Numéro 201, février 2010

Format pdf

«Un préjugé, c’est une opinion qui se promène sans moyen visible de transport.»
– Ambroise Bierce, écrivain et journaliste américain, 1842-1914

SOMMAIRE

> Dossier: transports
-Entrevue avec Catherine Morency, professeur adjoint au Département des génies civil, géologique et des mines de l’École Polytechnique de Montréal
-Entrevue avec Benoît Légaré, directeur du Centre des sciences de Montréal

> Déclic scientifique – Patrick Paré et Yves Gingras

> Nouvelles
-
Bonne fête à l’Insectarium!
-Les découvertes de l’année de Québec Science
-La programmation de Montréal, ville de verre
-Le concours La nature, ça compte!
-Découvrir l’ADN durant la relâche scolaire au Musée Armand-Frappier
-Le Défi santé sauté des Débrouillards
-Nuit blanche scientifique à Montréal
-Rapport de conjecture 2009 du Conseil de la science et de la technologie

> 24 heures de science
-Plus que quelques jours pour que vos activités paraissent au calendrier imprimé 2010


 

> DOSSIER : TRANSPORT

En ce numéro de février, nous nous sommes intéressés aux transports et aux innovations dans ce domaine. Nous vous proposons des textes sur le transport cybernétique et sur les gestes verts de la Société de transport de Montréal, en plus d’un entretien avec Catherine Morency de l’École Polytechnique de Montréal.

Par ailleurs, nous avons interviewé le directeur du Centre des sciences de Montréal, à l’origine, avec plusieurs partenaires, de l’initiative Montréal ville de verre, dont nous fournissons également un aperçu de la programmation.

Connaissez-vous les transports cybernétiques?
Mathias Glaus, chercheur à la Station expérimentale des procédés pilotes en environnement, rattachée à l’École de technologie supérieure (ÉTS), et Robert Hausler, professeur au Département de génie de la construction de l'ÉTS et directeur du programme de maîtrise en génie de l'environnement sont des experts en transport cybernétique. Mais qu’est-ce, au juste, que le transport cybernétique?

Il s’agit de petits véhicules automatisés, disponibles sur un réseau, qui se déplacent à la demande des usagers pour transporter des personnes, mais aussi des biens, ce qui permettrait de retirer de la circulation un bon nombre de voitures. Ainsi l’individu qui a besoin d’un véhicule en fait tout simplement la demande au système de gestion, qui lui en achemine un et le conduit (ou conduit les marchandises) à destination. L’un des avantages de ce système, c’est qu’il permet le déplacement sans intermédiaire et sans changer de véhicule.

Le transport cybernétique se distingue d’un système de tramway ou de métro, qui eux, sont des systèmes linéaires dont les itinéraires sont fixes. Alors qu’avec le transport cybernétique, il n’y a pas d’attente, puisque les serpentines qui constituent le réseau, à l’instar du réseau d’aqueduc ou de téléphone, ne sont jamais obligées de parcourir tout un circuit avant de revenir à un point de départ. Cela maximise d’autant les déplacements. Le transport cybernétique permet d’être au service d’un individu, plutôt que de la masse, comme c’est le cas avec les transports en commun.

Un brin futuriste, ce type de système a été mis à l’essai à Lausanne, en Suisse. Londres compte mettre en place un tel système de transport cybernétique pour désengorger le centre-ville au moment des Jeux olympiques de 2012.

www.youtube.com/watch?v=rE2pZ4sNvyo

Un transport pour mieux vivre
Le projet Un transport pour mieux vivre a été mis sur pied par la Fondation Monique Fitz-Back dans le but de stimuler la réflexion et l’engagement des jeunes devant les défis que posent les transports et l’influence de ceux-ci sur l’environnement, la santé et le bien-être de la communauté. Le projet se compose d’une trousse pédagogique (disponible en ligne dans le site de la Fondation) et d’un concours de dessin.

Le concours, intitulé Ma vision d’avenir des transports, à la manière de Frédéric Back s'adressait à tous les élèves du primaire des écoles de la Ville de Québec et amenait les jeunes à illustrer leur vision d’avenir des transports dans leur ville.

