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Numéro
206, juillet 2010
Format
pdf
SOMMAIRE
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DOSSIER
Mieux
connaître l’Union québécoise de réhabilitation
des oiseaux de proie
-Entrevue avec Sébastien Noël, biologiste-interprète
à l’UQROP
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MÉDIAS SCIENTIFIQUES
- Découvrir
- mai juin 2010
- Événements scientifiques (Info+ACS)
>
NOUVELLES
-Avis de recherche d’anciens d’Expo-sciences
-La
tête dans les étoiles… à Tremblant!
-Quelques
sorties scientifiques montréalaises et estivales
Voici
l’un des deux mini-numéros estivaux que l’équipe
de La Toile scientifique a préparés à ses lecteurs.
Pour être dans le ton et aux couleurs du mercure qui monte
en flèche, nous vous emmenons faire un tour dehors, en Montérégie,
chez l’Union québécoise de réhabilitation
des oiseaux de proie, avec une entrevue avec l’un de ses éducateurs.
Puis,
parce qu’il faut bien se rafraîchir et parce qu’il
y a aussi des journées de pluie, quelques idées de
sorties scientifiques pour cet été. Bonne lecture
et bonne suite d’été! Prochaine édition:
autour du 15 août, avec des suggestions de sorties à
saveur archéologique, le tout pour souligner la tenue du
Mois de l’archéologie.
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DOSSIER : Mieux
connaître l’Union québécoise de réhabilitation
des oiseaux de proie – Entrevue avec Sébastien Noël,
biologiste-interprète à l’UQROP
La
Toile scientifique: Monsieur Noël, parlez-nous d’abord
de l’UQROP et de sa mission.
Sébastien
Noël: L'Union québécoise de réhabilitation
des oiseaux de proie est un organisme sans but lucratif qui a été
fondé en 1987. Sa mission est d'œuvrer à la conservation
des oiseaux de proie. Nous avons structuré un réseau
partout au Québec pour recueillir et acheminer les oiseaux
sauvages trouvés blessés ou malades. Plusieurs intervenants
participent à ce réseau, dont des agents de la faune,
mais aussi le grand public.
Il
arrive que monsieur et madame Tout-le-Monde trouve des oiseaux de
proie morts ou blessés?
Oui,
cela est possible et dans ce cas, selon la loi, l’événement
doit être signalé à un agent de protection de
la faune puisque les oiseaux de proie sont à déclaration
obligatoire. Puisque nous avons une petite équipe, nous ne
pouvons pas nous déplacer pour aller chercher les oiseaux
blessés. Nous invitons donc la population à téléphoner
à la Clinique des oiseaux de proie de la Faculté de
médecine vétérinaire de l’Université
de Montréal, située à Saint-Hyacinthe, et à
venir reconduire l’oiseau, en prenant les précautions
appropriées. Si cela est impossible, les gens sont alors
invités à contacter les agents de protection de la
faune de leur région afin qu’ils puissent organiser
le transport de l’oiseau par un service de messagerie.
Lorsqu’un
oiseau est trouvé mort, faut-il aussi le déclarer?
Oui.
Dans le cas des oiseaux morts, une nécropsie suivant le décès
peut nous en indiquer la cause. Selon les causes, par exemple dans
le cas de certaines maladies ou d’une intoxication à
des produits dangereux, il peut s’agir d’une question
de santé publique; c’est donc très important.
Nous utilisons aussi l’information biologique recueillie sur
les animaux décédés pour alimenter nos bases
de données. Plus de 350 oiseaux de proie sont recueillis
et soignés en moyenne chaque année à l’UQROP.
Y
a-t-il plusieurs espèces d’oiseaux de proie au Québec?
Lesquelles sont les plus communes?
Au
Québec, on peut observer 26 espèces d'oiseaux de proie,
qui habitent les forêts, les champs, les falaises et les abords
des cours d'eau. Les plus communes sont la Crécerelle d’Amérique,
le Grand-duc d’Amérique, le Faucon émerillon,
la Buse à queue rousse et la Chouette rayée.
Dans
le titre de l’UQROP, il y a le mot « réhabilitation
». Vous êtes donc les « services médicaux
d’urgence » pour la faune aviaire de proie blessée.
