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Numéro
201, février 2010
Format
pdf
«Un
préjugé, c’est une opinion qui se promène
sans moyen visible de transport.»
– Ambroise Bierce, écrivain et journaliste américain,
1842-1914
SOMMAIRE
>
Dossier: transports
-Entrevue
avec Catherine Morency, professeur adjoint au Département
des génies civil, géologique et des mines de l’École
Polytechnique de Montréal
-Entrevue
avec Benoît Légaré, directeur du Centre des
sciences de Montréal
>
Déclic scientifique – Patrick Paré et Yves Gingras
>
Nouvelles
-Bonne
fête à l’Insectarium!
-Les découvertes de l’année de Québec
Science
-La programmation de Montréal, ville de verre
-Le concours La nature, ça compte!
-Découvrir l’ADN durant la relâche scolaire au
Musée Armand-Frappier
-Le Défi santé sauté des Débrouillards
-Nuit blanche scientifique à Montréal
-Rapport de conjecture 2009 du Conseil de la science et de la technologie
> 24 heures de science
-Plus
que quelques jours pour que vos activités paraissent au calendrier
imprimé 2010
> DOSSIER
: TRANSPORT
En
ce numéro de février, nous nous sommes intéressés
aux transports et aux innovations dans ce domaine. Nous vous proposons
des textes sur le transport cybernétique et sur les gestes
verts de la Société de transport de Montréal,
en plus d’un entretien avec Catherine Morency de l’École
Polytechnique de Montréal.
Par
ailleurs, nous avons interviewé le directeur du Centre des
sciences de Montréal, à l’origine, avec plusieurs
partenaires, de l’initiative Montréal ville de verre,
dont nous fournissons également un aperçu de la programmation.
Connaissez-vous
les transports cybernétiques?
Mathias Glaus, chercheur à la Station expérimentale
des procédés pilotes en environnement, rattachée
à l’École de technologie supérieure (ÉTS),
et Robert Hausler, professeur au Département de génie
de la construction de l'ÉTS et directeur du programme de
maîtrise en génie de l'environnement sont des experts
en transport cybernétique. Mais qu’est-ce, au juste,
que le transport cybernétique?
Il
s’agit de petits véhicules automatisés, disponibles
sur un réseau, qui se déplacent à la demande
des usagers pour transporter des personnes, mais aussi des biens,
ce qui permettrait de retirer de la circulation un bon nombre de
voitures. Ainsi l’individu qui a besoin d’un véhicule
en fait tout simplement la demande au système de gestion,
qui lui en achemine un et le conduit (ou conduit les marchandises)
à destination. L’un des avantages de ce système,
c’est qu’il permet le déplacement sans intermédiaire
et sans changer de véhicule.
Le
transport cybernétique se distingue d’un système
de tramway ou de métro, qui eux, sont des systèmes
linéaires dont les itinéraires sont fixes. Alors qu’avec
le transport cybernétique, il n’y a pas d’attente,
puisque les serpentines qui constituent le réseau, à
l’instar du réseau d’aqueduc ou de téléphone,
ne sont jamais obligées de parcourir tout un circuit avant
de revenir à un point de départ. Cela maximise d’autant
les déplacements. Le transport cybernétique permet
d’être au service d’un individu, plutôt
que de la masse, comme c’est le cas avec les transports en
commun.
Un
brin futuriste, ce type de système a été mis
à l’essai à Lausanne, en Suisse. Londres compte
mettre en place un tel système de transport cybernétique
pour désengorger le centre-ville au moment des Jeux olympiques
de 2012.
www.youtube.com/watch?v=rE2pZ4sNvyo
Un
transport pour mieux vivre
Le projet Un transport pour mieux vivre a été mis
sur pied par la Fondation Monique Fitz-Back dans le but de stimuler
la réflexion et l’engagement des jeunes devant les
défis que posent les transports et l’influence de ceux-ci
sur l’environnement, la santé et le bien-être
de la communauté. Le projet se compose d’une trousse
pédagogique (disponible en ligne dans le site de la Fondation)
et d’un concours de dessin.
Le
concours, intitulé Ma vision d’avenir des transports,
à la manière de Frédéric Back s'adressait
à tous les élèves du primaire des écoles
de la Ville de Québec et amenait les jeunes à illustrer
leur vision d’avenir des transports dans leur ville.