Deux expositions permettant seront dévoilées lors d’un vernissage, en avril prochain. Une murale collective composée de 80 dessins gagnants sera exposée pendant trois semaines à la Bibliothèque Gabrielle-Roy et Douze dessins, parmi ceux-ci, seront choisis pour être affichés dans 300 autobus du Réseau de transport de la Capitale.

Liens utiles
www.fondationmf.ca
www.bibliothequesdequebec.qc.ca/bibliotheques/
www.rtcquebec.ca

Les gestes verts de la Société de transport de Montréal
Pour la Société de transport de Montréal (STM), le transport collectif est plus qu’un mode de transport écologique, c’est avant tout un projet de développement durable pour la ville. C’est dans cette optique que la STM a institué le site Web Mouvementcollectif.org, une vitrine participative riche en contenus, parallèle à celui de la Société, et qui se veut le témoin du virage vert qu’a entrepris la STM par l’entremise de grands projets et de petits gestes.

Parmi les initiatives environnementales, mentionnons tout d’abord la méthode de conduite écologique, une pratique qui consiste à réduire la consommation de carburant. La STM utilise aussi le biodiésel, un carburant propre qui permet à ses autobus de réduire considérablement les émissions de CO2. De même, les escaliers roulants sont dotés d’un mode veille, pour réduire la consommation d’énergie lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

Depuis 40 ans, la STM rechape environ 3000 pneus d’autobus par année, ils font économiser quelque 170 000 litres de pétrole. Parmi les autres gestes de la Société: la récupération des eaux usées, le recyclage des tubes fluorescents, la construction d’un centre de carrosserie doté de murs solaires, toitures végétales et espaces verts, sans oublier un système de recyclage de l’eau et de récupération de la chaleur.

Liens utiles
www.stm.info
www.mouvementcollectif.org

> Entrevue avec Mme Catherine Morency, professeur adjoint au Département des génies civil, géologique et des mines de l’École Polytechnique de Montréal

La Toile scientifique: Madame Morency, présentez-nous vos domaines de recherche.

Catherine Morency: Comme professeur dans le programme de génie civil, je m’intéresse à toutes les infrastructures collectives. Depuis quelques années, je me suis concentrée à comprendre les comportements d’utilisation des modes alternatifs de transport, puisque la société prend de plus en plus conscience des effets négatifs de l’utilisation trop étendue de l’automobile sur une base individuelle. Je suis membre du CIRRELT ainsi que du groupe de recherche MADITUC, connu notamment par les contributions multiples du professeur Robert Chapleau, l’actuel directeur.

Quels sont, justement, ces modes de transport que vous appelez « alternatifs »?

Il s’agit à la fois d’autres façons d’utiliser l’automobile, comme l’autopartage et le covoiturage, des déplacements multimodaux et des modes de transport actifs, qui ont été un peu oubliés au cours des années, comme la marche et le vélo. D’ailleurs, ces derniers sont très intéressants et redeviennent d’actualité.

Que cherchez-vous à comprendre par l’entremise de vos travaux?

De façon générale, mes recherches visent à mieux comprendre les comportements individuels de mobilité ainsi que les facteurs déterminants des choix qui sont faits. Certains travaux menés en collaboration avec Communauto, consistent à développer des outils pour comprendre quelles sont les variables déterminantes des parts de marché de l’autopartage dans les quartiers. Nous cherchons à savoir, par exemple, quels sont les secteurs où l’entreprise aurait intérêt à installer des stations et nous tentons de comprendre ce qu’on appelle la survie des usagers, c’est-à-dire la capacité du système à garder actifs ses membres.

Lorsque quelqu’un devient membre de Communauto, l’idée, c’est qu’il le reste le plus longtemps possible. Nous travaillons donc à comprendre ce qui le motive à adhérer à ce mode de transport et à comprendre ses comportements d’utilisation.

Vous travaillez donc à décrypter et à analyser les comportements humains.

Je dis souvent à mes étudiants que je travaille dans le domaine à la fois le plus intéressant et le plus difficile, parce qu’il s’agit de « modéliser » des gens, de comprendre leurs comportements, car ceux-ci sont influencés par de multiples facteurs difficiles à contrôler et à mesurer. Nous cherchons à modéliser à la fois leurs comportements quotidiens et ceux à plus long terme. Pour ce faire, la source d’informations la plus importante, sont les bases de données, qui révèlent des comportements. Communauto, par exemple, nous donne accès à son système d’information, ce qui permet de faire des études plus approfondies.

