Numéro 202, mars 2010

Format pdf

« La pêche à la ligne, c’est comme les mathématiques: on ne peut jamais complètement l’apprendre. »
– Isaak Walton, auteur anglais, 1593-1683

SOMMAIRE

> Numéro spécial: pêche aux poulamons
- Entrevue avec Julian D. Dodson, professeur au Département de biologie de l’Université Laval

> Les 100 ans du Devoir : regard sur la page Sciences
- Entrevue avec Pauline Gravel

> Déclic scientifique
- Sophie Malavoy
- Jacques Schroeder

> Nouvelles
-
Les 13 plus fidèles supporteurs du 24 heures de science
- Le Prix du Génie enseignant
- Attache ta tuque avec Science, on tourne!
- Des nouvelles de l’UQROP
- Prochain Colloque de Science pour tous
- Tournée spéciale des musées de science à Boston

> 24 heures de science
- C'est un record!
- Inscription au volet scolaire

- Message aux enseignants


> DOSSIER - LA PÊCHE AU POULAMONS

La saison de la pêche aux petits poissons des chenaux est déjà presque terminée au Québec. Nous avons cependant voulu en savoir plus sur le poulamon, ce petit gadidé si courant dans l’estuaire du Saint-Laurent. Alors, en plus d’avoir préparé quelques capsules d’information traitant de l’aspect scientifique de ce loisir prisé des Québécois, nous avons interviewé le professeur Julian D. Dodson, professeur au Département de biologie de l’Université Laval, qui étudie cette espèce depuis plusieurs années. Et, dans une perspective davantage historique, nous avons échangé avec Pauline Gravel, responsable de la page Sciences du Devoir. Mme Gravel pose pour nous un regard sur l’évolution de ces contenus au fil des ans, dans le quotidien maintenant centenaire. Bonne lecture!

Centre thématique sur le poulamon
Le Centre thématique sur le poulamon, coordonné par l’Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux, est un musée interactif présentant, sous la forme de modules, les différents aspects de la pêche aux petits poissons des chenaux de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Les différentes cabanes dans lesquelles le visiteur se promène introduisent de façon dynamique les techniques d’installation des chalets de pêche, en plus de fournir une somme d’informations sur le poisson.
www.associationdespourvoyeurs.com/fr/Centre_poulamon.asp?PID=11

Une vidéo sur l’aspect scientifique de la pêche blanche
Le lien suivant démontre l’expérience de pêche blanche menée par un internaute astronome amateur le 2 janvier 2009. La vidéo, assortie de commentaires pratiques, présente l’activité aux néophytes. Le narrateur diffuse en outre des images captées par sa caméra sous-marine pour observer des poulamons qui remontent vers leur frayère.
www.ecolespatiale.com/index.php/nouvelles-speciales/82-poulamon

Quelques liens pour mieux connaître le poulamon
Ces deux signets permettront aux lecteurs de La Toile scientifique d’en savoir un peu plus sur le poulamon :
Ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs :
www.mrnfp.gouv.qc.ca/faune/peche/poissons/poulamon.jsp
Wikipédia – poulamon atlantique :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Poulamon_atlantique

> Entrevue avec Julian J. Dodson
professeur au Département de biologie à l’Université Laval

La Toile scientifique: Quelles sont les zones du fleuve Saint-Laurent qui vous intéressent particulièrement pour vos recherches?

Julian J. Dodson: Depuis très longtemps, je m’intéresse à des zones très productives qui caractérisent les grands estuaires, appelées les zones de transition estuariennes. Elles sont souvent associées à un phénomène de turbidité important, c’est-à-dire à un dynamisme dans l’eau, qui se déplace avec les courants et les marées. La zone de turbidité maximale du Saint-Laurent se situe de la pointe est de l’île d’Orléans jusqu’à l’Isle-aux-Coudres sur la rive-nord du fleuve et dans le secteur de Rivière-du-Loup, sur la rive-sud. Il s’agit d’une zone intéressante à étudier, parce qu’il y a une forte activité biologique.