Deux
expositions permettant seront dévoilées lors d’un
vernissage, en avril prochain. Une murale collective composée
de 80 dessins gagnants sera exposée pendant trois semaines
à la Bibliothèque Gabrielle-Roy et Douze dessins,
parmi ceux-ci, seront choisis pour être affichés dans
300 autobus du Réseau de transport de la Capitale.
Liens
utiles
www.fondationmf.ca
www.bibliothequesdequebec.qc.ca/bibliotheques/
www.rtcquebec.ca
Les
gestes verts de la Société de transport de Montréal
Pour la Société de transport de Montréal (STM),
le transport collectif est plus qu’un mode de transport écologique,
c’est avant tout un projet de développement durable
pour la ville. C’est dans cette optique que la STM a institué
le site Web Mouvementcollectif.org, une vitrine participative riche
en contenus, parallèle à celui de la Société,
et qui se veut le témoin du virage vert qu’a entrepris
la STM par l’entremise de grands projets et de petits gestes.
Parmi
les initiatives environnementales, mentionnons tout d’abord
la méthode de conduite écologique, une pratique qui
consiste à réduire la consommation de carburant. La
STM utilise aussi le biodiésel, un carburant propre qui permet
à ses autobus de réduire considérablement les
émissions de CO2. De même, les escaliers roulants sont
dotés d’un mode veille, pour réduire la consommation
d’énergie lorsqu’ils ne sont pas utilisés.
Depuis
40 ans, la STM rechape environ 3000 pneus d’autobus par année,
ils font économiser quelque 170 000 litres de pétrole.
Parmi les autres gestes de la Société: la récupération
des eaux usées, le recyclage des tubes fluorescents, la construction
d’un centre de carrosserie doté de murs solaires, toitures
végétales et espaces verts, sans oublier un système
de recyclage de l’eau et de récupération de
la chaleur.
Liens
utiles
www.stm.info
www.mouvementcollectif.org
>
Entrevue avec Mme Catherine Morency, professeur adjoint au Département
des génies civil, géologique et des mines de l’École
Polytechnique de Montréal
La
Toile scientifique: Madame Morency, présentez-nous vos
domaines de recherche.
Catherine
Morency: Comme professeur dans le programme de génie
civil, je m’intéresse à toutes les infrastructures
collectives. Depuis quelques années, je me suis concentrée
à comprendre les comportements d’utilisation des modes
alternatifs de transport, puisque la société prend
de plus en plus conscience des effets négatifs de l’utilisation
trop étendue de l’automobile sur une base individuelle.
Je suis membre du CIRRELT ainsi que du groupe de recherche MADITUC,
connu notamment par les contributions multiples du professeur Robert
Chapleau, l’actuel directeur.
Quels
sont, justement, ces modes de transport que vous appelez «
alternatifs »?
Il
s’agit à la fois d’autres façons d’utiliser
l’automobile, comme l’autopartage et le covoiturage,
des déplacements multimodaux et des modes de transport actifs,
qui ont été un peu oubliés au cours des années,
comme la marche et le vélo. D’ailleurs, ces derniers
sont très intéressants et redeviennent d’actualité.
Que
cherchez-vous à comprendre par l’entremise de vos travaux?
De
façon générale, mes recherches visent à
mieux comprendre les comportements individuels de mobilité
ainsi que les facteurs déterminants des choix qui sont faits.
Certains travaux menés en collaboration avec Communauto,
consistent à développer des outils pour comprendre
quelles sont les variables déterminantes des parts de marché
de l’autopartage dans les quartiers. Nous cherchons à
savoir, par exemple, quels sont les secteurs où l’entreprise
aurait intérêt à installer des stations et nous
tentons de comprendre ce qu’on appelle la survie des usagers,
c’est-à-dire la capacité du système à
garder actifs ses membres.
Lorsque
quelqu’un devient membre de Communauto, l’idée,
c’est qu’il le reste le plus longtemps possible. Nous
travaillons donc à comprendre ce qui le motive à adhérer
à ce mode de transport et à comprendre ses comportements
d’utilisation.
Vous
travaillez donc à décrypter et à analyser les
comportements humains.
