ont
également remporté d’autres prix prestigieux,
dont la médaille d'or en biotechnologies et sciences pharmaceutiques,
et la bourse d'études de l'Université Western Ontario.
Elles avaient également remporté, lors de la finale
québécoise en avril dernier, une participation à
l’Expo-sciences internationale du MILSET, qui se déroulera
en Tunisie du 22 au 29 juillet prochain.
Plus
de 500 jeunes, représentant toutes les provinces canadiennes,
ont pris part à cette compétition scientifique d’envergure,
organisée par le Conseil de développement du loisir
scientifique (2), où plus de 900 000$ en prix ont été
remis.
(1)
www.exposciencesbell.qc.ca
(2) www.cdls.qc.ca
NOUVEAU
BLOGUE SCIENTIFIQUE
Le magazine L’actualité offre dans son site
Web depuis le 1er juin dernier un nouveau blogue qui éclaire
l’actualité du Québec d’un point de vue
scientifique. Intitulé Mon œil! et animé
par la journaliste et vulgarisatrice scientifique Valérie
Borde, ce blogue a pour objectif, selon le communiqué de
lancement «de mettre en échec le discours des charlatans,
des vendeurs de miracles et autres politiciens démagogues.»
La
listériose, les radars automatiques, les algues bleues, les
recommandations nutritionnelles sur les bienfaits ou les méfaits
du vin ou de la viande rouge... Tout ce qui peut avoir des répercussions
sur la vie des Québécois est maintenant scruté
avec rigueur par cette journaliste de métier, chimiste de
formation, récipiendaire du prix Jules-Fournier, décerné
par le Conseil supérieur de la langue française en
2007.
http://blogues.lactualite.com/valerie-borde/
NOUVEAUTÉ
LITTÉRAIRE SUR LES MUSÉUMS NATURE DE MONTRÉAL
Le développement durable cherche à établir
un équilibre entre les enjeux économiques, sociaux
et environnementaux. Il suppose la participation des individus et
des groupes et une démarche pluridisciplinaire dans la résolution
des problèmes.
Au
printemps 2009, l’auteure Aude Porcedda, qui a réalisé
un doctorat en sciences de l'environnement à l'Université
du Québec à Montréal et, conjointement, en
muséologie au Muséum national d'Histoire naturelle
à Paris, a publié le livre Musées et développement
durable. Les Muséums nature de Montréal.
Les
expériences de musées durables sont encore peu nombreuses,
bien qu'un engagement dans cette voie soit de plus en plus manifeste
à l'échelle internationale. Cette enquête sociologique
originale permet à Aude Porcedda de montrer comment les Muséums
nature de Montréal font du développement durable une
de leurs valeurs essentielles.
www.editions-harmattan.fr
CAMPS
SCIENTIFIQUES AU MUSÉE ARMAND-FRAPPIER
Encore une fois cette année, le Musée Armand-Frappier
convie les jeunes de 9 à 15 ans à participer à
l’un de ses programmes de camps scientifiques estivaux. En
2009, un quatrième programme de camp est offert. Les camps
de jour se tiendront du 29 juin au 21 août 2009, du lundi
au vendredi, de 9h à 16h30. Le tarif régulier est
de 190 $ pour la semaine, incluant le service de garde.
Le
nouveau camp d’initiation à la santé humaine
et à la toxicologie a été offert pour la première
fois durant la relâche scolaire de mars dernier et a remporté
un vif succès auprès des participants. Plus d’une
dizaine d’expériences de laboratoire sont au programme,
afin que les jeunes puissent percer les mystères de l’anatomie
humaine et comprendre comment le corps humain interagit avec son
environnement. À la fin de la semaine, les campeurs ont l’occasion
de participer à la dissection d’un porc fœtal,
ce qui leur permet de réviser les connaissances acquises
et de constater la complexité du monde vivant.
Les
jeunes de neuf ans pourront dès cet été participer
à deux programmes de camps du Musée. Le camp d’initiation
à la microbiologie, qui amène les participants à
découvrir l’univers de l'infiniment petit, compte de
nombreuses expériences de laboratoire, dont l’observation
au microscope, la coloration de microbes et la fabrication d'aliments
à l'aide de ces derniers. Le camp d'initiation à l'environnement
et à la biodiversité permet quant à lui de
faire découvrir aux campeurs les différentes formes
de vie et l'impact des actions de l'homme sur l'environnement à
travers de nombreuses expériences et une sortie en milieu
naturel.
