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Numéro
197, 15 octobre 2009
«La
vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier.»
– Antoine de Saint-Exupéry, écrivain et aviateur
français, 1900-1944
SOMMAIRE
>
Numéro spécial: La recherche en Montérégie
>
Entrevue avec Claude P. Champagne, chercheur au Centre de recherche
et de développement sur les aliments d’Agriculture
et Agroalimentaire Canada
> Entrevue avec Alain Houde, chercheur au Centre de recherche
et de développement sur les aliments d’Agriculture
et Agroalimentaire Canada
>
Mon déclic scientifique – Anne Charpentier, directrice
de l’Insectarium de Montréal, et Félix Maltais,
éditeur des Débrouillards
>
Nouvelles
Des nouvelles du CDLS
Nouveau blogue des Débrouillards
Le Club des Débrouillards se refait une beauté!
Avis de recherche de l’ADRIQ
Drôle de matière!
>
NUMÉRO SPÉCIAL: LA RECHERCHE EN MONTÉRÉGIE
Après
avoir «visité» virtuellement la région
du Bas-Saint-Laurent, en septembre, afin de mieux connaître
la recherche qui s’y menait, nous nous intéressons,
ce mois-ci, aux recherches menées dans la région de
la Montérégie, spécialisée dans le domaine
de l’agroalimentaire.
Nous
avons rencontré les chercheurs Claude P. Champagne, spécialiste
des bactéries probiotiques, et Alain Houde, un expert dans
le domaine de la salubrité et de la qualité des aliments.
Tous deux poursuivent leurs travaux au ministère fédéral
de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. Bonne lecture.
> ENTREVUE AVEC CLAUDE P. CHAMPAGNE, CHERCHEUR AU CENTRE
DE RECHERCHE ET DE DÉVELOPPEMENT SUR LES ALIMENTS D’AGRICULTURE
ET AGROALIMENTAIRE CANADA
La
Toile scientifique: Monsieur Champagne, vous vous intéressez
aux probiotiques depuis plus de 20 ans. Définissez-nous ce
qu’ils sont, au juste.
Claude
P. Champagne: On voit de plus en plus apparaître
cette dénomination sur quantité de produits alimentaires,
des pots de yogourt et du fromage, notamment. Il s’agit de
micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont ajoutés
en quantité suffisante à
des produits, entraînent des effets bénéfiques
sur la santé, notamment sur le renforcement du système
immunitaire, ainsi que sur l’efficacité et la résistance
de la flore intestinale. Il importe de mentionner qu’on ne
les utilise pas pour leur saveur, ni pour conserver les aliments,
alors que traditionnellement, on utilisait les bactéries
pour fermenter les aliments afin d’améliorer leur conservation.
À
quoi servent les probiotiques?
Nous savons
maintenant qu’ils sont efficaces en prévention, c’est-à-dire
avant qu’un problème de santé s’installe.
Quant à leur effet thérapeutique, il n’est pas
bien démontré.
Vous
êtes chercheur au Centre de recherche et de développement
sur les aliments d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.
Quel est votre rôle dans le domaine de la recherche sur les
probiotiques?
En tant que
fonctionnaire fédéral, je travaille à la fois
à la promotion de la santé publique des Canadiens
et du côté de l’industrie. En fait, je travaille
sur différentes bases industrielles. D’abord, il m’importe
de comprendre comment produire les probiotiques au meilleur coût
possible. Cela pose des défis importants parce qu’il
s’agit d’organismes capricieux (notamment très
sensibles à l’oxygène et à la chaleur),
dont il faut apprendre à connaître les caractéristiques
et les facteurs de croissance si on veut travailler efficacement
avec eux. Et puis, il faut arriver à en fabriquer et à
en ajouter de très grandes quantités aux aliments;
on parle, en moyenne, d’un milliard de bactéries par
portion de produit alimentaire, mais certains en contiennent même
jusqu’à 50 milliards!
Dans le cadre
de mes projets de recherche, je teste différentes méthodes
de séchage, dont le séchage à l’air plutôt
que la lyophilisation, parce que c’est moins coûteux.