Je
dis souvent à mes étudiants que je travaille dans
le domaine à la fois le plus intéressant et le plus
difficile, parce qu’il s’agit de « modéliser
» des gens, de comprendre leurs comportements, car ceux-ci
sont influencés par de multiples facteurs difficiles à
contrôler et à mesurer. Nous cherchons à modéliser
à la fois leurs comportements quotidiens et ceux à
plus long terme. Pour ce faire, la source d’informations la
plus importante, sont les bases de données, qui révèlent
des comportements. Communauto, par exemple, nous donne accès
à son système d’information, ce qui permet de
faire des études plus approfondies.
Il
existe aussi des sources crédibles et fiables sur lesquelles
vous vous basez pour conseiller vos partenaires en termes d’offre
de transport et qui sont utilisées pour comprendre les comportements
des gens vis-à-vis du transport.
Oui,
il s’agit des enquêtes Origine-Destination, qui sont
réalisées conjointement par les principales sociétés
de transport en commun de la région, l’AMT et le gouvernement
du Québec. L’École Polytechnique participe à
la fois à la collecte des données et à leur
exploitation sous la forme de diverses analyses.
Ces
enquêtes nous permettent de mesurer le niveau d’utilisation
des réseaux dans la région de Montréal et révèlent
l’évolution des tendances dans le domaine en termes
de choix des modes de transport et de systèmes d’activité.
Les enquêtes Origine-Destination servent à alimenter
les modèles de prévision de la demande de transport.
D’autres analyses permettent de comprendre l’utilisation
des stationnements et le choix modal. Récemment, nous avons
utilisé des résultats d’analyse pour mesurer
la contribution des réseaux de transport en commun à
la réalisation de pas, pour mesurer le niveau d’activité
physique des usagers. Comme on le voit, nos méthodes quantitatives
peuvent mener à quantité d’applications.
S’il
y a un point commun entre vos différents projets de recherche,
c’est la préoccupation environnementale. Est-ce un
hasard?
Pas
du tout. Je suis très intéressée par le transport
et ses effets sur l’environnement et la société.
Cet intérêt me vient de voyages d’études
réalisés en France et en Belgique, alors que j’avais
visité des réseaux de transport en commun.
Une
nouvelle entité de recherche en transport sera prochainement
inaugurée à Montréal. Pouvez-vous nous en dire
quelques mots?
Une
nouvelle Chaire de recherche sur la mobilité sera inaugurée
plus tard en 2010. Tout n’est pas encore finalisé mais
elle devrait permettre la collaboration entre l’Agence métropolitaine
de transport, la Ville de Montréal, le ministère des
Transports du Québec et la Société de transport
de Montréal. L’équipe de recherche que je dirigerai
alors poursuivra des travaux sur la façon d’évaluer
les impacts des différents projets et stratégies de
transport.
Liens
pertinents :
Agence métropolitaine de transport : www.amt.qc.ca
Enquêtes Origine-Destination montréalaises : www.enquete-od.qc.ca
Communauto : www.communauto.com
École Polytechnique de Montréal : www.polymtl.ca
Groupe MADITUC de l’École Polytechnique : www.transport.polymtl.ca
Ministère des Transports du Québec : www.mtq.gouv.qc.ca
Société de transport de Montréal : www.stm.info
Ville de Montréal : www.ville.montreal.qc.ca
> Entrevue avec Benoît Légaré, directeur
du Centre des sciences de Montréal
La Société des directeurs des musées montréalais,
en collaboration avec le Centre des sciences de Montréal,
vient de lancer l’initiative Montréal Ville de verre,
l’histoire d’une innovation. Durant toute l’année,
plusieurs institutions muséales de la métropole mettront
le verre à l’honneur, le matériau étant
considéré d’un point de vue tant historique
qu’artistique, architectural et scientifique.
La
Toile scientifique: Monsieur Légaré, parlez-nous
de la genèse du projet de faire de la métropole une
« ville de verre » en 2010.
Benoît
Légaré: En tant que membre du conseil d’administration
de la Société des directeurs des musées montréalais,
j’avais proposé, il y a quelques années, de
créer un projet culturel multidisciplinaire qui mettrait
en vedette le verre, un matériau qui me fascine et me passionne
depuis longtemps. Je suis d’ailleurs collectionneur de verre
et souffleur à mes heures.
