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Les actes du colloque sont disponibles
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La coalition Science pour tous a été fondée
en 1997 par L'Agence Science Presse, l'Association canadienne-française
pour l'avancement des sciences, l'Association des communicateurs scientifiques,
le Centre interactif des sciences de Montréal, la Cité des arts et des
nouvelles technologies de Montréal, le Conseil du développement du loisir
scientifique, le magazine Québec Science et la Société pour la promotion
des sciences et de la technologie.
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Colloque 2004
- La culture scientifique et technique en chantiers et en concertation
Concertation &
avenir: Analyse critique du mandat de Science pour tous et
repositionnement
- Chantier 1 - LA VILLE, des espaces
pour renouveler le contrat science-société
- Chantier 2 – L’ÉCOLE à l’heure des
choix
- Chantier 3 – Le tourisme
scientifique, un instrument pour la MÉDIATION des sciences
Science pour Tous: une vision renouvelée
À la demande du ministère du
Développement économique et régional et de la Recherche (MDÉRR), le
conseil d’administration (CA) de Science pour tous a mis en place un
comité de réflexion sur l’analyse critique du mandat que nous nous
étions donné en fondant Science pour tous en 1998, sur son évolution, sa
pratique et son repositionnement.
Les réflexions de ce comité et ses
recommandations ont fait l’objet d’un document Science pour tous! Une
vision renouvelée. Ce document de repositionnement a été approuvé à
l’unanimité par le CA en août 2004. Il sera soumis aux membres de
Science pour tous et présenté lors du Colloque 2004 pour discussion et
approbation, avant d’être transmis au MDÉRR.
Il est apparu tout à fait pertinent et
légitime de réévaluer le mandat de Science pour tous, qui date déjà de
plus de cinq ans, dans un contexte extrêmement difficile et évolutif,
pour poursuivre et adapter nos efforts en meilleure concertation avec
tous nos partenaires. Il importe maintenant de soumettre le document à
un débat entre les membres de Science pour tous dans le but de confirmer
la pertinence et la légitimité de son mandat. Les participants au
colloque ainsi que ceux qui seraient empêchés d’y assister sont invités
à porter une attention particulière au document et à transmettre leurs
commentaires par courrier dès que possible ou au moment du colloque.
CONCERTATION ET CHANTIERS: Parmi les
objectifs visés dans le cadre de son repositionnement, Science pour tous
souhaite développer et alimenter des chantiers de réflexion, d’échange
et d’expérimentation. Ces chantiers porteront sur des thèmes jugés
prioritaires et qui sont susceptibles de rallier des intervenants de
nombreux secteurs d’activité. Le présent colloque donne le signal de
départ de cette opération en invitant les organismes du milieu de la
culture scientifique et technique de même que leurs partenaires à
participer à la mise en œuvre de trois chantiers de travail.
Chacun de ces chantiers sera présenté en
atelier et fera l’objet d’un remue méninges à partir duquel des projets
communs seront identifiés. Au cours du travail en atelier, les
participants seront amenés à préciser le contenu de ces projets: les
objectifs et les stratégies, les partenaires potentiels, les moyens
d’action, les tâches à répartir, les échéanciers, les sources de
financement possibles et les budgets nécessaires à leur réalisation. Au
terme du colloque, qui se veut un exercice ambitieux et novateur, les
participants auront également formulé des engagements afin de mener ces
projets à bien au cours des mois ou des années à venir et ce, de concert
avec les intervenants intéressés.
Le colloque de Science pour tous veut
donner une impulsion au réseautage et aux nouvelles alliances dans le
milieu de la culture scientifique et technique pour un développement en
chantiers et en concertation.
Chantier 1 – La ville, des espaces pour renouveler le contrat
science-société
La ville, lieu de dynamique culturelle,
fière de ses festivals, musées, orchestres, théâtres, bibliothèques,
etc., est devenue un partenaire incontournable mais encore
insuffisamment présent dans la promotion de la culture scientifique et
technique. L’objectif de ce chantier est d’accroître cette présence des
acteurs de la ville dans les années à venir.
Dans la compétition internationale qui
s’instaure entre les grandes villes pour attirer les entreprises, la
main-d’œuvre qualifiée, les touristes, les créateurs, les immigrants,
comme aussi bien face à la mission de développement régional des petites
villes, qui veulent retenir leurs populations, notamment leurs jeunes,
et créer des emplois de qualité, la culture scientifique et technique
est devenue un facteur déterminant. Enjeux économiques, culturels et
sociaux s’imbriquent, la technoscience se situant désormais au cœur des
principaux débats démocratiques de société et de son épanouissement.