Je travaille aussi au développement de micro-capsules dans
lesquelles on insère les probiotiques pour les protéger
et les faire agir au mieux de leur capacité à l’intérieur
des aliments. Nous travaillons aussi à changer les méthodes
de production, pour que les probiotiques deviennent plus résistants
lors de leur entreposage ou à la suite de leur consommation.
On
entend beaucoup parler des probiotiques ces dernières années.
Le mot semble à la mode, même dans la publicité.
On leur en demande beaucoup, non?
Oui, les probiotiques
ont le dos large et il serait faux de croire qu’on peut leur
faire porter les poids de toutes nos mauvaises habitudes. En d’autres
mots, s’ils peuvent jouer un rôle pour rendre notre
organisme plus fort et plus résistant aux pathogènes,
tant mieux, mais ils ne remplacent pas une saine alimentation et
l’exercice physique, dont on sait qu’ils sont fondamentaux
pour la conservation d’un état de santé optimal.
Les probiotiques constituent un petit pas pour améliorer
la qualité des aliments, mais ils ne peuvent faire tout le
travail à eux seuls. Ils ont leurs limites!
À cet
effet, je donne souvent l’exemple de la ceinture de sécurité
en automobile: si vous avez à freiner brusquement parce qu’un
enfant arrivé de nulle part se retrouve devant vous, dans
la rue, le blocage de la ceinture est certes bien utile pour réduire
la gravité des blessures que vous pourriez subir. Cependant,
que vous soyez «attaché» ou pas, si vous entrez
en collision avec un train routier, vous n’avez pas beaucoup
de chances de vous en tirer. C’est la même chose pour
les probiotiques: si nous les considérons comme des outils
de plus, à intégrer au milieu d’autres saines
habitudes de vie, on peut assurément obtenir des résultats.
Mais si on attend d’eux qu’ils nous protègent
de toutes les infections, c’est peine perdue.
Dans
quel type d’aliments retrouve-t-on les probiotiques actuellement?
Bien sûr,
on parle généralement de yogourts et de fromages.
Ces aliments ont été les premiers sur lesquels nous
avons travaillé pour la simple et bonne raison qu’il
s’agissait d’aliments qui contiennent naturellement
de bonnes bactéries.
Puis, au fil
des années se sont présentés des défis
plus imposants, comme lorsqu’on veut ajouter des probiotiques
à des aliments qui constituent des milieux qui leur sont
«hostiles». C’est le cas, par exemple, des jus
de fruits, qui sont acides, du lait pasteurisé (parce que
les probiotiques meurent durant la pasteurisation) ou encore des
légumes congelés et de la crème glacée,
car la congélation les tue.
Actuellement,
on voit aussi des demandes pour des céréales et des
barres tendres, notamment. Et il ne faut jamais oublier que, en
plus des défis posés par l’introduction de ces
bactéries dans les aliments, on ne doit pas perdre la notion
de goût et de saveur de ceux-ci. Nous devons donc veiller
à ne pas altérer la qualité sensorielle des
aliments. C’est tout un contrat!
On
remarque que l’industrie vise à intégrer des
probiotiques dans des aliments réputés bons pour la
santé. Or, avec toute la connotation positive qui va avec
ces micro-organismes, qu’arriverait-il si des producteurs
d’aliments camelote décidaient d’en incorporer
dans leurs produits afin de les rendre plus «acceptables»
d’un point de vue nutritionnel?
C’est
important de poser la question car il est déjà arrivé
que notre centre de recherche reçoive des demandes dans ce
sens. Or, par souci éthique, moi, je n’aimerais pas
travailler, par exemple, sur des croustilles. Je préfère
nettement guider ma recherche vers des avenues plus prometteuses.
D’ailleurs,
vous savez, on assisterait à une levée de boucliers
tant chez les nutritionnistes que chez la communauté médicale
et scientifique, pour combattre cette idée de dédouaner
les aliments incomplets du point de vue nutritionnel en leur ajoutant
des probiotiques, ou d’autres ingrédients santé
comme les antioxydants.