En
discutant avec des collègues muséologues qui travaillent
en histoire, en science, en architecture ou encore dans les beaux-arts,
je me suis rendu compte que plusieurs musées de Montréal
possédaient des pièces de verre dans leurs collections.
Ça a été le point de départ du processus
de développement de l’initiative Montréal, ville
de verre 2010.
En
quoi consistera la programmation d’activités?
La
programmation a été lancée en janvier 2010.
Le premier événement de l’année se tiendra
au Musée des beaux-arts, à compter du 12 février;
il s’agira de Le verre selon Tiffany - La couleur en fusion,
une exposition qui proposera environ 200 pièces du célèbre
verrier Louis C. Tiffany. Par la suite, certaines périodes
constitueront des moments forts de l’année, dont le
printemps (mai) et la rentrée de l’automne (septembre).
Comment
définiriez-vous la participation plus spécifique du
Centre des sciences dans Montréal, ville de verre 2010?
Nous
avons monté une exposition portant sur les propriétés
chimiques et physiques du verre, et ses applications technologiques
à travers le temps. Le verre peut être très
fragile; songeons seulement à une flûte de champagne.
Il peut être aussi extrêmement résistant; c’est
le cas du verre trempé. Le verre peut être conducteur
ou ne pas l’être, il peut être transparent ou
opaque : tout dépend des bases avec lesquelles il est traité.
Voilà le type d’avenues dans lesquelles nous emmènerons
le visiteur. L’exposition sera inaugurée le 20 mai
2010 et elle sera présentée jusqu’au 6 mars
2011.
Par
ailleurs, en marge du congrès de la Glass Art Association
of Canada, nous organiserons, le 29 mai 2010, le Glass Fashion Show,
en collaboration avec Espace Verre, l’école du verre
de Montréal rattachée au cégep du Vieux-Montréal.
Le Glass Fashion Show est un défilé de mode mariant
le verre et le design. Pour ce faire, nous jumellerons 15 designers
de mode avec autant d’artistes verriers, afin qu’ils
confectionnent et présentent des pièces de vêtements
en verre. Philippe Dubuc, designer, et Laura Donefer, maître-verrier,
assureront la direction de l’événement.
Pour
tout connaître de la programmation d’activités
de Montréal, ville de verre 2010, le public est invité
à consulter la vitrine Web de l’événement.
Liens
utiles :
Centre des sciences de Montréal : www.centredessciencesdemontreal.com
Montréal, ville de verre : www.villedeverre.com
Société des directeurs des musées montréalais
: www.museesmontreal.org
Espace Verre : www.espaceverre.qc.ca
Glass Art Association of Canada: www.glassartcanada.ca
> DÉCLIC SCIENTIFIQUE
Pour cette rubrique, nous demandons à des personnalités
du milieu de la culture scientifique quel a été l’élément
déclencheur de leur passion pour les sciences.
Patrick
Paré, directeur de l’éducation, de la recherche
et de l’environnement au Zoo de Granby
C’est
mon grand-père maternel qui m’a donné le goût
de la nature. Il travaillait dans une papetière au Cap-de-la-Madeleine
et, dès qu’il le pouvait, il partait chercher des atocas
(qu’on appelle aussi canneberges) dans les champs. Avec son
chien et son chat, il vivait sur le bord du fleuve, où il
m’emmenait me baigner. J’étais fasciné
par la relation qu’il entretenait avec la nature, qu’il
aimait profondément.
De
mon côté, j’ai choisi la biologie parce que j’adorais
les animaux. Et, au cours de mes études à l’Université
Laval, j’ai connu des professeurs extraordinaires qui m’ont
vraiment donné la piqûre de cette science. J’ai
continué de m’intéresser au comportement animal
et, au cours de ma carrière, j’ai eu la chance de travailler
dans trois zoos du Québec, et auprès d’un zoo
en France.
Le
monde des zoos est un milieu extraordinaire. Et aujourd’hui,
il s’agit d’un secteur en pleine expansion, en pleine
évolution pour tous ceux qui, comme moi, se passionnent pour
le domaine de la protection des animaux et de leurs habitats!
