L'ORIGINE

Science pour tous prend naissance à l'automne 1997 quand les principaux organismes de culture scientifique québécois décident de réagir à la disparition du programme fédéral Science-Culture Canada, disparition qui les prive collectivement d'environ 700 000$ par année.

Science pour tous se donne donc un premier mandat: intervenir au nom de l'ensemble des organismes de culture scientifique auprès des divers paliers de gouvernement et auprès de l'industrie pour re-sensibiliser ces interlocuteurs à l'importance de promouvoir la culture scientifique et technique au sein de la population québécoise.

Science pour tous lance alors un manifeste qui recueille des centaines de signatures et exige que les gouvernements consacrent au moins 1% de leur effort de recherche à la promotion de la culture scientifique.

LES RASSEMBLEMENTS (REPÈRES)

AUTOMNE 1998 > SPT tient ses États généraux de la culture scientifique et technique le 26 septembre 1998. À cette occasion, SPT lance son manifeste et demande au gouvernement du Québec une politique musclée de promotion de la science. Ils sont 200 personnes à demander une plus grande reconnaissance devant l'indifférence des gouvernements et du milieu de la culture. (>>>)

PRINTEMPS 2000 > SPT organise un Forum sur l'État de la culture scientifique au Québec à l'École de technologie supérieure. L'événement se déroule en présence des ministres de la Science et de la Culture. Les deux journées sont dédiées, entre autres, à l'étude des missions de la culture scientifique et technique dans un monde où se développent de plus en plus les réseaux de savoirs et de compétences. (>>>)

SEPTEMBRE 2001 > Le Centre des sciences de Montréal accueille le 3e Colloque de SPT qui aborde la capitale question de la Diffusion de la science et de la technologie. Organisé conjointement avec l'Association francophone pour le savoir (ACFAS), l'événement met en relief la nécessité d'établir un meilleur dialogue entre les chercheurs et les diffuseurs de la culture scientifique (médias, musées, centres d'interprétation, etc.). (>>>)

MAI 2003 > L'Université de Sherbrooke reçoit le 4e Colloque de SPT sous le thème de la Science citoyenne. Il sera l'occasion d'affirmer la nécessité de faire des sciences et technologies des outils pour le grand public. S'insèrent dans le programme la visite de laboratoires, d'organismes de CST, d'écoles et du Musée de la nature et des sciences. (>>>)

NOVEMBRE 2004 > C'est au Centre des sciences de Montréal que SPT tient son 5e Colloque sous le thème de La culture scientifique et technique en chantiers et en concertation. La formule est particulière: les participants, inscrits dans l'un des trois chantiers (LA VILLE, L'ÉCOLE et LA MÉDIATION SCIENTIFIQUE), plancheront durant deux jours sur des projets porteurs. Le projet 24 heures de science est issu de l'atelier LA VILLE. (>>>)

Les actes présentent les résultats et les projets de ces deux journées d'échanges. (>>>)

NOVEMBRE 2005 > Le 6e Colloque de Science pour tous, Un réseau à promouvoir, a eu lieu à Québec à l’École nationale d’administration publique (ÉNAP). La rencontre a permis d’effectuer le suivi sur les chantiers du Colloque 2004, de donner le ton au 24 heures de science et de présenter des petits projets au succès retentissant. (>>>)

SPT ET LA POLITIQUE

Science pour tous a aussi consacré beaucoup d'efforts pour amener le gouvernement du Québec à proclamer l'importance de la culture scientifique et technique dans la Politique québécoise de la science et de l'innovation qui a finalement été publiée en janvier 2001. Sur papier, un grand succès: c'est le premier document gouvernemental qui exprime aussi clairement l'importance cruciale de l'appropriation de la science et de la technologie par l'ensemble des citoyens. Donc, un grand pas en avant pour tous les organismes qui ont coordonné leurs interventions dans ce but...

Depuis lors, malheureusement, le ministère de la Culture et des Communications n'a rien fait pour donner suite à ces belles intentions et "l'argent neuf" promis dans la politique ne s'est jamais matérialisé. Science pour tous poursuit donc ses efforts pour obtenir que l'administration de cette Politique scientifique soit regroupée dans un seul ministère. Nous avons d'ailleurs obtenu un engagement en ce sens du Parti Libéral du Québec pendant la campagne électorale qui l'a porté au pouvoir. Son premier geste aura toutefois été de supprimer tout ministère consacré à la recherche, la science ou la technologie.

À NOTER

Science pour tous s'efforce de conserver une taille modeste en déléguant ses tâches à ses organismes membres. Il évite aussi de se substituer à eux en recrutant activement des membres individuels ou en organisant des activités culturelles destinées au grand public. Toutefois, SPT admet quand même des membres individuels qui partagent ses objectifs.