Quelles sont les espèces biologiques que vous étudiez?

Je m’intéresse surtout à l’écologie évolutive des poissons. Lorsque je suis arrivé au Québec, j’ai d’abord étudié le cycle de vie de l’éperlan arc-en-ciel. J’ai trouvé que les plus importantes concentrations de larves d’éperlan se situaient dans la zone de transition estuarienne du Saint-Laurent, dans les eaux saumâtres de la région. Et cette région du Saint-Laurent est fortement dominée par le poulamon également.

C’est donc pour cela que vous en êtes venu à vous intéresser au poulamon en particulier.

Effectivement. On trouve une trentaine d’espèces de poissons dans la région de l’estuaire moyen du Saint-Laurent et, en termes de nombre et probablement de biomasse, c’est le poulamon qui est l’espèce la plus importante, suivi de l’éperlan.

Pourquoi le poulamon est-il un objet de recherche intéressant?

Il y a deux côtés à cette question. D’abord, l’espèce telle quelle, qui fait véritablement partie du patrimoine national québécois, fait qu’il est intéressant de travailler à la connaître, pour mieux la conserver et la protéger. D’un autre côté, il s’agit d’une espèce qui domine son écosystème, une espèce-clé, qui constitue un bon indicateur de la santé de la zone où il vit. Si le poulamon ne va pas bien, c’est un indice que l’estuaire se porte mal. En ce sens, l’espèce est fascinante à observer et à étudier.

Quelles sont les caractéristiques biologiques du poulamon? Comment se comporte-t-il?

Le poulamon atlantique (Microgadus tomcod) est un membre de la famille des gadidés (c’est-à-dire de la grande famille des morues). Il a un mode de vie très particulier puisqu’il s’agit d’un des seuls membres de cette famille à avoir un cycle de vie anadrome : il se reproduit en eau douce durant l’hiver, mais il passe une bonne partie de sa vie dans les eaux saumâtres et plus salées des zones estuariennes.

Au moment de la traditionnelle pêche aux petits poissons des chenaux, durant l’hiver, les poulamons se trouvent donc en pleine période de reproduction?

Oui, c’est cela. Les poulamons remontent le Saint-Laurent à l’automne et ils se reproduisent durant l’hiver dans les régions comme Sainte-Anne-de-la-Pérade, bien connue des amateurs de pêche blanche. Autrefois, les poulamons effectuaient leur montaison de reproduction dans plusieurs rivières québécoises, dont la Batiscan, mais actuellement, c’est surtout dans la rivière Sainte-Anne qu’on trouve la plus grande quantité de poissons. On parle d’ailleurs de millions d’individus.

Que se passe-t-il par la suite?

À la suite de la fécondation, les embryons de poulamons sont retenus dans le frasil, qui se forme sous la couverture de glace solide de leur rivière natale. Ils sont ainsi bien protégés. L’éclosion a lieu au printemps, avec le réchauffement de l’eau et la crue printanière. Les larves sont donc évacuées et transportées vers l’estuaire du Saint-Laurent. Aussi, dès la fin d’avril ou le début de mai, on peut voir arriver des quantités phénoménales de jeunes larves de poulamons qui s’installent dans la partie amont de l’estuaire. C’est là que nous les observons. Nous les suivons durant leur premier été de vie. À deux ans, ils auront atteint leur maturité.

Merci pour cette entrevue, monsieur Dodson.

Liens pertinents:
Groupe de recherche Québec Océan : www.quebec-ocean.ulaval.ca
Département de biologie de l’Université Laval : www.bio.ulaval.ca


> ENTREVUE AVEC PAULINE GRAVEL : JOURNALISTE SCIENTIFIQUE AU DEVOIR

Pour souligner le centenaire du Devoir, l’équipe de La Toile s’est entretenue avec Pauline Gravel, scientifique de formation et journaliste responsable de la page Sciences du quotidien, afin de poser en sa compagnie un regard rétrospectif sur l’évolution de la page, les contenus abordés et l’importance de la science dans les pages du journal.