Pouvez-vous nous en dire davantage sur les soins que vous prodiguez
à ces animaux?
Les
animaux sont d’abord admis à la Clinique, où
ils subissent un examen d’admission, c’est-à-dire
que le vétérinaire examine leurs ailes, leur tête,
leur plumage et leurs pattes, afin de détecter les plaies
ou les blessures et de poser un premier diagnostic. Puis, une radiographie
suit l’examen de l’oiseau. Elle vise à donner
plus de détails au vétérinaire sur celui-ci.
Une fois le diagnostic établi, le vétérinaire
peut opter pour un traitement adapté. Cela peut être
un pansement ou une médication, ou encore une intervention
chirurgicale.
Pendant
tout le temps que dure leur guérison, les oiseaux blessés
vivent dans une volière à la Clinique. Une fois leur
guérison complétée, on les transfère
pour leur convalescence dans notre complexe de réhabilitation,
sur le site de Chouette à voir! Ils sont alors installés
dans de grandes volières, où le public peut les admirer.
Puisqu’elles se situent en milieu naturel, ces volières
sont idéales pour permettre une remise en forme des oiseaux.
Enfin, lorsque cela est possible, nous remettons en liberté
les oiseaux de proie guéris.
L'UQROP
a aussi comme mandat de faire connaître les oiseaux de proie
au grand public. Parlez-nous davantage de Chouette à voir!
et de votre programme éducatif destiné aux écoles.
Chouette
à voir! est le site naturel de l’UQROP, et il ouvre
chaque été ses portes au grand public et aux groupes
scolaires. Il est situé à Saint-Jude, en Montérégie.
Une visite permet aux gens de découvrir les différentes
espèces d'oiseaux de proie d’ici, puisque nous comptons
la plus grande collection de ces oiseaux vivants au Québec,
et de s’initier à la biologie de ces fascinants animaux.
Des présentations d’oiseaux de proie vivants en vol
sont données deux fois par jour. Le public est aussi invité
à visiter une exposition et le kiosque des découvertes,
et à effectuer une randonnée sur nos sentiers, où
on peut observer les oiseaux dans leurs volières. Tous les
détails se trouvent dans notre site Web.
Pour
ce qui est de nos programmes scolaires, nous visitons les écoles
et nous amenons des oiseaux de proie vivants, qui sont nos ambassadeurs,
dans les classes. Nos ambassadeurs portent ce titre parce qu’ils
ont un handicap permanent et qu’ils ne peuvent pas être
relâchés dans leur habitat naturel. Ils sont donc entraînés
par nos éducateurs, qui s’en servent pour sensibiliser
le public à l’importance de ces oiseaux. Il s’agit
donc d’une belle occasion pour les jeunes, de la maternelle
au secondaire, de s’éveiller à la faune qui
les entoure, car nous leur présentons la biologie des oiseaux
de proie, nous parlons des différentes étapes de la
réhabilitation et nous amenons les élèves à
manipuler des parties d’oiseaux naturalisées.
Pourquoi
est-il important de protéger ces oiseaux?
S.N.:
Les oiseaux de proie contribuent à l'équilibre écologique
et ils sont des indicateurs de la santé de notre environnement.
D’ailleurs, ils sont protégés par une loi provinciale.
Il est donc illégal de les chasser ou d'en garder en captivité.
De plus, certaines espèces sont vulnérables ou menacées.
Merci
pour cet entretien, monsieur Noël et bon été
à Chouette à voir!
Pour
en savoir plus :
www.uqrop.qc.ca
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MEDIA SCIENTIFIQUES
Découvrir,
mai-juin 2010 «Fin et suites de Découvrir»
Fier
de ses 30 ans, Découvrir pense à demain. Dès
l’automne 2010, les formes du partage de savoir (information,
communication…) seront décuplées grâce
à l’adoption d’une interface électronique
interactive. Pour son dernier format papier, ce numéro historique
fait la transition entre 2 générations mêlant
bilans, attentes et relève scientifique.
L’activité continue de la recherche est soulignée
par l’aperçu d’une vingtaine de projets menés
par de jeunes étudiants-chercheurs. Cette relève scientifique
trouvera certainement avantage à s’inspirer des 30
pistes de réflexion proposées par leurs pairs sur
les incertitudes de l’avenir, les défis à relever
et la façon de le faire.