Il existe aussi des sources crédibles et fiables sur lesquelles vous vous basez pour conseiller vos partenaires en termes d’offre de transport et qui sont utilisées pour comprendre les comportements des gens vis-à-vis du transport.

Oui, il s’agit des enquêtes Origine-Destination, qui sont réalisées conjointement par les principales sociétés de transport en commun de la région, l’AMT et le gouvernement du Québec. L’École Polytechnique participe à la fois à la collecte des données et à leur exploitation sous la forme de diverses analyses.

Ces enquêtes nous permettent de mesurer le niveau d’utilisation des réseaux dans la région de Montréal et révèlent l’évolution des tendances dans le domaine en termes de choix des modes de transport et de systèmes d’activité. Les enquêtes Origine-Destination servent à alimenter les modèles de prévision de la demande de transport. D’autres analyses permettent de comprendre l’utilisation des stationnements et le choix modal. Récemment, nous avons utilisé des résultats d’analyse pour mesurer la contribution des réseaux de transport en commun à la réalisation de pas, pour mesurer le niveau d’activité physique des usagers. Comme on le voit, nos méthodes quantitatives peuvent mener à quantité d’applications.

S’il y a un point commun entre vos différents projets de recherche, c’est la préoccupation environnementale. Est-ce un hasard?

Pas du tout. Je suis très intéressée par le transport et ses effets sur l’environnement et la société. Cet intérêt me vient de voyages d’études réalisés en France et en Belgique, alors que j’avais visité des réseaux de transport en commun.

Une nouvelle entité de recherche en transport sera prochainement inaugurée à Montréal. Pouvez-vous nous en dire quelques mots?

Une nouvelle Chaire de recherche sur la mobilité sera inaugurée plus tard en 2010. Tout n’est pas encore finalisé mais elle devrait permettre la collaboration entre l’Agence métropolitaine de transport, la Ville de Montréal, le ministère des Transports du Québec et la Société de transport de Montréal. L’équipe de recherche que je dirigerai alors poursuivra des travaux sur la façon d’évaluer les impacts des différents projets et stratégies de transport.

Liens pertinents :
Agence métropolitaine de transport : www.amt.qc.ca
Enquêtes Origine-Destination montréalaises : www.enquete-od.qc.ca
Communauto : www.communauto.com
École Polytechnique de Montréal : www.polymtl.ca
Groupe MADITUC de l’École Polytechnique : www.transport.polymtl.ca
Ministère des Transports du Québec : www.mtq.gouv.qc.ca
Société de transport de Montréal : www.stm.info
Ville de Montréal : www.ville.montreal.qc.ca


> Entrevue avec Benoît Légaré, directeur du Centre des sciences de Montréal

La Société des directeurs des musées montréalais, en collaboration avec le Centre des sciences de Montréal, vient de lancer l’initiative Montréal Ville de verre, l’histoire d’une innovation. Durant toute l’année, plusieurs institutions muséales de la métropole mettront le verre à l’honneur, le matériau étant considéré d’un point de vue tant historique qu’artistique, architectural et scientifique.

La Toile scientifique: Monsieur Légaré, parlez-nous de la genèse du projet de faire de la métropole une « ville de verre » en 2010.

Benoît Légaré: En tant que membre du conseil d’administration de la Société des directeurs des musées montréalais, j’avais proposé, il y a quelques années, de créer un projet culturel multidisciplinaire qui mettrait en vedette le verre, un matériau qui me fascine et me passionne depuis longtemps. Je suis d’ailleurs collectionneur de verre et souffleur à mes heures.

En discutant avec des collègues muséologues qui travaillent en histoire, en science, en architecture ou encore dans les beaux-arts, je me suis rendu compte que plusieurs musées de Montréal possédaient des pièces de verre dans leurs collections. Ça a été le point de départ du processus de développement de l’initiative Montréal, ville de verre 2010.

En quoi consistera la programmation d’activités?

