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Le Forum 2000, 3 et 4 mars

Compte-rendu du forum
3 et 4 mars 2000

Notes de l'allocution de Jean Rochon
Ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie

L'appropriation de la science et de la technologie:
agir sur une variété de fronts

 

La culture scientifique n'est pas «à sens unique »
Plus particulièrement cette dernière année, j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes oeuvrant dans le milieu de la culture scientifique. J'ai rapidement compris que celle-ci puise à toutes les opportunités, qu'elle entre par toutes les portes et se développe dans tous les environnements.
La culture scientifique se laisse difficilement résumer à telle ou telle manifestation et se situe tout aussi difficilement en tel ou tel lieu, tant ses sources, vecteurs et destinataires sont nombreux et variés, ses pratiques particulières et ses expressions multiples. Pourtant, les objectifs ultimes poursuivis par les acteurs de la promotion et de la diffusion de la culture scientifique, aussi différentes soient leurs valeurs, convergent lorsqu'on se tient en surplomb.

En définitive, à quoi aspirons-nous par la diffusion de la culture scientifique? Nous aspirons, en donnant accès à l'apprentissage, à la réflexion et au jugement scientifiques, ainsi qu'à la pratique de cette créativité singulière qu'inspire la science, à faire de la science et de la technologie un bien commun. Cette appropriation doit se traduire par une plus forte sensibilisation aux enjeux soulevés par la science et la technologie et par une compétence suffisante pour en juger et, ainsi, être en mesure de participer aux réflexions et aux débats publics en la matière, voire de les susciter.

La culture scientifique n'est pas qu'un catalogue des connaissances qui permettent de répondre correctement à une question ou de citer «par cœur» certaines grandes dates ayant ponctué l'histoire de la science. Elle est aussi faite de compétences, qui permettent de frayer avec aisance dans ce monde profondément marqué par la technologie et d'y contribuer positivement. Mais il ne saurait s'agir davantage d'un savoir-faire, reproduit sans esprit critique ni regard sur le monde. En quelques mots, nous aspirons, par la diffusion de la culture scientifique, à ce que tous comprennent le code du monde où nous évoluons.

Cette culture scientifique est partie intégrante de la citoyenneté, ni hostile ni indifférente aux autres cultures: elle s'y mêle et les enrichit, car elle représente une autre façon de voir le monde. Elle se définit par rapport au monde et à son évolution et les espoirs qu'on lui fait porter en sont indissociables. Elle passe par les individus, certes, mais elle doit aussi mobiliser les acteurs sociaux, tels, par exemple, les écoles, les gouvernements, les municipalités, les associations professionnelles et de citoyens, les médias.

Les clés de l'appropriation de la science et de la technologie sont multiples: la politique scientifique, qui sera complétée dans quelques mois, aurait tort d'en exclure l'une ou l'autre. De plus, cette culture ne se développe pas dans l'abstraction, car «pour inventer, s'approprier et adapter des technologies, il faut avant tout qu'un pays ait les valeurs, la scolarisation, le tissu social, les services et les institutions qui lui en donnent la capacité.» C'est pourquoi j'incline à penser que la culture scientifique est une œuvre collective et de portée collective, qui doit être obsédée à tout moment par ses objectifs et non par les éléments qui peuvent l'en divertir; par ce qui peut en rapprocher les acteurs et non par ce qui peut les diviser. Il n'est donc pas à craindre que la politique scientifique impose un «sens unique » à la culture scientifique.

Les objectifs de la politique scientifique: «la science en personne»
Il est clair que la politique scientifique, au regard de sa responsabilité particulière envers l'avenir de la science au Québec, de la perspective forcément intégrale qu'elle adopte et de ses objectifs propres couvrira un domaine plus vaste que celui occupé ou revendiqué par un groupe en particulier et sollicitera un assortiment de moyens. Il n'y a pas, du point de vue de la politique, contradiction entre les acteurs de la culture scientifique; il n'y a pas rupture entre production de la science, d'un côté, et sa diffusion de l'autre, pas plus qu'entre sa diffusion et son utilisation.
De plus, le souhait de créer, avec la politique scientifique, un environnement favorable à la R-D et à l'innovation ne peut se concrétiser sans une propagation plus soutenue de la culture nécessaire. S'il y a des obstacles à cette généralisation, ces obstacles doivent être identifiés.