Que d’évolution de la recherche en 30 ans ! Des morceaux
choisis au fil des publications de Découvrir (et prédécesseurs)
en sont d’excellents témoins. S’ajoutant à
cet aspect global, l’évolution de la recherche à
l’université, au collégial ou encore en industries
est décrite pour ses 30 dernières années.
La recherche a bien sa place en société, comme la
société a besoin de la recherche. Tour à tour
moteur de changement, créateur de liens et source d’idées
et de progrès, recherche et société gagnent
à s’allier sur plusieurs plans. C’est le constat
de vice-recteurs et directeurs de la recherche universités.
Marina
Mourot
Événements
scientifiques au Québec (INFO+ACS – 13 juillet 2010)
Calendrier des événements scientifiques au Québec
pour les deux prochaines semaines Info+ACS Rubrique événements
http://infoacs.acs.qc.ca/infolettre/visionner/100713/#mozTocId174471
L’Info+ACS
est l’infolettre de l’Association des communicateurs
scientifiques du Québec.
Pour plus d’information : www.acs.qc.ca - 514 844 4388 poste
250
> NOUVELLES
Avis
de recherche d’anciens d’Expo-sciences
Dans le cadre du 50e anniversaire des Expo-sciences, les organisateurs
des Expo-sciences, soit le Réseau CDLS-CLS, lance une vaste
recherche afin de retracer des anciens exposants. Cette recherche
permettra de dresser un portrait de la relève scientifique
qui participe aux Expo-sciences et du rôle joué par
cet événement dans le parcours scolaire et le choix
de carrière des anciens exposants.
Pour
s’inscrire, rendez-vous dans le site Web des Expo-sciences,
au www.exposciences.qc.ca
pour avoir accès à notre formulaire sécurisé
en ligne. Il ne prendra que quelques minutes à compléter!
Ceux qui auront rempli le formulaire seront aussi contactés
en vue des retrouvailles nationales, qui se tiendront le 18 novembre
2010, à Montréal.
La tête dans les étoiles… à Tremblant!
Les 13 et 14 août prochains, l'Agence spatiale canadienne
(ASC) organise l'événement Tremblant sous les étoiles,
en collaboration avec la Station Mont-Tremblant et le Club des astronomes
amateurs de Laval.
Lors
de cet événement se déroulant à Mont-Tremblant,
le public est invité à visiter le kiosque de l’ASC,
à compter les étoiles filantes et à se joindre
aux astronomes amateurs au sommet pour une soirée d'observation
astronomique. Pour de plus amples renseignements sur la programmation
de l’événement Tremblant sous les étoiles,
visitez le site Web de l’ASC.
www.asc-csa.gc.ca/fra/evenements/2010/tremblant.asp
Quelques sorties scientifiques montréalaises et estivales
Une
exposition «planante» à l’hôtel de
ville de Montréal
Pour souligner le 100e anniversaire du premier vol d'un avion au-dessus
de Montréal, la population est invitée à admirer
dans le hall d'honneur de l'hôtel de ville une réplique
grandeur nature du Blériot XI, baptisé «Le Scarabée»,
qui avait accompli ce vol en 1910. Outre la réplique de l'appareil,
une projection du film tourné à l'occasion du premier
vol effectué par le comte de Lesseps sera également
diffusée durant l'exposition. Des panneaux informatifs sur
l'historique des familles de Lesseps et Blériot seront également
exposés ainsi que différents artefacts, dont une aile
de la version militaire du Blériot XI. L’exposition
est gratuite et présentée du 24 juin au 31 juillet
2010
http://ville.montreal.qc.ca
Une
exposition intrigante à Pointe-à-Callière
Le musée Pointe-à-Callière présente
jusqu’en novembre prochain Île de Pâques, le grand
voyage. Cette exposition internationale, la plus importante à
être proposée ces dernières années à
propos de l’île, rassemblera plus de 200 objets provenant
de collections d’une vingtaine de prêteurs européens
et nord-américains. Les anciens Rapanui, qui s’installèrent
sur l’île vers l’an 1000, ont en effet réalisé,
en plus d’énormes et célèbres statues
de pierre, des objets très diversifiés, dont des bois
sculptés admirables et méconnus qui témoignent
d’une créativité, d’une esthétique
et d’une maîtrise technique remarquables.