La programmation a été lancée en janvier 2010. Le premier événement de l’année se tiendra au Musée des beaux-arts, à compter du 12 février; il s’agira de Le verre selon Tiffany - La couleur en fusion, une exposition qui proposera environ 200 pièces du célèbre verrier Louis C. Tiffany. Par la suite, certaines périodes constitueront des moments forts de l’année, dont le printemps (mai) et la rentrée de l’automne (septembre).

Comment définiriez-vous la participation plus spécifique du Centre des sciences dans Montréal, ville de verre 2010?

Nous avons monté une exposition portant sur les propriétés chimiques et physiques du verre, et ses applications technologiques à travers le temps. Le verre peut être très fragile; songeons seulement à une flûte de champagne. Il peut être aussi extrêmement résistant; c’est le cas du verre trempé. Le verre peut être conducteur ou ne pas l’être, il peut être transparent ou opaque : tout dépend des bases avec lesquelles il est traité. Voilà le type d’avenues dans lesquelles nous emmènerons le visiteur. L’exposition sera inaugurée le 20 mai 2010 et elle sera présentée jusqu’au 6 mars 2011.

Par ailleurs, en marge du congrès de la Glass Art Association of Canada, nous organiserons, le 29 mai 2010, le Glass Fashion Show, en collaboration avec Espace Verre, l’école du verre de Montréal rattachée au cégep du Vieux-Montréal. Le Glass Fashion Show est un défilé de mode mariant le verre et le design. Pour ce faire, nous jumellerons 15 designers de mode avec autant d’artistes verriers, afin qu’ils confectionnent et présentent des pièces de vêtements en verre. Philippe Dubuc, designer, et Laura Donefer, maître-verrier, assureront la direction de l’événement.

Pour tout connaître de la programmation d’activités de Montréal, ville de verre 2010, le public est invité à consulter la vitrine Web de l’événement.

Liens utiles :
Centre des sciences de Montréal : www.centredessciencesdemontreal.com
Montréal, ville de verre : www.villedeverre.com
Société des directeurs des musées montréalais : www.museesmontreal.org
Espace Verre : www.espaceverre.qc.ca
Glass Art Association of Canada: www.glassartcanada.ca


> DÉCLIC SCIENTIFIQUE

Pour cette rubrique, nous demandons à des personnalités du milieu de la culture scientifique quel a été l’élément déclencheur de leur passion pour les sciences.

Patrick Paré, directeur de l’éducation, de la recherche et de l’environnement au Zoo de Granby

C’est mon grand-père maternel qui m’a donné le goût de la nature. Il travaillait dans une papetière au Cap-de-la-Madeleine et, dès qu’il le pouvait, il partait chercher des atocas (qu’on appelle aussi canneberges) dans les champs. Avec son chien et son chat, il vivait sur le bord du fleuve, où il m’emmenait me baigner. J’étais fasciné par la relation qu’il entretenait avec la nature, qu’il aimait profondément.

De mon côté, j’ai choisi la biologie parce que j’adorais les animaux. Et, au cours de mes études à l’Université Laval, j’ai connu des professeurs extraordinaires qui m’ont vraiment donné la piqûre de cette science. J’ai continué de m’intéresser au comportement animal et, au cours de ma carrière, j’ai eu la chance de travailler dans trois zoos du Québec, et auprès d’un zoo en France.

Le monde des zoos est un milieu extraordinaire. Et aujourd’hui, il s’agit d’un secteur en pleine expansion, en pleine évolution pour tous ceux qui, comme moi, se passionnent pour le domaine de la protection des animaux et de leurs habitats!

Yves Gingras, historien des sciences et professeur à l’UQAM

Pour aussi loin qu’il puisse se rappeler, Yves Gingras s’est toujours intéressé aux sciences. Mais c’est définitivement l’époque de la conquête spatiale qui a forgé sa fascination d’enfant pour la science et la technologie. Non seulement a-t-il commencé à collectionner toutes les coupures de journaux sur le sujet, mais il s’est même amusé avec ses copains à faire décoller des fusées sur la rive du fleuve St-Laurent, face à l’île d’Orléans, et à réaliser un petit film sur le sujet.