Mais, ayant dit cela, des voies diverses s'ouvrent à elle. La politique scientifique comportera donc au moins trois éléments qui, à un titre ou l'autre, à un degré ou l'autre, intéressent les organismes qui se vouent à l'avancement de la culture scientifique: la formation des jeunes et la promotion des carrières en science et technologie, la communication scientifique auprès du «grand public» ou de publics spécialisés, ainsi que la collecte et la mise à disposition d'informations scientifiques et techniques comme aide à la décision tant auprès des individus que des décideurs politiques et socio-économiques.

La formation des jeunes et la promotion des carrières en science et technologie
La culture scientifique, partie vitale du bagage d'un « citoyen» de cette société, dans ce monde et dans ce siècle, est d'abord couvée dans l'environnement immédiat de l'enfant, là où il fait ses premiers apprentissages: le milieu familial et le milieu scolaire. C'est dans ces milieux que l'enfant va à la rencontre de la science. C'est à leur fréquentation que le jeune s'en forge la première représentation, le plus souvent décisive. L'empreinte de ces milieux, positive comme négative, est profonde et déterminante.
La formation en science au primaire et au secondaire n'est pas seulement importante pour initier à l'univers scientifique et technologique toujours plus présent dans nos vies quotidiennes: elle l'est aussi pour inviter à la carrière scientifique, un projet loin d'être futile sachant la part croissante des nouveaux emplois créés dans les domaines de la science et de la technologie. Pour des raisons évidentes, la politique scientifique, qui entend à la fois favoriser une culture de base et valoriser les carrières en science et en technologie, devra porter une attention particulière aux activités scolaires et parascolaires, à l'environnement pédagogique de la formation en sciences et en technologie et à l'enseignement proprement dit.

Si, exceptionnellement, le goût pour la science peut naître de façon spontanée d'un heureux hasard, il émerge généralement de contacts assidus avec des «maîtres», qui ne sauront transmettre bien que ce qu'ils possèdent bien. Quiconque a été marqué par un professeur sait l'influence prononcée qu'il peut avoir sur le goût pour l'apprentissage, la motivation pour l'effort, la volonté de dépassement et l'intérêt qu'on porte à un sujet.

Alors que la science - sans oublier les mathématiques - devrait être un instrument de valorisation, un terrain d'exploration, une aire de récréation, un lieu de réalisation, elle est trop souvent utilisée ou, du moins, trop souvent perçue comme un outil de sélection, et partant, de discrimination et d'échec. Si la science est aussi injustement comprise, c'est qu'on l'administre comme une médication amère. Or, les jeunes ont grand besoin, non d'un «traitement », mais d'être encouragés, intéressés, rassurés. C'est ce lien de confiance que vos associations établissent, restaurent et maintiennent, selon le cas. Mais là encore, l'attitude de la société, de la famille et des médias face à la science n'est pas étrangère à l'image que le jeune s'en fait.

Quoi qu'il en soit, les efforts de promotion de la culture scientifique qui se réalisent hors du milieu de la formation ne doivent pas devenir l'alibi à une démission de l'école quant à l'enseignement de la science ou un antidote systématique au désintérêt créé dans les classes primaires et secondaires. Pas plus qu'ils ne doivent, par l'effet d'un clivage créé dans ces mêmes classes, se voir réservés aux seuls étudiants en sciences ou à ceux qui s'intéressent particulièrement à ce domaine. À moyen terme, leur mode ne doit pas être compensatoire, en colmatant des lacunes ou en forçant des brèches dans des résistances qu'on aurait pu prévenir, mais en prolongeant et en accomplissant un apprentissage. Du moins, peut-on le poser ainsi dans l'idéal.