Quel
est le domaine alimentaire le plus inusité dans lequel vous
intervenez?
Sans aucun doute,
la nourriture pour astronautes! En effet, nous travaillons actuellement
en collaboration avec l’Agence spatiale canadienne afin de
voir de quelle façon ajuster l’alimentation des astronautes,
en y introduisant des probiotiques, afin de prévenir les
problèmes de santé qui les guettent, comme l’ostéoporose
et la décalcification, causée par l’apesanteur,
et de renforcer leur système immunitaire, qui se trouve aussi
réduit lorsqu’ils passent de longues périodes
dans l’espace. Et ce qui est merveilleux, c’est que
nos découvertes pourront aussi servir sur Terre!
Et
l’avenir des probiotiques, comment le voyez-vous?
À mon
avis, les probiotiques sont résolument les aliments de l’avenir.
Mais il faudra prendre garde de ne pas les voir comme des solutions
miracles. Je crois d’ailleurs qu’un des secteurs du
futur des probiotiques se situe dans les aliments très «spécialisés»,
comme par exemple, des aliments «anti-clostridium difficile»,
qu’on pourra donner en prévention aux patients hospitalisés,
ou encore des diètes spécifiques, qui pourraient être
servies aux enfants en garderie ou aux personnes âgées
qui vivent en résidences, pour prévenir la diarrhée.
Merci,
monsieur Champagne.
> ENTREVUE AVEC ALAIN HOUDE, CHERCHEUR AU CENTRE DE RECHERCHE
ET DE DÉVELOPPEMENT SUR LES ALIMENTS D’AGRICULTURE
ET AGROALIMENTAIRE CANADA
La
Toile scientifique: Monsieur Houde, vous êtes un spécialiste
de la qualité et de la salubrité des aliments. En
quoi consiste votre rôle au CRDA?
Alain
Houde: Dans ma thématique de recherche, je m’intéresse
surtout à la transmission de virus par les aliments. Il s’agit
d’un secteur de recherche qui est relativement récent
et les défis qu’il pose concernent surtout les techniques
et la sensibilité des méthodes de détection.
En effet, c’est seulement depuis quelques années que
nous avons les capacités technologiques pour nous y pencher
vraiment.
Auparavant,
les virus qui causaient des gastro-entérites aiguës
passaient pour des toxi-infections alimentaires non identifiées.
De plus en plus, nous sommes capables de mesurer l’importance
de la transmission de virus par les aliments.
Quels
sont les types de virus que vous étudiez de manière
plus spécifique?
Je travaille
sur quelques virus-clés, qui sont les principaux impliqués
dans les cas de transmission par les aliments: il s’agit du
norovirus, qui est responsable de près des deux tiers des
gastro-entérites aiguës, du virus de l’hépatite
A, du virus de l’hépatite E et des rotavirus.
On peut retrouver
ces virus dans des produits «prêts à manger»,
c’est-à-dire des légumes et d’autres aliments
qui n’ont besoin d’aucune forme de préparation
avant la consommation. Cela s’explique par le fait que, justement,
un des meilleurs moyens d’inactiver les virus, c’est
la cuisson des aliments.
Dans le cadre
de nos recherches, nous tentons de déterminer l’origine
de ces virus dans la chaîne alimentaire, de mieux comprendre
leurs profils de survie et d’élaborer des stratégies
pour les contrôler et réduire les risques qu’ils
représentent pour la santé humaine.
Avez-vous
été impliqué au moment de la récente
crise de la listériose, qui a touché plusieurs producteurs
de fromages artisanaux?
Non,
parce que les Listeria, ce sont des bactéries, alors
que moi, je travaille essentiellement sur des virus. Il est utile,
je crois, de distinguer ici les deux: les virus constituent des
micro-organismes plus petits que les bactéries. Ils ne se
multiplient pas dans les aliments, contrairement aux bactéries,
ce qui les rend plus difficiles à identifier.