Quant
au camp d’initiation aux biotechnologies, il s'articule autour
de la découverte de l'ADN. Les campeurs de 10 ans et plus
y effectuent des manipulations de laboratoire de niveau collégial
et universitaire, telles que l’échange d'information
entre microbes et la création d'un microbe fluorescent. Encadrés
par des animateurs scientifiques, étudiants universitaires
en science, les jeunes réalisent ces manipulations poussées,
sous l’œil de leurs parents.
www.musee-afrappier.qc.ca
LE
LEADERSHIP DES FEMMES EN STIM
Sous la direction de Louise Lafortune, Claire Deschênes et
Marie-Claude Williamson, ce volume de l’Association de la
francophonie à propos des femmes en sciences, technologies,
ingénierie et mathématiques (1), publié aux
Presses de l’Université du Québec (2), aborde
les défis que doivent affronter les femmes dans ces domaines.
En
effet, celles-ci se retrouvent encore trop souvent en situation
minoritaire dans le monde du travail. Dans ce contexte, les défis
sont énormes: apporter une pleine contribution aux équipes
interdisciplinaires en STIM, faire entendre leur voix lorsqu’un
changement organisationnel s’annonce et s’intégrer
de manière durable au processus décisionnel qui influence
l’itinéraire professionnel.
L’ouvrage
s’adresse à tous ceux qui oeuvrent dans divers domaines
de la recherche, de l’enseignement ou de l’industrie
et s’intéressent à l’apprentissage du
leadership féminin et à son exercice tant au plan
national qu’international.
(1)
www.affestim.org
(2) www.puq.ca
GRANDE
VISITE DE MADAGASCAR
Le Biodôme présente encore une fois cet été
un habitat typique de l'île de Madagascar, où les visiteurs
peuvent découvrir des geckos, des grenouilles, des poissons
et surtout des «lemur catta», des singes qui ressemblent
à celui de la populaire série pour enfants Zoboomafoo.
Lors
de la visite, on entre dans une maison de bois sculpté typique
de l'île. Au lieu d'une cour intérieure, le nouvel
habitat semi-aride du sud-ouest de Madagascar s'ouvre devant nous.
Tout au long du parcours, des panneaux d'interprétation favoriseront
les apprentissages et l'observation de cette flore et cette faune.
Un guide-animateur présent sur le sentier aide aussi les
visiteurs dans leurs découvertes. L’exposition est
proposée durant tout l’été et jusqu’au
15 novembre prochain.
http://www2.ville.montreal.qc.ca/biodome
DÉCÈS
DU PROFESSEUR DON THOMAS
Le professeur Don Thomas, qui fut, au cours des quatre dernières
années, doyen de la Faculté des sciences de l’Université
de Sherbrooke, est décédé le 30 mai dernier
sur son terrain d’expérimentation en Corse. Monsieur
Thomas venait tout juste d'arriver sur les lieux où il se
rendait depuis plusieurs années, pour étudier les
mésanges bleues. Don Thomas avait donné une conférence
organisée par Science pour tous en mars dernier à
la Grand Bibliothèque.
Toute
l’équipe de Science pour tous transmet ses condoléances
à la famille de monsieur Thomas, de même qu’à
ses collègues et amis de l’Université.
J’EMBRAYE
AU VERT À LA BIOSPHÈRE ET À LAVAL
Ce grand jeu à l’échelle humaine en trois dimensions
sur le transport durable permet à chaque joueur de mettre
à profit ses connaissances, son imagination et son adresse,
et le met au défi de réduire son empreinte écologique
liée à ses transports personnels. Totalisant quelque
80 mètres carrés, l’itinéraire routier
comprend plusieurs stations où les participants peuvent découvrir,
de façon amusante, des alternatives de transport écologiques
et comment écologiser leurs déplacements et diminuer
leurs émissions polluantes.
L’exposition
est présentée du 28 février au 30 septembre
2009 à la Biosphère (1), et du 1er juin au 18 octobre,
sous un grand chapiteau aux abords du Musée Armand-Frappier
(2) de Laval. A ce dernier endroit, en plus de la visite de l’exposition
interactive, les visiteurs pourront participer à l’atelier
scientifique J’embraye au vert, pour ma santé et celle
de la planète, qui sera offert deux fois par jour. Démonstrations
scientifiques, manipulations et jeu questionnaire seront au menu
pour mieux comprendre les enjeux de la pollution atmosphérique
et pour mettre en lumière des solutions pour y remédier.
(1)
http://biosphere.ec.gc.ca
(2) www.musee-afrappier.qc.ca
Ce
numéro a été préparé par Isabelle
Pauzé.
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