La communication scientifique
Au Québec, la communication scientifique à destination du grand public, deuxième élément pour l'appropriation de la science et de la technologie, repose sur une infrastructure riche et diversifiée, comme peu de pays au monde peuvent s'enorgueillir. Des regroupements comme le vôtre, Science pour Tous, ainsi que les organismes qui l'ont fondé, pratiquent et développent avec une conviction légitime la communication scientifique, par les vecteurs que sont, entre autres, les médias, les établissements muséologiques, les bibliothèques, les organismes de loisir et d'éducation non formelle.
Ces organismes, qui constituent ensemble un ressort principal de cette vaste entreprise qu'est la culture scientifique, vivent du dynamisme, de l'acharnement, parfois même, disons-le, de l'héroïsme de personnes, souvent bénévoles.

Leurs actions quotidiennes cherchent à réduire l'écart entre la science et la société en créant des ouvertures entre l'univers de la pratique scientifique et technologique et le grand public ou le milieu scolaire. Elles visent à faire de ce monde où nous vivons un monde de participation, habitable et intelligible pour le plus grand nombre, et à briser le sentiment de perplexité, d'étrangeté ou d'hermétisme que la science et le monde technologique inspirent encore à plusieurs. De plus, le rôle d' «éveilleur des esprits» de Science pour Tous à l'importance de la culture scientifique pour l'innovation, la productivité et la compétitivité des entreprises, et à la responsabilité commune de tous les acteurs socioéconomiques se manifeste clairement par la tenue de ce premier Forum.

La structuration d'une part toujours plus large de l'activité humaine par la science et la technologie, leur pénétration croissante dans notre société exigeant de chacun qu'il puisse participer aux débats relatifs à la science et à la technologie ou en comprendre les implications, tout cela promet un avenir fort occupé à la promotion de la culture scientifique et une responsabilité plus lourde à ceux qui en assurent la médiation.

Des efforts accrus de vulgarisation représentent une des avenues importantes par lesquelles la politique scientifique espère atteindre son objectif d'appropriation de la science et de la technologie, notamment, en consolidant les réseaux existants et en favorisant l'émergence de nouveaux réseaux cristallisés autour d'objectifs communs. L'orchestration ne peut se faire que de l'intérieur de ce grand ensemble, encore qu'on ne saurait l'envisager sans le recours à des informations valides.

L'information scientifique et technique
Il est rendu inimaginable aujourd'hui de prendre des décisions lucides, privés de l'éclairage fourni par l'information scientifique et technique: c'est le troisième élément en vue de l'appropriation de la science et de la technologie. Sans la collecte, l'interprétation, l'organisation et la diffusion de telle information, comment naviguer en tenant son cap, conduire les opérations et orienter les interventions avec discernement et anticipation, en réduisant au minimum l'incertitude et le risque ? À l'usage autant des gouvernements que des partenaires commerciaux, des organismes non gouvernementaux et du public, l'information scientifique et technique a vu son rôle accru plus particulièrement ces dernières années, à la faveur de controverses publiques majeures telles que nous en avons l'écho presque quotidien.
Vu la dimension technologique toujours plus marquée de l'univers qu'ils habitent, les citoyens n'ont jamais autant souhaité être éclairés dans leurs choix personnels. Ils sont de plus en plus appelés à se forger une opinion, à s'inscrire dans des processus de participation et à intervenir dans la prise en charge de leur environnement. Avec raison, les questions environnementales, de santé et d'alimentation, parmi d'autres, les interpellent à un haut point : ils sont avides d'informations pertinentes pour apprécier avec justesse les risques associés, par exemple, aux champs électriques, à la présence de substances toxiques dans l'environnement et aux organismes génétiquement modifiés.

Alors qu'il appartient au citoyen de formuler ses préoccupations, le rôle du gouvernement n'est pas tant de gérer la collecte d'informations, que d'appuyer la quête personnelle d'informations validées et à jour à travers la nuée de celles librement disponibles. Il peut y parvenir en aidant à l'apprivoisement des outils de recherche et en créant des environnements tels que le citoyen dépiste au besoin la matière nécessaire pour intervenir de façon éclairée ou résoudre les problèmes qui le touchent dans ses multiples identités: personnelle, familiale, professionnelle, sociale et politique.