Par exemple,
lorsqu’on voit un aliment se détériorer, dans
le réfrigérateur, ceci est principalement dû
à l’activité de bactéries. Les virus,
eux, n’altèrent pas l’apparence ni le goût
des aliments, parce qu’ils sont inertes jusqu’à
ce qu’ils rencontrent leur cible, qui se trouve souvent dans
le tractus gastro-intestinal du corps humain, et qu’alors,
ils se multiplient dans une cellule et déclenchent une infection.
Le
fait que les virus soient inertes et qu’ils n’altèrent
pas les aliments pose-t-il justement des défis supplémentaires
au chercheur qui les traque?
Oui, sans aucun
doute, cette caractéristique des virus complexifie notre
recherche. Prenons l’exemple d’une personne qui se présente
à l’hôpital souffrant d’une gastro-entérite.
Ses selles seront analysées et on trouvera des taux variant
de 108 à 1011 particules virales par millilitre de selle.
Alors que, lorsqu’on travaille à identifier les virus
dans les aliments, la dose minimale nécessaire pour déclencher
une infection varie entre 1 et 100 particules virales. Puisque ces
doses sont très petites, notre travail est plus compliqué.
Il nous faut
donc travailler avec des méthodes très sensibles pour
réussir à extraire les virus des aliments, de façon
à pouvoir les détecter. En médecine humaine,
comme on l’a vu avec l’exemple du patient malade, les
méthodes n’ont pas besoin d’atteindre des limites
de détection aussi faibles.
Comment
s’annonce l’avenir, dans votre secteur de recherche?
Je crois que,
à notre époque, nous entendons parler de plus en plus
des défis posés par les virus dans les aliments. Ce
n’est pas parce qu’il s’agit d’un phénomène
nouveau, mais bien parce que les chercheurs sont de mieux en mieux
équipés pour l’étudier avec, comme je
l’expliquais précédemment, le raffinement des
méthodes de travail. Il y a 10 ans, une étude américaine
affirmait qu’environ 80% des cas de toxi-infections alimentaires
demeuraient inexpliqués. Avec les outils et les méthodes
dont nous disposons maintenant, ce taux a été réduit
de beaucoup, puisqu’on identifie mieux la contribution des
virus.
Les défis
à venir se situent beaucoup dans tout ce qui concerne les
façons de déterminer où sont les points d’entrée
des virus dans la chaîne alimentaire. Plusieurs hypothèses
se trouvent actuellement sur la table et elles doivent être
vérifiées et validées. Par la suite, il faudra
mettre en place de meilleures stratégies de contrôle,
tout ceci dans le but de favoriser la meilleure santé possible
des Canadiens.
Merci
pour cet entretien, monsieur Houde.
> MON DÉCLIC SCIENTIFIQUE – ANNE CHARPENTIER
ET FÉLIX MALTAIS
Dans
le cadre de cette rubrique, nous avons demandé à différentes
personnalités œuvrant dans le milieu de la culture scientifique
et technologique québécoises quel avait été
l’élément déclencheur de leur passion
pour les sciences. Nous diffusons donc, au fil des éditions
de La Toile scientifique 2009-2010, le fruit des réflexions
qu’ils nous ont aimablement livrées. Ce mois-ci, nos
invités sont Anne Charpentier, directrice de l’Insectarium
de Montréal, et Félix Maltais, éditeur des
Débrouillards. Bonnes découvertes!
Anne
Charpentier, directrice de l’Insectarium de Montréal
Je considère que j'ai eu plusieurs déclics scientifiques
au cours ma vie, qui, combinés à mon esprit esthète
et curieux de comprendre «comment ça marche»,
ont façonné la scientifique et muséologue que
je suis. J'étais de ces enfants qui vouent une fascination
aux animaux et à la nature. Comme plusieurs, j'ai voulu devenir
vétérinaire. J'ai élevé les chenilles,
observé le tamia rayé, disséqué le poisson
rouge sorti de son bocal et semé le potager. Au baccalauréat
en sciences biologiques, tout m'intéressait... sauf la physiologie
animale exercée sur des animaux vivants: cœur sensible.