Aujourd’hui professeur-chercheur en histoire et sociologie des sciences à l’UQAM, Yves Gingras a développé trois domaines d’expertise : l’histoire des sciences au Québec, l’histoire de la physique au Canada et le rôle des mathématiques dans le développement de la physique. Il est aussi un communicateur scientifique reconnu, notamment sur les ondes radio de la société Radio-Canada, où il tient mensuellement une chronique au magazine scientifique Les Années lumière.

Source : Émission Le Code Chastenay, Télé-Québec : http://lecodechastenay.telequebec.tv/quebecscientifique.aspx?id=75


> NOUVELLES

Bonne fête à l’Insectarium!
Depuis son ouverture en février 1990, l'Insectarium de Montréal accueille chaque année des centaines de milliers de visiteurs intrigués par la faune entomologique. L'Insectarium est un lieu d'éveil et de sensibilisation au monde des insectes, leur rôle étant essentiel à l'équilibre écologique de la planète. En plus de sa vocation éducative, l'Insectarium poursuit des missions culturelles et scientifiques.

L’institution a célébré en grand son 20e anniversaire au cours d’un week-end d’animations spéciales qui a eu lieu les 6 et 7 février dernier. Mais tout au cours de l’année 2010, on commémorera cet anniversaire spécial.

www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium

Les découvertes de l’année de Québec Science
Comme tous les ans, le jury d’experts du magazine Québec Science a sélectionné 10 percées scientifiques exceptionnelles issues des universités et laboratoires québécois. Des textes les présentent toutes dans l’édition de février. Voici quelques mots sur chacune d’entre elles, recensés dans le site de Québec Science :

1. Le plus vieil animal au monde
On vient de découvrir le fossile d’une très vieille bête. Une sorte d’éponge qui aurait vécu il y a 800 millions d’années. Fritz Neuweiler, géologue, Université Laval.

2. Aux origines de la vie
Des chercheurs ont percé l’un des secrets des origines de la vie : l’évolution du ribosome, l’usine à protéines de nos cellules. Sergey Steinberg, département de biochimie, Université de Montréal, et Konstantin Bokov, étudiant au doctorat.

3. Au-delà du visible
La caméra la plus puissante du monde capte comme jamais des images lointaines et précises. Mais aussi la lumière du corps humain. Olivier Daigle, Département de physique, Université de Montréal.

4. L'épreuve du feu
L’exploitation commerciale est en train de transformer la forêt boréale. Il s’agit d’un bouleversement beaucoup plus important que ceux qu’engendrent les feux. Dominic Cyr, doctorant au Centre d’étude de la forêt, Université du Québec à Montréal.

5. La molécule de la guérison
En voulant combattre le cancer, une équipe de médecins a réussi à guérir la sclérose en plaques! Du moins chez des souris. Jacques Galipeau hématologue à l’Institut Lady Davis de recherches médicales, affilié à l’Université McGill.

6. Une carte du cerveau en 20 minutes
On est maintenant capable de cartographier notre matière blanche en un rien de temps! De quoi faciliter considérablement le diagnostic des maladies neurodégénératives. Maxime Descoteaux, mathématicien et informaticien, professeur adjoint à l’Université de Sherbrooke.

7. L'essence du futur
Si la voiture de demain roule à l’hydrogène, la pile à combustible sans platine inventée au Québec pourrait être très convoitée. Jean-Pol Dodelet, professeur à l’INRS-Énergie, Matériaux et Télécommunications.

8. Une épine dans la tête
Les enfants maltraités courent beaucoup plus de risque de mettre fin à leurs jours à l’âge adulte puisque les traumatismes dont ils ont été victimes sont inscrits dans leur cerveau. Gustavo Turecki, psychiatre à l’Institut en santé mentale Douglas, et Michael Meaney, directeur du Programme de recherche sur le comportement, les gènes et l’environnement à l’Université McGill.

9. Bricolage de pointe
Si la grande révolution nanotechnologique n’a pas encore eu lieu, c’est parce que les nanoparticules sont trop… petites. Leur taille leur confère des propriétés exceptionnelles, mais elle complique sérieusement leur utilisation! Daniel Therriault, ingénieur et professeur à l’École Polytechnique, et My Ali El Khakani, physicien et chercheur à l’INRS-Énergie, Matériaux et Télécommunications.