Située à 3 600 km à l’ouest du Chili,
l’île de Pâques n’est qu’un point
infime dans le Pacifique Sud: avec ses 165 km carrés, elle
pourrait entrer presque trois fois dans l’île de Montréal.
Elle occupe pourtant une place immense dans le patrimoine de l’humanité.
Lorsque le Néerlandais Jakob Roggeveen la « découvrit
» au jour de Pâques 1722, il fut frappé par cette
« île étrange peuplée de statues énigmatiques
». Mais il fallut plusieurs siècles encore pour que
des archéologues et des ethnologues mettent en lumière
l’extrême richesse et l’unicité de la culture
rapanui. L’exposition permet d’ailleurs de faire le
point, de façon très accessible, sur les certitudes
comme sur des questions qui continuent de fasciner les scientifiques.
www.pacmusee.qc.ca
Iannis
Xenakis: compositeur, architecte, visionnaire au CCA
Le Centre Canadien d’Architecture présente, jusqu’au
17 octobre, prochain cette exposition, organisée par The
Drawing Center de New York, qui explore le rôle fondamental
que joue le dessin dans l’œuvre du compositeur Iannis
Xenakis. Il s’agit de la première exposition muséale
en Amérique du Nord consacrée aux œuvres sur
papier de Xenakis, compositeur de renom.
www.cca.qc.ca
Tissée
serrée à la Biosphère
Cette exposition extérieure de photos géantes révèle
les regards et les témoignages de photographes amateurs sur
leur rapport à la nature. Présentée par la
Biosphère dans le cadre de l’Année internationale
de la biodiversité et jusqu’au 30 avril 2011, les œuvres
exposées sont le fruit du concours de photographies Reflets
de la nature mené par la Fédération canadienne
de la faune.
www.ec.gc.ca/biosphere
SiO2:
La science du verre au Centre des sciences
Voyez le verre sous toutes ses formes dans cette exposition présentée
dans le cadre du projet culturel Montréal Ville de verre
et organisée par le Centre des sciences. Découvrez
l’origine du verre et ses applications dans notre vie quotidienne
grâce à ses multiples propriétés. De
son utilisation à la fine pointe de la technologie à
sa fabrication à l’échelle industrielle, le
verre brille par son omniprésence et ses contrastes.
www.centredessciencesdemontreal.com/programmation.html
Saturne:
au-delà des anneaux au Planétarium
Saturne est une véritable icône de notre système
solaire. Mais au-delà de ses magnifiques anneaux, les sondes
spatiales modernes nous révèlent un monde complexe
et fascinant. Cette production originale présentée
tout l’été au Planétarium de Montréal,
qui s'adresse à un public âgé de plus de neuf
ans, vous propose de découvrir la planète, ses anneaux
et ses lunes, à travers les yeux de la sonde Cassini-Huygens.
www.planetarium.montreal.qc.ca
De
la cigale au renard: Les animaux du mont Royal
Du 10 juillet au 26 septembre, les samedis et dimanches, en après-midi,
ces animations ambulantes sur la biodiversité du mont Royal
seront données en alternance dans le secteur du lac aux Castors,
sur le chemin Olmsted et au belvédère Kondiaronk.
Le départ a lieu de la maison Smith, dans le parc du Mont-Royal.
www.lemontroyal.qc.ca/carte/fr/html/Randonnee-3.html
Ce numéro a été préparé par Isabelle
Pauzé et Perrine Poisson
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La
Toile scientifique est le bulletin d'information de Science pour
tous. Elle est destinée à tous les acteurs du domaine
de la culture scientifique et technique: musées et centres
d'interprétations, organisateurs, producteurs et diffuseurs
d'activités scientifiques, milieu de l'éducation,
médias scientifiques ainsi que toutes les personnes intéressées
de près ou de loin par la diffusion et la promotion des sciences.
La Toile scientifique publie une dizaine de numéros par année
sur une base mensuelle. Elle est expédiée à
quelque 4000 adresses de courriel.
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