Je me suis spécialisée
en botanique, désormais attirée par la diversité
et le fonctionnement étonnant des plantes. Puis, l'envie
de communiquer la beauté du monde naturel m'a orientée
vers la muséologie, où mon sens esthétique
pourrait aussi s'exprimer. Plusieurs personnes m'ont inspirée
tout au long de ce «parcours de découvertes».
D'abord, la nature elle même, à laquelle j'étais
très sensible, puis un professeur de biologie au secondaire,
Michel Mercier, pour sa passion. Ensuite, mes directeurs de thèse
en botanique, Dr Luc Brouillet et Dr Denis Barabé, pour leur
accompagnement formateur et critique, ainsi que Dr Rolf Sattler
pour son approche philosophique et holistique de la biologie, puis
d'apprécier l'intérêt des collections de sciences
naturelles à travers Dr Pierre Brunel, et enfin celui de
la muséologie scientifique moderne, grâce à
la recherche constante de l'innovation de Claude Benoît. Cette
liste pourrait encore se poursuivre puisque, chaque année,
c'est le hasard des rencontres et l'intérêt pour un
nouveau sujet qui continuent de m'inspirer.
Félix
Maltais, éditeur des Débrouillards
Mon premier coup de cœur scientifique, je l’ai eu dans
la littérature. D’abord dans un livre, que j’ai
reçu autour de l’âge de 10 ans, qui s’intitulait
La science amusante et mystérieuse et qui contenait
à la fois de petites expériences, des défis
et des curiosités mathématiques. Il abordait la science
d’un point de vue ludique et il a été ma lecture
préférée durant longtemps. À cette époque,
mon père lisait aussi beaucoup la revue Mécanique
populaire (une traduction de Popular Mechanics) et
je me passionnais pour cette publication à teneur fortement
scientifique.
Durant ma jeunesse,
la science était source de découverte et de plaisir,
mais, au milieu des grands bouleversements sociaux qui ont marqué
les années 1960, la Révolution tranquille notamment,
mon élan s’est davantage porté vers l’intervention
politique, les sciences humaines et la sociologie. Je suis devenu
journaliste.
La science m’a
«rattrapé» au milieu de la vingtaine, alors que
j’ai décroché un emploi de responsable des communications
à la Fédération québécoise du
loisir scientifique, l’ancêtre de l’actuel Conseil
de développement du loisir scientifique. La Fédération
regroupait des amateurs d’astronomie, d’ornithologie:
ça m’a résolument replongé dans la science.
Puis, au moment de la création de l’Agence Science-Presse,
je me suis retrouvé à combiner mes deux grandes passions:
la science et le journalisme.
Je me sens privilégié
de diriger une si belle équipe, d’apprendre des choses
nouvelles tous les jours et d’avoir l’occasion d’exercer
mon jugement critique. Quant au prof Scientifix, si c’est
ma création, je n’ai jamais pensé que c’était
moi. C’est un scientifique imaginaire qui représente
un peu tous les artisans du mouvement des Débrouillards.
Je me sentirais certainement un usurpateur si je me prenais pour
lui !
> NOUVELLES
DES
NOUVELLES DU CDLS
La plus récente édition du bulletin d’information
Science-Loisir, rédigé par l’équipe
du Conseil de développement du loisir scientifique (1), recense
quantité d’informations utiles à propos des
activités et projets que le CDLS met en place annuellement.
Ainsi,
on y apprend notamment que des outils pédagogiques destinés
aux enseignants du secondaire qui souhaitent faire participer leur
classe au Défi génie inventif 2010, baptisé
Le tracteur déchaîné, se trouvent dans
le site Web du Conseil. On peut aussi, dans le même site Web,
en apprendre davantage sur le Défi apprenti génie
2010, qui s’adresse aux élèves des deuxième
et troisième cycles du primaire, et sur les nouveaux outils
spécialement conçus pour les projets en expérimentation
des Expo-sciences (2). Bonne préparation!
www.cdls.qc.ca
www.exposciencesbell.qc.ca
NOUVEAU
BLOGUE DES DÉBROUILLARDS
Avis aux admirateurs de Van, Cat, Kim, Robert, Caro et toute la
bande des Débrouillards: tout ce beau monde a maintenant
intégré la blogosphère et publie régulièrement
des billets à l’intention des jeunes lecteurs.