10. Lasers survoltés
Comment décupler la puissance des lasers? Grâce aux points quantiques. Patanjali Kambhampati, professeur de génie mécanique à l’Université McGill, et Ryan Cooney et Sam Sewall, étudiants au doctorat.

http://www.cybersciences.com

La programmation de Montréal ville de verre
La translucide matière sera à l’honneur partout dans la métropole cette année, puisque pas moins de 20 musées et centres d’interprétation emboîtent le pas à l’initiative Montréal, ville de verre.

Outre l’exposition consacrée à Louis C. Tiffany au Musée des beaux-arts et l’exposition sur le verre qui se tiendra au Centre des sciences, d’autres manifestations culturelles auront lieu au Musée d’art contemporain et à l’Espace verre. Côté architecture, des visites seront organisées dans la ville pour découvrir des immeubles modernes qui font la part belle au verre coloré, comme le Palais des Congrès. L’Écomusée du fier monde proposera une exposition sur la pinte de lait, alors que la Maison Saint-Gabriel parlera de recyclage. À Pointe-à-Callière, on animera des ateliers sur la fabrication de contenants et sur l’industrialisation du verre, tandis qu’au Musée des Hospitalières, d’anciens instruments médicaux composant du verre seront exposés.

www.villedeverre.com

Le concours La nature, ça compte!
Environnement Canada invite le public à célébrer l’Année internationale de la biodiversité avec ce concours au nom évocateur. Jusqu’au 28 février prochain, les citoyens de 9 à 35 ans sont invités à soumettre un essai ou une vidéo qui répond à la question suivante : Pourquoi la nature est-elle importante pour vous?

Un grand gagnant et deux finalistes seront choisis dans chaque groupe d’âge (9 à 13 ans, 14 à 19 ans et 20 à 35 ans) et dans chacune des deux catégories (vidéo et essai). Les six grands gagnants seront invités à Ottawa pour assister à la cérémonie de réouverture du Musée canadien de la nature, le 22 mai 2010, dans le cadre de la Journée internationale de la biodiversité, au cours de laquelle leurs réalisations seront soulignées. Les essais et vidéos gagnants seront ensuite exposés à la Biosphère, à Montréal, où ils pourront être vus par les visiteurs tout au long de l’année 2010.

On s’informe davantage en visitant la vitrine Web officielle du concours : www.cbin.ec.gc.ca/nature/concours-contest.cfm?lang=fra

Découvrir l’ADN durant la relâche au Musée Armand-Frappier
Le Musée Armand-Frappier profite de la relâche scolaire pour lancer sa programmation spéciale 2010, sous le thème OGM, ouvrons le débat! Aussi, du 1er au 5 mars, vous découvrirez la science qui se cache derrière les organismes génétiquement modifiés par l’entremise de deux nouvelles activités de laboratoire, Découvrir l’ADN et Manipuler l’ADN.

En cette Année internationale de la biodiversité, les visiteurs, avec l’aide des animateurs du Musée, se questionneront à savoir s’il ne serait pas plus utile de consacrer nos ressources à mieux connaître et protéger les espèces vivantes existantes plutôt qu’à élaborer des OGM, créant ainsi de nouvelles espèces. Plusieurs activités seront présentées tout au long de l’année dans le cadre de la programmation OGM, ouvrons le débat!, dont des ateliers en laboratoire, des journées portes ouvertes et un café scientifique.

En matinée, de 9h30 à 11h, l’activité Découvrir l’ADN permettra aux enfants âgés de 6 à 11 ans et à leurs parents de mieux comprendre l’ADN. Dans le laboratoire, une expérience amusante sera effectuée : l’extraction de l’ADN de fruits. En après-midi, de 13h30 à 15h, les jeunes de 12 ans et plus participeront à l’atelier Manipuler l’ADN, au cours duquel ils fabriqueront un véritable OGM bactérien à l’aide d’instruments scientifiques de pointe.

www.musee-afrappier.qc.ca/fr/

Le Défi santé sauté des Débrouillards
En février et en mars, le magazine Les Débrouillards invite ses jeunes lecteurs à prendre part à une initiative appuyée par le Programme des saines habitudes de vie du gouvernement du Québec. Il s’agit du Défi santé sauté, un programme de 48 défis (24 pour le mois de février, autant pour mars) qui visent la promotion de la saine alimentation et de l’activité physique.