Agir sur une variété de fronts
Comme on le voit, la variété des lieux, des moyens et des acteurs contribuant aux objectifs de la culture scientifique est prodigieuse.
Mais une série de difficultés vient aussitôt se nouer autour de la reconnaissance de cette pluralité : le fait que tout un chacun ne peut se lancer dans toutes les directions. La quête indépendante d'avantages et de visibilité - le chacun-pour-soi - n'est pas nécessairement bonne conseillère, dans la mesure où elle menace la cohérence de ce que l'appellerais le réseau de la culture scientifique. S'il y a donc un réseau, ses acteurs doivent être bien accordés comme on le dirait d'instruments mis au diapason. Puisqu'ils agissent à des niveaux différents, à des niveaux de précision différents, sur des gammes différentes, ils n'ont pas à se considérer comme des rivaux. La diversité des concepts en jeu et des approches doit plutôt présider à la fertilisation croisée des idées.

Un travail de coordination déjà important a été réalisé dans le domaine de la communication scientifique, qu'il faut poursuivre; des réseaux ont été installés, qu'il faut étendre et consolider. Science pour Tous est un exemple d'alliance prometteuse. Je constate à la lecture du programme de ce premier Forum que vous entendez explorer davantage les partenariats porteurs avec les gouvernements, la communauté scientifique, le réseau scolaire et les entreprises : je suis impatient d'avoir des échos de vos réflexions.

Une signalisation nécessaire pour favoriser l'évolution
de la culture scientifique

En vertu de la loi ayant créé le ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie, en juin 1999, la politique scientifique à venir doit, non seulement énoncer «des objectifs mesurables en matière sociale, culturelle et économique », mais, en outre, faire «l'objet d'une évaluation régulière visant à vérifier l'atteinte des objectifs qu'elle poursuit, l'efficacité des stratégies qu'elle préconise, son adaptation aux nouveaux besoins, ainsi que son impact sur les individus et l'ensemble de la société.»
Précisément, quelles stratégies gouvernementales sont les plus susceptibles de hausser le niveau de culture scientifique et de rendre justice aux initiatives les plus inventives, les plus productives et les plus prometteuses de ce point de vue? Cette seule question en fait surgir de nombreuses autres.

Notre stratégie ultime doit être la recherche opiniâtre de ce qui fonctionne. Or, dans cette matière, comme en toute autre, on ne peut agir de façon « stratégique» qu'à la condition d'une connaissance approfondie de la réalité du terrain, des ressources à notre disposition et des spécificités du problème qui se pose. Qu'en est-il de ces spécificités du problème, c'est-à-dire l'état, actuel et souhaité, de la culture scientifique au Québec?

Le panorama de la culture scientifique ne se résume pas à un inventaire détaillé des divers outils, activités, organismes, structures visant à la supporter et la promouvoir. On doit applaudir aux efforts et aux projets novateurs qui ont édifié le réseau québécois de la culture scientifique et technique, l'intérêt pour ces sujets et l'émulation qu'ils ont produits, ainsi que les succès de popularité qu'ils ont remportés. Dans ce réseau, qui a maintes fois fait la preuve de sa vitalité et de sa volonté, une déficience ne s'en manifeste pas moins: le manque d'outils rationnels et de balises pour en faire évoluer les moyens, dans une direction que tous reconnaîtraient comme positive et structurante.

Il ne s'agit pas de savoir uniquement quel «système » de promotion de la culture scientifique nous voulons construire; il s'agit de bien plus: de savoir à quelle société «cultivée» l'on aspire et plus généralement encore: ce qu'est cette culture qu'on poursuit, non plus dans ses causes et ses agents, mais dans ses effets.

À quoi mesurer cette progression? Quelle est la propagation réelle de la culture scientifique, les publics qu'elle rejoint? Si on connaît l'intensité des activités de promotion de cette culture, quelles en sont l'efficacité et l'impact? S'il est évident que la science et ce qu'on en transmet doit faire sens, comment apprécier ce sens qui est transmis par la culture scientifique - les représentations, les valeurs et les attitudes qui en résultent? Comment faire en sorte que tous les acteurs à l'œuvre actuellement favorisent au mieux la progression de la culture scientifique? Enfin, comment assurer la continuité des efforts de promotion et la persistance de leurs retombées?