De l’incitation
à s’inscrire à une activité sportive
en début d’année scolaire aux souvenirs de vacances,
en passant par des expériences de «lunchs sans déchet»
et l’apologie de la tonte du gazon, l’équipe
du magazine préféré des jeunes apprentis scientifiques
distille, sous ses dehors ludiques et colorés, un contenu
instructif et pertinent. Grands et petits ont donc toutes les raisons
de devenir accro à cette nouvelle adresse Web.
www.lesdebrouillards.com/blogue
LE
CLUB DES DÉBROUILLARDS SE REFAIT UNE BEAUTÉ
Profitant de ce début d’année scolaire, le Club
des Débrouillards vient de lancer une toute nouvelle image,
qui témoigne de la vitalité de ses activités
d’animation offertes partout au Québec. En effet, les
nouveaux dépliants, affiches et publicités, que grands
et petits découvriront dans divers lieux publics –
ou dans le magazine Les Débrouillards – adoptent
désormais un style aéré, avec un message simple
qui invite à expérimenter la science.
La nouvelle
devise du Club, Toute une expérience, s’inscrit d’ailleurs
dans cette mouvance de nouveauté. Car en participant aux
activités du Club, les jeunes Débrouillards vivent
une expérience concrète de la science, que ce soit
par l’entremise des activités en milieu scolaire, lors
des ateliers du samedi, lors des fêtes d’enfants et
des événements spéciaux, ou encore dans les
camps de jour scientifiques.
Par ailleurs,
une campagne de promotion est actuellement en cours auprès
des écoles primaires, des centres de la petite enfance et
des services de garde, afin de promouvoir les activités d’animation
offertes aux milieux scolaire et préscolaire. Pour l’occasion,
le Club des Débrouillards offre un rabais sur les animations
réalisées avant le 15 novembre prochain. Si l’offre
vous intéresse, hâtez-vous de réserver votre
animation, car les plages horaires sont limitées. Toute l’information
pertinente se trouve dans le site Web des Débrouillards:
www.lesdebrouillards.com
AVIS
DE RECHERCHE DE L’ADRIQ
Depuis 1999, l’Association de la recherche industrielle du
Québec (ADRIQ) a organisé plus de 3400 conférences-témoignages,
livrées par des dirigeants et des spécialistes d'entreprises
innovantes. Celles-ci ont rejoint directement, dans le milieu scolaire,
120 000 Québécois âgés de 14 à
19 ans, afin de susciter et de maintenir chez eux un intérêt
pour la formation scientifique.
Pour sa tournée
scolaire 2009-2010, l’ADRIQ est actuellement à la recherche
de conférenciers intéressés à livrer
des témoignages inspirants auprès de ce jeune public.
La tournée consiste en une série de rencontres gratuites
pour les écoles, d’une durée d'environ une heure,
entre une classe de jeunes et un technicien, spécialiste
ou dirigeant d'entreprise innovante.
On peut s’inscrire
en ligne ou communiquer avec l’ADRIQ pour faire partie de
la banque de conférenciers, et ainsi, qui sait, devenir un
modèle significatif et faire une différence dans le
parcours de futurs scientifiques.
www.adriq.com
DRÔLE
DE MATIÈRE
Voici l’intrigant titre de cette nouvelle exposition interactive
proposée par le Centre des sciences de Montréal. Au
cours d’une visite de celle-ci, on découvre des matériaux
à mémoire de forme, des fluides qui changent d’état
ou encore des machines microscopiques. Le grand public est invité
à venir observer comment les scientifiques changent le monde,
un atome à la fois, et faire l’expérience tactile
et visuelle de matériaux novateurs et fascinants à
travers des objets communs vus sous un nouvel angle.
www.centredessciencesdemontreal.com
Ce numéro a été préparé par Isabelle
Pauzé.
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