La Toile scientifique: Madame Gravel, Le Devoir a célébré ses 100 ans le 10 janvier dernier. Pouvez-vous dire que la science était déjà importante aux débuts du quotidien?

Pauline Gravel: L’historien des sciences Yves Gingras a déjà réalisé, il y a quelques années, un travail de recherche sur ce qui avait été publié dans Le Devoir au fil des ans et il a découvert qu’en effet, dès les premiers jours de l’existence du journal, celui-ci offrait en une le résumé d’une conférence d’un égyptologue, traitant de la médecine égyptienne et qui avait été présentée devant les membres de la Société pour l’avancement des sciences, des lettres et des arts du Canada. L’intérêt pour la chose scientifique était donc déjà là et elle ne s’est jamais démentie par la suite.

Comment expliquez-vous le fait que, dès le début du XXe siècle, il semblait important à l’équipe éditoriale de traiter de sciences dans ses pages?

Henri Bourassa, le premier directeur du Devoir, avait véritablement le souci d’éduquer la population canadienne-française à tous points de vue et la science faisait partie de ces connaissances à acquérir.

Par la suite, d’illustres collaborateurs se sont occupés d’écrire sur des questions scientifiques dans Le Devoir, n’est-ce pas?

Effectivement, le frère Marie Victorin a tenu une place importante durant plusieurs années dans nos pages. Lui aussi avait à cœur d’accroître le niveau de connaissance des gens. Il avait voyagé partout au Québec dans le cadre de ses pérégrinations botaniques et il s’était rendu compte que, souvent, les Canadiens-français occupaient des postes subalternes. Il souhaitait travailler, à sa façon, à changer les choses. Il s’est beaucoup battu pour cela.

Le Devoir a aussi directement contribué à la fondation du Jardin botanique et à celle du Cercle des Jeunes Naturalistes.

C’est vrai. L’équipe éditoriale a même officiellement appuyé le projet de construction du Jardin et le frère Marie Victorin, son fondateur, en a remercié publiquement le journal. Quant au Cercle des Jeunes Naturalistes, l’organisme a été mis sur pied à la suite d’un concours organisé par Le Devoir. Après la mort de Marie Victorin, c’est le journaliste Louis Dupire qui a pris le flambeau et traité largement de la science dans nos pages. Et dès la création de l’Acfas, vers 1936, nous avons beaucoup parlé de cette association, de ses objectifs et de ses activités.

Parlez-nous des plus récents collaborateurs du Devoir, dont Gilles Provost et Louis-Gilles Francoeur. Eux aussi ont eu leur influence.

Gilles Provost est arrivé au Devoir en 1969, à l’époque où Claude Ryan dirigeait le journal, et il y a travaillé durant 15 ans. Il s’est occupé de plusieurs dossiers majeurs de science et de société, comme les histoires de la MIUF et de l’amiantose. Le Devoir était alors le seul média à s’intéresser à ces sujets, mais ils étaient souvent repris par d’autres. D’ailleurs, les questions de santé et de sécurité au travail que monsieur Provost a largement traitées dans nos pages ont contribué à la fondation de la CSST par le premier gouvernement péquiste. Il a aussi été le premier journaliste à aller sur le territoire de la Baie James.

À son arrivée chez nous, en 1984, Louis-Gilles Francoeur s’est tout de suite spécialisé en environnement et il couvre toujours ce domaine. À mon sens, c’est le journaliste qui couvre le sujet avec le plus de soin et le plus de profondeur.

De votre côté, vous êtes arrivée au journal à quel moment?

En 2000. J’ai alors pris la relève de Judith Lachapelle, qui couvrait la science depuis environ deux ans. La page Sciences existait déjà. Mais vous savez, au cours de ces années, il est arrivé que je ne travaille plus à la page Sciences comme telle, mais plutôt à sortir des nouvelles et des dossiers scientifiques en une.