Développer des équipements culturels de
qualité en sciences et technologie, soutenir les initiatives citoyennes,
mêmes informelles et bénévoles comme celles des bars et des cafés de
science, dont le succès actuel est significatif, contribuer à la
vitalité des intervenants en culture scientifique auprès des jeunes,
qu’elles ont la chance d’accueillir sur leur territoire ou mettre en
valeur les réalisations locales innovantes. Voilà toute une
responsabilité stratégique, de nouveaux défis et une dynamique d’avenir
à prendre en haute considération pour les villes, grandes et petites,
qui sont déterminées à participer à la société du savoir.
Un dialogue est à instaurer afin
d’intégrer la culture scientifique et technique aux stratégies de ces
villes dont le développement est de plus en plus intimement lié aux
activités de production et de diffusion des connaissances, des villes
aujourd’hui à la recherche de nouveaux espaces d’innovation. L’atelier
sur la Ville invite les participants à prendre connaissance de quelques
projets locaux de partenariat qui illustrent ce dialogue et à identifier
des pistes susceptibles de favoriser celui-ci.
Chantier 2 – L’école à l’heure des choix
Nombreux sont les organismes de culture
scientifique et technique qui s’adressent traditionnellement aux
clientèles scolaires. C’est souvent grâce aux relations directes avec
des enseignants qu’ils peuvent offrir aux écoles leurs produits et
services. Par contre, le ministère de l’Éducation (MEQ) n’est pas un
interlocuteur établi de ces organismes.
Au moment où le MEQ s’est engagé dans une
importante et difficile réforme pédagogique centrée sur l’apprentissage
par projet, la contribution que peuvent apporter les organismes devient
de plus en plus pertinente. Pour réussir à promouvoir et à diffuser
leurs réalisations le plus efficacement possible, il importe de miser
sur la collaboration des acteurs du réseau de l’éducation et ceux du
milieu de la culture scientifique et technique.
À la demande du MEQ, Science pour tous a
mené une enquête auprès des organismes pour mieux cerner la
problématique de leurs relations avec le milieu scolaire – écoles
primaires et secondaires, commissions scolaires, directions régionales
du ministère. Il a remis au MEQ un rapport concluant sur un certain
nombre de recommandations. Parmi celles-ci, Science pour tous propose au
MEQ la mise en place d’un cadre de dialogue permanent réunissant les
partenaires concernés. Pour que s’instaure officiellement une
concertation et une nouvelle dynamique.
L’atelier sur l’École sera l’occasion de
discuter ce rapport intitulé Un nouveau dialogue à instaurer, qui met de
l’avant de nouvelles perspectives d’action et de nouvelles avenues à
explorer. Ces échanges constituent une étape importante de la démarche
engagée avec le MEQ.
Chantier 3 – Le tourisme scientifique, un instrument pour la
médiation des sciences
Le tourisme écologique et scientifique
connaît une faveur publique grandissante: sites fossilifères,
équipements hydroélectriques, observation de la faune et de la flore
(bélugas, oiseaux, jardin botanique, etc.) attirent de plus en plus de
visiteurs. Des centres d’interprétation se développent. Science pour
tous a consacré une série de la Toile scientifique cet été à un guide
répertoire de toutes les initiatives de tourisme scientifique et
technologique offertes au public au Québec: un ensemble impressionnant.
Le financement de ces centres
d’interprétation peut-il être assuré seulement par la billetterie pour
assurer la qualité des exhibitions et de l’animation? Science pour tous
devrait-il éditer un guide québécois du tourisme scientifique pour
répondre à la demande du public et contribuer à la promotion de ce
nouveau genre de culture scientifique grand public?
Le cas du tourisme scientifique invite à
une réflexion plus générale sur l’importance, le rôle grandissant et les
critères de qualité spécifiques requis pour favoriser la qualité de la
médiation scientifique. Comment concilier les demandes des différents
types de public (jeunes et adultes, populaires et savants)? Jusqu’où
peut-on aller dans les divers degrés de médiation scientifique?
Cet atelier intéressera tous ceux qui
travaillent pour le grand public, non seulement en tourisme, mais aussi
dans les magazines et revues, dans les grands médias électroniques,
radiophoniques et télévisuels, dans les musées et dans les centres de
loisir scientifique puisque la stratégie de promotion gagne à être
multi-médiatique. Le Québec est-il particulièrement actif dans ce
domaine? Peut-il faire mieux? Des partenariats sont-ils à renforcer avec
Tourisme Québec, le MDÉRR, responsable de l’industrie touristique, les
services touristiques régionaux, municipaux, avec l’industrie privée du
tourisme? |