Chaque jour, les jeunes Débrouillards sont invités à en relever un et, le week-end, de répéter leur défi préféré… ou encore d’en inventer un nouveau! Les défis de février, qui s’adressent aussi aux familles, sont disponibles dans l’édition du même mois du magazine, ainsi que dans le site Web. Les participants sont aussi invités à raconter leurs activités sur le blogue des Débrouillards. D’ailleurs, les huit personnages de la bande ainsi que le prof Scientifix en personne ont déjà commencé à publier leurs aventures avec le Défi santé sauté. À vos espadrilles!

Liens utiles
www.lesdebrouillards.com/client/page_article.asp?page=5310&clef=164&clef2=3
http://lesdebrouillards.tv
www.saineshabitudesdevie.gouv.qc.ca

Nuit blanche scientifique à Montréal
Le Festival Montréal en lumière propose plusieurs activités dans le cadre de sa Nuit blanche, durant la soirée du 27 février prochain.

Ainsi, au Jardin botanique, le public pourra effectuer une visite des serres d'exposition et une observation de papillons la nuit, puisque l’exposition Papillons en liberté se tiendra au même moment. Au Planétarium, les curieux auront réponse à la question Où se cache la vie martienne? grâce au spectacle du même nom, animé par les spécialistes du musée. Ceux-ci profiteront de la période de grande visibilité de Mars dans le ciel pour explorer les meilleurs endroits de la surface martienne où une forme de vie primitive a trouvé refuge. Au Biodôme, tous pourront explorer le sentier des écosystèmes dans une ambiance bleutée et feutrée dans laquelle les animaux se déplacent de façon plus furtive. Enfin, au Parc olympique, des séances de vol d’oiseaux de proie seront présentées.

Liens utiles
www.museumsnature.ca
www.parcolympique.ca
www.montrealenlumiere.com/volets/nuit_blanche/en_bref_fr.aspx

Rapport de conjecture 2009 du Conseil de la science et de la technologie
Le Conseil de la science et de la technologie vient de faire paraître le résumé de son Rapport de conjoncture 2009 intitulé Innovation ouverte. Enjeux et défis pour le Québec.

Le document propose une lecture de la situation du Québec au regard de l’innovation ouverte, une des grandes tendances observées dans le monde actuellement. Cette ouverture se manifeste en amont, dans l’exploitation de toute une variété de sources d’information et de savoirs externes à l’entreprise ou à l’organisation qui cherche à innover. Elle apparaît également en aval, avec la multiplication des canaux de diffusion et de commercialisation des actifs immatériels.

Le résumé est disponible à l’adresse suivante : www.cst.gouv.qc.ca/Innovation-ouverte-Enjeux-et-defis. Le rapport exhaustif sera disponible d’ici quelques semaines dans le site Web du Conseil.


Ce numéro a été préparé par Isabelle Pauzé et Perrine Poisson.

La Toile


Archives 2011

Archives 2010
Archives 2009

Archives 2008

Archives 2007
Archives 2006
Archives 2005
Archives 2004
Archives 2003
Archives 2002
Archives 2001
Archives 2000
Archives 1999



Branchez-vous sur
la culture scientifique
et technologique.


La Toile scientifique
est le bulletin d'information de Science pour tous. Elle est destinée à tous les acteurs du domaine de la culture scientifique et technique: musées et centres d'interprétations, organisateurs, producteurs et diffuseurs d'activités scientifiques, milieu de l'éducation, médias scientifiques ainsi que toutes les personnes intéressées de près ou de loin par la diffusion et la promotion des sciences.

La Toile scientifique publie une dizaine de numéros par année sur une base mensuelle. Elle est expédiée à quelque 4000 adresses de courriel.

Cette publication reçoit l'appui du Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.

N'hésitez pas à nous joindre:

Tél.: (514) 252-7456
Téléc.: (514) 252-3152
toile@sciencepourtous.qc.ca