De votre côté, pour souligner le centenaire de votre journal, avez-vous des projets spéciaux?

Oui, tout au long de l’année, je compte publier neuf dossiers spéciaux traitant d’autant de sujets scientifiques qui ont été publiés au fil des ans dans le journal et qui ont eu un véritable écho sur la société québécoise. C’est donc à suivre!

Merci pour cette entrevue, madame Gravel.

Lien pertinent : Le Devoir www.ledevoir.com


> DÉCLIC SCIENTIFIQUE
Dans le cadre de cette rubrique, nous demandons à différentes personnalités œuvrant dans le milieu de la culture scientifique et technologique québécoises quel avait été l’élément déclencheur de leur passion pour les sciences.

Sophie Malavoy
directrice du Cœur des sciences

J’ai étudié dans un système français au sein duquel deux catégories d’élèves se distinguaient : ceux qui étudiaient les lettres classiques et ceux qui étudiaient les sciences. Comme j’étais une élève plutôt dissipée qui éprouvait certaines difficultés scolaires, je ne cadrais pas nécessairement dans ces « cases ». Je me concentrais simplement sur la matière dans laquelle j’avais le plus de facilité : les maths.

À la fin de mon secondaire, j’ai eu une prof qui m’aimait beaucoup, qui m’a prise sous son aile et qui m’a dit que j’avais le talent de réussir en sciences, mais que mon laxisme allait possiblement me causer des problèmes plus tard. Qu’en fait, tout ce qui me manquait, c’était la volonté. Ça a été une révélation! Dès lors, j’ai eu la certitude que j’étais capable et que j’allais réussir. Ce furent là mes premiers contacts avec les sciences.

Par la suite, j’ai fait les grandes écoles préparatoires en France avant de compléter des études en génie et de sortir diplômée de l’École nationale supérieure de chimie de Paris. C’est après ces années de formation, en revenant au Québec, que j’ai davantage opté pour la communication scientifique.

Jacques Schroeder
professeur au Département de géographie de l’UQAM

Ma passion pour les sciences remonte à ma toute petite enfance… Je vivais alors dans une petite ville de Belgique, à la fin des années 1940, soit avant l’avènement de la télévision. J’avais six ou sept ans et j’écoutais religieusement les dimanches l’émission de radio intitulée Radio Jeunesse et animée par le très savant Maître Pic. À la fin de l’émission, il y avait un segment spécial dans lequel l’animateur répondait aux questions des enfants : Comment les volcans entrent-ils en éruption? Pourquoi le niveau de la mer monte-t-il et baisse-t-il à certains moments de la journée?

Il s’agissait de questions tangibles auxquelles les enfants n’ont souvent pas de réponse, de phénomènes que nous pouvions observer sans pouvoir les expliquer. C’est pour cela que cette portion radiophonique me passionnait tant! Je comprenais tous les mots que disait Maître Pic; il avait des explications lumineuses! Ça a été mon premier contact avec la vulgarisation et certainement le fondement de ma façon de penser. Je suis certain que je tiens de cette époque lointaine ma soif d’apprendre et ma curiosité, qui m’ont ensuite amené vers les sciences naturelles et la géographie.



> NOUVELLES

Les 13 plus fidèles supporteurs du 24 heures de science

À l’aube du 24 heures de science 2010, qui célébrera son 5e anniversaire, Science pour tous souhaite saluer 13 organismes qui sont auprès de lui depuis ses débuts. Disséminés aux quatre coins du Québec (avec une concentration remarquable dans le Bas-Saint-Laurent), ces partenaires de la première heure ont assurément contribué à faire connaître l’événement et à rendre leur public respectif plus éveillés et plus intéressés aux sciences et aux technologies. Qu’ils soient ici remerciés de leur travail constant et de leurs efforts afin de faire du 24h une réussite depuis 2006.

