Lettre
à la Ministre Marois
20
septembre 2002
Madame
la vice-première ministre,
Science
pour tous sinquiète profondément à
propos de toutes ces rumeurs et informations qui circulent concernant
la suppression ou la fusion du MRST dont lexistence constituait
à nos yeux la reconnaissance enfin de limportance
que le gouvernement du Québec attache à la place
de la science, de la technologie, de la recherche et de linnovation,
à leur diffusion et à la promotion des carrières.
Nous ne saurions renoncer à cet outil et à ce symbole
si important dans une société et une économie
dites du savoir.
Qui
plus est, nous nous inquiétons aussi de rumeurs concernant
une nouvelle diminution des heures denseignement des sciences
et technologies dans la réforme de lenseignement
au secondaire. Des indications sérieuses nous portent à
croire à une diminution des heures en science au profit
des arts et de léducation physique. Ces horaires
sont déjà une peau de chagrin, comme vous le savez
pour avoir été ministre de lÉducation,
et un tel geste contredirait cruellement les valeurs davenir
du Québec (recherche et développement, innovation,
etc.).
Occulter
lappropriation de la science et de la technologie de cette
façon serait un message désastreux si nous considérons
quau quotidien la science citoyenne doit porter un regard
critique sur nombre de sujets. Quil sagisse de la
santé, de lenvironnement, de la nécessité
dune main-duvre hautement qualifiée :
autant dobjets quotidiennement abordés qui demandent
une connaissance et une compréhension accrues.
Un
citoyen mieux informé est un meilleur citoyen. La science
fait de plus en plus partie du quotidien et cette tendance dans
lavenir ne sera certes pas à la baisse. Ces changements
anticipés, dont la rumeur court avec insistance sont un
danger par le message quil transmettra à toute la
population et en particulier aux jeunes qui constituent tout le
secteur de la relève.
Avec
lespoir dune écoute positive, nous vous prions
de croire, Madame la vice-première ministre, en lexpression
de nos sentiments très respectueux.
Le
président, Hervé
Fischer