Ces questions obtiennent des réponses souvent partielles, lorsque ce ne sont pas des intuitions ou des présomptions, alors que des réponses claires seraient essentielles pour guider les actions du gouvernement, mais aussi les vôtres et celles de vos partenaires. Comment affirmer, dans ce contexte, que nos actions portent tous les fruits qu'il serait légitime d'en espérer? Pourtant, la compréhension de ce que nous récoltons de nos efforts nous permettrait d'intensifier, voire de reproduire sciemment les plus productifs en regard de nos objectifs, et d'en réorienter d'autres.

À l'heure présente, les indicateurs de la culture scientifique disponibles ne permettent de dresser qu'un bilan sommaire de la situation. Faute de données, certaines dimensions de l'état de la culture scientifique demeurent opaques et la mesure de son progrès nous est encore inaccessible. De quelle manière, autrement qu'avec des indicateurs significatifs et fiables, mener une vaste réflexion à la fois prospective et rétrospective? Il faut voir cela comme une ouverture envers les initiatives audacieuses et imaginatives, pourvu qu'il nous soit donné ou possible d'en sonder les résultats.

Grâce à cette examen, la population prendrait connaissance de ce qu'elle fait lorsqu'elle supporte la promotion de la culture scientifique. En se conciliant le public, en le ralliant à ses projets et ses fins et en emportant sa conviction sur la valeur et la portée de leur entreprise, la communauté des défenseurs de cette culture aura également travaillé à la pérennité des ressources qui sont allouées à sa promotion.

Conclusion
Si la politique scientifique entend agir simultanément sur plusieurs fronts, elle n'est pas dispensée de cibler ses interventions. Vous et moi ne sommes dépourvus en rien d'objectifs et de résolution à les atteindre: il m'apparaît toutefois, dans le domaine de la culture scientifique, que les cibles manquent encore quelque peu de définition. Le pari de les circonscrire et de les sonder vaut la peine d'être tenu, je crois, si l'on a à cœur de poser les meilleurs gestes, d'agir efficacement ensemble et de donner aux initiatives une ampleur redoublée, en vue d'une société «cultivée», comme on le souhaiterait, des idées, de la connaissance et des compétences de la science et de la technologie.
De plus, si la promotion de la culture scientifique veut donner durablement des fruits et cette culture se déployer toujours plus, et toujours plus efficacement, en direction de tous les publics et à la dimension du Québec, peut-on imaginer que les acteurs tissent des relations complémentaires et empreints de collaboration et atteignent, ensemble, une certaine unité et cohérence.

La politique scientifique doit s'appuyer sur une concertation effective, comme un calque élargi de cette Toile scientifique virtuelle, sous la responsabilité de votre regroupement - Science pour Tous -, de l'Association des communicateurs scientifiques du Québec et de la Société pour la Promotion de la Science et de la Technologie. En brisant l'isolement et le cercle de la concurrence et de l'antagonisme, elle souhaiterait marquer l'avènement de nouveaux rapports, d'un nouveau synchronisme entre tous les médiateurs de la culture scientifique, et d'un regard, plus complet et plus intégré sur ce qu'on entend par culture scientifique et sur ce qu'on entend faire pour la promouvoir, l'étendre et l'améliorer davantage.

Je vous ai fait part des objectifs et des ambitions de la politique scientifique en ce qui a trait à la culture scientifique, ainsi que des questions qui se posent à elle. Qu'en est-il de vos objectifs? De vos ambitions et de vos espoirs ? De votre vision de la culture scientifique, aujourd'hui, dans 10, 20, 30 ans ou plus loin encore? De vos réflexions à son sujet?



Synthèse du forum 2000: constats, mandats et recommandations
Bilan des ateliers
Allocution d'Agnès Maltais
Allocution de Jean Rochon
Articles parus dans le Journal de Montréal
Communiqué de presse final
États généraux 1998