Yves
Gingras, historien des sciences et professeur à l’UQAM
Pour
aussi loin qu’il puisse se rappeler, Yves Gingras s’est
toujours intéressé aux sciences. Mais c’est
définitivement l’époque de la conquête
spatiale qui a forgé sa fascination d’enfant pour la
science et la technologie. Non seulement a-t-il commencé
à collectionner toutes les coupures de journaux sur le sujet,
mais il s’est même amusé avec ses copains à
faire décoller des fusées sur la rive du fleuve St-Laurent,
face à l’île d’Orléans, et à
réaliser un petit film sur le sujet.
Aujourd’hui
professeur-chercheur en histoire et sociologie des sciences à
l’UQAM, Yves Gingras a développé trois domaines
d’expertise : l’histoire des sciences au Québec,
l’histoire de la physique au Canada et le rôle des mathématiques
dans le développement de la physique. Il est aussi un communicateur
scientifique reconnu, notamment sur les ondes radio de la société
Radio-Canada, où il tient mensuellement une chronique au
magazine scientifique Les Années lumière.
Source
: Émission Le Code Chastenay, Télé-Québec
: http://lecodechastenay.telequebec.tv/quebecscientifique.aspx?id=75
> NOUVELLES
Bonne
fête à l’Insectarium!
Depuis son ouverture en février 1990, l'Insectarium de Montréal
accueille chaque année des centaines de milliers de visiteurs
intrigués par la faune entomologique. L'Insectarium est un
lieu d'éveil et de sensibilisation au monde des insectes,
leur rôle étant essentiel à l'équilibre
écologique de la planète. En plus de sa vocation éducative,
l'Insectarium poursuit des missions culturelles et scientifiques.
L’institution
a célébré en grand son 20e anniversaire au
cours d’un week-end d’animations spéciales qui
a eu lieu les 6 et 7 février dernier. Mais tout au cours
de l’année 2010, on commémorera cet anniversaire
spécial.
www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium
Les
découvertes de l’année de Québec Science
Comme tous les ans, le jury d’experts du magazine Québec
Science a sélectionné 10 percées scientifiques
exceptionnelles issues des universités et laboratoires québécois.
Des textes les présentent toutes dans l’édition
de février. Voici quelques mots sur chacune d’entre
elles, recensés dans le site de Québec Science :
1.
Le plus vieil animal au monde
On vient de découvrir le fossile d’une très
vieille bête. Une sorte d’éponge qui aurait vécu
il y a 800 millions d’années. Fritz Neuweiler, géologue,
Université Laval.
2.
Aux origines de la vie
Des chercheurs ont percé l’un des secrets des origines
de la vie : l’évolution du ribosome, l’usine
à protéines de nos cellules. Sergey Steinberg, département
de biochimie, Université de Montréal, et Konstantin
Bokov, étudiant au doctorat.
3.
Au-delà du visible
La caméra la plus puissante du monde capte comme jamais des
images lointaines et précises. Mais aussi la lumière
du corps humain. Olivier Daigle, Département de physique,
Université de Montréal.
4.
L'épreuve du feu
L’exploitation commerciale est en train de transformer la
forêt boréale. Il s’agit d’un bouleversement
beaucoup plus important que ceux qu’engendrent les feux. Dominic
Cyr, doctorant au Centre d’étude de la forêt,
Université du Québec à Montréal.
5.
La molécule de la guérison
En voulant combattre le cancer, une équipe de médecins
a réussi à guérir la sclérose en plaques!
Du moins chez des souris. Jacques Galipeau hématologue à
l’Institut Lady Davis de recherches médicales, affilié
à l’Université McGill.
6.
Une carte du cerveau en 20 minutes
On est maintenant capable de cartographier notre matière
blanche en un rien de temps! De quoi faciliter considérablement
le diagnostic des maladies neurodégénératives.
Maxime Descoteaux, mathématicien et informaticien, professeur
adjoint à l’Université de Sherbrooke.
7.
L'essence du futur
Si la voiture de demain roule à l’hydrogène,
la pile à combustible sans platine inventée au Québec
pourrait être très convoitée. Jean-Pol Dodelet,
professeur à l’INRS-Énergie, Matériaux
et Télécommunications.