La bibliothèque Lisette-Morin de Rimouski http://biblio.ville.rimouski.qc.ca/web2/tramp2.exe/log_in?setting_key=french
Le Carrefour des sciences et des technologies de l’Est du Québec http://csteq.com
Le Club d'astronomie de Rimouski www.faaq.org/clubs/rimouski
L’Université du Québec à Rimouski www.uqar.uquebec.ca
Le Musée du Fjord du Saguenay – Lac-Saint-Jean www.museedufjord.com
La Boîte à science de Québec www.boiteascience.com
La Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke www.usherbrooke.ca/sciences
Le Musée Redpath, affilié à l’Université McGill francais.mcgill.ca/redpath
Le cégep André-Laurendeau portail.claurendeau.qc.ca
Le Club des ornithologues de l'Outaouais coo.ncf.ca
Le Club des astronomes amateurs de Laval www.astronomielaval.org
Le Musée Armand-Frappier www.musee-afrappier.qc.ca
L’Agence spatiale canadienne www.space.gc.ca

Le Prix du Génie enseignant

Avis aux enseignants qui ont réalisé ou qui réaliseront prochainement le Défi apprenti génie 2010 en classe: vous aurez l’occasion de remporter deux nouveaux prix d’une valeur totale de plus de 2000 $.

Si vous avez déjà réalisé le Défi en classe, vous n’avez qu’à remplir le formulaire de participation et de le faire parvenir au Conseil du loisir scientifique avant le vendredi 30 avril, avec une photo de vos élèves et de leurs réalisations. Vous pourriez remporter un abonnement d’un an pour l’ensemble de la classe au magazine Les Débrouillards ou Les Explorateurs. Le Prix du Génie enseignant comprend aussi des exemplaires des livres Les Expériences des Débrouillards, tomes 1 et 2, ainsi que plusieurs cadeaux.

Si vous inscrivez des élèves à la finale régionale, vous obtenez une chance supplémentaire de remporter un prix, d’une valeur de 375 $, puisque vous vous retrouvez automatiquement inscrit pour remporter une licence école du logiciel d’expériences scientifiques Eau secours! Professeur Scientifix, produit par Créo.

Tous les détails et les modalités de participation à la compétition sont disponibles dans la section « Défi apprenti génie » du site Web du Conseil.

www.cdls.qc.ca

Attache ta tuque avec Science, on tourne!

2010 marque la 18e édition du concours Science, on tourne, qui vise à favoriser, chez les jeunes des collèges et les membres du personnel ainsi que dans le public en général, une meilleure compréhension des différents aspects de la science et de la technologie, dans une perspective plus large de développement de la culture scientifique.

Chaque année, le défi choisi amène les participants à découvrir, à explorer et à appliquer des concepts scientifiques et techniques de base, dans un esprit ludique. Cette année, les participants auront à se mesurer à un défi de taille: construire un véhicule autonome qui effectuera le plus grand nombre de tours sur une piste circulaire en utilisant l’énergie éolienne. Le défi 2010 est joliment baptisé Attache ta tuque!

Tous les détails utiles concernant la compétition sont disponibles dans la vitrine Web de celle-ci.

www.sot.cdsp.qc.ca

Des nouvelles de l’UQROP

L'Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) est un organisme sans but lucratif œuvrant à la conservation des oiseaux de proie par ses activités de réhabilitation et son programme éducatif. Dans son réseau d'intervention, la Clinique des oiseaux de proie de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal à Saint-Hyacinthe reçoit plus de 300 oiseaux de proie par année provenant de partout au Québec. Environ 40 % de ces oiseaux blessés sont remis en liberté après avoir reçu des soins spécialisés.

Du 24 juin au 29 août 2010, les mordus de la faune aviaire pourront visiter Chouette à voir, un site qui s’étend sur 22 hectares à Saint-Jude, en Montérégie, afin de « rencontrer » en face à face plus de 20 espèces d’oiseaux de proie du Canada. Une mini-clinique vétérinaire a aussi été construite sur place. Les visiteurs peuvent donc en apprendre davantage sur les soins vétérinaires et sur les différentes étapes de la réhabilitation des oiseaux de proie. Enfin, Chouette à voir! présente deux spectacles d’oiseaux de proie en vol et des visites du plus grand complexe de volières de réhabilitation au Québec.

