Rapporteur: Hervé Fischer
La plénière a fait les constats suivants:
La
qualité des Ateliers, des interventions, l'énergie et
la créativité qui s'y sont manifestées, le nombre imposant
et la diversité sectorielle et géographique des participants
sont extrêmement encourageants pour l’avenir de
la culture scientifique et technique au Québec.
Les
interventions des deux ministres ont été importantes.
Certes,
la culture ne se définit pas. Une culture, y compris
la culture scientifique et technique qui est vivante est
changeante, diversifiée; elle assume des contradictions.
On se méfiera donc de toute tentative de définition.
La culture scientifique et technique ne doit pas être
considérée comme une culture marginale et pauvre, qu’on
hésiterait à inviter à rejoindre la Culture. Elle est
porteuse de la créativité et de l’imagination de
ses chercheurs, de ses médiateurs, de ses enseignants,
de ses industriels, et des gens d’affaires qui y
confient leurs meilleurs investissements. C’est
la même force de créativité qu’on retrouve dans
les sciences et l’industrie ou dans les arts.
Nous le découvrons de plus en plus de nos jours. La culture
scientifique et technique, c’est donc autant l’esprit,
le questionnement, l’étincelle de l’aventure
humaine, que la construction du réel, le défi du futur.
Il
est significatif à cet égard que Science
pour tous ait accueilli deux ministres,
représentant ensemble la culture, les communications,
la recherche, la science et la technologie.
C’est sur l’équilibre entre ces deux démarches
que se bâtit la diversité et le ressort de la culture
scientifique et technique: la création, l’innovation,
la communication, la relève pour le futur.
La
culture scientifique et technique se doit de:
- (Systémique)
: relier les connaissances , promouvoir la créativité,
la rigueur et l’innovation de l’esprit
et la transdisciplinarité
- (Débat
de société): promouvoir le questionnement scientifique
pour répondre à des enjeux majeurs de la nouvelle
citoyenneté:
+ mieux comprendre notre monde
+ assurer la relève dans l’économie
du savoir
+ participer au débat démocratique
des grandes questions techno-scientifiques
+ mieux relier les hommes
+ refonder l’humanisme
Une
culture, c’est:
- la
création de contenus, notamment, ici, au Québec,
de contenus scientifiques francophones. Le rôle
des organismes de culture scientifique est notamment
de contribuer à concevoir de tels contenus de qualité,
à partir des travaux des chercheurs et en innovant
dans les modes pédagogiques de vulgarisation, à destination
des enseignants et du grand public.
- un
art de communiquer et d’enseigner, un
réseautage, un maillage, des NTE innovantes.

Un
mandat pour Science pour tous
:
Science
pour tous réaffirme sa vocation à regrouper
les organismes de culture scientifique et technique, à
soutenir leurs activités en créant un réseau «pour
se connaître et être reconnus», sans jamais se substituer
aux activités de ses membres.
Science pour tous
a pour vocation de représenter légitimement auprès
des interlocuteurs gouvernementaux ou privés les préoccupations
et demandes de ses membres.
Ce mandat est particulièrement important au moment où
le gouvernement québécois nous annonce une nouvelle politique
de la culture scientifique, dont nous voulons être interlocuteur
et partie prenante.
Science
pour tous travaille à renforcer les partenariats,
maillages et le réseautage nécessaire au succès de
nos activités. Science pour tous veut aussi être un interface
entre les secteurs de l’éducation, de la culture,
de la recherche et de l’économie.
Le
développement de la Toile scientifique du Québec
permettra de mieux assurer ce réseautage, la veille informationnelle,
l’inventaire, la collecte et la diffusion des contenus
culturels disponibles.
Si
le gouvernement tient à instaurer des indicateurs de
performance, jugés par Science
pour tous difficiles à concevoir et à appliquer
dans les domaines de la culture et de l’éducation,
Science pour tous tient à être partie prenante
dans leur définition et leurs modes d’application.
Des
recommandations:
Une
mise à niveau du concept de culture scientifique et technique
et de ses budgets.
La
culture scientifique et technique doit être reconnue à
part entière dans le champ de la culture humaniste et
créative par le ministère de la culture; ce qui implique
aussi qu’elle bénéficie des mêmes mesures de soutien
et de la même attention que les autres volets de la culture
: arts, musique, théâtre, danse, cinéma, édition, etc.
Cette
mise à niveau financière implique cette année un budget
de 20 millions de dollars pour rattraper les retards
accumulés, stabiliser les activités de culture scientifique
et technique à un niveau normal et les développer pour
faire face aux nouveaux défis.
Science
pour tous souhaite que les rôles des différents
ministères en matière de culture scientifique et technique
soient précisés et que ce mandat en soit confié au Comité
ministériel de la recherche, de la science et de la technologie
auquel devrait se joindre le ministère de la Culture et
des Communications.
Science
pour tous souhaite que le ministère de
la Recherche, de la Science et de la Technologie mette
sur pied un groupe de travail impliquant Science pour
tous, les ministères concernés et des entreprises afin
de définir un mode de concertation avec les entreprises
privées, d'augmenter leur implication en matière de
culture scientifique et technique et de favoriser de meilleurs
partenariats.
Science
pour tous souhaite que les organismes de
promotion de la culture scientifique et technique obtiennent
des budgets stables de fonctionnement, plutôt que
d’être financés par projets, qui meurent dès que
leur financement cesse.
Science
pour tous demande que ces préoccupations
soient prises en compte dans la conception en cours de
la nouvelle politique québécoise de la culture scientifique
et technique et maintient sa revendication auprès du gouvernement
fédéral de rétablir un programme de soutien financier
pour la culture scientifique et technique.