8.
Une épine dans la tête
Les enfants maltraités courent beaucoup plus de risque de
mettre fin à leurs jours à l’âge adulte
puisque les traumatismes dont ils ont été victimes
sont inscrits dans leur cerveau. Gustavo Turecki, psychiatre à
l’Institut en santé mentale Douglas, et Michael Meaney,
directeur du Programme de recherche sur le comportement, les gènes
et l’environnement à l’Université McGill.
9.
Bricolage de pointe
Si la grande révolution nanotechnologique n’a pas encore
eu lieu, c’est parce que les nanoparticules sont trop…
petites. Leur taille leur confère des propriétés
exceptionnelles, mais elle complique sérieusement leur utilisation!
Daniel Therriault, ingénieur et professeur à l’École
Polytechnique, et My Ali El Khakani, physicien et chercheur à
l’INRS-Énergie, Matériaux et Télécommunications.
10.
Lasers survoltés
Comment décupler la puissance des lasers? Grâce aux
points quantiques. Patanjali Kambhampati, professeur de génie
mécanique à l’Université McGill, et Ryan
Cooney et Sam Sewall, étudiants au doctorat.
http://www.cybersciences.com
La
programmation de Montréal ville de verre
La translucide matière sera à l’honneur partout
dans la métropole cette année, puisque pas moins de
20 musées et centres d’interprétation emboîtent
le pas à l’initiative Montréal, ville de verre.
Outre
l’exposition consacrée à Louis C. Tiffany au
Musée des beaux-arts et l’exposition sur le verre qui
se tiendra au Centre des sciences, d’autres manifestations
culturelles auront lieu au Musée d’art contemporain
et à l’Espace verre. Côté architecture,
des visites seront organisées dans la ville pour découvrir
des immeubles modernes qui font la part belle au verre coloré,
comme le Palais des Congrès. L’Écomusée
du fier monde proposera une exposition sur la pinte de lait, alors
que la Maison Saint-Gabriel parlera de recyclage. À Pointe-à-Callière,
on animera des ateliers sur la fabrication de contenants et sur
l’industrialisation du verre, tandis qu’au Musée
des Hospitalières, d’anciens instruments médicaux
composant du verre seront exposés.
www.villedeverre.com
Le
concours La nature, ça compte!
Environnement Canada invite le public à célébrer
l’Année internationale de la biodiversité avec
ce concours au nom évocateur. Jusqu’au 28 février
prochain, les citoyens de 9 à 35 ans sont invités
à soumettre un essai ou une vidéo qui répond
à la question suivante : Pourquoi la nature est-elle importante
pour vous?
Un
grand gagnant et deux finalistes seront choisis dans chaque groupe
d’âge (9 à 13 ans, 14 à 19 ans et 20 à
35 ans) et dans chacune des deux catégories (vidéo
et essai). Les six grands gagnants seront invités à
Ottawa pour assister à la cérémonie de réouverture
du Musée canadien de la nature, le 22 mai 2010, dans le cadre
de la Journée internationale de la biodiversité, au
cours de laquelle leurs réalisations seront soulignées.
Les essais et vidéos gagnants seront ensuite exposés
à la Biosphère, à Montréal, où
ils pourront être vus par les visiteurs tout au long de l’année
2010.
On
s’informe davantage en visitant la vitrine Web officielle
du concours : www.cbin.ec.gc.ca/nature/concours-contest.cfm?lang=fra
Découvrir
l’ADN durant la relâche au Musée Armand-Frappier
Le Musée Armand-Frappier profite de la relâche scolaire
pour lancer sa programmation spéciale 2010, sous le thème
OGM, ouvrons le débat! Aussi, du 1er au 5 mars, vous découvrirez
la science qui se cache derrière les organismes génétiquement
modifiés par l’entremise de deux nouvelles activités
de laboratoire, Découvrir l’ADN et Manipuler l’ADN.
En
cette Année internationale de la biodiversité, les
visiteurs, avec l’aide des animateurs du Musée, se
questionneront à savoir s’il ne serait pas plus utile
de consacrer nos ressources à mieux connaître et protéger
les espèces vivantes existantes plutôt qu’à
élaborer des OGM, créant ainsi de nouvelles espèces.