Par ailleurs, durant l’année scolaire, les enseignants peuvent contacter l’UQROP afin de recevoir dans leur classe un éducateur accompagné de deux oiseaux ambassadeurs. Par l’entremise de jeux interactifs, d’images et de matériel biologique (ailes, plumes, pattes, etc.), les élèves ont l’occasion de démystifier la biologie des oiseaux de proie et leurs adaptations, et de parler de leurs relations avec les humains.

www.uqrop.qc.ca

Prochain Colloque de Science pour tous

Le prochain Colloque de Science pour tous se tiendra en octobre 2010, environ 18 mois après le précédent, qui a eu lieu en mars 2009. La thématique du Colloque tournera cette année autour du développement des outils du numérique pour le milieu de la science. Surveillez les prochaines éditions de La Toile scientifique pour obtenir des compléments d’information

Tournée spéciale des musées de sciences à Boston

Science pour tous et l’Association des communicateurs scientifiques invitent leurs membres à une tournée spéciale des musées de sciences à Boston. Le voyage aura lieu lors de la fin de semaine des 9, 10 et 11 avril prochains. Les visites proposées sont celles-ci: le Museum of Science, le New England Aquarium, le Vermont Institute of Natural Science et le Montshire Museum of Science. Consultez les liens ci-dessous pour mieux connaître ces institutions muséales.
Et si vous souhaitez prendre part à ce périple tout scientifique, n’hésitez pas à contacter Jacques Kirouac, directeur générale de Science pour tous au 514-252-3027, poste 3458 ou par courriel à jkirouac@sciencepourtous.qc.ca

www.mos.org
www.neaq.org
www.vinsweb.org
www.montshire.org

> 24 HEURES DE SCIENCE

C'est un record!

Nous avons le grand bonheur de vous apprendre que nous avons franchi la barre symbolique des 165 activités, que nous avions atteints l’année dernière. Le compte se porte à près de 170. L’édition 2010 du 24 heures de science sera donc celle qui aura enregistré le plus d’activités en cinq ans!

Inscription au volet scolaire

Il reste encore 2 semaines pour inscrire des activités au volet scolaire. Ces activités peuvent s’adressées aux classes du primaire et du secondaire. Elles doivent se tenir, dans la mesure du possible le vendredi 7 mai. En cas de journée pédagogique, elles peuvent avoir lieu dans les jours précédents.

Si vous cherchez des classes pour participer à vos activités, vous pouvez nous en aviser. Nous sommes là pour vous aider! 24heures@sciencepourtous.qc.ca ou 514 252-7456

Message aux enseignants

Pour le 24 heures de science, certains organismes proposent des activités ‘scolaires’ qui sont conçues et réservées pour des classes. Certaines activités se tiennent à l’extérieur de l’école et sont un beau prétexte pour une sortie scolaire ‘science et techno’, d’autres peuvent se donner en classe. La plupart sont gratuites. Plusieurs belles activités déjà inscrites n’attendent que vos élèves!

N’hésitez pas à communiquer avec nous : 24heures@sciencepourtous.qc.ca ou 514 252-7456 (Certaines activités sont organisées dans la semaine si le 7 mai est une journée pédagogique)

Ce numéro a été préparé par Isabelle Pauzé et Perrine Poisson.

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est le bulletin d'information de Science pour tous. Elle est destinée à tous les acteurs du domaine de la culture scientifique et technique: musées et centres d'interprétations, organisateurs, producteurs et diffuseurs d'activités scientifiques, milieu de l'éducation, médias scientifiques ainsi que toutes les personnes intéressées de près ou de loin par la diffusion et la promotion des sciences.

La Toile scientifique publie une dizaine de numéros par année sur une base mensuelle. Elle est expédiée à quelque 4000 adresses de courriel.

Cette publication reçoit l'appui du Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.

N'hésitez pas à nous joindre:

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