Plusieurs activités seront présentées tout
au long de l’année dans le cadre de la programmation
OGM, ouvrons le débat!, dont des ateliers en laboratoire,
des journées portes ouvertes et un café scientifique.
En
matinée, de 9h30 à 11h, l’activité Découvrir
l’ADN permettra aux enfants âgés de 6 à
11 ans et à leurs parents de mieux comprendre l’ADN.
Dans le laboratoire, une expérience amusante sera effectuée
: l’extraction de l’ADN de fruits. En après-midi,
de 13h30 à 15h, les jeunes de 12 ans et plus participeront
à l’atelier Manipuler l’ADN, au cours duquel
ils fabriqueront un véritable OGM bactérien à
l’aide d’instruments scientifiques de pointe.
www.musee-afrappier.qc.ca/fr/
Le
Défi santé sauté des Débrouillards
En février et en mars, le magazine Les Débrouillards
invite ses jeunes lecteurs à prendre part à une initiative
appuyée par le Programme des saines habitudes de vie du gouvernement
du Québec. Il s’agit du Défi santé sauté,
un programme de 48 défis (24 pour le mois de février,
autant pour mars) qui visent la promotion de la saine alimentation
et de l’activité physique.
Chaque
jour, les jeunes Débrouillards sont invités à
en relever un et, le week-end, de répéter leur défi
préféré… ou encore d’en inventer
un nouveau! Les défis de février, qui s’adressent
aussi aux familles, sont disponibles dans l’édition
du même mois du magazine, ainsi que dans le site Web. Les
participants sont aussi invités à raconter leurs activités
sur le blogue des Débrouillards. D’ailleurs, les huit
personnages de la bande ainsi que le prof Scientifix en personne
ont déjà commencé à publier leurs aventures
avec le Défi santé sauté. À vos espadrilles!
Liens
utiles
www.lesdebrouillards.com/client/page_article.asp?page=5310&clef=164&clef2=3
http://lesdebrouillards.tv
www.saineshabitudesdevie.gouv.qc.ca
Nuit
blanche scientifique à Montréal
Le Festival Montréal en lumière propose plusieurs
activités dans le cadre de sa Nuit blanche, durant la soirée
du 27 février prochain.
Ainsi,
au Jardin botanique, le public pourra effectuer une visite des serres
d'exposition et une observation de papillons la nuit, puisque l’exposition
Papillons en liberté se tiendra au même moment. Au
Planétarium, les curieux auront réponse à la
question Où se cache la vie martienne? grâce au spectacle
du même nom, animé par les spécialistes du musée.
Ceux-ci profiteront de la période de grande visibilité
de Mars dans le ciel pour explorer les meilleurs endroits de la
surface martienne où une forme de vie primitive a trouvé
refuge. Au Biodôme, tous pourront explorer le sentier des
écosystèmes dans une ambiance bleutée et feutrée
dans laquelle les animaux se déplacent de façon plus
furtive. Enfin, au Parc olympique, des séances de vol d’oiseaux
de proie seront présentées.
Liens
utiles
www.museumsnature.ca
www.parcolympique.ca
www.montrealenlumiere.com/volets/nuit_blanche/en_bref_fr.aspx
Rapport
de conjecture 2009 du Conseil de la science et de la technologie
Le Conseil de la science et de la technologie vient de faire paraître
le résumé de son Rapport de conjoncture 2009 intitulé
Innovation ouverte. Enjeux et défis pour le Québec.
Le
document propose une lecture de la situation du Québec au
regard de l’innovation ouverte, une des grandes tendances
observées dans le monde actuellement. Cette ouverture se
manifeste en amont, dans l’exploitation de toute une variété
de sources d’information et de savoirs externes à l’entreprise
ou à l’organisation qui cherche à innover. Elle
apparaît également en aval, avec la multiplication
des canaux de diffusion et de commercialisation des actifs immatériels.
Le
résumé est disponible à l’adresse suivante
: www.cst.gouv.qc.ca/Innovation-ouverte-Enjeux-et-defis.
Le rapport exhaustif sera disponible d’ici quelques semaines
dans le site Web du Conseil.
Ce numéro a été préparé par Isabelle
Pauzé et Perrine Poisson.
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